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Procès de Guy Turcotte - Le risque réel de la normalisation de la violence au Québec

Roxane de la Sablonnière, professeure agrégée, Département de psychologie, Université de Montréal et Donald M. Taylor, professeur titulaire, Département de psychologie, Université McGill  23 juillet 2011  Justice
«Nous soutenons que le verdict du procès de Guy Turcotte est porteur d’une conséquence sociétale subtile, invisible et profonde: la normalisation de la violence au Québec, et plus particulièrement de celle à l’égard des femmes et des enfants.» <br />
Photo : Agence Reuters Toby Melville
«Nous soutenons que le verdict du procès de Guy Turcotte est porteur d’une conséquence sociétale subtile, invisible et profonde: la normalisation de la violence au Québec, et plus particulièrement de celle à l’égard des femmes et des enfants.»
La majorité des Québécois ont été outrés par le verdict rendu à la suite du procès pour infanticide de Guy Turcotte: un jury de 11 personnes a déclaré la non-responsabilité criminelle d'un père qui a tué de manière horrible ses deux jeunes enfants.

Dans cette lettre, nous ne commenterons ni la manière dont le juge a trié la preuve ni sa façon de transmettre les instructions aux membres du jury en vue de la délibération: nous laisserons les experts en droit débattre de ces questions. D'ailleurs, notre but n'est pas de traiter de la légitimité d'employer un jury dans le cadre d'un tel procès. Nous éviterons également de nous prononcer sur les évaluations psychiatriques de Guy Turcotte effectuées par les médecins spécialistes appelés à témoigner: les experts médecins pourront juger de la validité de ces expertises.

Nous proposons plutôt une réflexion sur l'impact dévastateur de ce verdict pour tous les Québécois. Nous soutenons que le verdict du procès de Guy Turcotte est porteur d'une conséquence sociétale subtile, invisible et profonde: la normalisation de la violence au Québec, et plus particulièrement de celle à l'égard des femmes et des enfants. Avec la normalisation de la violence, «l'inacceptable» devient «acceptable».

Les impacts

La normalisation de la violence peut prendre deux formes, l'une directe et l'autre indirecte. Dans sa forme directe, la normalisation de la violence se manifeste lorsque des personnes en viennent à croire qu'il est dorénavant acceptable de s'engager dans des actions de nature aussi violentes que celles commises par Guy Turcotte.

La violence de ce dernier représente non seulement la pire forme de violence à l'égard des enfants, mais aussi l'une des pires formes de violence conjugale, soit la mort de ses enfants causée par son conjoint. Certains pourront croire que le fait que Guy Turcotte ait été jugé non criminellement responsable donne carte blanche à tout individu qui veut commettre un crime semblable.

Cependant, comme le crime en soi est extrême, cet impact demeurera marginal. Les hommes et les femmes qui agiront de la sorte dans le futur seront rares. La normalisation directe de la violence, bien qu'inquiétante et réelle, n'est pas ce qui nous préoccupe sur le plan sociétal.

C'est plutôt la normalisation indirecte de la violence qui est inquiétante pour la société puisqu'elle a le potentiel de toucher l'ensemble des Québécois. Par sa forme sournoise et insidieuse, la normalisation indirecte de la violence a d'ailleurs le potentiel de nous affecter dans toutes les sphères de nos vies.

La comparaison

La normalisation indirecte de la violence repose sur le fait que Guy Turcotte pourrait devenir une cible de comparaison qui guidera les hommes et les femmes dans l'interprétation de leurs propres comportements, les plus violents comme les moins violents. Tous les comportements violents de plus faible intensité que ceux commis par Guy Turcotte pourraient alors être perçus comme «acceptables», voire «positifs». Les gens en viendraient à se dire: «Mon comportement "X" est approprié, car ce comportement n'est rien en comparaison de ce qu'a fait Guy Turcotte.»

Si un homme insulte sa femme en public, il pourrait penser que son comportement est «normal». La femme serait même susceptible, si elle s'oppose au comportement de son mari, de se faire répondre: «Pourquoi chiales-tu? Je n'ai rien fait comparativement à ce que Guy Turcotte a fait.»

Si un parent décide de donner un coup de poing à son enfant de quatre ans au point de lui briser le nez, cette personne pourrait se dire à elle-même: «Le fait d'avoir infligé cela à mon enfant n'est "rien" par rapport à ce que Guy Turcotte a fait subir à ses enfants. Si Guy Turcotte ne va pas en prison pour ses actes, le fait que je violente mon enfant n'est pas si grave que cela.»

Si un homme harcèle sa conjointe et la menace de mort, au point de la suivre secrètement dans un centre d'hébergement pour femmes violentées, il pourrait penser que son comportement est «correct». En fait, un homme qui harcèle psychologiquement sa femme a l'air d'un «saint» s'il est comparé à Guy Turcotte. Les actions de l'homme qui harcèle sa femme pourraient ainsi paraître plus légitimes.

Si une femme rentre à la maison exténuée après une dure journée de travail et qu'elle se met à crier et à humilier ses enfants qui chantent et sautent partout, elle pourrait croire que son comportement est inoffensif. Même si tous s'entendent pour dire que les conséquences de la violence psychologique sont désastreuses pour le développement de tout être humain, cette femme pourrait démentir la violence de ses actes en les comparant à ceux de Guy Turcotte.

Une estime renforcée

La comparaison effectuée avec Guy Turcotte aura des impacts dévastateurs parce qu'elle pourra servir à renforcer l'estime de soi des agresseurs. En effet, un des besoins fondamentaux de l'être humain est d'avoir une estime de soi positive, c'est-à-dire sentir qu'il est une personne de valeur. Afin de déterminer si notre estime de nous est positive ou négative, nous nous comparons aux autres personnes.

Par exemple, si une femme désire savoir si elle est un bon parent, elle peut se comparer à sa propre mère. Elle pourra également se comparer aux mères qu'elle voit dans ses émissions de télévision préférées. Si la mère avec qui elle se compare est «pire» qu'elle, elle conclura qu'elle est «une bonne mère». C'est cette comparaison avantageuse, entre autres, qui fera en sorte que la personne développera une estime de soi positive.

Ce processus de comparaison a lieu tous les jours, et plusieurs fois par jour. Même si certaines personnes affirment publiquement «qu'elles se comparent plutôt avec elles-mêmes», il demeure que l'assise des comparaisons est celle ayant pour objet d'autres personnes. Sans les autres, même une comparaison avec soi-même perd tout son sens.

Le coût le plus fondamental du verdict du procès de Guy Turcotte est donc la diminution de la norme de comparaison. Si avant il était inacceptable de violenter son enfant, avec le verdict du procès de Guy Turcotte, l'acte violent pourrait dorénavant être perçu comme «acceptable» par les agresseurs. Ainsi, ils pourraient comparer leur geste avec le crime commis par Guy Turcotte. Cette comparaison les valoriserait et leur donnerait même un certain réconfort. Bref, la comparaison avec Guy Turcotte est ce qui favorisera une estime de soi positive chez les individus adoptant des comportements violents à l'égard d'autrui.

De nombreux travaux scientifiques ont démontré un lien positif entre comparaison favorable et estime de soi positive. Par exemple, si je compare mon comportement avec celui de Guy Turcotte, il est possible que je pense avoir bien agi. Cette conclusion aura un effet direct et positif sur mon estime de moi.

Comme rien ne peut équivaloir au comportement de Guy Turcotte, toute action violente moins extrême permettra à tous de se justifier facilement, voire de se sentir bien avec eux-mêmes. De plus, comme le procès et le verdict concernant Guy Turcotte ont été largement médiatisés, Guy Turcotte peut facilement devenir une cible de comparaison pour les parents.

Au cours des dernières décennies, les Québécois se sont unis pour instruire la société quant à l'étendue des comportements «inacceptables» en matière de violence, surtout celle à l'égard des femmes et des enfants. Plusieurs accomplissements ont été réalisés, de sorte que des comportements comme le harcèlement et la violence psychologique sont maintenant rejetés par tous. Or le verdict du procès de Guy Turcotte risque de remettre en cause ces avancées.

La normalisation indirecte de la violence pourrait faire augmenter le nombre de comportements violents au Québec. Seule une infime minorité de ces comportements atteindront l'ampleur de ceux commis par Guy Turcotte. Toutefois, une normalisation indirecte de la violence amènerait plusieurs comportements auparavant sanctionnés à être dorénavant perçus comme «acceptables» par les citoyens. Le spectre de la violence est dorénavant ouvert: «l'inacceptable» devient «acceptable».

La nature outrageante du crime de Guy Turcotte envers son ex-femme et ses deux jeunes enfants entraîne les normes sociales à leur plus bas. Notre seul espoir dans cette triste affaire est que la mort d'Anne-Sophie et d'Olivier pourra servir à resserrer les valeurs de la société québécoise, pour que les enfants, les femmes et les hommes puissent se développer et évoluer dans une société où ils n'ont pas à craindre pour leur vie et celle de leurs enfants.

Peut-être qu'une telle réaction de la population au verdict était nécessaire pour qu'un mouvement de colère contre la normalisation de la violence au Québec s'installe. Notre propre lecture des médias semble d'ailleurs refléter cet engagement.

Néanmoins, nous craignons qu'avec le temps la normalisation de la violence atteigne son plus haut niveau et que les gens se souviennent seulement du verdict de non-responsabilité criminelle rendu au terme du procès de Guy Turcotte. Lorsque l'attention médiatique quant au verdict s'estompera, il existe un réel danger de normalisation indirecte de la violence. Qu'est-ce que les Québécois retiendront à long terme? Le verdict du procès? Ou bien leur dégoût par rapport à la normalisation de la violence au Québec?

Nous espérons que l'affaire Guy Turcotte est cette goutte qui fera déborder le vase et que tous les citoyens, tant hommes que femmes, continueront de témoigner leur mécontentement par rapport à cette situation, ainsi qu'à la violence en général. Nous espérons que les hommes et les femmes s'uniront et diront NON à la normalisation de la violence afin de protéger leurs enfants, et aussi les enfants de demain.

Finalement, nous espérons que Guy Turcotte ne deviendra pas la cible de comparaison au quotidien lorsqu'il sera question de violence physique et psychologique afin que l'inacceptable demeure inacceptable.

***

Roxane de la Sablonnière, professeure agrégée, Département de psychologie, Université de Montréal et Donald M. Taylor, professeur titulaire, Département de psychologie, Université McGill
 
 
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  • Claude Kamps - Inscrit
    23 juillet 2011 05 h 26
    Votre théorie tiendrait debout dans la normalité des choses
    mais vous omettez volontairement de mettre en ligne de compte la «folie passagère» qui fait de cette acte un acte de folie et non un acte délibéré d'une personne en pleine conscience de ses actes au moment des fait.

    Renier la folie et les actes qu'elle peut engendrer, c'est comme dire que la mort n'existe pas et rejoint la dénonciation de la foule qui veut un « coupable de 25 ans dans le trou».
    En fait notre société ne veut pas entendre parler de la mort ou de la folie qui est une inévitable et l'autre déclenchable chez tout le monde.

    Ce qui serait un changement à faire est dans la certitude que ces personnes seront pour un temps assez long si pas en hôpital psychiatrique en liberté surveillée par GPS , pour prévenir toute récidive, mais pour le moment les avocats sont tenu loin et les psychiatres maître de son destin.
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  • sawyergordon - Inscrit
    23 juillet 2011 08 h 17
    ET LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE, ELLE ?
    Violence. Comparaison. Normalisation. Voilà que 2 universitaires - et 2 psy (!?) par dessus le marché - s'inquiètent d'une possible
    ''normalisation'' du geste à la Guy Turcotte. Quant à la racine du mal qui a poussé un être humain à l'innommable... rien. Pourtant, ne serait-il pas de leur devoir d'académicien en psychologie
    de se pencher non pas sur les conséquences d'un verdict rendu en cour de justice, mais davantage sur la transformation soudaine de cet homme de science - ET EXCELLENT PÈRE DE FAMILLE -
    en bourreau d'enfants ?

    Une recherche sur la condition masculine, ça vous dirait ?
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  • Louis-Georges,Lavoie - Abonné
    23 juillet 2011 08 h 43
    Procès de guy Turcotte
    Deux psychologues, dites-vous?
    Comment peut-on écrire de telles inepties et évidemment, ils possèdent la science infuse mais ont-ils assisté au procès?
    Louis-georges lavoie
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  • France Marcotte - Abonnée
    23 juillet 2011 09 h 04
    Faux amis
    Le fait que "la majorité des Québécois" ait été outrée par le verdict rendu dans le procès Turcotte ne devrait-il pas rassurer ces bons psychologues? Même moi, qui n'ait pas été outrée, je n'ai nullement l'intention de voir ce jugement devenir ma norme de référence en matière d'agression.
    Le ton de cette lettre a quelque chose de pas net. On semble surtout remettre en question, tout en s'en défendant, "la légitimité d'employer un jury dans le cadre d'un tel procès", doutant que des citoyens "ordinaires" puissent se prononcer sur de telles affaires, ces même citoyens dont on dit vouloir le bien, les alertant d'un danger qu'ils pourraient se causer à eux-mêmes.
    Et puis, est-ce que les jugements rendus dans le cadre de procès servent réellement de normes aux comportements?
    Dans ce cas, le jugement rendu (sans jury) dans l'affaire Robinson devrait aussi inquiéter ces psy maladroitement échappés de leur tout d'ivoire...
    Bienvenue quand même parmi les vivants.
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    23 juillet 2011 10 h 25
    La charrue avant les boeufs...
    Vos arguments d’autorité et votre sophistique sont du même tonneau que les opinions entendues de la part des médecins psychiatres dans l’affaire Turcotte : un avocat de la défense moindrement qualifié, cette fois-ci, vous mettrait votre argumentaire en pièce.
    Votre plaidoyer pour une peine exemplaire servant de dissuasion auprès de potentiels malfaisants n’est pas remis en cause et est normalement la norme dans nos cours de justice. Ce que vous occultez, c’est ce qui permet de condamner ou de libérer un justiciable : la prépondérance de la preuve. C’est là où le bât blesse.
    Un drame passionnel, la reconnaissance des faits par l’accusé lui-même, la séquence des événements (motifs, sommation des affects, fureur meurtrière, culpabilité, remords) de facture classique et exemplaire (même l’ingestion de lave-glace y participe), tout nous mène à la condamnation à perpétuité pour homicide au premier degré.
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  • B Landry - Inscrit
    23 juillet 2011 10 h 46
    Normalisation de la violence ?!?!?!?!
    Je suis ébahi de voir l'incapacité de ces deux auteurs de ne voir qu'une facette aussi tordue de cette histoire.

    Pourquoi au contraire, il ne serait pas possible d'analyser ce verdict pour expliquer ce qui se passe dans la tête des gens lorsque ceux-ci négligent de se préoccuper adéquatement de leur santé mentale dans des moments de crise ?

    Ces deux auteurs continuent de véhiculer le stéréotypes que les hommes ne se comportent en individus violents que par besoin de contrôle.... c'est triste. Il y a quelques décennies les femmes ont entrepris de sortir de leur carcan de victimes en commençant par se dire capable de se responsabiliser en évitant de rester dans une pathologie victimite. Les hommes réussiront la même chose en évitant des rester dans une pathologie d'agression, ce que à tendance à faire ce genre de texte. Les femmes étaient (sont encore) victimes selon des raisons sociétales et peuvent s'en sortir, même chose pour les hommes envers leur agressivité. En acceptant le concept de dérive mentale lorsqu'on s'occupe mal de soi-même, on offre aux hommes une chance d'admettre leur vulnérabilité et de changer.
    Ce verdict envers Turcotte ne rend plus acceptable la violence envers les enfants. Le coupable lui-même n'accepte pas sa propre violence, il regrette son geste, sa vie est détruite.

    Pour terminer. Chez les enfants en très bas âge (poupons) les femmes sont plus nombreuses que les hommes à tuer leurs enfants. Il est reconnu en justice que cela est justifié par les dépressions post-partums et les sentences appliquées en conséquences. Est-ce que cela permet à plus de femmes de légitimer plus de violence envers leurs enfants en se réfugiant derrière une maladie ? Non. Pourquoi les hommes qui aiment leurs enfants se réfugieraient plus derrière le verdict Turcotte pour agir avec violence ? Croire a cela est dénigrant envers les hommes
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  • propusto - Inscrit
    23 juillet 2011 10 h 47
    À sawyergordon et Louis-Georges Lavoie
    Merci pour vos commentaires méprisants à l'égard des 2 psychologues qui ont fait un effort de réflexion, ce qui est déjà beaucoup plus que ce que vous faites.

    Vous démontrez votre incapacité à bien lire un texte et à réfléchir sur un phénomène troublant et inquiétant. Vous ne faites que vous retrancher dans vos convictions idéologiques, ce qui est aussi troublant et inquiétant.

    Je remercie Roxane de la Sablonnière et Donald M Taylor de nous avoir transmis, de façon posée, le fruit de leur réflexion sur un sujet extrêmement important. Il me semble qu'ils méritent mieux que d'être ainsi piétinés dans la boue de façon hystérique.

