Lettres - Nonobstant
«Si mon frère avait été jugé en vertu du projet de loi C-10, il serait en prison, aujourd'hui.
Au lieu de ça, il est marié, père de trois enfants, a un bon emploi et mène une vie tout à fait exemplaire.» Il n'y aurait eu que ce cas, cité par ma voisine, que la démarche entreprise par le ministre de la Justice du Québec pour faire amender le projet de loi C-10 en vaudrait la peine. Pourtant, des cas semblables, on pourrait en citer des centaines, tous des jeunes qui sont retombés sur leurs pieds à la suite d'une bêtise de jeunesse, grâce à notre système de réhabilitation et qui seraient devenus des criminels en fréquentant les bancs de la prison plutôt que ceux de l'école.
Il faut donc appuyer sans hésiter et sans partisanerie la démarche du ministre, car le derby de démolition mené dans un rare débordement d'émotions doit être arrêté coûte que coûte, car il saperait les fondements du système québécois de réhabilitation des jeunes délinquants.
Quitte à invoquer la clause nonobstant pour empêcher le désastre annoncé.
***
Yvon Leclerc - Gatineau, le 15 novembre 2011
Au lieu de ça, il est marié, père de trois enfants, a un bon emploi et mène une vie tout à fait exemplaire.» Il n'y aurait eu que ce cas, cité par ma voisine, que la démarche entreprise par le ministre de la Justice du Québec pour faire amender le projet de loi C-10 en vaudrait la peine. Pourtant, des cas semblables, on pourrait en citer des centaines, tous des jeunes qui sont retombés sur leurs pieds à la suite d'une bêtise de jeunesse, grâce à notre système de réhabilitation et qui seraient devenus des criminels en fréquentant les bancs de la prison plutôt que ceux de l'école.
Il faut donc appuyer sans hésiter et sans partisanerie la démarche du ministre, car le derby de démolition mené dans un rare débordement d'émotions doit être arrêté coûte que coûte, car il saperait les fondements du système québécois de réhabilitation des jeunes délinquants.
Quitte à invoquer la clause nonobstant pour empêcher le désastre annoncé.
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Yvon Leclerc - Gatineau, le 15 novembre 2011
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