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Procès de Guy Turcotte - Oser nommer la violence

Simon Lapierre, professeur adjoint à l'École de service social de l'Université d'Ottawa  7 juillet 2011  Justice
La détresse vécue par les hommes est un sujet très populaire depuis quelques années, comme en témoignent notamment les nombreux reportages dans les médias. Mettre ainsi l’accent sur la détresse des hommes, surtout lorsqu’il est question de violence, comporte un certain nombre de pièges, dont celui de la déresponsabilisation par rapport à leurs comportements violents.<br />
Photo : Agence Reuters John Kolesidis
La détresse vécue par les hommes est un sujet très populaire depuis quelques années, comme en témoignent notamment les nombreux reportages dans les médias. Mettre ainsi l’accent sur la détresse des hommes, surtout lorsqu’il est question de violence, comporte un certain nombre de pièges, dont celui de la déresponsabilisation par rapport à leurs comportements violents.
Même sans avoir suivi de manière assidue le procès de Guy Turcotte, qui avait été accusé d'avoir tué ses deux enfants, le verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux ne fait pas moins l'effet d'une mauvaise surprise. Si nous ne disposons pas de toutes les informations nécessaires pour commenter le procès ou le verdict, une réflexion collective s'impose concernant la violence masculine et la question de la responsabilité attribuée aux auteurs de comportements violents. Mais encore faut-il nommer cette violence...

Nommer la violence: une exception qui confirme la règle?

Il est étonnant de constater que, malgré une intense couverture médiatique, les événements tragiques ayant mené au procès de Guy Turcotte aient rarement été nommés clairement comme des gestes de violence. Ces événements ont été décrits par plusieurs commentateurs comme étant exceptionnels, et liés à des gestes qui ne pouvaient être commis que par une personne qui souffrait de troubles mentaux.

L'homicide, en l'occurrence celui commis à l'endroit d'un membre de la famille, est pourtant le fait d'une violence, une violence qui est généralement masculine. Il s'agit certes d'un acte d'une extrême violence, mais de le nommer ainsi nous force à le mettre en relation avec les différentes formes de violence exercées par les hommes et à reconnaître que cette violence n'a rien d'exceptionnel. En effet, l'ampleur de la violence des hommes envers les femmes (violence conjugale, viols, etc.) et des enfants (sévices sexuels, pédophilie, etc.), ou même envers d'autres hommes, est bien documentée. Tous ces actes, qui se manifestent de manière différente dans différents contextes, doivent être situés sur un continuum.

Peut-on faire le choix délibéré d'être violent envers ses enfants ou sa conjointe? À première vue, tous ces comportements semblent effectivement relever de l'irrationnel, voire de troubles mentaux — cette vision est d'autant plus confortable qu'elle suppose une nette distinction entre «nous» et «eux». Pourtant, lorsque l'on considère tous les gestes de violence (homicide, viol, violence conjugale, agressions sexuelles, pédophilie, etc.) comme étant le fait de personnes irrationnelles ou souffrant de troubles mentaux, le nombre d'hommes «normaux» auxquels nous attribuons des problèmes de santé mentale devient soudainement extrêmement élevé. Et si cette étiquette permet à ces hommes de se soustraire à leur responsabilité par rapport aux gestes qu'ils ont commis, le scénario devient très inquiétant...

Deux poids, deux mesures

Plusieurs commentateurs ont mis l'accent sur la profession et le statut social de Guy Turcotte, ainsi que sur son image de bon père de famille aimant ses enfants, renforçant ainsi l'idée qu'il s'agit d'événements exceptionnels. La violence n'est pourtant pas l'apanage de certains groupes sociaux ou de certaines classes sociales, et les hommes qui ont des comportements violents fonctionnent souvent assez bien en société. Que trouvons-nous donc de si étonnant dans le fait qu'un cardiologue ait des comportements violents?

Ce qui est encore plus troublant dans ce discours est qu'il suppose que, si l'auteur des comportements violents est issu d'une classe sociale inférieure, a un emploi peu enviable ou n'a pas d'emploi ou n'est pas perçu comme étant un bon père de famille, nous risquons d'être plus intransigeants à son endroit. Et n'oublions pas que cet homme n'aurait probablement pas les moyens financiers de s'entourer des mêmes avocats et des mêmes experts...

Il y a aussi un autre problème dans ce double discours. Lorsque des hommes de certains groupes sociaux ou de certaines communautés culturelles commettent des gestes de violence, nous avons tendance à attribuer cette violence à des facteurs externes et à remettre en question le contexte social, culturel ou religieux. Cela ne nous empêche pas d'attribuer à ces hommes l'entière responsabilité de leurs comportements.