    Michel Gagnon
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  • Hyperbolique - Inscrit
    23 juillet 2011 11 h 05
    N'oublions pas...
    D'accord avec le propos de nos deux profs. en psychologie mais, au risque d'être accusé de relativisme, il faut dire que ça fait bien longtemps que l'on parle de normalisation de la violence et il est vrai que les solutions pour y remédier n'ont pas porté fruits. Au-delà des déterminants individuels de la violence, il faut insister davantage sur l'études des indicateurs socio-économiques qui ont aussi un impact sur cette "normalisation de la violence". En ce sens, si on veut vraiment protéger nos enfants et les générations futures, il faudrait reconsidérer le rôle des médias, des jeux vidéo, de la pauvreté, de la condition masculine, de l'introduction de nouvelles normes de travail et ses nouvelles pathologies (stress, burn out), d'une certaine conception de la famille nucléaire qui dévalorise la femme, l'impact des divorces et de la garde partagée, etc. Malheureusement, le problème est complexe...
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  • Jean-Pierre Martel - Abonné
    23 juillet 2011 11 h 18
    Alors on fait quoi ?
    Le verdict de non-culpabilité de Guy Turcotte risque-t-il de normaliser la violence ou, en d’autres mots, de donner envie à de nombreux pères de tuer leur progéniture parce que c’est devenu légal ?

    C’est ce que soutiennent implicitement les auteurs dans une diarrhée de mots qui accapare trois quarts de page du Devoir et ce, sans offrir aucune piste de solution.

    Doit-on interdire le plaidoyer de folie passagère déclenché par des circonstances exceptionnelles ? Rappelons aux auteurs, professeurs universitaires de psychologie, qu’un tel plaidoyer s’appuie toujours sur les témoignages assermentés de collègues psychologues, voire même de leurs propres élèves…

    Doit-on légiférer afin d’imposer une sentence minimale et empêcher ainsi aux jurés la faiblesse de ces accommodements raisonnables avec des assassins ? Encore là, pas un mot.

    En fait, les auteurs ne proposent rien.

    J’ai lu ce texte comme on lit la transcription des propos que tiennent les angoissés sur le sofa de leur psychiatre. On y voit les états d’âme des auteurs, leurs craintes d’un carnage infanticide au Québec.

    Je remercie donc les auteurs pour ce beau témoignage. Il est bon de verbaliser ses émotions. Mais était-ce vraiment nécessaire de rendre ce texte public ? Si oui, à quelle fin ?
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  • Linda Delorme - Abonnée
    23 juillet 2011 12 h 32
    @B Landry
    «Le coupable lui-même n'accepte pas sa propre violence, il regrette son geste»

    Vous avez des preuves de cette affirmation?
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  • Maurice Gauvreau - Inscrit
    23 juillet 2011 12 h 57
    Brillant mais tordu
    Je suis totalement en désaccord avec ce raisonnement. Il est certes très brillant et bien mené mais je le trouve biaisé et idéologique. J'ai bien plus peur de ce genre de raisonnement fait par des personnes brillantes que par le jugement rendu par les 11 citoyens affectés au procès de M. Turcotte. Pour moi c'est comme si la société avait besoin de faire rouler une tête pour exorciser ses propres démons, au lieu de voir sa propre solidarité avec le mal hoorible qui a été fait.

    Maurice Gauvreau
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  • sawyergordon - Inscrit
    23 juillet 2011 13 h 05
    Un peu de retenue, SVP
    @propusto : monsieur Gagnon, j'ai cru remarquer que vous semblez souffrir chaque fois que j'écris un commentaire. Primo, mes propos ne sont aucunement méprisants. Secundo, je ''réfléchis'' sur ce phénomène depuis maintenant 15 ans. Tertio, vous tentez de me prêter des intentions quant à mes convictions idéologiques, que vous ignorez vraisemblablement. Vous errez, monsieur.
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  • B Landry - Inscrit
    23 juillet 2011 14 h 23
    @ Mme Delorme
    Des preuves de mon affirmation......

    Il me semble qu'à voir son attitude depuis les meurtres, ça me semble évident. Certains diront qu'ils jouent la comédie, mais moi je crois ces pleurs sa peine avouée de la mort de ses enfants. Vous ne croyez pas vous ?
    Il n'a jamais nié avoir commis ses gestes, quelqu'un qui serait fier d'avoir commis un acte violent se serait-il caché sous un lit ou se serait sauvé et nié ?
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  • propusto - Inscrit
    23 juillet 2011 15 h 14
    À sawyergordon
    Vos propos sont effectivement souvent «souffrants» à lire.

    Je ne dis pas que le texte des deux psychologues universitaires règle le problème. Je dis juste qu'il mérite de faire partie de la réflexion et non d'être rejeté du revers de la main. Comme le souligne bien «hyperbolique» ci-haut, le problème est complexe, et la détresse psychologique des hommes en fait partie. Mais à travers vos interventions répétées, vous cherchez à démontrer que la société est méchante à l'égard des hommes victimes de détresse psychologique. Votre réflexion depuis 15 ans semble donc se faire dans un couloir très restraint.

    Michel Gagnon
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    23 juillet 2011 15 h 36
    Ouais !
    Quand on veut absolument écrire quelque chose, on peut écrire de telles choses. Byzantinisme, sans plus.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    23 juillet 2011 16 h 12
    Je lis vos arguments idéologiques qui me rappellent un auteur.
    Il s'agit de Burrhus Skinner qui a écrit: « Par delà la liberté et la dignité». «Burrhus Frederic Skinner est un psychologue et un penseur américain. Fondateur du béhaviorisme radical, il a été fortement influencé par les travaux d'Ivan Pavlov et ceux du premier béhavioriste John Watson. Il a été élu par ses pairs comme l'un des psychologues les plus importants du XXe siècle et aussi comme l'un des scientifiques les plus influents de ce siècle1.» Wikipedia

    Guy Turcotte était un cardiologue qui a donné 19 coups de couteau à l'un de ses enfants. Me semble qu'un cardiologue sain d'esprit n'aurait pas commis un geste semblable. À tout le moins, vraiment sain d'esprit, il aurait pu donner à ses enfants des médicaments assez forts pour parvenir à ses fins, incluant la sienne propre s'il l'avait voulu par la suite.

    Avec des arguments comme les vôtres, nous sommes vraiment très loin du monde scientifique. Surtout quand on mesure l'aune des gestes posés avec la balance dont s'est servie cette population en désaccord avec ce verdict.
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  • Linda Delorme - Abonnée
    23 juillet 2011 16 h 12
    @B Landry
    Bien naïf celui qui croit que ces larmes sont versées sur les enfants plutôt que sur son propre sort.

    Quelqu'un qui a commis ces gestes sans le vouloir se ficherait éperduement de passer le reste de ses jours en prison. En fait, je crois qu'il le désirerait.

    Si j'avais tué mes enfants dans un moment de folie, je serais tellement au désespoir que je demanderais qu'on m'enferme... pas vous?

    Et parlant de l'attitude post-meurtres, je ne crois pas qu'un père aimant attacherait beaucoup d'importance à un sac de patates, un rack à vélo ou un certificat pour un spa!
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  • sawyergordon - Inscrit
    23 juillet 2011 18 h 22
    @ propusto
    Bien, ce que je dis, c'est qu'il existe une problématique masculine qui ELLE, est rejetée du revers de la main par le monde académicien. Quant à votre affirmation selon laquelle ma réflexion est cantonnée dans un couloir ''très restreint'', je vous ferai remarquer, monsieur, qu'à titre d'intervenant de terrain, ce couloir est élargi au Bloc occidental. Par ailleurs, ce qui vous fait ''souffrir'', à mon avis, c'est que je ne partage tout simplement pas vos vues sur la modernité. Et par conséquent, sur ses effets directs - et négatifs - sur la condition masculine.

    Maintenant, et avec ce qui vient de se passer en Norvège, je vous invite à lire - avec impartialité - un texte que j'ai rédigé suite à la tragédie de Tucson l'hiver dernier. Il est intitulé : Tragédie de Tucson : l'art de tourner en rond, et est disponible sur internet.

    Mes respects, monsieur.

    Gordon Sawyer
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  • Mme DesJardins - Inscrit
    23 juillet 2011 23 h 42
    Continuons de réfléchir, comprendre....
    Ce texte, comme bien d'autres, a le mérite d'enrichir le débat. D'aucun cependant ne détient LA VÉRITÉ, la psyché humaine étant beaucoup trop complexe. Dans un passé pas si lointain, l'autisme et la schizophrénie étaient la conséquence d'une relation mère-enfant perturbée! Les mères avaient le dos large...et l'ont bien souvent encore!

    Je ne crois pas qu'enfermer G. Turcotte en prison pour les 25 prochaines années pourrait dissuader des individus, hommes ou femmes, qui voudraient faire comme lui. Tout comme ce n'est pas parce qu'un individu ayant décapité sa mère et jugé non responsable pour troubles mentaux (schizo), que cela banalise pour autant son crime face à l'ensemble de la société. Mme DesJardins
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  • Mme DesJardins - Inscrit
    23 juillet 2011 23 h 43
    suite
    Pour éradiquer la violence domestique exercée par les hommes (les femmes peuvent également être violentes), augmentons plutôt les budgets alloués pour les ressources d'aide offertes aux hommes: un rapport du MSSS en 2009 indique qu'il a investi 86,62$ millions dans les ressources communautaires pour les femmes et 7,83$ millions pour les hommes...faites le calcul!

    LE COUPLE VA TRÈS MAL: que fait-on entre autres pour la difficile conciliation travail-famille? Offre-t-on des services spécialisés GRATUITS ET ACCESSIBLES en thérapie conjugale (surtout pas un coach de vie!)? Que fait-on pour combattre la pauvreté? L'incidence de la violence augmente avec les facteurs de vulnérabilité, dont la pauvreté, laquelle est également intimement associée aux troubles mentaux, ne l'oublions-pas. Certes, ce n'était pas la situation de G. Turcotte, mais si nous voulons extrapoler sur cette tragédie....

    Les institutions sociétales font également violence aux individus, notamment dans le monde du travail (compétition, déshumanisation); il faut savoir dénoncer ça aussi! Certes, il y a des responsabilités individuelles, mais il y a également des responsabilités collectives.

    Enfin, si G. Turcotte est un individu manipulateur, narcissique, hypocrite, pervers, psychopathe...comme plusieurs l'affirment dans leurs commentaires, en conséquence il aurait été, à mon avis, drôlement plus «futé» dans ses lettres après le crime. Penser au rack à vélo, le sac de patates, un chèque de 300$, ses souliers au travail, léguer sa calculatrice à un collègue de travail....démontrent combien il était «à côté de la traque», que ça ne tournait pas rond dans sa tête. L'absence d'émotions est souvent la conséquence d'un choc post-traumatique. Je vous invite à visiter le site web du CH Douglas sur le syndrome du stress post-traumatique.

    G. Turcotte a tenté de se suicider au début de sa détention à Pinel. Je continue à croire qu'il le fera à nouveau,
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  • Jean-Marc Bernard - Abonné
    24 juillet 2011 00 h 24
    Une argumentation tordue au départ.
    Je trouve que votre argumentation repose sur de mauvaises prémisses. Sans me prononcer sur sa valeur d'un point de vue psychologique, votre thèse pourrait se tenir dans le cas où le jury aurait reconnu Guy Turcotte coupable d'avoir tué ses enfants volontairement et en toute connaissance de cause. La conséquence d'une telle déclaration de culpabilité aurait été dans mon esprit que je pourrais considérer possible que moi, qu'un bon père de famille, qu'une personne saine d'esprit puisse commettre un tel crime, d'une horreur extrême, simplement pour se venger de sa femme dont il vient de se séparer. Je considère impossible qu'une personne saine d'esprit puisse commettre un crime aussi monstrueux. C'est plutôt à partir de cette prémisse que vous auriez pu développer votre théorie de la "normalisation indirecte", donnant à la violence une sorte de point de repaire, une sorte d'échelle de valeur. Ce point de référence, cette échelle de valeur ne peuvent exister dans le cas d'un acte posé par une personne qui a perdu la tête.
    Je n'ai pas suivi suffisamment le procès pour me prononcer sur la justesse de la décision du jury, mais je ne considère pas aberrant que les jurés en soient arrivés au verdict qu'ils ont rendu, en fonction des informations détenues.
    Comme psychologues, je vous suggère de vous pencher plutôt sur la réaction populaire qui a suivi l'annonce du verdict, réaction (amplifiée par un journalisme à sensation) fondée sur la tendance "naturelle" à la vengeance nécessitant forcément un coupable, compte tenu surtout de l'atrocité du geste posé. N'est-ce pas pour maitriser cette tendance que notre système de justice, si imparfait soit-il, existe ?
    Permettez-moi de conclure en vous disant que je trouve particulièrement "troublant", pour ne pas dire plus, le troisième paragraphe de votre article. Il s'agit à mon avis d'un énoncé purement idéologique qui repose justement sur cette soif de vengeance dont je vie
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  • B Landry - Inscrit
    24 juillet 2011 02 h 22
    @ Mme Delorme

    Les larmes de cet homme étaient sûrement versées en partie, sur son propre sort, ce qui ne l'empêche pas de pleurer ses enfants aussi et aussi de ce que ça faisait vivre à toutes ses connaissances. Pourquoi se serait naïf de croire en la sincérité de cet homme, s'il a agit dans un moment de folie comme vous dites ?

    Pour ce qui est de l'importance de détails comptable ou de préoccupations factuels , il ne faudrait pas oublier que cet homme était alors enfermé en n'ayant rien d'autres à faire que de penser et si je ne me trompe, il était alors sous médication et dans les premiers jours, médication à ajuster... Doit-on le culpabiliser alors qu'il lui arrive en tête des détails de la sorte pour le sortir de ses souvenirs funestes.

    Pour ma part, et en lien avec l'article des deux auteurs, ce qui m'intéresse n'est pas de vouloir punir plus sévèrement le docteur Turcotte, il a surtout besoin d'être soigné. Plus de punition n'apportera rien de plus valable, les gens ne seront pas plus conscient qu'il est interdit de tuer des enfants, faudrait pas prendre les citoyens pour des cons quand même. Ce qu'il est nécessaire c'est de sensibiliser les hommes à demander de l'aide plus promptement plutôt que d'entretenir une cassette de rumination qui ne risque que de faire bouillir encore plus fort les sentiments et entrainé toutes sortes de réactions. Avec des commentaires comme ceux élaborés par les auteurs on sous-entends trop systématiquement que les hommes sont de mauvaise foi et ne cherche qu'à justifier leur violence. Je ne peux nier qu'il existe de ce genre d'hommes, mais il faudrait surtout promouvoir aux hommes le droit de demander de l'aide sans se sentir ostraciser, parce que toutes les images de violence conjugale ne démontre que des hommes manipulateurs, monstrueux. De nombreux hommes n'osent pas consulter à cause de ses images justement. La violence ne se conjugue pas qu'à un seul temps....
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  • Louis-Georges,Lavoie - Abonné
    24 juillet 2011 08 h 52
    Émotion quand tu nous tiens
    À Propusto
    Wilfirid laurier avait dont raison:"Nous n'avons pas d'opinions que des émotions.
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  • propusto - Inscrit
    24 juillet 2011 10 h 49
    À sawyergordon
    Désirant partager avec vous une attitude respectueuse, j'aimerais clarifier brièvement ma pensée. Je me suis fait un devoir d'aller lire votre texte sur la tragédie de Tucson avec, je crois, impartialité. Je ne crois pas avoir exprimé un désaccord avec la reconnaissance d'une problématique masculine et la détresse vécue par beaucoup d'hommes, quoiqu'il puisse y avoir certains désaccords sur la lecture qu'on en fait. Et je crois que vous exagérez un peu lorsque vous affirmez que «la problématique masculine, ELLE, est rejetée du revers de la main par le monde académicien».

    Ce qui pose problème dans l'affaire Guy Turcotte, ce n'est pas de reconnaître sa détresse mais plutôt le verdict de NON RESPONSABILITÉ. Vous faites référence à la tragédie de Norvège... à la lumière des informations obtenues sur l'auteur de cette tuerie, allez-vous soutenir que cet homme n'est pas responsable de ce qu'il a fait?.

    Je suis un psychologue clinicien professionnel ayant travaillé durant 35 ans en Clinique Externe de Psychiatrie où j'ai eu, entre autres, à apporter de l'aide à beaucoup d'hommes en détresse. Je crois donc connaître un peu la problématique qui est réelle pour beaucoup d'hommes. J'ai appris aussi à faire la distinction entre la souffrance rattachée à une grande détresse, et la victimisation reliée à une manipulation. Les hommes ont besoin d'aide, en particulier pour gérer la perte de contrôle et de pouvoir sur la famille, que leur impose la modernité, autrement que par la violence qu'ils exercent le plus souvent en toute connaissance de cause.

    Je vous inviterais aussi, si c'est possible, à lire le numéro thématique de la Revue Québécoise de Psychologie sur la Garde Partagée que j'ai supervisé et dans lequel j'ai aussi écrit un article intitulé: Les Mythes de la Garde Partagée (Volume 27, Numéro 1, 2006).

    Respectueusement,

    Michel Gagnon
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  • François Dugal - Abonné
    24 juillet 2011 11 h 20
    Enrichissons notre vocabulaire
    Adulte:
    Personne qui assume les conséquences de ses actes.
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  • Alain Marginean - Inscrit
    24 juillet 2011 12 h 27
    Tordue du début à la fin!
    Mme De la Sablonnière et M. Taylor me font peur par leur discours qui est un risque réel à une normalisation...... de celui de M. Boisvenu et par extrapolation à cette démagogie populiste.
    Il serait intéressant d'entendre ces deux grands universitaires sur la suite de leur analyse qui sera sans doute aussi riche d'enseignement concernant le profil de Mme Gaston (tant qu'à faire!) qui est aussi protagoniste à ce divorce qu'elle voulait "réussir "et qui s'est soldé par le décès de ces deux petites victimes.
    À part la répression poste acte (jugement, emprisonnement, etc... et pourquoi ne pas revenir à la peine de mort), quelles recettes nous donnent-ils pour éviter de tels drames puisque que leur discours invoque une notion de normalisation et donc de régulation et de modelisation.
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  • Linda Delorme - Abonnée
    24 juillet 2011 14 h 55
    @ B Landry
    «Pourquoi se serait naïf de croire en la sincérité de cet homme, s'il a agit dans un moment de folie comme vous dites ?»

