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Le sénateur Boisvenu rabroue Fournier

«Il a eu un discours pour défendre les jeunes criminels. C'est ça, son discours.[...] Je pense que le Québec est soft on crime.»

Hélène Buzzetti   17 novembre 2011  Justice
Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu accuse le ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, d'être mal informé à propos de C-10.
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu accuse le ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, d'être mal informé à propos de C-10.
Ottawa — Le ministre québécois de la Justice, Jean-Marc Fournier, ne se fait pas d'amis à Ottawa en critiquant le projet de loi conservateur en matière de justice criminelle. Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu l'accuse d'être mal informé à propos de C-10. Pire, il estime que le Québec n'est pas le paradis de la réhabilitation que présente le ministre, mais plutôt une province «soft on crime».

Il a suffi de demander au sénateur conservateur ce qu'il pensait des amendements proposés la veille par Jean-Marc Fournier pour qu'il lui suggère de se trouver un meilleur conseiller. «Pour affirmer qu'on aurait dû fournir le nom de 6000 jeunes [si C-10 avait été en vigueur], c'est ne pas connaître le projet de loi. Nous, on parle d'environ 150 jeunes qui auraient pu être nommés publiquement. On est loin en mautadit des chiffres... Je ne sais pas où le ministre a pris ses chiffres, mais moi je dis au ministre: "Informez-vous comme il faut sur ce projet de loi-là." Quand on sait qu'il va s'adresser à 3 % des jeunes et que pour 97 % des jeunes, il n'y a rien qui change dans le système, je pense que le ministre exagère. Ou ceux qui l'entourent exagèrent.»

Le sénateur défenseur des droits des victimes reproche au ministre de ne pas parler de la prédation sexuelle ayant cours dans Internet ou encore de la vente de drogue aux mineurs. «Il a eu un discours pour défendre les jeunes criminels. C'est ça, son discours.» Et d'ajouter le sénateur: «Je pense que le Québec est soft on crime.»

La veille, M. Fournier avait dévoilé une série d'amendements qu'il aimerait voir Ottawa apporter à son projet de loi sur la justice criminelle, en particulier la portion portant sur les adolescents. M. Fournier veut que le principe de «protection durable» du public soit restauré. Il demande aussi que le Québec puisse se soustraire à la portion de la nouvelle loi qui rendrait plus fréquente la publication de l'identité des adolescents criminels.

Enfin, il suggère une modification sémantique, soit de remplacer le mot «encourager» par «favoriser» dans l'expression «encourager la réadaptation et la réinsertion».

Ottawa n'accède qu'à cette dernière requête, a indiqué le lieutenant de Stephen Harper pour le Québec, Christian Paradis. «On est d'accord avec ça, on va le faire, l'amendement. Pour les deux autres, comme je l'ai dit, on a une approche équilibrée. On veut atteindre les 3 ou 4 % de criminels dangereux, et pour cela, il faut avoir le projet de loi équilibré comme il l'est et ça répond à la demande de bien des gens qui trouvent qu'il faut sévir à l'égard de ces criminels.»

Ces amendements provenant de Québec seront débattus au cours des prochaines séances du comité parlementaire où est présentement étudié C-10. L'esprit de certains avait déjà été repris dans les amendements du Parti libéral et du NPD. Les deux partis d'opposition se chamaillaient d'ailleurs hier pour en revendiquer la paternité. Reste que les conservateurs étant majoritaires sur le comité, ils peuvent bloquer ces amendements.

Une affaire de statistiques

Le sénateur Boisvenu estime que lorsqu'un jeune de 16 ans commet un assassinat, «sa place n'est pas nécessairement dans un centre jeunesse» car, pense-t-il, il «contaminera» les autres jeunes qui s'y trouvent pour des crimes moins sévères. Il doit selon lui être traité comme un adulte.

Les centres jeunesse déplorent cette idée voulant que les jeunes se la coulent douce. Les jeunes condamnés pour meurtre (ou autres crimes graves) en vertu de la Loi sur la justice pénale pour les adolescents se retrouvent en garde fermée. Ils sont placés dans une unité du centre, isolée des autres, de 12 chambres. Celles-ci sont verrouillées, comme des cellules. Les jeunes ne peuvent en sortir que lorsque l'horaire le prévoit. Ils doivent obligatoirement fréquenter l'école située sur les lieux, même s'ils avaient abandonné leur scolarité quand ils étaient en liberté. «C'est pour cela que bien des jeunes nous disent qu'ils auraient préféré aller aux adultes. C'est exigeant», explique Michèle Goyette, directrice des services spécialisés aux Centres jeunesse de Montréal.

Après l'école, ils suivent une multitude d'ateliers d'apprentissage du vivre-ensemble. Leur temps libre est limité, environ une demi-heure par jour, soutient Mme Goyette. Les centres sont fermés par de lourdes portes métalliques et entourés de clôtures surmontées de rambardes courbées vers l'intérieur pour empêcher les évasions, «très rares», assure-t-elle.

Ce traitement est donc complètement différent des jeunes qui se retrouvent en centre jeunesse en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse, c'est-à-dire qui n'ont pas commis de délit, mais adoptent des comportements problématiques (mauvaises fréquentations, toxicomanie sévère, etc.) qui nécessitent une intervention sociale. Ceux-là se retrouvent dans des ailes séparées. Ils ne sont pas sous verrous et peuvent quitter le centre, ce qui constitue alors une fugue.

Le sénateur Boisvenu a insisté sur le fait qu'il y avait eu plus de 300 fugues l'an dernier à un centre jeunesse de l'Estrie sans préciser que les fugues ne concernent pas les jeunes condamnés pour un crime. Il met par ailleurs les statistiques sur la criminalité en doute parce qu'au Québec, affirme-t-il, on laisse filer les internautes prédateurs. «On ne les trouve pas et on ne les cherche pas.»

Le dernier portrait de la criminalité publié par Statistique Canada en juillet dernier démontre que la criminalité est en baisse au pays, y compris la criminalité chez les jeunes: elle a diminué de 7 % par rapport à 2009 et de 11 % par rapport à 2000. Dans l'ensemble, la gravité des crimes chez les jeunes a fléchi de 13 % depuis 2000. Pris isolément, toutefois, les crimes dits violents étaient 5 % plus graves qu'il y a 10 ans. C'est au Québec que l'indice de gravité des crimes commis par les jeunes était le plus bas au pays, avec une cote de 65 par rapport à une moyenne nationale établie à 91. Les jeunes ont été responsables de 56 meurtres en 2010 (10 % du total canadien), soit 23 de moins qu'en 2009.

Le ministre Jean-Marc Fournier s'est dit «excessivement déçu» par les propos du sénateur. «Si on n'a pas compris, alors où sont les études qui appuient le changement de cap systématique du gouvernement fédéral? Je dis: "où sont les études?" Plutôt, ou est UNE étude. Nous, on peut partager toutes nos études.»

Ce matin, ce sera au tour du ministre de la Sécurité publique Robert Dutil de s'attaquer aux initiatives conservatrices. Il sera à Ottawa pour réclamer le transfert des données contenues dans le registre des armes à feu. «On les a payées ces données-là, alors on veut les avoir», a dit le ministre.
 
 
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  • GLabelle - Abonné
    17 novembre 2011 01 h 56
    cest de la folie.
    est-ce qu'on tourne en rond?
    Nous ne sommes pas en 1950.
    Malgré Charest. Malgré Legault. Malgré les Conservateurs. S'il-vous-plait, dites moi qu'on 'est plus en 1950...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    17 novembre 2011 03 h 20
    Le Sénateur Boivenu, n'est-il pas un à la fois juge et parti?
    Difficile pour le Sénateur Boivenu d'être objectif, quand on est un ardent défenseur des droits des victimes d’actes criminels.
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  • epagneula@hotmail.com - Abonnée
    17 novembre 2011 06 h 38
    Au nom de qui?
    Au nom de qui s'adresse M. Boisvenu? Il n'est pas élu que je sache! Le parti conservateur lui a donné une tribune pour lui permettre d'assouvir une vengeance qu'il transporte à travers tout le Canada.Il ne s,est même pas présenté aux dernières élections. Alors qui est-il pour s'en prendre à un élu québécois? Se faisant il m'insulte moi aussi. Qu'il fasse sa croisade auprès du Sénat mais qu'il se taise ailleurs.
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  • Denis Paquette - Abonné
    17 novembre 2011 06 h 47
    Plus ca change plus c'est pareille, ce n'est souvent que les dates qui changent
    M. Pierre-Hugues Boisvenu ne vous en faite pas, vous allez tres bientot pouvoir creer un régiment style Région Étrangere ou ces gens vont pouvoir purger leur peines, avec honneur et estime de la population
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  • Matemiste - Abonné
    17 novembre 2011 06 h 52
    Contrôle Antagonique (on sait mieux que vous ce qui est bon pour vous)
    Le problème ce n'est pas ces petits crimes, c'est que leurs solutions profitent à ceux qui en commettent des grands.

    Ils veulent nous faire croire que la politique est le véhicule de leur culture des profits corporatifs potentiels.

    Toute cette attention portée sur des détails quand les plus grand crimes humanitaires et culturels sont commis puis protégés par ces idéologues bien rodés qui profitent de la stagnation de la représentativité sociologique dans la politique depuis 30 ans. (depuis internet ou Reagan) Exemple: Les décisions politiquement rentable vs les bonnes décisions.

    En clair, ils sont vendus à quelques grosses Corpos au dépend de tous et il veulent nous convaincre que plus du problème sera positif ?

    "Faites votre X aux 4 ans et taisez-vous parce qu'on s'occupe de vous maintenant. Nous sommes élus."

