lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres - Nonobstant

Yvon Leclerc  17 novembre 2011  Justice
«Si mon frère avait été jugé en vertu du projet de loi C-10, il serait en prison, aujourd'hui.

Au lieu de ça, il est marié, père de trois enfants, a un bon emploi et mène une vie tout à fait exemplaire.» Il n'y aurait eu que ce cas, cité par ma voisine, que la démarche entreprise par le ministre de la Justice du Québec pour faire amender le projet de loi C-10 en vaudrait la peine. Pourtant, des cas semblables, on pourrait en citer des centaines, tous des jeunes qui sont retombés sur leurs pieds à la suite d'une bêtise de jeunesse, grâce à notre système de réhabilitation et qui seraient devenus des criminels en fréquentant les bancs de la prison plutôt que ceux de l'école.

Il faut donc appuyer sans hésiter et sans partisanerie la démarche du ministre, car le derby de démolition mené dans un rare débordement d'émotions doit être arrêté coûte que coûte, car il saperait les fondements du système québécois de réhabilitation des jeunes délinquants.

Quitte à invoquer la clause nonobstant pour empêcher le désastre annoncé.

***

Yvon Leclerc - Gatineau, le 15 novembre 2011
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Marcel Bernier - Inscrit
    17 novembre 2011 03 h 08
    L'enfer, c'est les autres...
    Le sénateur Boisvenu confond la vengeance et la justice, ce qui est unique dans les annales pénales. Et Harper, pas plus fin, tire ses préceptes de la Bible. On n'est pas sorti de l'auberge!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Terreault - Abonné
    17 novembre 2011 14 h 43
    Boisvenu a un problème psychologique
    Je l'ai vu à la télé, toute son argumentation est basée sur la vengeance : untel ou unetelle a été violé(e) ou tuée, sa famille, ses amis ont "droit" à leur tour au plaisir de voir souffrir le coupable, et longtemps. Jamais il ne considère la question de savoir si la prison aura l'effet de réformer le coupable ou au contraire d'en faire un criminel endurci. On sait que sa fille a été tuée. Qui sait, si j'avaia été à sa place, je réagirais peut-être comme lui, sans pouvoir me distancer de mon propre traumatisme, mais c'est justement pour cela que la justice ne doit pas être administrée par les victimes et leurs proches, mais par des représentants de la société en général, des juges. Si on ME donnait le droit d'incarcérer qui je veux, est-ce que je ne serais pas tenté d'en abuser, d'interner à peu près tous les chefs d'état de la terre, par exemple, pour complicité de meurtre ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
6 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012