Par contre, dans le cas d'hommes blancs qui ont un statut social élevé, nous hésitons à remettre en question le contexte social dans lequel nous vivons et nous préférons attribuer la violence à des facteurs individuels. Paradoxalement, cela ne s'accompagne pas d'une affirmation de leur responsabilité individuelle, bien au contraire; cette responsabilité est plutôt atténuée par des facteurs psychologiques, comme la détresse ou les troubles mentaux.

La détresse des hommes: des dérives possibles

Plusieurs commentateurs ont mis l'accent sur la détresse que devait vivre Guy Turcotte pour en arriver à commettre de tels gestes envers ses enfants. La détresse vécue par les hommes est un sujet très populaire depuis quelques années, comme en témoignent notamment les nombreux reportages dans les médias. Mettre ainsi l'accent sur la détresse des hommes, surtout lorsqu'il est question de violence, comporte un certain nombre de pièges, dont celui de la déresponsabilisation par rapport à leurs comportements violents.

Si nous devons effectivement nous intéresser aux hommes qui ont des comportements violents pour en arriver à mieux prévenir de telles tragédies, ainsi que toutes autres formes de violence à l'endroit des enfants et des femmes, il faut se concentrer davantage sur le problème de la violence masculine. La violence masculine est avant tout une question de pouvoir et de privilèges. Il faut donc s'interroger à savoir pourquoi autant d'hommes se donnent le droit d'être violents à l'endroit de leurs enfants et de leur conjointe, particulièrement lorsqu'ils ont l'impression qu'on leur enlève ce à quoi ils ont droit.

**

Simon Lapierre, professeur adjoint à l'École de service social de l'Université d'Ottawa
 
 
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  • amaranta
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 01h51
    Cette violence dont on ne veut parler
    Merci M.Lapierre. Vous enrichissez le débat qui a court sur cette triste affaire en y apportant une analyse essentielle qui faisait défaut jusqu'à maintenant. Ce drame aux allures de déjà vu nous renvoie à la banalisation d'une certaine violence où le bourreau passe pour la victime. La réhabilitation commence par la reconnaissance de la responsabilité de ses actes. La justice doit consister en l'équilibre entre réadaptation et sanction. La première visant la rééducation du contrevenant, la seconde, la dissuasion du crime et la considération du tort causé aux victimes. Malheureusement, la violence domestique est souvent assimilée à la détresse psychologique, ce qui contribue à la rendre plus acceptable, et de ce fait, la perpétuer.

    F.Martinez

  • 1bernard1
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 04h46
    pas d'excuse
    On ne devient pas violent du jour au lendemain. Un homme violent sait qu'il est violent; et donc, il sait qu'il peut être dangereux. Le sachant, il devient responsable des gestes qu'il peut commettre. Il a donc le devoir de se faire aider pour éviter la catastrophe avant que celle-ci n'arrive. S'il ne le fait pas, il devient " coupable " de ces actes, et ce, même si ils les commet en état de crise, car il savait que cela pouvait arriver..

  • Julie Bouchard
    Abonnée
    jeudi 7 juillet 2011 06h12
    Merci
    M. Lapierre, merci de nommer les choses telles qu'elles sont et de rappeler qu'il n'est ici question que de violence masculine à l'endroit des siens.

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 7 juillet 2011 06h41
    Bravo. Une indispensable contribution à tout jugement éclairé.
    Si les fameux "experts", psychiatres, médecins spécialistes, collègues de l'accusé, ne nous donnaient pas l'impression d'avoir tenté d'excuser le crime plutôt que de contribuer à l'expliquer, cet aspect de ces actes violents aurait pu éclairer intelligemment les jurés.

  • sawyergordon
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 06h55
    LE MÊME VIEUX REFRAIN
    Inquiétant. Voilà comment il faut qualifier ce texte, qui expose parfaitement le déni de la réalité qui caractérise notre société en matière de condition masculine. Pire; un texte rédigé par un universitaire chargé de former de futurs intervenants sociaux... Et qui s'obstine à promouvoir le même vieux refrain (féministe) selon lequel la violence du mâle occidental ''est avant tout une question de pouvoir et de privilèges '' .