    Comment trouver le chemin de la dignité universelle avec eux ?
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  • Michel Harvey - Abonné
    17 novembre 2011 07 h 02
    Ce Monsieur Boisvenu est un peu enragé...
    Que le Monsieur est perdu sa fille dans un acte criminel n'en fait pas quelqu'un de compétent en matière de justice. Il ressemble plutôt à un justicier démasqué... Il cherche à se faire justice lui-même...
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  • dany tanguay - Inscrit
    17 novembre 2011 07 h 13
    Le sénateur Boivenu n'est pas un élu
    Pourquoi donne-t-on autant d'espace publique au "sénateur" Boivenu, il n'est pas un élu. Pourquoi est-ce que le "sénateur" Boivenu n'est pas intervenu sur le débat du registre des armes à feu, s'il prétend vouloir protéger les victimes d'actes criminels. J'ai l'impression que le gouvernement se sert de cet homme sans qu'il ne s'en rende compte. Nous avons aussi l'impression d'un homme qui est mené par la vengeance. Cet homme n'a aucune crédibilité. Je suis d'accord avec le ministre Fournier même s'il est un libéral....
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  • Mimi37 - Inscrit
    17 novembre 2011 07 h 28
    Adolescents deviennent adultes
    Les adolescents deviennent des adultes alors, leur dossier criminel (peut importe le/les crimes) est effacé et/ou non accessible devant les juges de la Cours pour adulte.

    OR, le passé est toujours garant de l'avenir et, si la réhabilitation fonctionnait autant que prétendent certains au Qc, le prisions devraient-être fermées PAR manque de "criminels"...

    Pourtant ce n'est nullement le cas et, comme on a pu le constater tout récemment dans le cas de Turcotte, au Qc, on envoit nos criminels "en traitement" plutôt qu'en prison - ça permet ainsi encore une fois, de falsifier certaines donnés.

    Y a également dans le cas de Villanueva où on préfère blâmer les policiers plutôt que ce criminel lequel, depuis son jeune âge, aurait déjà dû être "réhabilité" SI les prétendus succès étaient aussi enviables que certains veulent NOUS faire croire...

    On ne mentionnera pas ici, les crimes commis (sexuels et autres) sur internet LESQUELS, ne sont jamais mentionné "dans les rapports" du Qc...

    On ne mentionnera pas non plus, le peu d'attention portée aux actes violents
    d'intimidations dans les écoles et sur internet... Et je m'arrêterai ici.

    NON ici au Qc, on préfère se fermer les yeux sur MULTIPLES crimes plutôt que d'admettre que "nos programmes" ne sont pas aussi "EFFECTIFS" que ce qu'on aimerait croire.



    On ne mentionnera pas non plus, les multiples actes de vandalismes" POUR LESQUELS, nous au Qc, NOUS classons de "malfaisants"...
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  • josephflavius - Inscrit
    17 novembre 2011 07 h 34
    1950 ou plutôt 1850
    Le sénateur oublie beaucoup de choses. Principalement qu'il ne connait strictement rien aux questions de délinquance et de réhabilitation . Il oublie également qu'il n'est pas un élu et donc qu'il n'a pas à prendre la parole pour défendre les positions indéfendables d'un gouvernement rétrograde qui mélange justice sociale et justice de cow-boy. Il serait préférable que ce monsieur aille dormir au sénat et range son flingue. Je suis tanné de l'entendre dire n'importe quoi.
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  • Le prince du Nord - Inscrit
    17 novembre 2011 07 h 41
    Deux poids, deux mesures
    Me Boisvenu n'a jamais dit un mot sur l'affaire Omar Khadr , l'enfant soldat! Mr Harper l'a nommé pour se faire du capital politique et pour passer un projet de loi, qui de disait-il, passerait bien mieux, appuyé par la sympathie du public envers un homme marqué pour la vie. Mélangeant émotivité et bon sens, Mr Boisvenu perd toute crédibilité à nos yeux... Si Omar Khadr était blanc, emprisonné en République Dominicaine, il passerait aisément pour une victime aux yeux de Mr et Mme Toutlemonde...
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  • pierre savard - Inscrit
    17 novembre 2011 07 h 48
    Fournier ne représente personne.
    Fournier parle pour les groupe de pression comme le Barreau, les directeurs de centre jeunesse, les criminologues, etc. Un sondage l'indique : 70 % des Québécois veulent des lois plus sévères. Une suggestion pour Fournier: qu'il s'occupe donc de la corruption et du crime organisé. Le Québec est le plus soft sur le crime en Amérique du Nord et, houps, nous sommes les plus corrompus. Les gangs de rues fleurissent. Le trafic de drogue est endémique. Les personnes âgées vivent dans la peur. Fournier, comme bien des politiciens carriéristes, vit dans sa bulle au Parlement, coupé des vrais problèmes de la société. De plus, je suis persuadé que Fournier, un expert en démagogie, n'a même pas lu le projet de lui, emporté qu'il est par sa démagogie simpliste d'avocat de village. Boisvenu a de la crédibilité. Fournier n'a aucune crédibilité. Que les intellos qui sont pour la réhabilitation hébergent chez eux les mineurs qui ont fait des viols, des meutres et du trafic de drogue. Je suis persuadé que ces intellos réhabiliteraient ces jeunes...Ha, ha,,,,
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  • jean brunet - Inscrit
    17 novembre 2011 08 h 02
    OPINION
    Il y a tout de même une différence entre le meurtre, le vol et la mari!
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  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit
    17 novembre 2011 08 h 16
    Épouvantable cynisme
    Si sa fille n'avait pas été assassinée, monsieur Boisvenu ne serait pas devenu sénateur. C'est horrible à dire, mais le terrible cynisme du politicien Harper va jusque là.

    Pierre Desrosiers
    Val David
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    17 novembre 2011 08 h 19
    Boisvenu une nomination partisane
    Pour qui se prend t-il ce sénateur nommé par Harper pour remplir le rôle de sénateur, soit approuver les lois votés par le gouvernement et traîner son oreiller au Sénat tout en retirant 147,000$/année .
    Il n'est pas élu et se permet de légiférer et de faire la morale au ministre de la justice du Québec.
    Une vraie clownerie que ce gouvernement conserviteur élu par les "Canadians" qui entend changer la société québécoise en nous parachutant un non-élu alors qu'en comptant le taux d'abstention il n'a même pas 10% du suffrage au Québec.
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  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit
    17 novembre 2011 08 h 25
    D'essence criminelle
    Le sénateur Boisvenu a fait une remarque intéressante qui offre une belle possibilité de déboulonner son argumentaire. Il affirme en effet que, si un jeune commet un meurtre, «sa place n'est pas nécessairement dans un centre jeunesse» car, pense-t-il, il «contaminera» les autres jeunes qui s'y trouvent pour des crimes moins sévères.

    La prison n'est donc pas un lieu de réhabilitation mais un purgatoire pour l'individu d'essence criminelle. En poussant l'argument, on se demande aussi pourquoi un vendeur de cannabis devrait être «contaminé» par quiconque ayant accompli un crime violent. Pourtant, selon le projet C-10, les peines minimales pour un cultivateur de marijuana sont supérieures à celles d'un pédophile violent.

    Un des grands problèmes du système carcéral est qu'il crée la dépendance envers la prison, pour le dire simplement. Y croupissent les récidivistes par légions, certains y ayant d'abord été accueillis pour des méfaits sans violence mais ayant été «contaminés», ils en ressortent avec un bac ès crime. Se rend-t-on suffisamment compte à quel point la prison désarticule une vie?

    Être indifférent à cette réalité et ne plaider que pour le renforcement des peines ne fait qu'illustrer cette idéologie conservatrice de l'essence criminelle : tant qu'on ne fait rien, même si on possède une arme de chasse, il ne faut pas que personne ne se mêle de nos affaires. Mais si on vole une pomme, c'est terminé, nous sommes criminels à vie, nous manifestons notre essence profonde pervertie et impie. Ne nous méritons pas le Paradis terrestre canadien et gagnons une place au Purgatoire.

    Alexis Lamy-Théberge
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  • Stéphane Lefresne - Abonné
    17 novembre 2011 08 h 27
    Mr. Savard...
    Vous pouvez-bien détester les intellos, comme vous dites. L'intelligence contredisant vos préjugés, elle est forcément mauvaise!
    Monsieur Fournier a certainement lu le projet de loi, mais vous, vous n'avez pas eu la décence de lire l'article. Si vous l'aviez fait vous y auriez lu ceci : "C'est au Québec que l'indice de gravité des crimes commis par les jeunes était le plus bas au pays, avec une cote de 65 par rapport à une moyenne nationale établie à 91."

    Mais évidemment pour les gens qui n'aiment pas l'intelligence, les faits ne font pas le poids face aux préjugés!
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  • Oues81 - Abonné
    17 novembre 2011 08 h 28
    Euhhh !!
    Je n'aime pas particulièrement ni Fournier ni Boivenu, ceci dit, encore une fois on nous rabroue avec des stats de sondage qui diraient que 70% des canadiens "veulent" des lois plus sévères...selon quels sondages ? 1 ou 2 qui ont interrogés 1000 personnes partout au Canada ?

    Sondages faits et payés par qui ?

    Stats 101 pour tout le monde svp ! Rigueur, minimum d'esprit critique...

    Et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres...c'est bien là le pire de toute cette situation...ça va être beau tantôt au "pays des conservateurs"...
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    17 novembre 2011 08 h 30
    qui est "soft on crime"?
    Je peux partager un désir de vivre en sécurité, un désir de justice et une empathie avec les victimes de crimes violents avec M.Boisvenu ; toutefois, avant de critiquer le Québec en entier et de nous traiter de mous concernant le crime, je regarderais dans ma cour, dans les actions de mon parti et dans les lois de ma juridiction.