    La naïveté n'est pas de croire ou non en la sincérité des larmes de Turcotte. La naïveté est de croire qu'il a tué ses enfants dans un moment de folie.
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  • sawyergordon - Inscrit
    24 juillet 2011 15 h 32
    @ propusto
    Merci pour ces précisions. Je vais tenter de me procurer votre article dans les plus brefs délais.

    Gordon Sawyer
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  • François Beaulé - Abonné
    24 juillet 2011 17 h 17
    Les psychologues universitaires ont-ils perdus la boussole?
    Comme plusieurs avant moi dans cette tribune, je déplore la faiblesse de ce texte écrit par des psychologues universitaires.

    Le procès de Guy Turcotte a été dominé par les avis des experts psychiatres engagés par la défense. Les experts engagés par la couronne était d'opinion différente. Les jurés ont dû trancher un débat entre experts. Voilà le coeur de la question. Les jurés ont évalué que l'accusé n'était pas en contact avec la réalité au moment de son crime. Était-ce à eux de faire ce débat?

    C'est sur la question psychologique que des psychologues devraient s'interroger. Les auteurs du texte évitent cette question cruciale, à tort. Le reste de leur texte est du très très mauvais moralisme. Du moralisme à cinq sous.
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  • B Landry - Inscrit
    24 juillet 2011 18 h 04
    @Mme Delorme
    "La naïveté n'est pas de croire ou non en la sincérité des larmes de Turcotte. La naïveté est de croire qu'il a tué ses enfants dans un moment de folie. "

    Franchement c'est décourageant de voir ce genre de commentaire Mme Delorme.
    il y a eu un procès et malgré qu'un jury s'est accordé pour démontrer qu'un homme a dérapé, des gens comme vous continuent à se croire mieux placé pour juger de ce qui s'est passé. Les conséquences d'attitude comme la vôtre, tout comme l'analyse des auteurs, qui continuent de marteler que les hommes ne peuvent pas vivre de détresse et que leur actions sont continuellement motivé par de la rage et de la rancoeur. fait que les hommes resteront cacher plutôt que d'aller chercher de l'aide, car ils sont stigmatisés par ces étiquettes. Suis-je naïf ou ne souffrez-vous pas de votre côté d'une bonne dose d'inconscience et d'ignorance de la réalité du vécu des hommes en ne vous fiant qu'à des stéréotypes. Il y a des hommes violents, ça s'est sûr, mais bon nombre d'hommes quand ils se voient entrer dans une sphère dangereuse, craigne en allant chercher de l'aide de se faire juger. Le cas Turcotte pourrait servir de démonstration pour illustrer ce qui se passe quand on néglige les moments de crise. Que d'admettre une vulnérabilité, ce n'est pas faire preuve de faiblesse et qu'ils seront accueilli comme des êtres responsables.

    Au contraire, il est vraiment désolant de voir deux psychologues comme ceux qui ont écrit ce texte ne pas parler de maladie mentale et de la promotion qu'on peut faire en tirant des leçons de toute cette histoire. Au lieu de continuer de nous raconter des histoires de bonhomme 7 Heures comme si les Québécois étaient incapables de se faire une morale autrement qu'en punissant plus fortement, même ceux qui sont malades, ne devraient-ils pas se préoccuper d'agir en promotion et en prévention, ce serait moins infantilisant.
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  • Athena2007 - Inscrite
    24 juillet 2011 23 h 01
    Le verdict dérange
    Je me demande si le juré était apte à évaluer la santé mentale de Guy Turcotte au moment du crime et qui serait capable de jouer ce rôle. Comment savoir ce qui s'est passé dans sa tête. Est-ce que la rage peut enlever toute lucidité? D'autre part, les psychologues qui ont écrit ici, ont parlé de conséquences indirectes sur les les mentalités et ils n'ont pas tort à mon avis. Qu'une telle violente reste inpunie à cause d'un égarement provisoire reste incompréhensible et rejaillit sur la société entière. C'est une subtilité que certains ignorent dans leurs écrits. Que Guy Turcotte ait perdu la tête ou pas, deux enfants sont morts. Qui dit que Guy Turcotte n'a pas manipulé les psychiatres et les jurés jusqu'au bout? On dit qu'il a paru soulagé au prononcé du verdict. Je trouve cette réaction dérangeante.
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  • André Masse - Abonné
    24 juillet 2011 23 h 45
    Non, INEPTIES
    Comment peut-on raisonner de cette façon et s'annoncer comme psychologues???

    On peut tuer, Hitler et de nombreux chefs de pays l'ont proposé,

    On peut voler, nos dirigeants le font ou organisent des réseaux,

    On peut violer des grands de ce monde le font et l"ont fait,

    Et on ne peut pas réfléchir de soi-même,

    L' estime de soi se construit de l'intérieur en vérifiant ses réussites et en se comparant aux meilleurs,

    Le texte doit être un test pour faire réfléchir les Professeurs de Juste pour Délirer
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  • amaranta - Inscrit
    25 juillet 2011 00 h 41
    C'est parti!
    Pourquoi tant d'agressivité envers ces deux psychologues? Les intellectuels ont aussi le droit de s'exprimer. Les experts qui ont témoigné sur l'état mental du DR Turcotte étaient eux aussi des universitaires. Pourtant vous les avez crus. Il s'agissait de déterminer si Turcotte était perturbé mentalement au point de ne pouvoir discerner le bien du mal. Sur cette question, les experts, psychiatres ou psychologues, ne s'entendent pas. À vous lire si nombreux à défendre le verdict, et ce, sans aucune nuance, on pourrait en conclure que la normalisation de la violence a déjà commencé.
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  • Linda Delorme - Abonnée
    25 juillet 2011 06 h 43
    @ B Landry
    Toute une généralisation que voilà! Est-ce que j'ai parlé "des hommes"? Non. J'ai parlé de Turcotte et uniquement de Turcotte.

    Vous voulez faire la promotion de la santé mentale des hommes, les convaincre de consulter quand il est temps, soit. Mais ce n'est pas une raison pour disculper d'emblée des hommes comme Turcotte. Cette attitude nous prouve justement les dangers d'un verdict tel que celui auquel on a eu droit dans ce procès. Vous seriez prêt à passer n'importe quoi aux hommes sous prétexte de maladie mentale. Dans ce cas, disculpons toutes les personnes qui tuent, en état d'ébriété, au volant puisque l'alcoolisme est reconnu comme étant une maladie.

    Si vous êtes un intervenant auprès des hommes en difficulté, vous devriez avoir honte de récupérer l'affaire Turcotte pour faire la promotion de votre cause, aussi noble soit-elle. Procès, vous dites? Il n'y a pas eu procès. Il y a eu apparence de procès. Des psychiatres qui arrivent tous au même diagnostic, mais pas aux mêmes conclusions. Ces conclusions ne sont que des OPINIONS, pas des preuves. Un juge qui omet de faire le résumé de la preuve de la Couronne lors de ses recommandations au jury. Un juge qui ordonne au jury de ne pas tenir compte du témoignage du psychiatre de la Couronne. Un jury composé de citoyens sans aucune connaissance en psychiatrie pour s'y retrouver dans tout ce charabia. Un jury qui a assisté pendant 3 mois aux pires horreurs. Un jury épuisé physiquement, psychologiquement et émotionnellement. Un jury mal équipé pour prendre une décision.

    Turcotte a délibérément choisi de lire les courriels après avoir couché ses enfants. Il a délibérément choisi de chercher sur le net un moyen de se suicider, pendant 1h30. Il a délibérément choisi de déboucher le lave-glace. Tout ça, sachant que ses enfants dormaient à l'étage.

    Êtes-vous en train de dire qu'il faut prendre en pitié un homme qui préfère tuer ses enfants plutôt que demander
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    25 juillet 2011 06 h 51
    Folie temporaire?
    C'est une folie temporaire de battre sa femme ou ses enfants. C'est une folie temporaire la rage au volant. C'est une folie temporaire que de voler à l'étalage, etc. etc. Ces agissements deviennent donc acceptables dans la société. L'avortement n'est pas une folie passagère, mais il est acceptable pour la société e a tendance à déterminer ce qui est acceptable ou non.
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  • Linda Delorme - Abonnée
    25 juillet 2011 08 h 07
    @ B Landry (suite)
    ... de l'aide et risquer de passer pour une mauviette?
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  • Denis Marseille - Inscrit
    25 juillet 2011 08 h 51
    En tout cas...
    Ce texte a permis d'approfondir le débat, les commentaires et les échanges.

    Je pense que les auteurs de ce texte ont raison. L'affaire Turcotte, veut, veut pas, est entrain de devenir la nouvelle norme sociale de cette banalisation de la violence faite aux enfants.

    En d'autres mots, on dira:« Il les a tué pour leurs biens dans un moment d'égarement.»

    Parce qu'il en était le père, la société est prête a en atténué la portée. Et pour en arriver à ce verdict, on escamote de notre pensée le fait que le petit Olivier a supplié son père d'arrêter.

    Non-responsabilité, vous dîtes...
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  • B Landry - Inscrit
    25 juillet 2011 09 h 10
    @Mme Delorme
    Vous parlez seulement de Turcotte, mais Turcotte est un homme et ce qu'il a vécu est caractéristique de ce que peuvent vivre bien des hommes en ruminant leurs problèmes, en négligeant de consulter, en s'imaginant qu'ils peuvent régler leur problème seul, c'est tout ce que je veux récupérer de l'histoire Turcotte. Un exemple de ce qui peut se passer. Que la responsabilité criminelle de Turcotte soit reconnue différemment qu'actuellement ou maintenue importe peu. L'exemple du risque de déraper quand on se croit trop fort est là. L'exemple de Turcotte doit en être un qui démontre les vulnérabilités, extrêmes je l'admets, mais il reste un humain qui a failli et si on continue de stigmatiser, sans reconnaitre ces vulnérabilités, les hommes auront peur de se faire juger et ne consulteront pas.

    En somme ce que j'ai également dit c'est que de reprendre ce procès pour punir plus sévèrement est inutile à mon avis. L'intérêt social ne sera pas mieux servi. Les gens savent qu'on ne tuent pas nos enfants, c'est risible de croire que les gens vont banaliser leur propre acte de violence en se comparant à Turcotte, car il est coupable et son geste est condamné y compris par lui-même, passons à une autre étape et aidons les hommes, les femmes, les couples en crise à surmonter cette étape de leur cheminement. Ces 2 enfants sont morts, l'auteur le reconnait, il ne s'en est jamais caché, il dit le regretter, ce que vous semblez douté en allant jusqu'à prétendre que toute une organisation juridique se soit trompée, on pourrait en discourir pendant des jours.
    Je vous fais juste remarquer qu'en matière de psychologie, principalement en psychodynamique, les preuves scientifiques sont rares, alors si vous vous attendez à ce type de démonstration vous allez être déçu, on a toujours affaire à des opinions. Que ce soit des hommes qui sont jugés ou des femmes.

    Je vous souhaite une bonne journée
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  • B Landry - Inscrit
    25 juillet 2011 09 h 36
    @Mme Delorme (suite)
    Le fin de votre commentaire est apparu après que j'ai eu répondu et je crois qu'il mérite de spécifier....

    Vous dites:
    "Êtes-vous en train de dire qu'il faut prendre en pitié un homme qui préfère tuer ses enfants plutôt que demander... de l'aide et risquer de passer pour une mauviette? "

    Au même titre que tout l'argumentaire des auteurs du texte en intro, qui s'inquiètes de l'impact psychologique, symbolique du jugement Turcotte, je m'inquiètes également de l'impact de la non reconnaissance du statut malade que l'on veut forcer cet homme. J'ai l'impression de me répéter, mais je crois cela nécessaire, les hommes ont besoin de voir que l'on admet et accueille leur vulnérabilité afin d'éviter de se rendre jusqu'à porter des actes inadmissibles. Ce n'est pas le titre de mauviette qui leur fait peur, c'est de se faire étiqueter "monstre", regarder avec des yeux condescendants lorsque certains admettent des actes qu'ils regrettent. C'est dommage car il y a beaucoup d'endroits pour les accueillir, mais on doit appuyer ces efforts... c'est ce que je veux faire
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  • Anne Marie Miller - Inscrite
    25 juillet 2011 10 h 00
    @B.Landry
    Vous traduisez parfaitement mes réflexions quant aux réactions du public sur ce délicat sujet, M. Landry! D,accord avec vous dans vos réponses et vos analyses!
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  • Serum de verite - Inscrit
    25 juillet 2011 10 h 30
    LE MONDE À L'ENVERS !
    À tous ceux qui croient que le verdict de non-responsabilité criminelle est juste, dans l'affaire Turcotte... C'est malheureux d'en venir à cela, mais vous devez enlever vos oeillères et cessez d'être lâche donc, regardez GRAND la scène suivante: QUE TOUS LES MASSACRES D'ENFANTS NE SOIENT PLUS JAMAIS PUNIS, CAR QUI TUENT TOUT ÊTRES INNOCENTS, LE FAIT ET LE FERA CERTES DANS UN "MOMENT DE FOLIE", ÇA VA DE SOI !!
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  • Anne Marie Miller - Inscrite
    25 juillet 2011 10 h 50
    Ce que je crains...
    Ce qui me rend mal à l'aise dans ce texte et ce avec quoi je ne suis pas d'accord, c'est l'équation peine sévère et dissuation . Il me semble bien que l'erreur de cette assertion a été maintes fois démontrée. La solution est ailleurs et que la population n'a nullement besoin de peines exemplaires pour reconnaître l'horreur et l'absurdité des crimes.
    Ce que je crains par contre... c'est la réaction du public.
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  • simon dallaire - Inscrit
    25 juillet 2011 14 h 11
    De l'aide
    Quand on souffre, on demande de l'aide that's it. Personnellement, j'ai toujours eu en horreur la violence verbale et physique. Je suis assez indépendant d'esprit pour faire la part des choses entre un show d'avocats-experts et la réalité. Tuer ou violenter n'aura jamais sa place au Québec. Le vrai enjeux de l'histoire Turcotte ce n'est pas la normalisation de la violence, mais la médiatisation du procès pour meurtre.
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  •  
  • Anyna - Inscrit
    25 juillet 2011 14 h 43
    Théorie
    Bonjour,
    La théorie est une connaissance spéculative, qui n'a rien à voir avec la pratique.
    Ce qui me semble le plus important pour moi, est le père, qui lui va en subir les effets pour un bon moment.
    Merci
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  •  
  • Fernande Trottier - Abonnée
    25 juillet 2011 14 h 50
    Après le tsunami...
    Après le tsunami d'injures, de colère, d'agressivité, de méchanceté qui a déferlé,
    voici qu'on décide d'aller en appel suite au verdict rendu; peut-être veut-on calmer cette colère qui n'est pas divine, loi de là ! Le coach de vie, qui l'a choisi ?
    C'est la dernière personne que je consulterais... G. Turcotte était un bon papa, c'est la maman qui le dit. Il n'était pas violent, etc., etc. J'ai toujours cru et je le
    crois encore, qu'il lui a fallu perdre contact avec la réalité pour poser ce geste inqualifiable. Ses enfants étaient tout pour lui. Qui sommes-nous pour juger ses larmes et le juger tout court ? Nous serons jugés avec la même mesure que nous aurons prise pour juger les autres. J'ai une entière confiance au Jury. Les sept femmes et quatre hommes qui ont fait un travail de titan, sont certes aussi des papas et des mamans, ont jugé M. Turcotte suivant leur âme et confiance, avec leur sagesse, honnêteté, et bon sens. Pas besoin d'avoir un diplôme universitaire pour avoir du jugement, ils savent des choses que nous ignorons et c'est bien ainsi car cela leur appartient. Je partage l'avis de B. Landry. Puisse l'été calmer les esprits... prenons du temps pour réfléchir ce sera bon pour tout le monde !
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  •  
  • Maurice Gauvreau - Inscrit
    25 juillet 2011 15 h 59
    Famille dysfonctionnelle
    N'oublions pas que les Turcotte, Lépine, Hitler et cie, tout comme le tueur norvégien sont des membres de la famille, de la famille humaine. On voudrait bien les en exclure en les traitant de fou ou de criminel, les zigouiller ou les expluser en prison pour la balance de leurs jours mais ils seront toujours de notre famille. Et quand survient un drame dans une famille, qu'est-ce qu'on fait? On réagit du mieux qu'on peut puis on réfléchit sur ce qui dans pas fonctionné. Si on ne fait que pardonner ou condamner on se donne peut-être une certaine satisfaction mais on n'a rien réglé, on n'a pas progressé. Hé oui, il y a parfois du dysfonctionnement dans la famille et tous les membres devraient s'y intéresser.
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  • Serum de verite - Inscrit
    25 juillet 2011 21 h 50
    WOW...
    WOW, je ne peux que réagir très négativement envers ceux qui élève le juge, le jury, voir même Turcotte. Je suis inquiète de constater qu'il y a beaucoup de gens qui acceptent l'inacceptable. Certes, il y en aura plusieurs qui croiront que je veux obtenir vengeance tout simplement puisque je condamnerais, sans peur, sans pitié et sans lâcheté, Guy Turcotte ainsi que tous les tueurs de pauvres gens innocents et ce, que les meurtriers soient ou non malades mentaux, mais sachez que jamais je ne condamnerais sans preuve, ce qui n'est pas le cas ici, est-ce assez clair !

