Trois délateurs dénoncent leurs conditions de détention
Au moins trois délateurs, ou témoins repentis, ont formulé des plaintes auprès du Protecteur du citoyen pour dénoncer leurs conditions de détention, a appris Le Devoir.
Les récriminations de ces individus, dont l'identité n'a pas été révélée, sont suffisamment sérieuses pour que l'organisme de surveillance examine leurs dossiers respectifs. Le Protecteur du citoyen n'a toujours pas décidé d'enquêter sur cette affaire. Il évalue présentement la crédibilité des plaintes qui lui ont été acheminées.
Jim Boivin a parti le bal. L'ex-délateur s'était adressé au Protecteur du citoyen pour se plaindre du non-respect du contrat qu'il avait signé avec les autorités provinciales en 1995. Il estime entre autres que sa vie a été mise en danger à plusieurs reprises lors de son incarcération. Boivin a engagé une poursuite de 1,8 million de dollars contre le gouvernement du Québec pour bris de contrat. L'affaire est toujours pendante devant les tribunaux. Comme Boivin a intenté un recours approprié, le Protecteur du citoyen a fermé son dossier.
«De plus en plus de témoins spéciaux sont en contact avec le bureau du Protecteur du citoyen», a dit Boivin, qui entretient une correspondance avec une dizaine de délateurs.
Jim Boivin réclame depuis quelques mois la tenue d'une enquête publique sur l'encadrement des témoins repentis, lesquels feraient l'objet d'une utilisation «abusive et illégale» de la part de l'État.
Selon Boivin, l'État promettrait des nouvelles identités aux témoins repentis, mais il ne les leur donnerait pas. Considérés comme ennemis à abattre dans le monde interlope, les délateurs seraient par ailleurs mis en contact avec des prisonniers réguliers durant leur incarcération, au péril de leur vie. «Quelqu'un qui a collaboré avec les autorités judiciaires doit être protégé toute sa vie», estime Boivin.
Les délateurs sont considérés comme un mal nécessaire au sein de l'appareil judiciaire. Ces criminels de carrière, aux motivations discutables, sont les seuls capables d'infiltrer le crime organisé et de mener à la condamnation ses têtes dirigeantes.
Les policiers ne sont plus en mesure d'infiltrer eux-mêmes les gangs en raison de la complexité de leur structure hiérarchique.
Les délateurs sont non seulement insatisfaits de leurs conditions de détention, ils sont pris de panique depuis l'assassinat d'Aimé Simard dans un pénitencier de la Saskatchewan. Simard, un ex-associé des Hells Angels, a témoigné il y a cinq ans contre des membres des Rockers, une filiale des Hells Angels. Il a été poignardé à des dizaines de reprises, le 18 juillet dernier, dans une aile à sécurité maximum du pénitencier de Prince Albert.
Fait à souligner, Simard ne bénéficiait plus des mesures de protection. Son contrat de témoin repenti avait été révoqué en mai 1999 à la suite de ses nombreux démêlés avec les autorités carcérales.
À l'heure actuelle, les témoins spéciaux sont encadrés par un comité de contrôle provincial et par les différents corps de police, une situation qui prête flanc aux menaces et au chantage sur les délateurs, prétend Jim Boivin. L'ex-agent source réclame la création d'une agence indépendante pour les encadrer.
Le ministère de la Sécurité publique a promis à la mi-juin d'examiner les allégations de Jim Boivin.
Les récriminations de ces individus, dont l'identité n'a pas été révélée, sont suffisamment sérieuses pour que l'organisme de surveillance examine leurs dossiers respectifs. Le Protecteur du citoyen n'a toujours pas décidé d'enquêter sur cette affaire. Il évalue présentement la crédibilité des plaintes qui lui ont été acheminées.
Jim Boivin a parti le bal. L'ex-délateur s'était adressé au Protecteur du citoyen pour se plaindre du non-respect du contrat qu'il avait signé avec les autorités provinciales en 1995. Il estime entre autres que sa vie a été mise en danger à plusieurs reprises lors de son incarcération. Boivin a engagé une poursuite de 1,8 million de dollars contre le gouvernement du Québec pour bris de contrat. L'affaire est toujours pendante devant les tribunaux. Comme Boivin a intenté un recours approprié, le Protecteur du citoyen a fermé son dossier.
«De plus en plus de témoins spéciaux sont en contact avec le bureau du Protecteur du citoyen», a dit Boivin, qui entretient une correspondance avec une dizaine de délateurs.
Jim Boivin réclame depuis quelques mois la tenue d'une enquête publique sur l'encadrement des témoins repentis, lesquels feraient l'objet d'une utilisation «abusive et illégale» de la part de l'État.
Selon Boivin, l'État promettrait des nouvelles identités aux témoins repentis, mais il ne les leur donnerait pas. Considérés comme ennemis à abattre dans le monde interlope, les délateurs seraient par ailleurs mis en contact avec des prisonniers réguliers durant leur incarcération, au péril de leur vie. «Quelqu'un qui a collaboré avec les autorités judiciaires doit être protégé toute sa vie», estime Boivin.
Les délateurs sont considérés comme un mal nécessaire au sein de l'appareil judiciaire. Ces criminels de carrière, aux motivations discutables, sont les seuls capables d'infiltrer le crime organisé et de mener à la condamnation ses têtes dirigeantes.
Les policiers ne sont plus en mesure d'infiltrer eux-mêmes les gangs en raison de la complexité de leur structure hiérarchique.
Les délateurs sont non seulement insatisfaits de leurs conditions de détention, ils sont pris de panique depuis l'assassinat d'Aimé Simard dans un pénitencier de la Saskatchewan. Simard, un ex-associé des Hells Angels, a témoigné il y a cinq ans contre des membres des Rockers, une filiale des Hells Angels. Il a été poignardé à des dizaines de reprises, le 18 juillet dernier, dans une aile à sécurité maximum du pénitencier de Prince Albert.
Fait à souligner, Simard ne bénéficiait plus des mesures de protection. Son contrat de témoin repenti avait été révoqué en mai 1999 à la suite de ses nombreux démêlés avec les autorités carcérales.
À l'heure actuelle, les témoins spéciaux sont encadrés par un comité de contrôle provincial et par les différents corps de police, une situation qui prête flanc aux menaces et au chantage sur les délateurs, prétend Jim Boivin. L'ex-agent source réclame la création d'une agence indépendante pour les encadrer.
Le ministère de la Sécurité publique a promis à la mi-juin d'examiner les allégations de Jim Boivin.
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