    Avant de critiquer le Québec de n'en faire pas assez contre le crime violent, je m'appliquerais à convaincre mes collègues du bien-fondé du registre des armes à feu au lieu d'abolir un outil qui réduit les risques de crimes violents ou même d'accidents. Qui est "soft on crime" dans ce dossier?
    C'est vous M.Boisvenu.

    Certes il faut plus de ressources pour des agents de paix afin que cessent des gestes visant à causer préjudice tels les viols, vols, fraudes et corruption, violences, conduite en état d'ébriété ; afin de libérer plus de ressources à cette fin, il faut aussi réserver les prisons aux criminels violents, pour des cas exceptionnels, plutot que de sur-peupler les prisons et les transformer en "écoles du crime".

    Par exemple, sur la prohibition du cannabis, votre juridiction a une loi qui assure le maintient d'un marché sous le contrôle de groupes criminels plutot que de faire comme avec l'alcool et laisser aux provinces le soin de gérer, tester et taxer l'alcool, générant ainsi les revenus nécessaires non-seulement à la sécurité publique mais à tout le trésor public. Lisez le rapport de votre collègue, le sénateur Noin, sur la prohibition du cannabis et cessez d'être mou sur le crime M.Boisvenu : laissez la SAQ taxer la vente de cannabis et tester le produit vendu au lieu d'embourber le système judiciaire pour de tels gestes qui ne sont pas faits dans le but de causer préjudice à autrui.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Jean Lapointe - Abonné
    17 novembre 2011 08 h 32
    « Soft on crime» ? Tant mieux.

    D'après le sénateur Bienvenu, les Québécois seraient trop « soft on crime».

    Si être «soft on crime» veut dire que nous refusons de nous laisser aller aux «bas instincts» de vengeance, eh bien moi je dis: «Tant mieux."

    Si c'est vrai, ce qui ne semble pas impossible, je trouve qu'au contraire nous devrions nous en féliciter parce que cela révèlerait de notre part un plus grand sens de l'humain.

    Le sens de l'humain c 'est -à-dire un souci d'essayer de comprendre les profonds mystères de la nature humaine au lieu de se laisser aller à ses instincts primaires, c'est quelque chose qui peut s'acquérir avec la maturité mais qui ne peut s'acquérir que si on le veut.

    Si nous l'avons vraiment plus que le ROC, le sens de l'humain, je ne sais pas d'où ça nous vient , mais au lieu de nous laisser influencer par les propos d'hommes comme monsieur Bienvenu, nous devrions, au contraire, continuer à le développer davantage parce que c'est nettement préférable.

    Mais essayer de comprendre ce que nous n'arriverons jamais à comprendre complètement ne veut pas dire accepter et ne rien faire.

    Mais, ce qui m'apparaît important c'est d'essayer de garder la tête froide et chercher à prendre les mesures qui nous apparaîtront comme les plus raisonnables dans de tels cas. en essayant autant que possible de ne pas se laisser emporter par des sentiments de vengeance lesquels ne sont pas dignes de quelqu'un qui veut être le plus possible un être humain soucieux d'humanité.

    Nous avons encore beaucoup à apprendre sur nous-mêmes mais il faut nous en donner l'occasion et la possibilité.

    Ce ne semble pas être dutout le cas du gouvernement fédéral actuel de Stephen Harper.
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    17 novembre 2011 08 h 33
    Bienvenu a de la crédibilité.
    Pas à mon avis. Ce monsieur nous rabote n'importe quoi vu que ça fasse l'affaire de Harper et ses conservateurs. Son exemple mal documenté sur les fugues en sont la preuve de son incompétence à juger du vrai problème. Nous sommes endettés au Québec. Sommes-nous d'accord à payer pour construire de nouvelles prisons? Je suppose que tous me répondront non mais par contre nous voulons avoir les jeunes en dedans. Bizarre cette façon de toujours parler des deux côtés de la bouche.
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  •  
  • Mondat - Inscrit
    17 novembre 2011 08 h 44
    Le fiel et l'amertume
    Malgré tout le respect que j'ai pour M. Boisvenu et l'expérience déchirante qu'il a vécue, si le Québec est trop "soft on crime", qu'il déménage dans une autre province, comme celle de Steven Harper...
    Après tout, c'est bien lui qui l'a nommé à des fins partisanes et sentimentales.
    M. le Sénateur, qui couve les raisins de la colère ne récolte que des fruits au goût amer...
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    17 novembre 2011 08 h 46
    La chasse aux sorcières de Boisvenu
    Monsieur Boisvenu est un hypocrite, il avait dit qu'il s'engageait pour la cause des victimes mais en r.alité il veut faire payer à tous les délinquants ce qui lui est arrivé dans des faits distincts pour assouvir sa colère et sa vengeance. Oui il est juge et partie.

    En quoi consiste l'aide aux victimes dans cette chasse aux sorcières? Plus de haine et plus de prison c'est dans cette spirale que les conservateurs et les Boisvenu se sont engagés. C'est un retour à une justice uniquement punitive qui ne cherche qu'à stigmatiser à vie tout délinquant. Dans le midwest canadien ce sera les autochtones qui subiront le plus les effets néfastes de ce retour en arrière.

    Monsieur Boisvenu n'en finira jamais de se venger.
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  •  
  • Jacques Bouliane - Abonné
    17 novembre 2011 08 h 55
    Qu'il rentre chez lui!
    Malgré le respect que nous devons à la personne du Sénateur pour le drame personnel qu'il a vécu, il n'a pas de formation juridique et n'est pas compétent pour argumenter sur les effets de tel ou tel texte de loisur les juges.

    En plus, n'étant pas élu, il n'a aucune légitimité sur la place publique.

    Bien que je n'appuie pas le gouvernement dont il fait partie, je me rends aux arguments du Ministre Fournier.

    Jacques Bouliane
    Longueuil
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    17 novembre 2011 09 h 05
    On dirait qu'on avance de reculons.
    Ça ressemble pour ainsi dire à une politique de lynchage, comme au Far West au XIXe siècle..
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  • SHaviernick - Inscrite
    17 novembre 2011 09 h 06
    Le Sénateur Boisvenu ne parlera jamais, jamais, jamais pour moi et les miens!
    Je reviens sur le commentaire très juste de Mr Harvey. J'ai perdu ma soeur à la Polytechnique. Malgré la perte, cet événement n'a pas fait de moi une experte en sécurité publique. Mon action citoyenne est de faire en sorte que les gens compétents s'occupent de ce dossier. Je suis vraiment fatiguée d'entendre le discours de ce non-élu!
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  • peterm2652 - Abonné
    17 novembre 2011 09 h 06
    @GLabelle
    J'aimerais ça qu'on soit en 1950 car ça voudrait dire que dans 10 ans on vivrait dans une société pro-active qui n'a pas peur de s'affirmer plutôt que dans les années 2000 qui représentent les temps gris et où il ne se passe jamais rien qui puisse susciter le moindre enthousiasme! L'événement le plus intéressant des 11 dernières années en politique est la tentative de coalition PLC-NPD-BQ pour renverser le PCC! C'est dire à quel point notre époque est ennuyante!
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    17 novembre 2011 09 h 10
    Les faits, les statistiques, ne sont que de la broue
    selon M. Savard... alors faut fonctionner aux sondages. Une chose est sûre ce n'est pas trop fatiguant.

    Parmi les statistisques il y a le fait que les conservateurs ont été élus par une minorités de citoyens à quoi s'ajoute que les sénateurs, dont Boivenu, ne sont même pas élus. Les statistiques qui horripilent Pierre savard, sont basées sur des faits, les sondages sur des émotions. Alors gouvernons aux émotions! N'est-ce pas ce qu'ont fait de brillants politiciens de la trempe d'Hitler, et ce que font toujours d'actuels dictateurs, ou dictateurs élus?

    Si les sondages mur à mur et perpértuels qu'on nous sert présentement avaient existés comme tels à l'époque de Trudeau, la peine de mort s'appliquerait toujours au Canada, ce qui réjouirait sans doute M. Savard, et l'homosexualité serait toujours criminalisée. Dans le premier cas, M. savard se réjouirait car il ignore volontairement que les USA sont parmi les démocratie ceux qui on le plus grand taux de crimalité alors que la peine de mort y est appliquée et que leur système de justice est l'un des plus répressif, alors qu'au Royaume Uni, ou les policier de portent même pas d'arme à feu, sauf les escouades spécialisées, le taux de criminalité demeure l'un des plus bas. On peut aussi gouverner aussi à l'ignorance.

    Et puis, des fois même pas besoin de statistique: friande d'émission judiciaires documentaires, depuis quelque temps j'étais frappé par le fait qu'au Québec les crimes de meurtres scolaires, ou de nourrissons, commis par des enfants ne semblait pas exister au Québec, ce que vient de confirmer preuves à l'appui le ministre Fournier. Ouais... une société distincte. Mais c'est bien pour dire, lorsqu'on veut savoir on s'organise pour savoir...
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  • Claude Kamps - Inscrit
    17 novembre 2011 09 h 15
    Un enragé au pouvoir
    Dommage que le fédéral aie pris comme porte parole un «bouledogue» déguisé en monsieur distingué.
    À chacune de ses interventions ce défenseur de la veuve et de l'orphelin veut que tout délinquant, mâle, jeune, soit puni pour la disparition de sa fille.
    La réhabilitation est pour lui une insulte aux victimes, tout le monde sait que la prison est une école du crime, dans laquelle cette loi envois sans distinction ces jeunes pour la plupart mal encadré et ceux qui sont l’exception les irrécupérables...

    En fait cela démontre l'esprit malsain qui règne dans ces partis politiques dont les religions sont le livre de chevet... Comme au moyen âge la seule punition est la plus forte possible...
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  • Pierre Coutu - Inscrit
    17 novembre 2011 09 h 23
    Sans partisanerie : Bravo M.Fournier
    N'en déplaise aux Pierre Savard et autres Conservateux de ce monde, l'essentiel est ici et ce sont les mots de Fournier :

    «...où sont les études qui appuient le changement de cap systématique du gouvernement fédéral? Je dis: "où sont les études?" Plutôt, ou est UNE étude. Nous, on peut partager toutes nos études.»