    Hey "les endormis", réveillez-vous... que diriez-vous si vos enfants, le fruit de vos entrailles, ceux dont vous chérissez, ceux dont vous dites aimer de tout votre coeur, ceux pour qui vous seriez prêt à mourir, enfin, c'est ce qu'on entend souvent ! Que diriez-vous si vos enfants, purs et innocents, vos tout petits sans défense, recevaient plusieurs coups de couteau, se ferait abusé sexuellement, sodomisé, violenté, massacrés etc... hein ? Allez, soyez honnête, auriez-vous écris les mêmes commentaires ?! Si vous répondez OUI, alors là, je ne comprendrai plus rien aux humains, heu... c'est-à-dire, je comprendrai tout !

    Bon, c'est décidé, je m'en vais vivre dans la jungle... je me sentirai plus en sécurité !
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  • jocelync - Inscrit
    25 juillet 2011 22 h 03
    Justice et psychologie n'ont pas les mêmes rôles sociaux !
    C'est évident que pareil verdict crée un risque énorme de banalisation de la violence mais il crée également un profond sentiment d'une justice à multiple vitesses pour tous ces gens de classes sociales inférieures à celle de Turcotte qui ont été sévèrement châtiés pour des gestes d'une gravité incomparable.
    Il m'apparaît que le jury est allé beaucoup trop loin dans l'importance qu'il a accordé aux circonstances atténuantes entourant ce crime mais ce n'est pas une raison pour se positionner maintenant dans l'autre extrême qui ne tient compte que des conséquences sociales d'un pareil crime sans accorder la moindre attention aux circonstances ayant amenées Turcotte à agir de la sorte.
    Les répercussions sociales sont une chose mais un traitement juste et équitable basé sur la vérité et une compréhension éclairée de ce crime en est une autre tout aussi sinon plus importante car la justice ne doit pas être avant toute chose qu'un simple garde-fous social contrairement à votre profession.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    26 juillet 2011 00 h 51
    Après le tsunami...
    Correction : ont jugé M. Turcotte suivant leur âme et confiance, avec leur sagesse, honnêteté,

    Il faudrait lire : ont jugé M. Turcotte suivant leur âme et conscience, avec leur
    sagesse, honnêteté et bon sens.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    26 juillet 2011 06 h 58
    Folie?
    On peut être fou et savoir ce qu'on fait. Nous sommes responsables de ce que nous faisons quand nous savons ce que nous avons fait. C'est le cas de Turcotte. Pas besoin d'être un psy pour savoir ça.
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  • Serum de verite - Inscrit
    26 juillet 2011 07 h 03
    Un monde de fous...
    Il y avait Jack l’Éventreur
    À Boston, c’était l’Étrangleur
    Hitler et Staline, les pires tueurs
    Et Hannibal, le cannibale

    Les autres qui découpent leurs victimes
    Éparpillées sur scène de crimes
    Et ceux qui les enterrent vivantes
    Comme dans les bons films d’épouvante

    Massacres par-ci, massacres par-là

    Il y a des maîtres sataniques
    À l’allure plutôt angélique
    Qui se réjouissent comme des sadiques
    Avec leurs plans diaboliques

    Et des maniaques à la hache
    Qui s’amusent en jouant à cache-cache
    Sans oublier les fanatiques
    Qui empoisonnent à l’arsenic

    Massacres par-ci, massacres par-là

    Je suis une proie parmi tant d’autres
    Je ne m’aventure plus à l’aube
    Pour ne pas me faire attaquer
    Par un taré en liberté

    Je redoute tous ceux que je vois
    Même ceux qui ont l’air de bonne foi
    Et la terreur s’empare de moi
    Lorsqu’un regard se pointe sur moi

    Massacres par-ci, massacres par-là

    Dans ma maison à la campagne
    Fusils et bombes m’accompagnent
    Il ne manque plus qu’un char d’assaut
    Pour déclarer la guerre tout haut

    Je sursaute en voyant mon ombre
    Il est temps de creuser ma tombe
    Ce monde de fous en liberté
    M’a rendu complètement cinglé

    Massacres par-ci, massacres par-là

    © Francine Minville
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  • Jarimoe - Inscrit
    26 juillet 2011 10 h 47
    Messieurs, de quoi avez-vous peur ?
    J'ai pris connaissance de nombreux commentaires de ces messieurs, majoritairement, sur cet article, intéressant à mon avis sur l'acceptabilité de la violence. Mais de quoi avez vous peur ?
    Certains se plaisent à utiliser des mots "universitaires" tout en blâmant les "universitaires"... d'autres nous parlent de "condition masculine", maintenant que les femmes font valoir leurs droits, certains messieurs se sentent victimes ayant perdu un pouvoir abusif...
    la folie de Guy Turcotte, la folie ou la rage d'avoir perdu le contrôle, les deux s'apparentent particulièrement... la rage fait aussi perdre la tête ! Guy Turcotte avait les moyens de se payer un bon avocat, un plaideur théâtral qui a fait ce pourquoi il était payé, le faire acquitter.
    Si Guy Turcotte avait été un simple ouvrier, sans économie, il aurait été condamné pour le meurtre de ses deux enfants. Cessons de faire l'autruche, plaider la folie passagère et se rappeler des détails du meurtre, se cacher à l'arrivée des policiers, harceler son ex-conjointe pour des peccadilles à la suite des meurtres, cet homme est un violent qui avait les moyens de se payer un avocat, c'est tout !
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  • Catherine St-Laurent - Inscrit
    26 juillet 2011 16 h 00
    Surprise
    Je ne comprends pas pourquoi cet article est si mal reçu. Le texte est certes assez didactique et désagréablement répétitif, mais les craintes qui y sont exprimées sont fondées (chacun étant plus bêtement tordu qu'il ne se l'imagine ou n'ose se l'admettre), et les voeux y sont honorables, quoique lucidement pessimistes.
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  • Pier-Luc Theberge - Abonné
    26 juillet 2011 19 h 08
    Pente fatale?
    Merci aux auteurs de leur excellent exemple du sophisme de pente fatale.

    Les gens semblent oublier que monsieur Turcotte est très loin d'être libre. Il risque de passer de nombreuses années en institut psychiatrique et d'encore plus nombreuses années à se faire suivre par une panoplie de médecins. Est-ce beaucoup plus enviable que la prison?

    Votre argument sur la comparaison tient la route à mon avis. Dans toute cette histoire, les médias n'ont fait qu'accentuer la hargne populaire en écrivant en très gros "NON CRIMINELLEMENT RESPONSABLE" et en négligeant de mentionner qu'il n'était tout de même pas sorti du bois côté psychiatrie. Cela peut alimenter la comparaison telle que vous la décrivez. Si ces derniers avaient fait leur travail correctement, on n'en serait pas là.

    Il est à mon avis crucial de départager responsabilité criminelle et maladie mentale pour qu'une telle perception ne soit plus.
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  • jocelync - Inscrit
    26 juillet 2011 21 h 19
    @ C. St-Laurent
    Si comme les auteurs, vous partagez l'opinion que tout jugement de justice est inadmissible ou foncièrement mauvais s'il est porteur du moindre germe d'une création d'une "normalisation de violence au Québec, et plus particulièrement à l'égard des femmes et des enfants", je comprends alors votre déception à la lecture des différentes opinions.
    Cependant, sans nier l'importance de combattre cette forme de violence, je ne peux accepter une croisade visant à éliminer systématiquement et drastiquement tout ce qui pourrait entraîner de près ou de loin la possibilité d'impact sociétal pouvant éventuellement faire germer une telle normalisation sinon le fanatisme n'est pas bien loin.
    Les énergies sociales ne doivent pas être axées uniquement sur cet objectif sans risquer de déséquilibrer d'autres priorités comme la violence faite aux hommes par exemple ou autres priorités qui préoccupent également la population en général.
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    27 juillet 2011 05 h 00
    «J'ai, un jour inqualifiable de ma vie et dans celle de moult gens, tué...
    Le 18 février 1989, dans la plus totale désorganisation de ma personne, j'ai effectivement enlevé la vie à un être humain. Le jugement rendu par le tribunal en accord, semble-t-il, avec les gens de La Couronne et de la Défense en a été un «d'homicide dit involontaire». Je n'ai fait que survoler vos commentaires...certains de vos propos m'ont particulièrement touché dont celui parlant de «l'adulte....responsable des conséquences de ses gestes...» En 1989, j'étais un être humain quasi totalement incapable de comportements responsables...la vie «de barreaux de chaise» que j'ai menée antérieurement à mon délit m'en est d'éloquentes références. J'ai eu besoins de prison et de pénitenciers pour me mettre du «plomb dans la tête...» et du coeur au coeur. Une de nos ex-employées me confiait un jour, post-carcéral, que j'avais eu besoins d'emprisonnements pour «M'HUMANISER». Elle avait totalement raison. J'ai été en proie à trois simultanées psychoses. Lire ici : émotionnelle-rationnelle et spirituelle et j'y ai suivi trois thérapies. J'ai été, libre de pénitenciers, PRISONNIER, de ma descente aux enfers pendant plus de VINGT ans. M. Guy Turcotte n'en a PAS fini...la folie permanente le guette. Elle pourrait même lui servir de «survie» Je suis un être humain PRIVILÉGIÉ de pouvoir m'exprimer en ce moment. Je pèse mes mots.
    Pour celles et ceux intéressés à en savoir plus : www.unpublic.gastonbourdages.com
    Je termine avec une des très nombreuses et extrêmement exigeantes prises de conscience débutées en prison et dans les différents pénitenciers «habités» dont un séjour à Ls.Ph.Pinel : «J'ai tué par orgueil, par lâcheté et par vengeance»
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen
    écrivain en devenir
    Saint-Valérien de Rimouski
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    27 juillet 2011 05 h 15
    LA VIOLENCE COMME MOYEN EXUTOIRE ...
    aux souffrances non exprimées. Est-ce possible ? Je soupçonne avoir été «CONÇU« dans la violence...je soupçonne que maman a été violée par papa...est-ce possible ? Je pense que maman n'en a DU TOUT voulu de «NOTRE» grossesse. Je pense que maman a fait «Eurk!» au moment de ma conception...et moi dans tout «ÇA» ? J'ai, pendant des années, mené une vie de «fou». Et j'ai accumulé....accumulé et en thérapies, pré-drame, je me suis «sauvé» à chaque fois que la ou le psy. s'approchait de ma problématique tant j'avais peurs d'aller voir les squelettes de mon propre placard de vie. Et LÀ est UNE de mes responsabilités....celle de ne pas avoir fait le ménage. Un jour, à brûle-pourpoint, alors en silence et en méditations, j'ai d'un seul trait écrit :« Dès le moment de ma conception, je me sentis rejeté....pauvre elle...de la façon dont je fus fait....mais il ne connaissait pas mieux» C'était une sinon LA clef de l'ensemble de mes problèmes...mais je ne suis jamais allé consukter là-dessus : le rejet.
    Je m'arrête ici...j'ai écrit sur «mon» histoire de vie.
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain en devenir
    Saint-Valérien de Rimouski
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • Linda Delorme - Abonnée
    27 juillet 2011 07 h 43
    @ Gaston Bourdages
    Monsieur, dites-moi, si vous aviez été jugé non criminellement responsable de ce meurtre, si vous aviez évité toutes ces années de prison, croyez-vous que vous auriez fait ce cheminement intérieur? Croyez-vous que vous seriez allé consulter de votre propre chef?
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  • Trobadorem - Inscrit
    27 juillet 2011 08 h 12
    Merci à Gaston pour son témoignage...merci d'avoir pris responsabilité de votre vie au dedans de vous....
    ...un témoignage qui donne du courage...à l'humilité et au pardon de soi-même.

    Je suis heureux de savoir que vous êtes sorti de cette enfer.
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  • Personne - Inscrit
    27 juillet 2011 12 h 34
    assumer ses actions
    tous ceux qui commettent de tels crimes ne sont pas sains, mentalement. ..
    Alors... pourquoi des procès qui enrichissent les avocats et coûtent beaucoup de $$$ aux contribuables! Fermons nos prisons et ouvrons des hopitaux psychiatriques ??
    Arrêtons de déresponsabiliser les individus: c'est la faute des parents, c'est la faute de l'école, c'est la faute de la police, c'est la faute de sa femme, c'est la faute de son état mental...
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  • François Beaulé - Abonné
    27 juillet 2011 14 h 15
    Suggestion pour améliorer la justice
    Si l'avocat qui défendait le Dr Turcotte a réussi à convaincre le jury, c'est qu'il s'appuyait sur les opinions de psychiatres engagés pour se prononcer en faveur de l'accusé. Les psychiatres de la défense ne s'entendait pas avec les psychiatres de la couronne. Les jurés ont été obligés de trancher un débat entre experts.

    Pour éviter une telle situation, 3 psychiatres devraient être sélectionnés d'une façon similaire à la sélection des jurés. Ils ne seraient pas sélectionnés ni payés ni par la défense ni par la couronne. Ce sont ces experts qui présenteraient une opinion unanime devant la cour.

    Maintenant, revenons à la question de l'influence du verdict sur la société. Si des experts indépendants de la défense s'étaient prononcés unanimement sur une folie temporaire et transitoire de l'accusé, le public admettrait que la preuve de cette folie induit logiquement un verdict de non-responsabilité criminelle.

    Répétons que les élucubrations des deux profs d'université sont farfelues. La révélation des gestes commis par Guy Turcotte ne peut aucunement être une incitation à la violence. Bien au contraire. Personne ne va tuer ses enfants en croyant s'en tirer avec un verdict similaire. Si les parents ne tuent pas leurs enfants, ce n'est pas parce qu'ils ont peur de subir une longue peine de prison. Les auteurs de ces élucubrations font l'hypothèse farfelue que les procès sont des écoles sur l'art d'éduquer ses enfants ou sur la façon d'être en relation avec eux ou entre conjoints.

    S'il fallait que la morale, ou la définition du bien et du mal, de l'acceptable et de l'inacceptable, soit le résultat d'un verdict contestable, nous serions rendus bien bas. Le problème serait social ou «sociétal» comme le terme employé par les auteurs. Quelles sont les structures sociales responsables de définir, de cultiver et de partager la morale? Traditionnellement, c'était la religion et l'école. L'école s'adressant aux enfant
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  • François Beaulé - Abonné
    27 juillet 2011 14 h 40
    Justice et morale(suite)
    ...et la religion n'étant plus pratiquée par la plupart des Occidentaux, les adultes sont laissés à eux-mêmes dans la mentalité libérale. Sauf si la preuve est faite devant un tribunal qu'ils ont contrevenu à une loi. Le cas du Dr Turcotte est révélateur. Ses parents sont très religieux mais lui ne l'est pas. Il a peu d'amis quand il est trompé puis abandonné par sa femme. Jusqu'à ce soir d'hiver 2009 et depuis la naissance de ses enfants, il est un père doux et affectueux et il ne bat jamais ses enfants ni sa femme. De par l'éducation de ses propres parents et les valeurs dominantes dans la société québécoise, il est contre la violence. Mais il n'a pas le support social et moral pour passer à travers la situation dans laquelle sa femme le plonge. Le reste s'explique par sa faiblesse psychologique et peut-être par une part de méchanceté qui est présente chez beaucoup de gens, hommes et femmes.

    Les crimes démentiels sont difficiles à expliquer. Les meurtres de Polytechnique et de Dawson, de Virginia Tech et de Norvège ont été perpétrés par des personnalités troubles dont l'intégration sociale était faible. Les liens entre les individus et la société sont complexes. L'idéologie libérale ne rend pas compte de cette complexité. Non plus que les conceptions simplistes de nos deux psychologues universitaires.
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    27 juillet 2011 15 h 12
    @ Madame Delorme...
    Que je trouve votre question fort pertinente et intelligente. J'y réponds : Non. Au risque de «faire lever des cheveux sur la tête», je suis, vingt-deux ans plus tard, heureux d'avoir fait prison et pénitenciers. Y «être client» se voulait un MINIMUM ESSENTIEL. «Mon» avocat et moi avions aussi «regardé» cette alternative, à l'époque, de me faire interner à St-Michel Archange. Quelque chose en moi me «disait» que...une autre fois...je fuierais mes responsabilités et que j'avais alors à faire face à «la musique»...un concert que je ne souhaite à aucun être humain sur cette planète...J'en ai bavé un coup pour pouvoir vous «jaser» en ce moment. C'était un des prix à payer...prix NON INCLUS dans la sentence du tribunal de l'époque et COMBIEN d'aides j'y ai reçues pour en arriver à «m'en sortir». J,ai tant et tant de raisons de dire et redire MERCIS. Je n'ai qu'à regarder «où j'étais?» et le «où je suis?» ou encore le «où j'en suis?» pour aujourd'hui, demain, je verrai...un seul mot me monte MERCIS!
    Tout comme je vous remercie Madame.
    Gaston B.
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    27 juillet 2011 15 h 15
    @ trobadorem
    Bonjours ensoleillés à vous que je remercie pour ces mots fort nourrissants. Oui, à vous lire, mon coeur, mon esprit et mon âme se «portent....plus mieux...je souris»
    Mes respects à vous,
    Gaston B.
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • Linda Delorme - Abonnée
    27 juillet 2011 16 h 33
    @ M. Bourdages
    Merci de votre honnêteté M. Bourdages. Vous êtes la preuve vivante que la réadaptation est chose possible, mais qu'elle ne se fait pas à grands coups de pitié et de déresponsabilisation. Je n'ai aucun doute sur ce que vous avez dû traverser pour en arriver où vous êtes aujourd'hui.