    C'est ce qu'il faut continuer de mettre de l'avant. Malheureusement, Harper, sa clique et ses marionnettes traductrices comme Paradis, sont hermétiques à la rationalité. N'empêche, je suis bien heureux d'entendre Fournier. Il me rassure quant aux limites de perméabilité à la connerie des Libéraux. Quand même...

    Et maintenant, le registre! Allez Dutil!
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  • Andre Huberdeau - Abonné
    17 novembre 2011 09 h 28
    La politique du pire
    Ce projet de loi ne va pas dans la bonne direction. Il faut donner toutes les chances aux jeunes de s'intégrer dans la société. Avec des prisons sur-peuplées croit-on vraiment qu'un jeune de 16 ans ne deviendra paa un criminel endurci?
    Encore une fois, on mélange tout. La politique du pire n'est jamais à conseiller.
    Est-ce que en se vengeant aupràs des jeunes on va soulager les victimes?
    André
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  • Anthropos - Inscrit
    17 novembre 2011 09 h 28
    Pourquoi c'est toujours le sénateur Boisvenu qui se pose en défenseur de la loi C-10?
    Ce n'est pas le travail des députés conservateurs québécois de défendre les projets de loi de leur gouvernement. Le gouvernement Harper utilise démagogiquement la notoriété du sénateur Boisvenu qui a une vision obtuse des criminels. Je suis toujours sidéré que le sénateur Boisvenu soit l'interlocuteur privilégié des médias publiques pour les législations criminelles fédérales.
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  • Claude Desjardins Claude Desjardins - Abonné
    17 novembre 2011 09 h 29
    Boisvenu est incapable de faire la part des choses
    La réhabilitation est un concept qui demande que l'on s'élève au dessus de nos instincts primaire tel que la vengeance. Le sénateur Boisvenu est incapable de faire la part des choses.

    Il n'y a pas de vraie justice si on ne préserve pas un équilibre entre la protection du public et la réhabilitation. Même le Texas a fini par comprendre que la protection du public ne passe pas nécessairement par l'ajout de prisons.
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  • Pierrette L. Ste Marie - Abonné
    17 novembre 2011 09 h 33
    La douleur ne justifie pas tout
    J'ai de la compassion pour ce monsieur qui a perdu un enfant de façon violente. Mais dans ce cas-ci on a clairement l'impression que sa douleur s'est transformée en désir de vengeance.
    Monsieur Harper est complice de cette situation pour faire avancer ses objectifs.

    Où est la vraie solution?
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  • François Dugal - Abonné
    17 novembre 2011 09 h 45
    Crypto-fédéraliste
    Monsieur le ministre Fournier, à force de vous entendre dénigrer le système de justice canadien (le «plusse» meilleur du monde), je doute de vos convictions fédéralistes.
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  • J-F Garneau - Inscrit
    17 novembre 2011 09 h 46
    Soft on crime...
    L'expression "soft on crime" porte la dureté qu'elle dénonce, puisqu'il s'agit d'enfants que leurs crimes, selon le sénateur Boisvenu, placeraient du côté des adultes. Le réflexe de la sévérité est compréhensible, parce qu'il répond symboliquement à l'appel du père souvent absent dans la vie de ces enfants. Mais ce sadisme du système ne peut qu'échouer, car loin de réparer les carences à la source de la criminalité juvénile, il s'érige en exemple à suivre. Il risque donc de contribuer à fabriquer des durs à cuire, ce que le ministre Fournier dénonce justement. Mettre des décrocheurs en prison revient à leur prouver que l'école du crime vaut mieux que celle qu'ils ont quittée et leur donne un accès précoce à la majorité.
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  • Pierre Coutu - Inscrit
    17 novembre 2011 09 h 49
    La solution...
    ...ce n'est certainement pas d'enlever à l'un (les criminels, bien souvent eux même des victimes) pour donner à l'autre (leurs victimes). Comme si c'était une nécessité! Bien sûr, les victimes ont droit à d'avantage de soutien! C'est indéniable. La grosse vengeance épaisse ne ressuscite personne, et la prévention, c'est pas de foutre tout le monde au cachot. «Protection durable», décidément, j'aime bien cette façon de dire les choses. Faut vraiment être obtus pour ne pas capter.
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  • Richard Godin - Inscrit
    17 novembre 2011 09 h 51
    M. Boisvenu : l'homme et la loi du talion
    M. Boisvenu,

    L'homme se bat avec ses propres démons. Il a ainsi perdu toute crédibilité en se laissant guider par ses émotions. Aider les autres dans le malheur, comme l'homme le faisait auparavant, est une chose; partir en croisade en estimant posséder la vérité en est une autre.

    Il est rassurant de constater que nombre de personnes pensent que l'homme n'est pas à sa place et qu'il défend une cause qui n'est pas exclusivement la sienne, et ce, avec une émotivité pour le moins inconséquente. De plus, il est exaspérant de voir l'homme prendre la parole à titre de grand spécialiste en une matière qui est loin d'être la sienne. Enfin, la position de non-élu de l'homme commande de la retenue, de la réserve et, surtout, une capacité d'écoute.

    M. Boisvenu, l'homme, c'est vous.
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  • Johanne Lavallée Bernard Dupuis - Abonné
    17 novembre 2011 09 h 56
    L'instinct de vangeance
    À lire les quelques commentaires qui apportent leur appui à M. Boivenu, on ne peut qu'être frappé par les propos vengeurs et haineux qu'ils colportent. Par ailleurs, il est frappant de constater que M. Boisvenu est un personnage tout à fait inusité. C'est vrai qu'il n'est pas un élu, qu'il est directement en conflit d'intérêts et qu'il est manipulé par le gouvernement canadien pour contrer la culture québécoise en matière de justice. Mais qu'est-ce qui motive fondamentalement ce monsieur qui s'oppose à tous les experts en matière de justice, mais qui s'appuie sur de pseudo sondages populaires?

    L'origine de la vengeance est la violence et le meurtre. Dans des cas extrêmes, on pourrait aussi parler de la guerre. Comme il est évident que l'humanité est prédestinée à la violence et au meurtre, la vengeance est quelque chose de bien naturel. En effet, l'instinct de vengeance est si fort qu'il est le premier à apparaître quand on nie la civilisation pour retrouver la nature. Pensons au Ruanda, à la guerre en Iraq, à Guantanamo, etc. Toutefois, l'évolution de la civilisation se fait non pas nécessairement dans le sens de l'amour, mais au moins dans le sens d'éliminer la haine et de favoriser le pardon. L'adage «oeil pour oeil, dent pour dent» n'a jamais produit autre chose que le meurtre et la guerre.

    M. Boisvenu, dont la fille fut victime de meurtre, est donc possiblement lui-même victime de cet instinct de vengeance. C'est pourquoi, même s'il peut exprimer sont point de vue, M. Boisvenu ne devrait pas compter parmi les décideurs relativement à ce projet de loi C-10. De plus, M. Boisvenu devrait se méfier de ses «70%» de partisans dont les instincts de vengeance et de haine se fichent bien des valeurs de civilisation. Ce même «70%» est-il l'équivalent du 69% de Québécois qui est en faveur de la peine de mort?...

    Bernard Dupuis, Berthierville
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  • toujoursopti - Inscrit
    17 novembre 2011 10 h 05
    Le respect des lois
    Si, le ministère de la justice du Québec faisait respecter les lois et donner des sentences moins bombons pour les contrevenants, on ne serait pas rendu à Ottawa avec nos SUPPERS Ministres pour critiquer le resserement des lois par le gouvernement Harper. Je pense qu 'il est temps au Québec de protéger les victimes plutôt que les criminels. La justice ne doit pas être une industrie pour certains. On dirait le monde à l'envers comme la température. Protégeons les honnêtes citoyens contre les individus peu honnêtes et donnons des sentences à la hauteur des méfaits de ces criminels et aussi de ceux à cravattes qui s'en tirent à très bon compte.
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  • Jean-Guy Nadeau - Abonné
    17 novembre 2011 10 h 05
    Nommé par Harper = lobotomisé?
    Avoir été nommé par Harper a-t-il lobotomisé M. Boisvenu que je respectais auparavant?
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  • Marc Chenier de Laval - Inscrit
    17 novembre 2011 10 h 08
    Excusez-moi, mais c'est moi qui vous rabroue!
    Vous représenter cette étroitesse d'esprit de ces conservateurs qui détruisent nos valeurs fondamentales.
    Votre hargne résulte d'une peine personnelle je comprend.
    Le Québec a prouvé ses bonnes approches.
    Je suis saturé de vous voir.
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  •  
  • Patrick M. Gouin - Inscrit
    17 novembre 2011 10 h 08
    Un désolant spectacle se passant pour un débat démocratique
    Il me semble que l'on entend ce sénateur NON-ÉLU, M. Bienvenu sur toutes les tribunes. On peut sympathiser certes, avec sa cause et ses motivations personnelles, mais sa partisanerie m'indispose au plus au point.
    Et que dire de notre brave ministre de la justice Me Fournier qui s'improvise défenseur de la réhabilitation quand en réalité, il ne fait qu'une autre commande politique pour les charcuteurs de l'État derrière le PLQ. On dirait que c'est la raison d’être de son retour fortuné en politique.
    À quand un débat politique qui respectera l'intelligence de la population?
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  •  
  • Michel Leclaire - Abonné
    17 novembre 2011 10 h 35
    Intelligence rationnelle vs intelligence émotive
    Le désir de vengeance de Boismenue, sénateur parasite non élu, ne ressuscitera personne. En passant, le langage non verbal de ce quidam confirme de façon très éloquente sa haine, ce qui l'empêche d'accéder à sa raison.
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  • Jean de Cuir - Abonné
    17 novembre 2011 10 h 37
    Holà!
    Sénateur? Tout dépasse sa pensée? Il a un pouvoir dérivé: d'un gouvernement et plus précisément du groupe qui entoure le premier ministre! Que dire du Bareau canadien, des spécialistes en crimino., des études? Fi de tout cela! Est-ce que les policiers sont intervenus dans ce débat? Je suis en accord avec Jean Lapointe. Et allez voir du côté des motivations, ce n'est pas facile.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    17 novembre 2011 10 h 51
    Du côté des victimes
    Que M Boisvenu demuere pleinement du côté des victimes.
    Pour les victimes, sans être contre les agresseurs.
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  •  
  • dietrik reinhardt - Inscrit
    17 novembre 2011 11 h 04
    Réhabilitation
    A mon avis il y a une chose à se dire, c'Est que ce n'est surment pas en envoyant un jeune dans une prison pour adulte qu'on lui donne la chance de se reprendre. Il va en sortir plus endurcit et après essayer de remettre ca en société en étant sur qu'il ne va pas récédiver, c'Est de la pure folie! La réhabilitation est une excellente solution qui permet à tous de changer de bonne facon et non l'inverse.
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  •  
  • Pierre Rousseau - Inscrit
    17 novembre 2011 11 h 05
    Basse démagogie
    Boisvenu et sa clique conservatrice sont des démagogues de la pire espèce. D'abord, les lois pénales actuelles sont efficaces contre les pédophiles par internet, en particulier maintenant qu'il y a coopération internationale et il s'agit plutôt d'y mettre les efforts en terme d'enquêtes pour avoir des résultats. Quant aux jeunes, les taux de criminalité sont parmi les plus bas au Québec où justement on encourage plus la réhabilitation que la répression.