    Ça prend beaucoup de courage et d'intelligence pour arriver à comprendre que, au final, on est victime que de soi-même. L'autocritique est, pour certaines personnes, une compétence très difficile à acquérir. Vous avez passé le test haut la main.

    Je travaille en toxicomanie, un milieu passablement criminalisé, et je vous assure que vous pourriez faire une tournée de conférences sur votre propre vécu.

    Vous en aideriez plus d'un...
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  • Yves Tison - Inscrit
    27 juillet 2011 17 h 02
    Le Tsunami...colère ou inquiétude?
    Fernande Trottier (lundi 25 juillet 2011 14h50. Re.: Après le tsunami...)

    Vous écrivez « J'ai une entière confiance au Jury ...(ils) ont jugé M. Turcotte suivant leur âme et confiance (?) , avec leur sagesse, honnêteté, et bon sens. Pas besoin d'avoir un diplôme universitaire pour avoir du jugement...»
    On sait maintenant que le sort de Turcotte s’est joué sur un fond de confrontation entre les experts de chacune des parties ( on se souviendra que le jury a demandé de réécouter les enregistrements )... On est en droit de se demander «si des papas et des mamans» ont vraiment la compétence requise pour déterminer laquelle entre toutes ces expertises contradictoires est à retenir... certainement «un travail de titan»... Une charge peut-être un peu trop lourde pour du monde ordinaire ?
    Il reste que au delà du sort de l‘accusé, c’est le verdict lui même qui inquiète les organismes et les particuliers qui oeuvrent dans le domaine de la prévention contre la violence familiale. Les conséquences en seront difficile à évaluer mais on peut s’attendre à ce qu’il favorise une certaine déresponsabilisation chez les éventuels agresseurs.
    Ce texte signé par ces deux universitaires va donc dans ce sens et mérite qu’on s’y attarde même si l’argumentaire peut sembler boiteux à certains égards.
    Il reste que l’affaire est un cas typique d’extrême violence conjugale et aurait dû être jugé comme tel. Turcotte acceptait mal la séparation qu’il vivait comme un rejet plutôt qu’un échec. Il aura laissé consciemment son état mental se détériorer jusqu’au point de non retour alors qu’il avait les moyens financiers et intellectuels d'obtenir de l’aide.
    Turcotte n’est pas un malade mental, c’est un meurtrier . Il aurait dû recevoir la sentence en conséquence.
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  • Léandre Nadeau - Abonné
    27 juillet 2011 18 h 46
    Un texte de propagande
    Le texte des deux professeurs est très décevant. Sur un sujet aussi dramatique pour tous les Québécois et Québécoises, on se serait attendu à ce que les deux professeurs d'université fassent un réel effort de réflexion pour nous aider à comprendre ce drame d'une part et le verdict des onze jurés d'autre part. Ils ont plutôt choisi de nous livrer un texte qui par le procédé qu'ils emploient peut être assimilé à de la propagande. En effet, sur près d'une trentaine de paragraphes occupant les trois-quarts d'une page du Devoir, les deux professeurs répètent dans des phrases légèrement remaniées que le verdict va encourager les gens et en particulier les hommes à se laisser aller à la violence envers leur conjointe et leurs enfants. Il aurait suffi qu'ils énoncent leur hypothèse dans un seul paragraphe, car ils n'ajoutent aucun argument, ni développement pouvant aider la réflexion. Ils répètent et répètent pour nous convaincre de leur point de vue. De la propagande, comme l'a fait durant trois mois le canal TVA-LCN, pour stimuler les bas instincts du peuple et gonfler les cotes d'écoute. Aucun respect pour les onze jurés, aucun respect pour le juge, aucun respect pour notre système de justice. Pas étonnant que nos ayatollas se déchaînent pour réclamer vengeance et transformation du système de justice. Le texte des deux professeurs est de la même eau, malgré ses beaux habits.
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  • Micahela - Inscrit
    27 juillet 2011 20 h 29
    J'EN REVIENS PAS!
    Ce texte a été pensé par deux psychologues! Quel raisonnement simplice! Ça fait peur.
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  • B Landry - Inscrit
    27 juillet 2011 21 h 11
    Bravo M. Bourdages
    Pour votre démarche, c'est honorable et vous démontrez que même derrière les actions irréversibles faites par certains hommes , il y un humain qui a ses raisons pour avoir agit ainsi. De votre coté vous avez été accusé et condamné au 2 degré et vous dites qu'au moment de vos actes
    "En 1989, j'étais un être humain quasi totalement incapable de comportements responsables...la vie «de barreaux de chaise» que j'ai menée antérieurement à mon délit m'en est d'éloquentes références. J'ai eu besoins de prison et de pénitenciers pour me mettre du «plomb dans la tête...» "
    J'aurais le goût de vous demander devrions-nous fournir plus d'aide aux hommes et si oui en vous permettant de verbaliser votre colère interne pour la canaliser et ainsi éviter que cela devienne une rage incontrôlable ? ou auriez-vous été plus ouvert à consulter si l'image véhiculée des hommes avec violence n'ait été que celle de monstre incontrôlable ?
    Condamné après avoir commis l'irréparable c'est nécessaire, la justice est là pour ça, mais le mieux serait de trouver des moyens pour permettre aux hommes de se prendre en mains avant me semble.
    Pour se responsabiliser je ne crois pas qu'il soit nécessaire de tout prendre sur ses épaules, de se culpabiliser de tout ce qui nous est arrivé, il s'agit de choisir ce qui va nous arriver dans le futur et d'assumer l'être humain que la vie a forgé de nous.
    Je crois que M. Turcotte a ce chemin à faire aussi, li a déjà deux ans en institution de fait, il pleure ses enfants lui-aussi et son temps en institution devra être évaluer par des psychiatres avant de sortir. Dernières questions pour vous: Croyez-vous qu'il a besoin d'une peine de criminalité plus lourde pour se réhabiliter ? Croyez-vous aussi comme plusieurs que le verdict qu'il a reçu donnera le message que la violence est banalisée au Québec ?
    Ou comme je le crois que ce verdict puisse dire aux gars qu'ils doivent consulter
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  • Serum de verite - Inscrit
    27 juillet 2011 22 h 36
    À B Landry et à ceux qui honore M. Bourdages:
    J'ai mal à mon coeur et à mon âme à vous lire: "Bravo M. Bourdages", vous êtes honorable etc.! Je sombre dans la dépression, sans issue, de constater autant de louanges à celui qui a tout de même tué un être innocent et ce, même si ce meurtrier a fait son temps en prison. Qu'en est-il des pauvres victimes innocentes ? Qu'en est-il des proches des victimes ? N'ont-ils pas le droit à vos louanges eux aussi ? Je pleure toutes les larmes de mon corps... je n'en peu plus... je mets un terme à mes commentaires ici, car à quoi bon dire les vraies choses telles quelles devraient être dites alors qu'on a de bons mots que pour les "méchants" !
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  •  
  • Gaston Bourdages - Abonné
    28 juillet 2011 05 h 18
    Mercis@ M.B.Landry
    À votre 1ère question :« ...fournir plus d'aides aux hommes», j'y réponds «Oui». Pour le reste de votre paragraphe, je commente ainsi. Dans la semaine précédant le drame, j'étais figé de peurs à JUSTE penser qu'une CERTAINE DÉTRESSE POUVAIT ? m'habiter. «Ben non que je me disais, je suis bien PLUS fort que «ÇA» J'aime votre question et le Dr. Hubert Van Gijseghem en a si justement parlé sur les ondes de Radio-Canada dans le cadre de l'émission de M. Pierre de Maisonneuve. Concernant le cas du Dr.Turcotte et de SES victimes directes et indirectes, j'ai eu les privilèges de voir mon opinion publiée dans Le Devoir, édition du samedi 16 juillet, cahier Perspectives. Si vous en désirez copie, s.v.p. m'écrire.
    À votre autre question. Oui, j'ai peur que l'actuel jugement rendu puisse avoir comme possible pervers effet celui de banaliser notre approche de la violence au Québec. Je me permets de souligner que TOUTE forme de violence se veut expression de «mal être» de «mal d'être», de «mal dans ma peau», de «mal vivre» ou de «mal de vivre»
    Une question se veut si pertinente. «COMMENT JE ME SENS?» ou encore «COMMENT JE M'Y SENS?»
    Pour l'instrant, très bien, vous en faites partie et je vvous remercie.
    Gaston Bourdages
    www.unpublic.gastonbourdages.com
    unpublic@gastonbourdages.com
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  • Linda Delorme - Abonnée
    28 juillet 2011 06 h 34
    @ B Landry
    «Ou comme je le crois que ce verdict puisse dire aux gars qu'ils doivent consulter»


    Même si la question ne m'est pas adressée, j'aimerais dire que ce verdict aura l'effet contraire. Il dira aux gars «pas besoin d'aller consulter si vous êtes en détresse. Peu importe ce que vous ferez, vous ne serez pas tenus responsables, puisque malades.»

    La nature a certaines lois dont celles de l'inertie et du chaos et l'humain n'y échappe pas.
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  • Jorge Fontecilla - Inscrit
    28 juillet 2011 07 h 33
    Quidams meurtriers
    Monsieur Morissette,

    Vous n’êtes pas le premier à nous dire, en somme, que les cardiologues qui tuent brutalement leurs enfants ne peuvent qu’être fous parce qu’ils sont cardiologues. Par extension, le même crime perpétré par un quidam ayant raté sa vie serait lui condamnable parce que les quidams, de par leur « nature » de quidams, sont eux capables de la plus immonde violence.

    Franchement!
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    28 juillet 2011 07 h 37
    @serum de vérité
    Mercis d'émettre vos francs commentaires. Une des sentences non rendues par le tribunal est que je vis avec la CERTITUDE que des gens ont souffert, souffrent fort probablement encore et souffriront jusqu'à leur dernier souffle des conséquences de mes plus grandes pauvretés humaines. Un jour de décembre, jour anniversaire de la tragédie de la Polytechnique alors que j'étais l'invité de Monsieur Michel G authier et des membres de son équipe d'alors, feue TQS., j'ai posé cette question « Aurait-il été préférable que maman se fasse avorter de moi ? Si oui, Lorraine serait encore de ce monde» Je suis comme toutes ces directes et indirectes victimes, condamné à une sentence à vie. Celle de la conscientisation de souffrances pour lesquelles j'ai été et je suis un fort «triste» et «pôvre» auteur. Quelque geste que je puis, que je pourrais et pourrai poser ne ramènera à la vie celle que j'ai enlevée. Je vis quotidiennement avec «la mort de l'autre». Toute une compagne de vie que je ne souhaite à aucun être humain sur cette planète. Sur ma pierre tombale, je souhaite que soient écrits ces mots. Le 1er, je l'emprunte à M. Charles Baudelaire que je remercie : «ENFIN!» puis tout juste à côté : «MERCIS!» Avoir su qu'un jour je descendrais aussi bas, j'aurais préféré rester là où j'étais avant ma conception.
    Je termine en vous partageant que lorsque je brassais des millions...$$ oui, des gens m'ont «honoré», mal leur en fût. Certains ont comme moi, «pris toute une débarque» Une autre de mes sentences que d'en être conscient.
    Mes respects Madame ou Monsieur «Sérum de vérité»
    Gaston Bourdages
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  • B Landry - Inscrit
    28 juillet 2011 08 h 00
    @Serum de vérité
    Mes hommages à M. Bourdage ne sont pas une louange à ce qu"li a fait de répréhensibles à sa victime, mais une reconnaissance des efforts qu'il a fait pour se prendre en main, Et en félicitant ce genre d'efforts j'espère qu'ainsi nous pourrons encourager toutes les personnes qui éprouvent de la détresse, de la rage ou d'autres émotions qui peuvent faire déraper de consulter pour se faire soigner. Mes hommages ne veulent pas signifier que j'ai plus de compassion pour lui que pour les victimes, mais mes objectifs c,est dÉviter qu'il y ait d'autres victimes
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  • 1bernard1 - Inscrit
    28 juillet 2011 09 h 09
    Une question qui me tracasse...une réponse s.v.p.
    Est-ce que les enfants de cet homme avaient une assurance vie? Si oui,
    est-ce que le père va recevoir sa part des assurances? J'aimerais savoir jusqu’où le ridicule peut mener dans cette histoire.
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  • Serum de verite - Inscrit
    28 juillet 2011 09 h 09
    À B. Landry et G. Bourdages
    Je suis d'accord pour dire que G. Bourdages a compris le mal qu'il a fait. Par contre, je me mets à la place de la victime au moment où elle a subi cette horrible agression, et je me mets à la place de ses proches lorsque ceux-ci ont appris que la personne aimée avait été tuée de la sorte, comme ça, gratuitement. Je me mets à la place de ses proches qui ne la verront plus jamais et je me mets à la place de la victime qui n'aura pas une deuxième chance comme vous G. Bourdages, comprenez-vous ? C'est complètement "injuste" !

    Je suis une victime de la "peur" des hommes et avec raison. Je ne dis pas ici que les femmes sont parfaites, et je ne suis pas extrêmiste, car j'aime encore les hommes, mais toutes les preuves sont là, beaucoup... beaucoup d'hommes sont d'une telle violence que je ne peux que constater cette réalité. Il y a moins d'hommes que de femmes sur terre et 80% des crimes sont commis par des hommes, ce n'est pas moi qui l'invente !

    S'il n'y avait que quelques cas de violence masculine, je n'aurais pas cette ligne de pensée, mais une femme et un enfant sur cinq a subi, subi et subira de la violence masculine, c'est complètement diabolique vous ne trouvez pas ?!

    En ce moment même, pendant que nous avons cette discussion, il y a des enfants et des femmes qui se font violer, violenter et tuer... réveillez-vous quelqu'un !

    Malheureusement, il n'y a rien à faire pour changer la violence que porte trop d'hommes, car c'est ça la vie !
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  • jocelync - Inscrit
    28 juillet 2011 10 h 19
    @ serum de vrie
    C'est tellement facile de discourir sur le cas Turcotte en terme de statistique.
    Cet homme n'avait jamais levé la main sur ses enfants et soudainement il se livre sur eux à une violence inimaginable.
    Adoptez-vous la même attitude fuyante envers cette monstruosité que celle adoptée par le système judiciaire jusqu'à maintenant ?
    Y aurait-il des démons qui vous effraient trop pour garder obstinément les yeux rivés sur des feuilles statistiques qui vous apportent la sécurité de croire que la méchanceté est répartie aussi inégalement entre les 2 sexes ?
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  • Le prince du Nord - Inscrit
    28 juillet 2011 10 h 30
    Salmigondis
    Un peu simple comme raisonnement. Alors, même si je n'ai pas vos titres académiques, je vais risquer le mien:
    La violence c'est:
    -La sanctification de deux victimes innocentes quand des milliers d'autres crèvent littéralement de faim en Afrique devant notre totale indifférence
    - Notre glorification des animateurs de télé vindicatifs et arrogants ( Proulx, Poirier, Fillion, Dumont et compagnie...) qui crachent leur fiel et nous encouragent à varger sur tout un chacun
    - Notre totale démission devant nos responsabilités familiales et sociales
    - Notre goût immodéré du voyeurisme télévisuel
    - L'envoie de nos enfants dans des guerres impérialistes, les voir mourir et ensuite se plaindre
    - Notre soif de matériel, du chacun pour soi, et ce, au détriment de personnes vulnérables
    - L'abandon de nos vieillards dans des mouroirs ( c'est le seul terme qui me vient en tête....)
    - Les médias sociaux qui encouragent la violence et la vengeance, sans aucune retenue et censure ( re: Guy Turcotte et autres ...)
    - Le peu de compassion envers les démunis, les psychiatrisés, les prisonniers
    -Notre je m'en-foutisme devant l'outil démocratique qu'est le vote.

    Et j'en passe.. Je n'ai pas de leçon à donner à personne.
    La violence est en nous, en moi. Je me dois d'en prendre conscience, d'y réfléchir et de prendre les moyens pour faire partie d'un mon de meilleur.
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  • Gilles Denis - Abonné
    28 juillet 2011 11 h 11
    Protection de la jeunsesse
    Je ne crois pas que l'on puisse faire un lien aussi direct entre ce procès et la normalisation de la violence. Par contre, une certaine normalisation de la violence provient en partie de notre système de protection de la jeunesse mis en place pour protéger les jeunes vulnérables. Dénoncer à la Protection de la jeunesse un parent, un voisin ou inconnu ayant un comportement violent n'est pas une tâche facile. Le travailleur social mettra tout d'abord en doute votre conception de la violence, par la suite il vous dira que dans plusieurs cas il vaut mieux maintenir l'enfant dans son milieu pour éviter un trop grand traumatisme. Si vous insistez l'on vous demandera des preuves directs lesquelles sont souvent impossibles à obtenir à moins de filmer la scène avec un cellulaire ou autre appareil du genre. La vulnérabilité de l'enfant n'est pas suffisamment prise en compte, une trop grande place est faite dans ce système à la victimisation de l'être violent. Il faut le comprendre, analyser son passé et ainsi de suite, pendant ce temps le jeune continue à être dans un milieu où sa sécurité est en péril. Quant à l'affaire Turcotte, il s'agit d'un jugement rendu par un jury, lequel a été influencé par les experts qu'a pu se payer la défense. Il faut le dire, si le défendeur avait été un citoyen sans envergure sa cause était perdue à l'avance car il n'aurait pas pu mettre en place les mécanismes nécessaires pour produire une défense de qualité ce qui inclus le témoignage des experts.
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  • Serum de verite - Inscrit
    28 juillet 2011 11 h 51
    À jocelync
    Dommage que vous n'ayez pas su lire entre les lignes ! Turcotte n'a jamais touché à ses enfants auparavant, puisque sa femme ne l'avait toujours pas laissé... crimes passionnels, voyez-vous !