    Encore pire, il jette « soft on crime » comme une insulte alors que quand on veut vraiment avoir une société où il y a moins de criminalité, on ne s'attaque pas au crime mais on essaie de travailler avec ceux qui sont susceptibles d'en commettre pour prévenir la commission de crimes. En d'autres mots, c'est pas une question de dire que tel crime mérite tant de mois en prison, en rêvant que 2 mois ou 2 ans de plus vont faire une différence, mais plutôt de savoir quel est le moyen le plus efficace pour détourner certains de leurs activités criminelles.

    Dans cette optique, le système pénal pour adolescent vise justement à leur faire valoir qu'il n'y a pas d'avenir dans le crime et leur montrer d'autres options - ce n'est pas en leur enlevant cette possibilité d'explorer ces autres options qu'on va en faire des meilleurs citoyens.

    Ce qui est vraiment déplorable c'est que ces gens, les conservateurs, jouent sur les sentiments en faisant faussement croire que leurs politiques vont améliorer les choses, et basent leur argumentaire sur les plus bas instincts de l'être humain, comme la vengeance, qui ne mènent à rien sinon encore plus de drames.
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  •  
  • Christian Montmarquette - Inscrit
    17 novembre 2011 11 h 15
    Le sénateur Boisvenu rabroue Fournier...
    .

    C'est-ti bin important ce qu'il dit et ce qu'il pense celui-là ?

    Tant qu'à parler éthique...

    Faudrait demander à Boivenu, ce qu'il pense de donner autant de pouvoir et d'argent à un «non-élu» dans une société soi-disant démocratique..?

    On commence à en avoir marre de Harper et ses petits tortionnaires de droite.


    Christian Montmarquette
    Montréal


    .
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  • Mario Plourde - Inscrit
    17 novembre 2011 11 h 17
    perte de temps et d'argent
    Tôt ou tard, les connaissances scientifiques reviendront à Ottawa. Établir des lois en fonction de statistiques sur l'optimisation des chances de réhabilitation et ainsi déterminer des peines MAXIMALES rationnelles sera une chose qui modifiera rétroactivement tout le bordel des conservateurs.


    M. boisvenue est une excellente source de motivation pour l'abolition du sénat. Laisser une victime apeurée se venger sur la société plutôt que de faire confiance à la justice et aux connaissances criminologiques est un signe de recul vers un État médiéval.
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  • Roland Berger - Abonné
    17 novembre 2011 11 h 20
    À Mimi37
    Pourriez-vous s.v.p. expliquer aux lecteurs et commentateurs comment un être sain d'esprit peut froidement tuer ses deux enfants ? Alors, vos lumières sont requises.
    Roland Berger
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  • P. Boutet - Abonné
    17 novembre 2011 11 h 34
    Condamnation ou réhabilitation
    Il y a des choses qu'on ne souhaiterait pas à son pire ennemi et monseur Boisvenu les a vécues plus souvent qu'à son tour.

    Ceci ne doit pas occulter le fait qu'on ne peut tout prédire et penser pouvoir le faire, ne fait qu'enfermer les autres citoyens dans une logique néfaste. Lorsque la sécurité d'une société entrave sa liberté, on doit se questionner.

    Le Québec ne prétend pas être paradis de la réhabilitation mais peut-être celui où on nuit le moins à cette réhabilitation.

    Est-ce que nommer son nom nuit à la réhabilitation d'une personne? C'est la question à se poser.
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  •  
  • GJacques - Abonné
    17 novembre 2011 11 h 56
    Harper savait ce qu'il faisait...
    Malheureusement j'aimais bien monsieur Boisvenu sachant à travers quoi il a passé, mais je trouve que maintenant, il dépasse les bornes. Harper savait bien ce qu'il faisait lorsqu'il a nommé monsieur Boisvenu au sénat. Il venait de trouver son interlocuteur pour le Québec dans sa folie de raffermissement des sentences et des libérations. Je suis d'accord qu'on revoit intelligemment cette partie de la loi, mais nous n'avons pas besoin d'un non-élu pour venir nous faire la leçon et surtout se servir d'un bonhomme sympathique pour le faire. Monsieur Boisvenu va perdre toute crédibilité en sermonnant la population avec le message de Harper et par le fait même, perdre son efficacité dans ce qu'il faisait de mieux, représenter les victimes d'actes criminels. Une manipulation malsaine !
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  •  
  • l poisson - Inscrit
    17 novembre 2011 12 h 21
    Prévention plus rentable que répression...
    ... sauf pour les bâti$$eurs de pénitenciers et les partisans de la vengeance
    aveugle. J'oubliais les motards incarcérés qui pourraient ouvrir des club-écoles privés derrière les murs. ( M. Charest leur accordera-t-il des subventions ? Les Hells son fédéralistes, eux aussi)

    ''Le sénateur défenseur des droits des victimes'' (selon l'article) ne se prononce pas sur la destruction du registre des armes à feu. Il ne mord pas la main qui le nourrira jusqu'à 75 ans.

    Les groupes de défense des victimes sont sous-financés par le fédéral mais pas un mot là-dessus du ''sénateur défenseur des droits des victimes'' qui a eu son bonbon de M. Harper.

    Le débat sur le projet de loi C-10 dissimule la rapide américanisation de la société canadienne avec les conservateurs. La colonie provinciale québécoise ne peut rien y faire, pour le moment.

    M. Fournier est monté aux barricades et a réussi à faire changer le mot
    ''encourager'' par ''favoriser''. Il ne revient donc pas d'Ottawa les mains vides et nous démontre encore une fois comment le Québec est bien respecté par le fédéralisme canadien. Thank you, Mr Harper.

    Deux interventions à souligner:
    @ Michel Harvey
    ''Que le Monsieur ait perdu sa fille dans un acte criminel n'en fait pas quelqu'un de compétent en matière de justice. Il ressemble plutôt à un justicier démasqué... Il cherche à se faire justice lui-même...''

    @Le Prince du Nord
    ''Mr Harper l'a nommé pour se faire du capital politique et pour passer un projet de loi, qui se disait-il, passerait bien mieux, appuyé par la sympathie du public envers un homme marqué pour la vie. Mélangeant émotivité et bon sens, Mr Boisvenu perd toute crédibilité à nos yeux... ''
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  •  
  • Hugo St-Amant - Abonné
    17 novembre 2011 12 h 57
    if it ain't broke...
    «Je pense que le Québec est soft on crime.» PHB

    (Bel exemple d'interface entre langue et idéologie)


    Dans la mesure où le Québec a l'indice de gravité des crimes commis par les jeunes le plus bas au pays, je pense qu'il est approprié d'affirmer, dans une langue accessible à M. Boisvenu: "if it ain't broke, don't fix it".
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  • Gilem - Inscrit
    17 novembre 2011 13 h 01
    Oui soft on crime
    Je suis d'accord avec Pierre Savard
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  •  
  • Mimi37 - Inscrit
    17 novembre 2011 13 h 30
    Roland Berger
    Dans le cas de Turcotte "vengeance" contre son ex, besoin de contrôle etc.

    Pas d'aujourd'hui, rien de nouveau dans ce fait - plusieurs femmes et enfants doivent se 'réfugier' dans des Centre POUR leur protection. Dans le cas de Turcotte, son certificat de professionnel (image) aveuglait l'entourage. :)

    Est-ce assez lumineux pour vous monsieur ou êtes-vous toujours aussi aveuglé derrière vos lunettes roses ???
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  • Nunu - Inscrite
    17 novembre 2011 14 h 40
    Mr Boisvenue
    a le coeur rempli de rancune envers les crimineles depuis la mort de sa fille.Il devra apprendre le pardon parce que ce n'est pas encore fait dans son cas.Il semble être bien dans son acharnement et à nourrir cette haine des jeunes contrevenants.C'est triste de constater qu'il ne pense qu'à se venger.Ou de venger sa fille.
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  • GERARD LAMONTAGNE - Inscrit
    17 novembre 2011 15 h 50
    Sénateur Boisvenu
    Ce bonhomme est en train de perdre toute la sympathie du public en se servant de sa situation de parent de victime pour faire de la politique active.

    Si sa fille n'eut été une victime d'un acte criminel pas commis par un ado, en passant, il n'aurait pas cette tribune.

    Je trouve quelque chose de malsain dans ses interventions.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    17 novembre 2011 16 h 47
    À Rolland Berger, si je puis me permettre...
    La notion de santé mentale n'a rien à voir avec ce qu'on en dit habituellement. N'est pas responsable, exemple, celui qui est totalement hors réalité lors de la commission d'un crime, comme un gars qui croit que ses parents sont de mèche avec des extra terrestres pour un complot quelconque: ça porte un nom, une psychose délirante et ce n'était évidemment pas le cas de cet homme qui travaillait en tant que médecin jusqu'au dernier moment, et qui a planifié ses gesres. Il avait des problèmes psychologiques, qui n'en a pas: déprime dépression et j'en passe.

    La santé mentale c'est très vaste, mais on peut comprendre que dans les circonstances le cas Turcotte sera revisé, pas parce que la population voit clair, mais parce que le juge a erré en soustrayant certains éléments de preuves aux jury parce qu'ils pouvaient nuire à l'accusé. Autrement dit il s'est montré partial de l'avis de plusieurs spécialistes.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    17 novembre 2011 17 h 02
    Incohérence
    TOUJOURSOPTI a écrit "Si, le ministère de la justice du Québec faisait respecter les lois et donner des sentences moins bombons pour les contrevenants, on ne serait pas rendu à Ottawa avec nos SUPPERS Ministres pour critiquer le resserement des lois par le gouvernement Harper. ".

    C'est le monde à l'envers! Si les Québécois étaient insatisfaits de la façon dont la justice est appliqué au Québec, surtout en ce qui concerne les jeunes contrevenants, puisque c'est le sujet, ben ils voteraient pour Harper, et Fournier n'aurait pas besoin de se pointer à Ottawa. Mais 6 ou 7 % de la population a voté pour les conservateurs au Québec, lors des dernières élection: ça me semble assez clair, non?, vu que la réforme d'Harper était une promesse électorale pour ne pas dire une menace

    Pour ce qui est des criminels à cravate, c'est hors sujet bon, mais c'est triste tout de même, sauf que ça touche quel pourcentage de la population? Alors c'est bien évident que ça ne change pas grand chose lors des élections...
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  • Etienne Goyer - Inscrit
    17 novembre 2011 17 h 43
    Boisvenu le démagogue
    J'avais beaucoup de sympathie pour Pierre-Hugues Boisvenu à l'époque où il militait pour le droit des victimes. Mais depuis qu'il a été nommé sénateur, c'est un des pire démagogue du clan conservateur. Il était plus efficace pour sa (noble) cause avant d'entrer en politique. Dommage.
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    17 novembre 2011 17 h 50
    Boisvenu aveuglé
    Pauvre homme. La douleur ne lui donne pas la science infuse... ni du jugement. Pauvre homme aveuglé qui déteste la Justice, la vraie.
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  • Pierre Lalande - Abonné
    17 novembre 2011 19 h 04
    Triste novembre
    C-10

    Quel triste novembre! Quelle honte, quelle déception de vivre dans ce pays de con-servateurs, qui n'ont aucun respect pour les institutions démocratiques. Champion de la démagogie, des concours de bassesses visant à combattre toute idée (pourtant fondée sur la science) qui va contre leur idéologie. Les conservateurs nous répondent qu'ils sont majoritaires, oui, mais avec 40% des votes. Quelle formidable arrogance pour nous servir des coups de force pareils. Et vous, monsieur le sénateur non élu, con-versateur de mauvais aloi, tristement vendu et revanchard, triste apôtre défenseur des victimes, vous n'avez rien fait pour elles, et surtout, vous ne les représentez pas toutes et rappelez-vous en! Vous prétendez représenter leurs droits. Non monsieur! Parce que les droits des victimes ne se réduisent pas à la vengeance. Les droits des victimes auraient mieux été servis si vous aviez, au lieu d'investir dans les prisons, travailler à les aider en leur offrant du soutien et du dédommagement, par exemple, et non seulement de la vengeance. En conséquence, je demande aux politiciens du Québec de cesser de se quereller, et de s'unir pour me sortir de ce pays rétrograde qu'est le Canada et de m'éloigner de ces sénateurs qui agissent comme si le peuple les avait élu.
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  • Christian Ouellet - Inscrit
    17 novembre 2011 19 h 04
    registre
    Quoi il pense boivenu des conservateurs sur la destruction du registre des armes à feux.
    Pourtant sa protège la vie de victime potentiel
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  • toujoursopti - Inscrit
    17 novembre 2011 19 h 57
    Je me pose tout simplement une question.
    Combien de commentaires négatifs à l'endroit de M. Boisvenu. Si seulement un d'entre vous auriiez vécu la même chose que lui, auriez vous eu la même attitude? M. Boisvenu veut seulement protéger les autres parents et familles pour une pareille situation et vous êtes prêt à le lapider sur la place publique. Ça doit être cela d'être Québécois. M. Boisvenu à été nommé par M. Harper, alors il faut l'abbatre à tout prix et au plus sacrant, si, il était Libéral ou Péquiste agirions-nous de la même façon? Je peux en douter. Ce n'est pas façile pour personne d'entre nous de juger une personne qui à vécu un tel drame. Tenter de le rabattre sur le côté politique c'est désolant. Un jour peut être que vous remercieriez M. Boisvenu pour sa campagne contre les individus(es) nuisibles....Pour une société plus juste et ne pas avoir peur de laisser nos enfants jouer à l'extérieur de crainte qu'ils soient une future victime et une statistique. C'est véritablement désolant une tel vision négative envers une personne qui veut tout simplement vous faire vivre en paix et tenté lui-même d'oublier.
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  • pilelo - Inscrite
    17 novembre 2011 20 h 27
    quel défoulement collectif !
    Tous contre un! Et beurrons la pop psycho sur la tartine: "Il a souffert= il a soif de vengeance". Rien de plus brillant à dire? Rien de moins cruel envers lui?

    Qu'on apprécie ou non la sonnette d'alarme que tire ce pauvre monsieur, on ne peut qu'être bien gêné par tant de mépris à son égard.

    Il a des idées et l'a démontré maintes fois, pourquoi faudrait-il le faire taire sous prétexte qu'il a trop souffert? À ce compte-là ....

    Des jeunes qui assassinent, des parents qui assassinent, c'est extrêmement préoccupant. Et notons qu'il n'a été victime, que l'on sache, ni de l'un ni de l'autre.
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  • GLevesque - Inscrit
    17 novembre 2011 20 h 32
    Trop impliqué émotionnellement...
    L'administration de la justice est certainement perfectible. Toutefois, monsieur Boisvenu est trop impliqué émotionnellement pour être un acteur crédible en matière de justice. Pour être crédible pour l'ensemble d'une société, l'administration de la justice doit être faite «à froid» par des personnes non impliquées dans les événements. Ce qui ne veut absolument pas dire de faire fi du point de vue des victimes dans l'établissement des procédures et des peines. Il est extrêmement malheureux que l'histoire personnelle de monsieur Boisvenu le prédispose ainsi à être le véhicule idéal pour l'idéologie conservatrice.
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  • FRAncoisTremblay - Abonné
    17 novembre 2011 21 h 39
    Si le Québec est "soft on crime",
    le sénateur Boisvenu est "soft in the brain".
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  • code2 - Inscrite
    18 novembre 2011 09 h 59
    ahmed shafia
    alors ça veut dire que tout ceux qui sont sur ce blogue vont être heureux si Ahmed Shafia était mineur au moment des assassinats de ses soeurs, n'irait pas en prison s'il avait été jugé ici? Bravo Québec..on l'aurait réhabilité et il serait devenu un bon citoyen québécois à l'avenir. Moi les meurtriers de -18 ans, ils sont tant qu'à moi diplômé de l'univ. du crime, rien à faire avec ça!.
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  • Sebastien Paquin - Inscrit
    18 novembre 2011 11 h 36
    Mérpis et double standard
    Il y beaucoup de mépris pour le sénateur Boisvenu ici. Il faut quand même préciser que sa fille a été violée et assassinée par un récidiviste que notre soit-disant bon système à laisser sortir.