    Il faut faire attention ici, je n'ai pas mentionné que les hommes sont plus méchants que les femmes, mais plutôt que la majorité des "crimes", sont commis par des hommes. Et non, ce ne sont pas des statistiques sur papier, ce sont des faits bien réel et vous le savez tout aussi bien que nous tous ici.

    Et oui, j'ai des "démons" qui me poussent à dire la vérité !

    C'est drôle de constater que je suis mal jugée alors que je veux protéger les victimes innocentes... c'est l'onde à l'envers !
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    28 juillet 2011 13 h 04
    @Le Prince du Nord
    ...mercis pour ces tableaux si révélateurs, à mon sens et expériences, de violences possibles aux êtres humains. Je salue aussi le courage qui est vôtre pour cette admission de «la bête de la violence» vous habitant. La mienne, je l'ai refoulée pendant 45 ans...
    Aujourd'hui, je souffre des conséquences de ce refoulement.
    Mes respects à vous !
    Gaston Bourdages
    www.unpublic.gastonbourdages.com
    unpublic@gastonbourdages.com
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  • Yves Tison - Inscrit
    28 juillet 2011 17 h 28
    Revenons à nos moutons !
    Monsieur Bourdages
    J’ai lu et relu votre intervention et les commentaires qui ont suivi, et je ne vois pas vraiment où vous voulez en venir.
    Le sujet au départ concernait un écrit signé par deux universitaires Mme Roxane de la Sablonnière et M. Donald M. Taylor.
    Je ne vois nulle part dans votre texte que vous en faites mention.
    Je ne vois pas non plus de parallèle entre votre histoire personnelle et celle de Guy Turcotte... Vos antécédents familiaux et votre cheminement respectifs semblent diamétralement opposés... Vous n’apportez rien qui puisse nous éclairer sur le cas Turcotte
    Ce qui me semble le plus étonnant c’est que vous semblez considérer l’incarcération comme moyen efficace de réhabilitation... Je vous cite:
    «J'ai eu besoins de prison et de pénitenciers pour me mettre du plomb dans la tête... et du coeur au coeur. Une de nos ex-employées me confiait un jour, post-carcéral, que j'avais eu besoins d'emprisonnements pour «M'HUMANISER». Elle avait totalement raison. »
    Faut-il conclure que vous pensez que Turcotte devrait aujourd’hui être détenu dans un centre correctionnel plutôt qu’interné dans un hôpital psychiatrique...?
    ... C’est ce que je pense, et c’est ce qu’apparemment pense la majorité des citoyens.
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    28 juillet 2011 18 h 00
    @Monsieur Yves Tison.
    Merci de m'inviter à revenir «à nos moutons...» Je me propose de le faire de mon mieux. D'un, Monsieur Tison, je n'ai les compétences pour émettre une opinion qui se tienne face aux écrits de Madame de la Sablonnière et M. Donald M. Taylor. Depuis des mois, comme moult gens, je me garde informé du mieux que je puis sur le drame «Gaston-Turcotte- et leurs enfants». Guy Turcotte et moi avons des liens que je ne souhaite à aucun être humain. C'est à lire un passage d'un des commentaires que les besoins et goûts me sont venus de commenter. ET ce passage, je vous le recite : «...l'adulte...responsable des conséquences de ses gestes». C'est en tant que personne aux comportements irresponsables que je suis intervenu. J'ai aussi «fait» institution psychiatrique mais y été «libéré», les psychiatres versés à mon dossier ayant statué que je n'étais pas un «cas psychiatrisé» J'ai connu psychoses et j'y ai été «gelé» lire ici «maboule» pendant un temps...j'ignore combien. À mon arrestation j'ai été conduit à l'infirmerie de la prison où j'ai été incarcéré et gardé sous observations jusqu'à ce que les autorités me jugent suffisamment en possession de mes facultés pour retourner dans le milieu dits des «réguliers». J'ai compris de l'affaire du Dr. Turcotte qu'il avait momentanément connu la folie. Est-ce à dire que la folie l'a quitté ? Je suppose que oui puisqu'il est encore interné. Si le Dr,. Turcotte est revenu à la raison que fait-il alors dans un centre psychiatrique ? À moins qu'il ne soit interné dans l'aile destinée aux cas criminels.
    Dans MON cas, l'incarcération s'est effectivement avérée comme moyen efficace de réhabilitation.
    J'espère ma réponse respectueuse à votre endroit.
    Gaston Bourdages
    www.unpublic.gastonbourdages.com
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  • jocelync - Inscrit
    28 juillet 2011 18 h 00
    @ serum de verite
    Le meilleur moyen de protéger les enfants contre la répétition de tels actes ne consiste-t-il pas à éviter de contourner les principales causes de cet évènement et à le réduire à de simples explications statistiques ou bien à une folie passagère pour ne pas avoir à remettre en question certaines moeurs sociales qui pourraient être propagées par certains groupes privilégieant leurs intérêts avant ceux des enfants ?
    Je vis très mal avec un jugement qui me dit que la page sur cette horrible histoire doit être tournée pour passer à autre chose.
    Aussi, je ne suis pas prêt à condamner ou absoudre cet homme avant d'avoir compris son geste et je compte sur la responsabilité sociale de la justice pour m'éclairer autrement qu'avec des échappatoires tels que des statistiques ou cette folie passagère.
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  • B Landry - Inscrit
    28 juillet 2011 19 h 06
    @ serum de vérité
    Je ne peux que vous donner raison concernant les statistiques qui montrent que ce sont les hommes qui ont des comportements les plus violents, c'est justement pour ça que je crois nécessaire de travailler en amont plutôt qu'en aval. Punir et s'occuper des victimes cela est nécessaire, jamais je ne nierai cela, mais si nous voulons briser le cycle de la violence , il faut le comprendre ce cycle et tant que nous ne ferons que stigmatiser les hommes violents comme étant des monstres inhumains nous n'avancerons pas en prévention. Cela ne veut pas dire déresponsabiliser, ni prendre en pitié. Si on prend si l'exemple de Turcotte, il serait intéressant de comprendre comment un homme qui n'avait jamais fait preuve de violence, a pu du jour au lendemain tilté comme il l'a fait. Croyez-vous vraiment qu'il a besoin d'être puni plus fortement pour comprendre ?
    Pour ma part, son cas relève maintenant du traitement individuel, ses enfants ne reviendront pas, mais de comprendre ce qui s'est passé nous permettra de faire peut-être de meilleur programme pour inviter les hommes à agir pour s'occuper de leur propre émotion et éviter qu'ils dérapent lorsque ces émotions bouillonnent trop. Ceci dit je veux faire cela pour mes enfants et faire que les femmes N'aient plus à avoir peur, car contrairement à vous je crois que l'on peut faire quelque chose pour voir à une diminution de la violence chez les hommes. Je me refuse à ne pas y croire surtout car il existe de nombreux hommes qui se servent des groupes d'entraide qui existent au Québec et qui ont changé. Vous ne le savez pas, car ils n'ont pas frappés suffisamment pour faire les manchettes et ils ont agis pour ne plus recommencer, ça existe il faut juste plus les promouvoir ... et les financer adéquatement.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    28 juillet 2011 21 h 51
    le bon aidant...
    Messieurs qui avez besoin d'aide, qui vivez de la détresse, ne consultez pas un coach de vie, ce n'est pas la bonne personne...je vous suggère un psychologue ou un psychiatre compétent. Il y a toujours trois vérités, celle de l'accusé, celle de celui qui accuse et la "vraie vérité". Comment pouvez-vous affirmer que le jury a été influencé par les experts payés par la défense et que la cause du citoyen sans envergure était perdue à l'avance ? Vous avez vu cela dans votre boule de
    cristal... Plutôt que de faire des affirmations sans preuve, il serait sage je crois, que tout le monde réfléchisse dans la paix et le silence...ça ne peut nuire à personne !
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  • GERARD LAMONTAGNE - Inscrit
    28 juillet 2011 22 h 56
    Nous sommes plus intelligents que ça.
    Je suis heureux de connaitre les noms de ces deux psychologues; Ce seront deux professionnels que je ne consulterai certainement pas.
    J'aurais jamais cru que des spécialistes de l'esprit peuvent s'imaginer de telles choses comme la normalisation de la violence aprèes la commission d'un crime.Aux endroits ou on exerce la peine de mort, parait-il que la criminalité ne baisse pas. Pensez-vous que nous allons commencer à battre nos enfants parce que Guy Turcotte a tué les siens?Ça ne nous vient même pas à l'idée.

    La normalisation de la violence se passait au moyen âge, au début de la colonie et nous pourrions dire jusqu'à ce qu'il y a 50 ans. Mais les québécois ont dépassé cet âge de pierre depuis longtemps et ils comprennent les effets de la violence .

    Il y a encore des excès, je l'admets , mais nous partons de loin.

    Dans la plupart des crimes du genre que M Turcotte a commis, le père se suicide. C'est pourquoi il nY a pas de mouvement de vengeance; les pharisiens ( qui ne sont pas comme les autres, qui n'ont rien à se reprocher )sont satisfaits du fait que le père est automatiquement puni;il s'est suicidé. .

    Les suicidés sont , pour ce que j'en sais , sont dans une très grande détresse. Se pourrait-il que le docteur Turcotte ait été dans une détresse telle qu'il ait perdu la boule et ait commis l'irréparrable dans une crise de folie?
    Auriez-vous aimer mieux qu'il se suicide, ceux qui le condamnent?

    Il semble qu'il y a encore des gens qui sont au 19ième siècle ou on lynchait. J'espère qu'on va finir par passer ce stage.
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  •  
  • Serum de verite - Inscrit
    28 juillet 2011 23 h 36
    À B Landry
    Je suis d'accord avec vous qu'il y a des hommes qui ont des pensées violentes, mais qu'ils consultent au lieu de frapper. Vous savez, j'ai besoin de l'homme dans la vie, je ne pourrais concevoir de vivre uniquement avec des femmes, loin de là ma vision de la vie sur terre, mais malheureusement, je craindrai toujours l'homme.

    Lorsque je mentionne qu'il n'y a rien à faire avec les hommes violents, je veux dire par là qu'il y en a plusieurs qui resteront violent toute leur vie et ce, malgré tous les efforts des citoyens. Je n'aime pas dire cela, mais je n'ai pas d'autre choix que de le voir ainsi puisqu'il y a cette montée de violence dans la tête de ces hommes lorsque ceux-ci ressentent le besoin de contrôler et pour ce faire, ils violent, ils violentent et ils tuent les plus faibles afin de se satisfaire et c'est ça la réalité depuis que l'être humain existe. Je vous défie de les emmener à consulter un jour.

    Il y en a pourtant qui ont subi des thérapies, qui ont fait du temps en prison et qu'est-il arrivé lorsqu'ils ont été remis en liberté... ils ont tué, tout comme Mario Bastien qui a massacré le petit Alexandre Livernoche, et comme bien d'autres d'ailleurs donc, comment voulez-vous que je sois confiante face à la réhabilitation ? Désolée, mais je veux plutôt mettre mes énergies et mon argent dans le but de protéger les pauvres victimes, car il y en aura à perpette.

    Pour revenir à Turcotte, je ne crois pas du tout qu'il a besoin d'une thérapie puisqu'il est tout à fait normal... il a juste "capoté" à l'idée que sa femme ne voulait plus de lui et je crois qu'il faut qu'il soit punit pour son horrible crime sinon, tout le monde aura le droit de tuer et là, la vie n'aura plus de sens. Ceci dit, que Turcotte demeure en arrière des barreaux à perpette, tout comme les proches des victimes qui demeureront emprisonnés dans leur âme à jamais !
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    29 juillet 2011 05 h 05
    @ Monsieur Yvon Tison
    Il est dit que «la nuit peut s'avérer bonne voire excellente conseillère». Vos questions d'hier ont porté quelques fruits dont celui de remettre en question mes habitudes de commenter. Je suis porté à me prononcer sur les commentaires plutôt que donner mon opinion sur l'article publié, ce qui, à mon avis, appauvrit le débat. Je dois à votre «où voulez-vous en venir...?» cette réflexion matinale de ma part. Je tiens à vous remercier pour avoir tenté de mettre mes «pendules à l'heure» pour cette partie de mes façons d'entrer en liens avec «les autres» Comment je m'y suis senti ? Un peu «fru», Mon égo a grincé des...ce qui, dans mon cas, peut s'avérer un excellent exercice d'intériorisation.
    Vous l'ignorez possiblement...vous avez contribué à améliorer ma santé émotionnelle-rationnelle et spirituelle. Mercis.
    Gaston Bourdages
    Simple citoyen - écrivain en devenir
    Saint-Valérien de Rimouski
    www.unpublic.gastonbourdages.com
    unpublic@gastonbourdages.com
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  • Linda Delorme - Abonnée
    29 juillet 2011 06 h 28
    @ M. Bourdages
    «Dans la semaine précédant le drame, j'étais figé de peurs à JUSTE penser qu'une CERTAINE DÉTRESSE POUVAIT ? m'habiter. «Ben non que je me disais, je suis bien PLUS fort que «ÇA» »


    Dites-moi, M. Bourdages, est-ce la peur de vous faire étiqueter de "monstre" qui vous empêchait de reconnaitre cette détresse et de consulter les services de psychologie?
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  • Serum de verite - Inscrit
    29 juillet 2011 08 h 57
    À jocelync
    Je comprends votre réaction, car vous n'êtes surement pas violent et sachez que je n'accuse pas tous les hommes sur terre, mais comme je le mentionnais à B. Landry, ces hommes violents, dont l'orgueil dépasse la raison, resteront violent toute leur vie puisque cette violence est encrée dans leur peau et dans leur esprit, et malheureusement, aucun psy au monde ne saura les humaniser. Je suis d'accord pour dire que la thérapie a fonctionné sur certains hommes, mais le pourcentage en est très faible et pour quelle raison devrions-nous prendre ce risque... aussi bien dire de se mettre à jouer à la roulette russe ! Et, SVP, cessez de dire que je me base seulement sur des statistiques voyons! Il faut seulement enlever nos oeillères pour voir GRAND !

    Prenons l'exemple d'une personne alcoolique qui suit une thérapie aux alcooliques anonymes, celle-ci se dira toute sa vie qu'elle est alcoolique et ce, même si elle ne boit plus depuis des mois. Vous voyez, cette personne restera alcoolique toute sa vie et parfois, malheureusement, elle récidivera!

    Prenons l'exemple d'un pédophile, comment voulez-vous qu'un psy arrive à l'empêcher de s'exciter à la vue d'un enfant? Croyez-vous qu'un psy arrivera à faire en sorte que le pédophile oubli complètement l'excitation que lui porte un enfant et qu'à l'avenir, seule une femme pourra l'exciter normalement? Même la castration ne règlerait pas le problème donc, il n'y a rien à faire avec ce genre de personnage. Et, pour protéger les enfants de ces prédateurs, il faut garder ces prédateurs en arrière des barreaux sinon, la vie de nos pauvres enfants innocents sera anéanti pour toujours.

    Un bon moyen de protéger les innocents: Soyons "intelligent"!
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  •  
  • Linda Delorme - Abonnée
    29 juillet 2011 09 h 14
    @ n'importe qui
    «Je suis porté à me prononcer sur les commentaires plutôt que donner mon opinion sur l'article publié, ce qui, à mon avis, appauvrit le débat.» _Gaston Bourdages

    Ah ben! Je devrai faire le même travail d'intériorisation... je crois que j'ai oublié de commenter l'article...

    S'cusez! ;)
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  • jocelync - Inscrit
    29 juillet 2011 10 h 20
    @ serum de verite
    Si la raison ne pouvait avoir sa place dans la compréhension de ce genre d'évènements commandés semble-t-il par une certaine génétique corporelle, il me semble qu'on aurait depuis longtemps financé des recherches et que la fameux gêne ainsi que ses porteurs auraient déjà été identifiés et que Turcotte ayant vécu la majeur partie de sa vie en milieu médical, n'aurait pu en arriver à commettre ce crime abjecte.
    C'est une nécessité de comprendre vraiment ce qui peut amener un individu à commettre de tels actes pour qu'il puisse être traité équitablement d'une part par un système judiciaire qui n'est pas mandaté pour contrôler à sa guise et vendre ses faveurs aux plus offrants et que les enfants puissent d'autre part, être protégés du mieux que l'on peut en tant que société responsable.
    Malheureusement, votre position ainsi que celle de la justice ne mènent selon moi, à strictement rien à cet égard.
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  •  
  • Serum de verite - Inscrit
    29 juillet 2011 11 h 30
    En réponse à jocelync
    Tout à fait d'accord pour prendre le problème à partir de la génétique de l'être humain, mais ce ne serait pas chose facile puisque cette décision serait prise par les "Chefs d'États" qui soit dit en passant, sont justement des "êtres humains".

    Je suis consciente que je vais paraître "encore" pessimiste, mais malheureusement, nous n'arriverons jamais à ce but ultime qui, certes, règlement assurément bien des "maux"!
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  •  
  • Sylvain Auclair - Abonné
    29 juillet 2011 11 h 49
    Le rôle des psychiatres
    Qu'on me corrige si j'ai tort, mais la Couronne a sûrement elle aussi convoqué des psychiatres pour prouver que l'accusé était conscient de la gravité de ses actes. Et le choix de l'avocat de la Couronne de faire un plaidoyer court était un choix tout à fait conscient. La défense avait sans doute des moyens, mais, la plupart du temps, les moyens de la Couronne sont amplement supérieurs à ceux des accusés. Pour une fois, il y avait peut-être un équilibre.

    De toute manière, la vie de M. Turcotte est fichue. Qu'il aille en prison ou non ne fera pas une grande différence.
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  • Serum de verite - Inscrit
    29 juillet 2011 12 h 30
    Une pensée à une mère d'un meurtrier:
    LES PORTES DE L’ENFER

    Je ne comprends pas ce que j’ai fait
    Pour que tu deviennes si cruel
    Je t’ai pourtant tellement aimé
    J’aurais donné ma vie pour toi

    Tu ressemblais à un petit ange
    Tu étais d’une telle gentillesse
    Toi qui détestais toutes les guerres
    Et qui souhaitais un monde meilleur

    Un jour ton regard a changé
    On n’y voyait que du feu
    Je t’ai demandé si tu allais
    Et tu m’as dit, je t’aime Maman

    J’ai continué mon bout de chemin
    En espérant que tu sois bien
    Jusqu’au moment où j’ai appris
    Que tu jouais avec la mort

    Tu aurais dû t’en prendre à moi
    Et laisser vivre toutes ces victimes
    Comment puis-je avoir fait de toi
    Cette créature diabolique

    Je voudrais arracher mon coeur
    Je voudrais détruire mon âme
    Seigneur, je t’en supplie, aide-moi
    Chasse de ma tête ce film d’horreur

    Faudra-t-il que je déteste
    Le fruit de mes entrailles
    Pour que justice leur soit rendue
    Et pour apaiser leur douleur

    Je voudrais mourir douze fois
    Pour prendre la place des innocents
    Je voudrais mourir encore
    Pour effacer toute leur souffrance

    Au nom de Dieu, je vous en prie
    Pardonnez-moi
    D’avoir donné la vie, sans le savoir

    Si je pouvais, je reviendrais en arrière
    Si je pouvais, j’apporterais le ciel sur terre

    Adieu, adieu, je dois partir
    Mon fils m’attend dans l'antichambre
    Nous franchirons au désespoir
    Les grandes portes de l'enfer

    © Francine Minvlle
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    29 juillet 2011 13 h 30
    @Madame Linda Delorme
    Bonjour !
    Avec votre question, je suis retourné, un tantinet nerveux, en 1989 et reprendre contacts avec des sentiments/émotions de l'époque. C'est la 1ère fois en 22 ans que j'envisage la «monstruosité» à laquelle vous faites référence. Ouf! Sur la pointe des pieds, je réponds «OUI» à votre interrogation. Au risque de me répéter : lors de mon délit, j'en portais fort lourd sur la conscience. En 1988, j'ai connu une série de succès totalement inespérés dont une au plan des affaires nous (l'ex-associé et moi) propulsant dans un univers d'affaires dits pour les plus grands et pour lesquels succès je n'étais habilité à gérer sainement. Et la schizophrénie déjà présente en moi de se voir amplifiée. Comme vous le devinez certainement, j'ai alors commencé à «perdre pieds», i.e. lentement et sûrement, j'ai perdu contacts avec une certaine réalité.
    Enfant, j'étais mal dans ma peau, habité par un permanent «spleen» à la James Dean ou encore à la Paul Verlaine ( Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur cette ville. Quelle est cette langueur qui pénètre mon coeur ?. O doux bruit de la pluie...par terre et sur les toits. Pour un coeur qui s'ennuie, oh le chant de la pluie.! Il pleure sans raisons dans ce coeur qui s'écoeure Quoi, nulle trahison ! Ce deuil est sans raison. C'est bien la pire peine de ne savoir pourquoi, sans amour et sans haine, mon coeur a tant de peine) Mes cheveux indiqueront bientôt 68 printemps et ce court poème, je l'ai appris dans un temps deux mouvements alors que j'avais 12 ou 13 ans...une des seules réussites scolaires de mon époque du cours classique à Rimouski.
    À suivre...
    Gaston Bourdages
    www.unpublic.gastonbourdages.com
    unpublic@gastonbourdages.com
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  • Gaston Bourdages - Abonné
    29 juillet 2011 13 h 54
    @Madame Delorme
    suite...
    Avec votre respect. j'ai le sentiment d'être en thérapie. Je l'ai été pendant plus de vingt ans, incluant 3 années universitaires où j'y ai touché à la quasi totale «pédagogie» de mon crime avec ces auteurs tels que Freud, Rogers, Jung, Pineau et autres.
    Pour en savoir plus sur le «POURQUOI» j'ai tué ?» et «COMMENT j'en suis, un inqualifiable jour, arrivé à commettre un si abject geste ?», je vous suggère la lecture de «J'ai mal à ma liberté....j'ai tué...sur le chemin du pardon» - Gaston Bourdages - La Plume d'Oie - Édition-concept - Cap St-Ignace - 196 pages - 2001 - réédition 2007. Si, une fois cette lecture terminée, il vous venait des questions, il me fera plaisirs de donner. Pour ce faire, je vous demande de «passer» par ce véhicule public qu'est www.unpublic.gastonbourdages.com
    Vos questions avec mes réponses deviendront alors publiques, espérant qu'elles serviront à «quèque chose»
    Mes respects Madame.
    Gaston Bourdages
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  • Nelson - Inscrit
    29 juillet 2011 16 h 01
    PSYCHIATRIE ET JUSTICE DOIVENT TRAVAILLER ET TROUVER DES VISIONS COMMUNES.
    Le procès Turcotte à mis en évidence la distance et non communication entre les domaines de la psychiatrie et la Justice.

    Témoignages des psychiatres avec des opinions diamétralement contraires, habile manipulation des avocats des zones grises et contradictoires, MEMBRES DU JURY CONFUS, et nous avons des décisions comme celui du procès Turcotte.

    Avec l'ensemble de la population frustrée et enragé.

    Est-ce qu'il était conscient ou non quand il a agit ?
    Est-ce que était prémédité ?
    Savait-t-il la différence entre le bien et le mal dans le moment fatidique ?
    S'il n'est pas psychotique et n'as pas des hallucinations et des délires, comment il peut être non responsable sur le plan criminel ?

    La Justice et la psychiatrie ET DES CHANGEMENTS DANS LES LOIS doivent régler cette cirque tragique que amène des sentiments de méfiance des gens face à la justice.
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  • Serum de verite - Inscrit
    29 juillet 2011 16 h 35
    Je vous suggère de lire ceci:
    "Le mal dans sa divinité": http://www.amazon.ca/gp/product/1926723309
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  • B Landry - Inscrit
    29 juillet 2011 16 h 39
    La peur des étiquettes
    Mme Delorme dans votre question à M. Bourdages vous lui demandez si la peur d'être étiqueter un monstre l'empêchait de demander de l'aide. Pour votre gouverne et celles d'autres lecteurs j'aimerais expliquer comment cette peur peut se vivre et avoir des répercussions. Dans les groupes d'entraide il n'est pas rare de recevoir des hommes qui s'empressent dès les premiers contacts de spécifier qu'ils ont besoin d'aide, mais qu'ils ne s'identifient pas au "monstre" dépeints dans les publicités télévisées sur la violence conjugale. Ou bien ils nous signifient qu'ils sont venus plusieurs fois , mais qu'il retournait sur leurs pas, ou encore qu'ils faisaient le tour de l'immeuble plusieurs fois afin de s'assurer qu'il n'y avait personne pouvant les reconnaitre lors de leur entrée. Si certains hommes ont réussis à surmonter cette peur, combien d'autres n'ont pas réussi?
    Ce ne sont qu'une couple d'exemples qui démontrent que les gars sont tristes, découragés d'avoir eu certains comportements, honteux aussi, parfois en colère avec raisons d'en vouloir à leur conjointe, mais ils veulent de l'aide pour éviter que cette colère se transforme en rage. On véhicule tellement dans les médias des images d'un seul type concernant la violence conjugale, celle du monstre, on n'offre pas d'autres images . Pourquoi n'y aurait-il pas des images de gars stressés, anxieux, débordés par le travail, avec un enfant en crise et lançant un verre sur un mur... avec la réflexion qu'il a une réaction exagérée mais normal compte tenu qu'il a trop accumulé et qu'il peut s'en sortir en demandant de l'aide. Il ne serait pas un monstre, il serait un humain normal. Ça ne banaliserait pas la violence et ça désamorcerait bien des explosions de violence.
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  • B Landry - Inscrit
    29 juillet 2011 16 h 51
    La peur des étiquettes... suite
    Il y a aussi le cas des professionnels qui ne veulent pas se faire voir dans ces groupes car ils ont peur que cela nuisent à leur image sociale, à leur commerce... ils sont encore plus difficile à rejoindre .

    On comprend que des femmes puissent être freiner à quitter des foyers de violence pour des raisons économiques, mais il y des hommes professionnels qui craignent aussi de demander de l'aide car les étiquettes peuvent détruire une réputation. Il y a une escalade dans un processus de la violence et lorsqu'on intervient dans les premières étapes on désamorce beaucoup plus facilement pour réussir à éviter les pertes de contrôle de soi-même.

    Les auteurs craignent une influence néfaste du jugement Turcotte, un étiquettage qui nie que les dérapages soient causé par des humains a encore plus de conséquences néfastes car il gardent les hommes isolés à se dénigrer en craignant les jugements des autres
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  • Linda Delorme - Abonnée
    30 juillet 2011 08 h 08
    @ M. Bourdages
    Vous me voyez vraiment désolée si ma question vous a ébranlé à ce point car tel n'était pas le but.

    Le but de ma question était plutôt de tenter de comprendre ce qui empêche les hommes de consulter, de demander de l'aide, lorsque la détresse s'installe. Et cette question s'adressait à vous qui avez été dans cette situation, donc qui aurait été en mesure de nous fournir une réponse réelle et non une hypothèse.

    Question trop personnelle, trop directe. Je vous fais toutes mes excuses M. Bourdages. Je vous ai froissé et telle n'était pas mon intention.

    Linda Delorme
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  • Johanne St-Amour - Inscrite
    30 juillet 2011 10 h 26
    La solidarité masculine ou la dénonciation de la violence?
    Il est plutôt pathétique de constater les commentaires de certains masculinistes sur les forums des médias depuis le début du procès de Guy Turcotte. Il semble que la solidarité masculine l'emporte haut-la-main sur la dénonciation de la violence.

    On n'en peut plus des lamentations de ces hommes qui souffrent et qui semblent être les SEULS à souffrir. De la supposée particularité masculine à souffrir. De la supposée particularité masculine à ne pas chercher d'aide. À ce titre, selon une porte-parole des CALACS, 46 % des femmes rencontrées dans les CALACS attendent 13 ans ou plus avant même d'aller chercher de l'aide. La "particularité" donc à ne pas chercher de l'aide ressemble beaucoup à un refus de se prendre en main, de se responsabiliser.

    Voici ce que dit Jean-Claude St-Amant, chercheur à la retraite, de
    la "condition masculine" constamment remise en avant-plan par les masculinistes: la « condition masculine » dont on prétend parler en long et en large, ne correspond à aucune réalité chez les hommes, sinon à une inversion aveugle et insignifiante du concept de « condition féminine ».

    M. St-Amant dit aussi ceci : "Une fois écartée l’abondante couverture médiatique (sur la supposée souffrance et le supposé malaise des haommes), qu’en reste-t-il ? Une problématique qui repose essentiellement sur la publication d’un seul volume dont la thèse principale a été récupérée ad nauseam par les masculinistes d’ici."

    Solidarité quand tu nous tiens...
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  • Johanne St-Amour - Inscrite
    30 juillet 2011 10 h 30
    Se responsabiliser
    J'ai retenu du commentaire de Gaston Bourdages : «J'ai tué Lorraine par orgueil, par lâcheté et par vengeance.», qu'il a assumé sa responsabilité... après plusieurs années et une démarche d'intériorisation.

    Tout le monde souffre à des degrés divers, ont vécu des traumatismes pendant l'enfance, l'adolescence ou l'âge adulte. À chaque personne d'en assumer les conséquences, mais il est de la responsabilité de toute la société de les prévenir.
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  • Mariette Payeur - Inscrite
    30 juillet 2011 10 h 38
    Discernement
    «J'ai appris aussi à faire la distinction entre la souffrance rattachée à une grande détresse et la victimisation reliée à une manipulation». nous dit Michel Gagnon
    Bravo.
    Si nos juges apprenaient à faire cette différence, un grand pas serait fait vers une vraie justice. Les avocasseries, érigées en système, semblent malheureusement avoir érodé cette forme de discernement chez la plupart d'entre eux.
    Le cas Turcotte en est un bel exemple parmi bien d'autres.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    30 juillet 2011 20 h 56
    article publié le 18 juillet dans le journal La Tribune - No 1
    Publié le 18 juillet 2011 à 12h35 | Mis à jour le 18 juillet 2011 à 12h35Du même auteur
    Luc Larochelle
    La Tribune
    Au lendemain du verdict de non-responsabilité criminelle rendu dans la cause du Dr Guy Turcotte, j'avais un message de Charles Pelletier dans ma boîte de courriels:
    «Je suis entièrement d'accord, un père de famille proche de ses enfants ne peut poser un tel geste de violence sans avoir perdu la raison», m'écrivait-il.

    J'étais heureux d'avoir des nouvelles de Charles, un conseiller financier et grand sportif à Sherbrooke. Comme tous ceux qui le connaissent et le côtoient, j'avais été sidéré d'apprendre à la fin du mois de mai qu'il avait tenté de s'enlever la vie.
    «J'ai scié les jambes à pas mal de monde, moi le premier. Quand j'ai repris conscience, le personnel médical m'a remis un crayon et m'a demandé d'écrire la raison pour laquelle je croyais être à l'hôpital. Problème de santé? Non, m'a-t-on répondu. Accident? Non plus. Quand on m'a raconté ce qui s'était produit, je ne le croyais pas. Je prétendais que c'était impossible.»
    Est-il passé à deux minutes ou à deux souffles de la mort, personne ne peut le dire. La seule certitude étant qu'il avait le cordon de la vie très court à seulement 46 ans quand sa conjointe Josée l'a trouvé et lui a porté secours.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    30 juillet 2011 20 h 58
    Article publié dans le journal La Tribune (suite ) No 2
    Charles est un visage familier pour les joueurs, les organisateurs et les amateurs du tournoi Pif Vacances Transat lors duquel nous avons été des adversaires. C'est un racé. Un compétiteur intense mais franc et diplomate que l'on respecte et qui vous rend le même respect.
    Nous nous étions croisés au salon funéraire pour partager la peine d'un ami commun, Daniel Blouin, qui venait de perdre brutalement son garçon de 17 ans. Un suicide. «Aimez vos enfants et passez du temps avec eux, car la fatalité arrive sans qu'on la voit venir», nous avait tour à tour dit Daniel.
    Sur place, pas le moindre indice de désarroi chez Charles. Juste la même empathie que moi envers Daniel et les siens. Par contre, le titre et le contenu d'une lettre d'appui à la famille alors publiée sur Facebook peuvent aujourd'hui paraître à double sens: «La vie nous réserve parfois des épreuves dont nous n'avons pas de réponses...»
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    30 juillet 2011 21 h 00
    article publié dans le journal La Tribune (suite) No 3
    Charles n'avait pas de souvenirs d'avoir croisé Daniel, d'avoir rédigé la lettre, de notre rencontre. Black-out complet sur les jours précédents son geste suicidaire, y compris du 14e anniversaire de sa précieuse «Alexou crassou», qui ne laissait pourtant aucun doute sur leur relation affectueuse dans un hommage qu'elle a rendu à son père sur Facebook durant sa convalescence.
    «Mon papa, c'est tellement une bonne personne, un bon vivant. Nous l'aimons énormément. Quand tu le connais, y'a pas moyen de ne pas l'aimer.»
    «Tu reprends peu à peu tes esprits, contact avec la réalité, et tu te dis: qu'est-ce que j'ai fait! Si les gens ne croient pas qu'on puisse se perdre subitement et perdre la raison, je sais ce que c'est. Je l'ai vécu»
    «J'ai entendu toutes sortes de suppositions. Que je devais m'être retrouvé dans une histoire à la Vincent Lacroix, que j'avais dû mettre ma famille dans le pétrin avec de mauvais placements. Le seul aspect financier dans tout cela, c'est que j'avais reçu un bonus au travail. Ma femme aurait souhaité que j'en fasse une utilisation x, j'ai choisi autre chose. J'étais incapable de lui admettre avoir fait à ma tête. Une banalité. Charles le confident de tout le monde était prisonnier de lui-même.» « Si les gens ne croient pas qu'on puisse se perdre subitement et perdre la raison, je l'ai vécu. «
    Après un mois passé à l'unité psychiatrique du CHUS, il est revenu à la maison sans prescription d'antidépresseurs, sans diagnostic d'une quelconque maladie mentale. Un épisode passager appelé «troubles d'adaptation aux facteurs de stress». Des bizarreries en ont découlé.
    Charles était allé négocier le prix d'achat de l'immeuble où habitent ses parents quelques heures avant d'enregistrer une vidéo de 120 minutes dans laquelle il faisait ses adieux. Sa police d'assurance-vie de 2 M $ allait assurer le bien-être de sa femme et de ses deux enfants, rendre ses parents propriétaires, il léguait un peu
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    30 juillet 2011 21 h 03
    Article paru dans lLa Tribune - fin
    mon commentaire :
    Que vaut la centaine d'interprétations faite du cas Turcotte ? On juge, on extrapole, on affirme, et pourtant personne ne détient la vérité et ils n'ont que
    des données partielles...que celui ou celle qui a pu lire et voir dans ses pensées, lève la main !
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    30 juillet 2011 21 h 49
    qui est Me Poupart ? No 1
    Chronique publiée dans La Presse
    Publié le 06 juillet 2011 à 07h36 | Mis à jour le 06 juillet 2011 à 07h36

    Procès de Guy Turcotte
    Le cardiologue Guy Turcotte est accusé du meurtre de ses deux enfants. »
    Pierre Poupart: portrait d'un criminaliste engagé
    La logique d'un verdict
    «Je ne défends ni les crimes ni les criminels, mais la présomption d'innocence», a coutume de dire Pierre Poupart. Son frère Guy est derrière lui.