    Il est tout même bizarre que les mêmes gens qui accusent le sénateur Boisvenu de ne chercher rien de plus qu'une vengeance ne tiennent pas du tout le même discours lorsqu'il est question du régistre des armes à feu. Les victimes de Polytechnique et Dawson qui militent en faveurs du régistre sont-elles aussi assoiffées de vengeance?
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  • code2 - Inscrite
    18 novembre 2011 14 h 24
    Bravo Sébastien Paquin
    D'accord à 100% avec vous, de plus le sénateur Boisvenu a perdu non pas une mais ses 2 filles à un an d'intervalle. Je ne pense pas que ce soit de la vengeance, il est temps d'arrêter de se mettre la tête dans le sable et des enfants mineurs peuvent être de dangereux criminels s'ils ont enlevés la vie et doivent répondre de leurs actes.
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  • jocelync - Inscrit
    19 novembre 2011 02 h 25
    Le prix de la vertu officielle.
    Dans le coin droit, un enragé, acheté et payé par un fanatique passionné d'incarcération mais qui craint les plaintes se rapportant aux coûts exorbitants de sa passion ($350 par journée d'incarcération) et qui cherche à refiler une partie de la facture pour éliminer les contraintes.
    Dans le coin gauche, un autre émissaire qui utilise hypocritement les vertus de la réhabilitation pour éviter d'avoir à assumer sa quote-part des coûts de la folie conservatrice.
    Si au moins on avait évolué vers une plus grande sensibilité des crimes commis par les bandits à cravate, l'expansion de la politique d'incarcération trouverait une certaine justification mais...
    Et s'il y a des indignés face à ce spectacle dans la salle, la police va s'en charger.
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  • djipibi - Inscrit
    19 novembre 2011 08 h 22
    Hypocrisie Sénateur, hypocrisie
    Ainsi donc on est "soft on crime"? Tant mieux!
    Et vous sénateur, l'abolition du régistre des armes à feu? Ça vous convient itou....???
    Il y a une contradiction étonnante de vouloir plaire aux rednecks en tapant sur les adolescents et de plaire aux cowboys de l'ouest en abolissant le registre des armes à feu.
    Encore plusieurs années de Stephen et sa gang... beurk.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    19 novembre 2011 13 h 10
    D'illusions en illusions...
    Certaines personnes, ici, semblent penser que les enfants qui commettent un ou des crimes violents sont, comme on le dirait aux States, des monstres, et qu'ils ont dû venir au monde avec une paire de cornes invisbles sur la tête. Or dans les fais,t en grande majorité ils sont issu d'une famille disfonctionnelle, ont été abandonné et charrier d'une famille d'accueil à une autre, violentés ou agressés sexuellement ou exposés à des comportements inqualifiables: entre autres, c'est pour éviter qu'ils en arrivent ces extrêmes que la DPJ existe. Croire en l'humanité c'est croire que ces personnes, enfants ou adultes peuvent être réhabilités, et la plupart ils le sont, les statistiques sont là pour le prouver; le problème c'est qu'évidemment on ne parle, dans les médias, que de ceux qui récidivent, et c'est normal , mais les faits sont les faits.

    D'autre part, pour ce qui est du régistre des armes à feu, malheureusement c'est la pensée unique qui règne au Québec. Le régistre des armes à feu n'empêche en rien les crimes: il permet de retracer les propriétaires d'arme à feu qui ont commis un crime avec celle-ci. Le seul au Québec qui ait dit vrai, à ma connaissance dans ce dossier, c'est Pierre-Hugues Boivenu, justement, avant qu'il soit sénateur, affirmant que le registre n'aurait pu empêcher POLYTECHNIQUE; la preuve en est que l'arme de Gill, à Dawson, ÉTAIT ENREGISTRÉE.
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  • Paul Lalande - Inscrit
    19 novembre 2011 18 h 01
    Soyons "toughs on crime"
    Pour une société plus sécuritaire, mettons en prison tous les enfants qui sont violents ou, tant qu'à y être, qui ont une prédisposition génétique au crime...

    Non sérieusement... le projet de loi C-10 va bien au-delà des récidivistes et des criminels violents. Consultez le document avant de conclure quoique ce soit sur la valeur de ce projet de loi:

    http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publicatio
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  • Paul Lalande - Inscrit
    19 novembre 2011 20 h 19
    Soyons "toughs on crime" 2
    Ma réponse fut abrégée...
    je suggérais de consulter aussi le mémoire de l'Association du Barreau Canadien, qui soulève tant les points positifs que négatifs de ce projet de loi. Il est disponible en ligne et le trouverez en "googlant".
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  • francaisdamerique - Inscrit
    20 novembre 2011 09 h 51
    Femez-vous!
    Fermez-vous!

    À tous ceux qui ont décidé d'accepter un poste public rémunéré de plus de 132 300,00 $ par année avec toutes sortes d'allocations gratuites, sans payer d'impôt et surtout, sans se faire élire, fermez-vous! Les Jacques Demers, Larry Smith, Pierre-Hugues Boisvenu et les autres, vous n'avez plus rien à dire.

    Cyril Dionne
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  • Fernand Trudel - Abonné
    20 novembre 2011 11 h 50
    Le syndrome de Stockholm
    Les Québécois ont tendance à expliquer les gestes des criminels et à relativer les séquelles des victimes" ces dernières doivent vivre, jusqu'à la fin de leur jour, les atrocités infligées par ce criminel que les québécois adulent et excusent.

    C'est le monde à l'envers où quand un gouvernement veut serrer la vis aux sentences bonbons qui nous scandalisent, toutes les raisons sont bonnes pour battre en brèche un projet de loi qui va dans le sens de la responsabilisation de l'acte criminel et d'une justice mojn s aveugle. A t'on banalisé le crime à ce point ???

    Je me demande combien de ces détracteurs de ce sénateur qui a véçu l'affre d'être privé pas une mais deux fois de ses êtres chers ont véçu le même drame atroce ? De voir les gens qui l'ont privé de celles-ci, être tolérés et excusés par un public et une justice trop clémente me bouleverse et je rend stupéfait. Il a tué, il ne tuera plus essayons de le réhabiliter etr donnons lui une chance que la victime na pas eu. Quelle drôle de mentalité angélique. Pourtant un arbre qui pousse croche ne se redressira jamais. Mais si on lui met un tuteur assez tôt alors il se corrigera. Quand on est rendu au crime mortel, il est trop tard pour corriger...

    Cette société a subi avec la charte de Trudeau une transformation radicale où le syndrome de Stockholm est apparu car les gens ont tendance de plus en plus à sympathiser avec les criminels au lieu des victimes. Ce n'est plus le criminel qu'on blâme mais les autorités policières où la forme a pris le dessus sur les faits. Cette charte a de ces effets pervers dont on ne soupconnait pas la portée. Serait-il temps de la mettre à jour pour éviter d'autres dérapes ??? Est-ce l'aube d'une déresponsabilisation collective en ne la revisant pas, laissant aux juges l'interprétation de la juste peine èa la merci de l'avocat plus habile que l'autre ???
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  • Francois - Inscrit
    20 novembre 2011 12 h 51
    Pierre Hugues, un règlement de compte personnel
    Pierre Hugues cherche à justifier sa vengeance personnel auprès des criminels. Un homme que je juge impartial depuis le meurtre de sa fille et qui cherche sa vengeance et c'est même devenu sa mission religieuse et personnel. La vengeance et la loi n'empêchera pas les meurtres de se reproduire. On s'en va nul part avec cette loi c'est manquer l'objectif.
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  • Poirier Sylvie - Inscrite
    20 novembre 2011 23 h 02
    Aucune vision
    Il y a de quoi être décourager et vouloir se déconnecter de ce système vieux jeux. Ils sont tous enfermés dans un carcan loin des vraies soliutions. En Europe, ils ont mis sur point, dès la maternel un dépistage pour les futurs délinquants.
    Ici, nos penseurs sont encore avec la ceinture et la règle.

    Pourquoi portent-ils encore des oeillères ? Pauvre monde. Je ne veux pas faire parti de ce monde ignorant. Je n'ai plus de coeur pour ces incompétents.
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    21 novembre 2011 09 h 15
    @francaisdamerique
    Vous ya allez un peu fort lorsque vous demandez aux sénateurs de ne pas s'impliquer dans la société. Vous êtes aveuglé par votre partisanerie. Que dire du sénateur Jean Lapointe, oui, l'artiste nommé sénateur par les libéraux? Il s'est donné comme mission de faire sortir des bars et autres débits de boisson, ce fléau que sont les vidéo pokers. Il est intervenu sur un paquet de tribunes pour pomouvoir sont projet de loi. Vous croyez qu'il aurait dû se la fermer?
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  • francaisdamerique - Inscrit
    21 novembre 2011 17 h 38
    ...ils n'ont qu'à se faire élire
    @ Albert Descôteaux

    Ils n'ont qu'à se faire élire. Jean Lapointe aurait pu faire tout ce que vous mentionnez sans se faire payer comme sénateur (132 300,00 $ par année non imposable pour le restant de sa vie - Cash For Life) en utilisant son statut d'artiste comme beaucoup font lorsqu'il s'agit de trouver une cause afin de ne pas payer d'impôts.

    Cyril Dionne
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  • Jean Tremble - Inscrit
    24 novembre 2011 05 h 01
    @Fernand Trudel
    << Les Québécois ont tendance à expliquer les gestes des criminels et à relativer les séquelles des victimes" ces dernières doivent vivre, jusqu'à la fin de leur jour, les atrocités infligées par ce criminel que les québécois adulent et excusent. >>

    Il est en effet fort traumatisant pour les épiciers que de se faire voler des denrées, par contre j'apprécie la fête que la mairie de mon village organise en mon honneur à chaque fois que l'on me coince en flagrant délit de vol à l'étalage...
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    24 novembre 2011 07 h 44
    Le sénateur Boisvenu : un fanatique de la répression


    Ce n’est pas à un spécialiste des questions judiciaires que le gouvernement conservateur a confié la réforme de la justice criminelle, mais à un lobbyiste de la répression, à un fanatique qui a une fixation pour venger la mort de sa fille. Nous avons un mandat fort pour la répression disent-ils? Une minorité les a amenés au pouvoir, dont une très faible participation au Québec. De plus on ne leur a pas donné un chèque en blanc pour utiliser un non élu fanatique pour mépriser la science de la justice, pour cracher sur les membres du Barreau en les traitant de défenseurs de la criminalité, pour enlever aux juges le pouvoir de juger des circonstances de chaque cause en leur imposant des verdicts minimaux.

    M. Boisvenu répète toujours que l’assassin de sa fille aurait dû se trouver en prison au moment du meurtre pour finir ses 3 ans de peine. Mais le monstre qui a commis ce crime n’était pas un meurtrier encore. Malheureusement, on ne peut pas enfermer à vie tous ceux qui représentent un risque. Est-ce que, après 3 ans de prison, ce gars aurait sorti doux comme un agneau et n’aurait jamais agressé ou tué de femme?