    Yves Boisvert
    La Presse
    Avec cette barbe qui lui donne des allures de barrister écossais du XIXe siècle, avec cette culture classique qu'il égrène dans ses plaidoiries, Pierre Poupart a l'air surgi d'une autre époque.
    Ce n'est pas totalement faux, d'ailleurs. Malgré une clientèle où l'on compte maintenant plusieurs nantis, Pierre Poupart est resté dans l'âme un avocat de l'aide juridique, dont il a été l'un des pionniers, il y a 40 ans. Il a gardé dans le ton et dans le propos ce vieux côté radical-socialiste.

    Méticuleux jusqu'à l'obsession, Pierre Poupart n'est pas un adepte du vite fait, bien fait. Ses interrogatoires sont longs; ses plaidoiries, tout autant. Passionnées par moment, assommantes de détails par d'autres.

    Il peut passer du ton intime de la confidence à celui du sermon ou de l'injonction. On l'a vu, sentencieux, faire des leçons de droit à des juges - ce qui est très diversement apprécié. On l'a vu également jouer à fond la sympathie et l'humour. Le registre est large; l'impact, souvent maximal.

    Jeune avocat, il a réussi à éviter l'extradition aux felquistes Allard et Charrette, qui avaient détourné un avion sur Cuba.

    Cela devait mener à sa deuxième cause célèbre, celle du physicien italien Francesco Piperno, réfugié à Montréal. L'Italie voulait le rapatrier pour cause de complicité présumée avec les Brigades rouges, groupe terroriste communiste qui avait enlevé et assassiné le premier ministre Aldo Moro. L'affaire s'est rendue jusqu'en Cour suprême, et Piperno
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    30 juillet 2011 21 h 56
    qui est Me Poupart - (suite) No 2
    Je ne défends ni les crimes ni les criminels, mais la présomption d'innocence», a-t-il coutume de dire. Il n'y a pas de démocratie si l'État et la police ne sont pas tenus à de hauts critères, et son travail est de le leur rappeler. S'il ne reste qu'un contradicteur de l'État, ce pourrait être Pierre Poupart - ou son frère Guy, qui était à ses côtés pendant le procès Turcotte et qui, s'il n'est pas aussi coloré, est tout aussi passion

    Pas besoin de s'étendre sur le divan du psy pour savoir pourquoi trois frères Poupart sont avocats de la défense, a-t-il récemment expliqué au Devoir: son père, comptable, est devenu invalide après avoir reçu des balles perdues tirées par un policier lors d'un vol à main armée. M. Poupart était tenu en joue par le voleur, mais le policier a quand même tiré dans sa direction. Roger Poupart a poursuivi le corps de police jusqu'en Cour suprême, qui a blanchi le policier.
    Le sentiment de révolte devant les injustices et les abus policiers n'est pas une vue de l'esprit, chez le criminaliste de 64 ans. C'est ancré au plus profond.

    Pierre Poupart peut revendiquer l'un des acquittements les plus inattendus des 25 dernières années - celui de Marc Bissonnette, chirurgien plasticien accusé d'agression sexuelle en 1994. Pour une rare fois, ce n'était pas la parole de la plaignante contre celle de l'accusé: un témoin avait vu la scène. Pierre Poupart avait semé le doute malgré tout.

    Déjà très coté dans le milieu, cet acquittement a fait de lui l'un des avocats les plus recherchés en ville.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    30 juillet 2011 21 h 59
    qui est Me Poupart (suite) No 3
    Il a défendu Gilbert Rozon dans une affaire d'attouchements sexuels et a obtenu l'absolution. Il a défendu des politiciens, le président du syndicat des cols bleus, plusieurs médecins... La liste est longue. On devrait y ajouter des centaines de purs inconnus sans le sou.

    Comme tous les avocats de la défense, il perd plus de causes qu'il n'en gagne. Mais quand les procureurs le voient débarquer dans un dossier, avec sa voix douce et ses bonnes manières, ils ne s'y trompent pas: la partie sera difficile.

    C'est un cartésien qui ne laisse rien passer. C'est aussi un humaniste qui, s'il parle longtemps, longtemps... le fait avec son coeur.

    Un mélange rare, complexe et redoutable.

    Maintenant vous le connaissez un peu...
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  • Denis Marseille - Inscrit
    30 juillet 2011 22 h 41
    et patati et patata
    Les victimes directes des meurtriers ne pourront jamais écrire le récit de leurs vies ni le cheminement qu'elles ont vécue pendant que cette vie s'éteignait lentement entre les mains de leurs agresseurs.

    Selon moi, se gargariser en public du fait qu'on a enlevé la vie de quelqu'un et écrire le cheminement de sa «rédemption» a quelque chose qui se rapproche de l'exhibitionnisme.

    Et toujours selon moi, quelqu'un qui aurait vraiment compris quelque chose démontrerait un peu plus d'humilité.

    Tuer est un acte de lâcheté. S'en prendre aux enfants ou aux personnes sans défense est un acte de lâcheté et une société digne de ce nom doit décourager ces actes et les réprimer.

    Ceux qui n'ont pas de colonnes et qui sont prêt à tout pour mettre leurs déboires sur le dos des autres et de la société en général sont des dangers publics; ce sont des gens irresponsables ce qui ne veut pas dire qu'ils ne sont pas responsables de leurs gestes.

    Je pense qu'on cherche trop à les comprendre et par le fait même, on embarque dans leurs manipulations victimisantes.
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  • Serum de verite - Inscrit
    31 juillet 2011 04 h 02
    À Fernande Trottier:
    Madame, SVP, vous nous parlez ici d'un cas de suicide, celui de Charles Pelletier ! À la place de ce dernier, je serais plutôt insulté d'apprendre que vous comparez son geste à celui de Trucotte et ce, même si vous voulez en venir au fait qu'un "black out" d'un instant est possible ! Imaginez si tout le monde pensait comme cela... nous aurions tous alors une raison de tuer !

    Toc, toc, toc, ici la terre, réveillez-vous quelqu'un !
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  •  
  • Linda Delorme - Abonnée
    31 juillet 2011 06 h 13
    @ Fernande Trottier
    À la différence de votre Charles, Turcotte a des souvenirs de ce qui s'est passé. Ce qui est INCOMPATIBLE avec une perte de contact avec la réalité.

    Quant à Poupart, réussir à semer le doute alors qu'il y a témoin de crime ne plaide pas en sa faveur, au contraire. C'est là qu'on voit toute l'intelligence et la manipulation dont il est capable pour faire libérer les pires criminels. Vous dites qu'il est devenu «l'un des avocats les plus recherchés en ville». Recherché par qui? Certainement pas par ceux qui croient en la justice...

    Continuez d'écrire, Madame, vous ne faites que confirmer que le verdict du procès Turcotte est une grossière erreur.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    31 juillet 2011 14 h 30
    je ne veux ni infirmer, ni confirmer...
    Madame Delorme
    je ne veux ni infirmer, ni confirmer quoi que ce soit, je veux simplement ajouter de l'information autre que ce que l'on peut lire comme commentaires.

    @ serum de vérité : je ne compare rien, mais simplement informer de ce qui peut nous arriver à tous, car personne n'est exempt de vivre cela, on ne sait jamais à quel moment cela peut nous arriver... vous comme moi !
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  •  
  • B Landry - Inscrit
    31 juillet 2011 18 h 28
    @ Mme St-Amour
    Si vous avez l'impression que les hommes qui interviennent ici prétendent être les SEULS à souffrir, je vous invite à relire car je crois que vous n'avez pas compris. Les hommes peuvent souffrir aussi et on trouve ça important de s'occuper de cette détresse pour éviter que des drames se produisent. Voir dans nos propos une solidarité masculiniste qui ne dénoncerait pas la violence, montre que vous n'avez rien compris.

    La violence est inacceptable, ce n'est pas parce qu'on cherche à comprendre le cycle de la violence et intervenir pour espérer l'interrompre qu'on nie ou cautionne celle-ci....
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  • Serum de verite - Inscrit
    31 juillet 2011 20 h 12
    En réponse à Fernande Trottier
    Tous ceux qui ne sont pas centrés sur eux-mêmes, c'est-à-dire, à l'écoute de la "vraie" misère dans le monde, ne pourraient être au prise avec un soit disant "black out" qui les amèneraient à tuer, puisque ce sont des êtres qui ne portent pas d'oeillères donc, ils voient au-delà de leur nombril, comprenez-vous ?!

    Ceci dit, je n'ai pas peur que cela m'arrive, car je vois cette "vraie" misère dans ce monde barbare et ce, malgré toute la misère dont j'ai vécu dans mon enfance !
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    1 août 2011 19 h 41
    Une simple hypothèse qui se résume à une opinion personnelle
    Ils ont beau mettre tout leur titre, reste que le texte en entier n'est qu'une hypothèse, non vérifiable et non vérifiée - c'est une opinion personnelle, et lorsque l'on émet une opinion personnelle, l'on devrait éviter de mettre son titre ;-)
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  • NGS - Abonné
    2 août 2011 12 h 22
    En effet...plus on semble rejeter les "valeurs américaines"...
    plus on les adopte. En jouant les vierges offensées par complaisance, les Québécois ressemblent beaucoup plus parfois (par leur conduite en auto, par leur individualisme à l'outrance, par leur jeu du tac-au-tac, par leur rationalisations de convenance, etc., etc.) aux américains qu'on aime dénoncer qu'aux "cousins" du ROC. Rien du romantisme "latin" là-dedans (pace Bernard Landry).
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  • alcibiade - Inscrit
    4 août 2011 07 h 42
    Beaucoup de subtilités de la part des psy
    Ce n'est pas uniquement les propos du juge qui ont conduit à un tel verdict.
    C'est davantage les psychiâtres qui ont endormi les membres du jury.
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  • MamZell tourmente - Inscrit
    5 août 2011 20 h 33
    Le masculinisme ou l'art de mettre tous les problèmes sur le dos du féminisme
    Il me semble qu'en 2011, la solidarité des hommes pourrait s'exprimer autrement que par une misogynie polie ? Le féminisme est la défense des droits des femmes pour atteindre l'égalité avec les privilèges jusque-là réservés aux hommes. Au final, il s'agit simplement d'humanisme qu'on focalise sur la cause des femmes et souvent des enfants, clientèle souvent vulnérable. Mais qu'est-ce que le masculinisme, sinon de dire que :
    - C'est la faute des femmes si les garçons échouent à l'école;
    - C'est la faute des femmes si je ne vois plus mes enfants ou si je paye une pension alimentaire qui m'appauvrit;
    - C'est la faute des femmes si je suis en détresse et que je n'ai pas de maison d'hébergement;
    - ETC.

    Mais les femmes, comment ont-elles obtenu le droit de travailler, de gagner un salaire décent (quoi qu'il y ait encore de bonnes différences à emplois comparables ou pour le même emploi à compétences égales), d'être protégée de la violence, de voter, de posséder, etc. ? Elles se sont organisées, elles ont revendiqué ! Je ne pense pas que ce soit en sympathisant avec un père agresseur que la cause des hommes en sera remontée ! Les féministes actuelles ne remettent pas leurs problèmes sur le dos des hommes. Elles parlent de l'organisation de la société, des vestiges du patriarcat, de systèmes à réorganiser, de société moderne. Pourquoi les hommes refusent-ils d'admettre également qu'ils font partie du problème ? Devant la violence, devant le manque d'humanité qui pousse à commettre l'irréparable, comment compatir pour l'agresseur à un point tel qu'on le transforme en victime ! Je ne parle pas de lynchage, ici, mais simplement de prendre un double meurtre passionnel pour ce qu'il est : une horreur, la pire des violences faite aux enfants et la pire des violences conjugales.

    Voilà pour les Gordon Sawyer de ce monde ! Même si vous préféreriez qu'en tant que femme je me la ferme simplement.

    À suivre.
    Annie-Pierre
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  • MamZell tourmente - Inscrit
    5 août 2011 20 h 41
    Banalisation de la violence faite aux enfants et aux femmes
    Je conviens que l'article est maladroit et que l'argumentaire tiens plutôt de l'émotionnel que du rationnel, mais il résonne en moi.

    Quand une femme accuse un homme d'agression sexuelle, droit qu'elle a depuis peu et encore très récemment dans le cas du mari-agresseur (89?), c'est souvent sur elle que l'on s'acharne. Si l'on veut éviter de fausses accusations qui détruiraient la vie de l'homme accusé faussement, cela n'empêche pas que, dans la majorité des cas, on s'acharnera pour rien sur une véritable victime qui a mis un temps pour réfléchir à son geste de porter plainte et qui doit encore, jour après jour, se convaincre que le geste qu'on lui a fait était une agression malgré tous les gens qui tenteront de minimiser sa souffrance.

    Quand il s'agit de frapper une personne, on sera outré de voir un homme frapper sa femme, un fils adulte frapper sa mère âgée, mais pas tellement un père ou une mère frapper son enfant. À claque égale, je veux dire. Pourquoi les enfants ne sont pas considérés aussi importants dans notre empressement à vaincre la violence ? Ainsi, le parent qui ne répond pas correctement au besoin de son enfant (que l'on dit négligent) sera mieux jugé que le préposée aux bénéficiaires agissant de même.

    Voilà ce qu'est la banalisation de la violence. On ne la pratique pas à grande échelle, ni sur toutes les couches sociales, mais sur des victimes bien précises sur qui on se plaît à imaginer que la souffrance est moins pire : les femmes et les enfants. N'entend-on pas dire que les femmes sont fortes, qu'elles se remettent mieux que les hommes des séparations, qu'en cas de crises, elles savent mieux que les hommes trouver des ressources et que dans la tempête, ce seront elles qui tiendront la barre. Voilà qui est minimiser la souffrance des femmes. Au sujet des enfants, on dira que "ce ne sont pas des larmes d'or", qu'ils ne "s'en souviendront plus quand ils seront grands", etc. Qui peut affirmer n'avoir j
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  • MamZell tourmente - Inscrit
    5 août 2011 20 h 50
    Dernier truc au sujet de la justice
    Sur le procès de Turcotte à proprement parler (que je n'ai pas suivi à cause de tous ces détails morbides qui ne nous apportent rien quand on les sait, mais qui nous hantent), je me suis demandée comment les jurés avaient pu en arriver à une telle sentence à l'unanimité.

    Ma seule critique à l'égard de notre système est de ne pas prendre un acte pour ce qu'il est. Je pense qu'avant de chercher les intentions et les circonstances atténuantes ou aggravantes, il faudrait établir une échelle de conséquences en fonction du crime. Dans ce cas, un homme, perdant la raison, tue ses propres enfants pour briser sa conjointe. Folie ou pas, n'est-ce pas un crime à punir ?

    Une autre remarque est l'émoi que j'ai constaté dans l'opinion publique au sujet du fait qu'il était chirurgien. On a tous entendu, au détour d'un café, quelqu'un dire : "il me semble que, s'il était chirurgien, c'est qu'il devait être un homme sain, sérieux, un bon père de famille".

    Personne n'a envie de crier au cliché ? Pourquoi un chirurgien serait-il un bon père par association ? D'ailleurs, son travail très prenant ne pouvait-il pas être un facteur limitant son potentiel d'attachement à ses enfants de par son horaire chargée ? Et pourquoi serait-il sain ? Combien d'hommes politiques, de vedettes de la télé et de bourreau de travail prennent de la drogue pour garder la cadence et l'efficacité ? Pourquoi ne seraient-ils pas de ceux-là ?

    Enfin, si, comme on le propose ici, le fait qu'il ait tuer ses enfants de manières barbares alors qu'il était chirurgien et possédait d'autres moyens ET le fait qu'il a attenté à ses jours de manière aussi ridicule et improbable prouvent qu'il était pris de folie, pourquoi la thèse inverse de sa suprême intelligence ne pourrait pas se poser ? Un homme violent, qui en veut à sa femme, doté de ressources intellectuelles supérieures, tue ses enfants de manière barbare et démontre sa folie par sa propre tentative de meurt
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