    Combien de milliards nous coutera la vengeance du Sénateur Boisvenu? Si au moins ça améliorait la justice criminelle mais la science prouve que la prison équivaut à investir dans l’université du crime. Et que veut dire l’argument de la défense des droits des victimes? Est-ce qu’une victime a un droit inaliénable à une vengeance à la mesure de ses souhaits? Est-ce que négliger la prévention ou renier la possibilité de réhabilitation à un jeune criminel protègera de futures victimes?
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    25 novembre 2011 05 h 46
    Difficile d'émettre une opinion objective sur...
    ...UN article de presse commenté 84 fois? Ardu de s'exempter de verser dans la personnalisation(Cf. Messieurs Boisvenu et Fournier) plutôt que sur le «message» ? Délicat d'aborder un tel sensible sujet lorsque, comme moi, on a enlevé, un jour inqualifiable et tragique, une vie ? À toutes ces questions, je réponds : «OUI». Scabreux d'oser me prononcer sur C-10? J'espère que «NON». Puissent les respects de la dignité de «l'autre» et la mienne me venir en aide! Dans un livre publié en 2001 et réédité en 2007, j'y écris, à l'endos, que j'avais aussi tué par vengeance, mot que j'ai lu dans nombre de commentaires émis. Par où commencer? D'UN, je ne voudrais ÊTRE dans le coeur, dans l'esprit voire dans l'âme de Monsieur Boisvenu et de sa dame. De DEUX, je n'ai les compétences purement juridiques pour évaluer sur cette base. De TROIS, je suis un de celles et ceux qui, emprisonnés, lire ici prison, pénitencier(S) et institution psychiatrique, a fait le libre choix de «s'en sortir». «S'en sortir» se traduisant par réhabilitation, conscientisations, thérapies, réinsertion sociale et en ce qui me concerne, m'impliquer activement dans une démarche, un processus appelé «Justice réparatrice». Et c'est en prison, passage antérieur au pénitencier, qu'avec des aides grosses comme...? que l'idée de la réhabilitation, de la possible démarche de réparation m'est venue. Il m'en a pris plus de VINGT ans pour y arriver. Important voire ESSENTIEL ici d'écrire qu'AUCUNE démarche dite de réparation n'a su, ne sait et ne saura ramener la vie à laquelle j'ai mis fin.
    Suite à venir...
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain publié «en devenir»
    Saint-Valérien de Rimouski
    http://www.unpublic.gastonbourdages.com
    Site anglophone en construction : http://www.myfreedomhurts.com
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    25 novembre 2011 06 h 02
    Difficile.....suite 2
    Je vis «avec» la mort «de l'autre» et je soupçonne qu'aucun être humain ayant commis un geste de nature apparentée au mien n'y échappe. À ce que j'en sais et ce que feu Monsieur Freud en a dit, la conscience et son contraire existent. J'ai été, je suis et serai conscient jusqu'à mon dernier souffle, si folie me «fait défaut», que des gens ont souffert, que des gens souffrent et que des gens souffriront jusqu'à leur propre mort du fait d'avoir eu un(e) proche dont la vie a été enlevée. Oui, je suis un sentencé à vie jusqu'à ma mort, partie du jugement rendu par Monsieur le juge Verdon, à l'époque, si mémoire m'est fidèle, n'a pas mentionnée. Plusieurs mots reviennent dans les commentaires émis: répression, vengeance, prévention, réhabilitation et quelques fois «pardon». C'est dans cet esprit que je me suis investi dans cette démarche dite de justice réparatrice. Une démarche, je l'affirme, TRÈS pointue, très délicate et dont certaines de ses étapes me sont apparues carrément INHUMAINES. Imaginez-vous : ou assis à une même table ou debout face à face ou encore assis côté à côte vous y placez deux êtres humains. La 1ère personne: une mère dont ou l'enfant unique ou encore un de ses enfants a été tué par violence. La 2e personne: un(e) auteur(e) de mort par violence.
    J'ai eu les inqualifiables privilèges d'être de celles et ceux là. Expériences, pour les parties émotionnelles et rationnelles, que je ne souhaite à aucun être humain...victime directe ou indirecte et auteur(e). Seul, d'après moi, un type de spiritualité favorisant une telle démarche peut y trouver «matière» nourrissante.
    Je m'arrête ici...je fais pause...
    À suivre....3
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    25 novembre 2011 06 h 17
    Difficile....3 et fin.
    Que d'aides j'ai reçues pour en arriver à m'impliquer activement dans une telle démarche! À commencer par «mon» épouse que j'appelais tous les soirs par téléphone durant la semaine Nationale de la Justice réparatrice(2005) et à qui je disais :«Je n'en peux tout simplement plus. C'est très lourd. Je suis à revivre la mort, je suis en directs contacts avec LA souffrance, celle de «l'autre», des «autres» (des survivants(es)» Denise de me répondre: «Bien prends l,autobus, reviens sauf que mon «p'tit» doigt me dit que tu es à la BONNE place» Ouf! Et j'y demeurais pour une autre journée. Et j,ai eu les privilèges de voir une demande de pardon accordée par une des deux mamans avec lesquelles j'ai soit debout échangé, soit assis à la même table, soit assis(Parlement d'Ottawa) côtè à côte. Puis en 2009, j'ai offert à la fille unique de ma victime de la rencontrer à son jour, à son heure, à son endroit pour lui demander pardon. Elle a refusé. Je lui suis, 22 ans plus tard, le délit remontant à 1989, totalement disponible. Je suis conscient qu'AUCUNE humaine démarche ne ramènera la vie. J'y frappe...j'y pèse mes mots...ce MUR de l'impuissance. Inhumain le pardon? Cent et plus fois vrai.
    Je n'ai plus rien à dire sur C-10, du moins dans ce contexte.
    Avec mes respects, je le souhaite du fond de ma personne, de votre dignité.
    Gaston Bourdages
    Saint-Valérien de Rimouski
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  • jacques bisson - Inscrit
    26 novembre 2011 13 h 56
    La sévérité de la sentence n'a pas d'effet sur le taux de criminalité...vraiment ?
    La sévérité de la sentence n'a pas d'effet sur le taux de criminalité, c'est du moins un

    argument fréquemment utilisé par les tenants du Statu Quo en matière de justice

    concernant la durée des peines entre autre. Puisque je n'ai aucune compétence en la

    matière, je laisse aux spécialistes le soin de justifier leur affirmation. Néanmoins,

    cette allégation me semble un peu fantaisiste.

    On nous sert comme justification qu'aux États-Unis, le taux de criminalité est plus élevé

    qu'au Canada bien que la sévérité des peines y soit plus marquée. On sous-entend du même

    coup que le lien de cause à effet ne repose que sur un seul paramètre, ce qui me semble

    un peu simpliste. Peut-être croit on que le commun des mortels n'a pas la capacité de

    comprendre une analyse plus élaborée (?). On fait abstraction des éléments suivants:

    1) Le FILET SOCIAL chez nos "amis" du sud n'a rien à voir avec le nôtre, ce qui peut

    contribuer à pousser certaines personnes en proie au découragement à commettre des crimes

    pour survivre;

    2) Aux États-Unis, le CULTE DE LA VIOLENCE est élevé au niveau de la religion;

    3) La clémence du climat fait en sorte que la facilité pour un criminel de se maintenir

    en cavale est plus grande qu'au Canada, surtout en hiver...;

    4) Etc.

    On est peut-être plus gentil ici mais je ne crois pas que ce soit pour les raisons qu'on

    nous présente.
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  •  
  • Jean Tremble - Inscrit
    26 novembre 2011 18 h 58
    @jacques bisson
    << La sévérité de la sentence n'a pas d'effet sur le taux de criminalité...vraiment ? >>

    En ce qui concerne les crimes passionnels, il semble bien que la sévérité de la sentence n’a aucune incidence, même si le justiciable encoure la peine capitale.
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    28 novembre 2011 08 h 07
    La prison est l'université du crime
    @jacques bisson
    << La sévérité de la sentence n'a pas d'effet sur le taux de criminalité? >>

    1- Que diriez-vous de cette affirmation maintes fois entendue "La prison est l'université du crime"?

    2- Un jeune criminel se prépare à faire un hold up. Vous pensez qu'il réfléchira à la jurisprudence récente? "Ce n'est plus 5 ans de prison que je risque mais 7 ans de prison. Ouf qu'allais-je faire imbécile? La cause en question est en appel. Si la cour d'Appel réduit la sentence, je reprendrai mon projet de hold up."

    3- Votre enfant a maintenant 18 ans. Pour financer sa consommation de pot, il s'est dit qu'il pourrait en commercer un peu mais il se fait attraper. Le juge a deux choix de peine: un an dans la collectivité ou un an de prison. Que préféreriez-vous pour aider le jeune à tirer une leçon et prendre ses distances de la criminalité?

    Un an de prison. Ça lui en mettra du plomb dans la tête. Il va réfléchir aux dangers de la drogue et aux dommages qu'il aurait pu causer à certaines victimes, à des liens malsains avec le crime organisé. Pas de danger qu'il côtoie des individus peu recommandables, qu'il s'en fasse des amis, qu'on lui propose des combines payantes et avec moins de risque lors de sa sortie.

    Pas de danger qu'il ait de mauvaises expériences, comme se faire violer par les caïds de la prison ou inversement devenir membre d'un groupe de durs pour assurer sa protection et lui-même participer à des gestes d'intimidation et de représailles.

    4- Saviez-vous que le commerce de pot où 3 personnes sont impliquées répond maintenant à la définition de crime organisé? On peut dès lors appliquer une sévérité extrême dans les sentences. C’est un autre élément de la folie répressive des Conservateurs.

    5- Disons que le crime organisé a besoin de personnes fiables et qu’il a beaucoup d’argent à offrir pour un bon emploi, comme travailler dans un bar avec la seule consigne de se fermer les yeux et de ne rien voir. D
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