    Cela, en évacuant impunément ce que n'importe quel intervenant de terrain relève pourtant au quotidien depuis maintenant plus de 25 ans : soit qu'un formidable mal-être de civilisation, sous forme de trouble collectif masculin majeur, afflige depuis maintenant plusieurs décennies la portion masculine du Bloc occidental. En effet, dépressions, alcoolisme, toxicomanies et itinérance au masculin demeurent en constante progression, à l'image de l'acte à caractère violent, perpétré par le mâle - hommes et garçons confondus - TANT À L'ÉGARD DE SA PROPRE PERSONNE QUE D'AUTRUI - sous forme d'autoagressivité, hétéroagressivité et socioagressivité, alors que suicides à répétition (autoagressivité), homicides et homicides-suicides conjugaux et familiaux (hétéroagressivité) et tueries en milieu public (socioagressivité) exposent clairement une montée anormale de l'agressivité masculine - souvent extrême - pratiquement partout en sol occidental.

    Dans ces conditions,dites-nous, cher professeur : le suicide masculin à répétition, la dépression, la compulsion, et l'itinérance à la hausse, répertoriés sur l'ensemble du territoire occidental depuis le milieu des années '80... S'agit-il là aussi d'une question de pouvoir et de privilèges ?

    Gordon Sawyer

  • Stephanie L.
    Inscrite
    jeudi 7 juillet 2011 07h53
    Généralisations
    @Simon Lapierre

    "En effet, l'ampleur de la violence des hommes envers les femmes (violence conjugale, viols, etc.) et des enfants (sévices sexuels, pédophilie, etc.), ou même envers d'autres hommes, est bien documentée."

    Vous ne devriez pas utiliser des expressions suggérant que "les" hommes sont violents envers "les" femmes. Vous êtes un homme et j'imagine que vous ne vous considérez pas comme un être violent pour autant. La violence familial et surtout le courant de déresponsabilisation qui l'accompagne désormais et que vous soulignez est un problème très grave qu'on ne devrait pas réduire à une guerre entre les sexes. Cela ne fait pas avancer le débat.

    Le débat porte en fait sur les questions suivantes:

    -juge-t-on moins sévèrement la violence commise contre des proches que celle commise contre des étrangers?

    -abuse-t-on de la notion de troubles mentaux, en particulier celle de "folie passagère"?

    -notre société encourage-t-elle la déresponsabilisation plutôt que la responsabilisation?

    Personnellement, je réponds "oui" aux trois questions.

  • Dominique Garand
    Abonné
    jeudi 7 juillet 2011 08h08
    Contre qui, cette violence?
    M. Lapierre, je vous donne entièrement raison. Je me permets cependant de faire un pas supplémentaire. Guy Turcotte a tué ses deux enfants, mais ce n'est pas à eux qu'il s'en prenait, c'est à leur mère. Toute cette violence vengeresse était dirigée vers la mère. C'est un acte motivé par la haine. Je m'étonne que la chose ne soit pas dite.

    Cet être narcissique, en besoin d'adulation, n'a pas supporté la blessure que lui infligeait sa conjointe. Je comprends fort bien son désespoir, mais qu'il ait choisi ses propres enfants comme chair à canon pour infliger une blessure mortelle à celle qui le faisait souffrir, n'est-ce pas là le geste d'un homme qui pense d'abord et avant tout à sauver son propre égo ?

    J'ai de la compassion pour cet homme. Mais justement, je crois qu'on lui aurait rendu un plus grand service psychologique en le punissant. Le genre de geste qu'il a commis exige une forme d'expiation. Le prétexte de la folie passagère me paraît un mensonge qui viendra fausser le suivi psychologique de cet individu : maintenant qu'il a été absout pour cette raison, osera-t-il regarder en face la vraie raison, cette haine profonde de la liberté de l'autre, haine dont le fondement réside dans un insatiable besoin narcissique?

    Le Québec est une société étrange. Se souvient-on qu'il y a quelques mois à peine une grande majorité de nos concitoyens exprimait son dégoût devant la possible présence sur scène de Bertrand Cantat? Pourtant, cet homme avait tué dans le feu d'une chicane passionnelle et sous l'effet d'alcools et de drogues. Qui plus est, il avait purgé sa peine. Et voici que certains sont ouverts à l'idée que Guy Turcotte puisse à nouveau exercer son métier de manieur de scalpel!

    Pour le défendre, on pourra toujours comparer son geste à celui de Médée...

  • Marc L
    Abonné
    jeudi 7 juillet 2011 08h29
    Non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux ou comment se sauver par les craques du plancher !
    Monsieur Lapierre, vous avez raison de vous poser des questions au sujet de l'utilisation des troubles mentaux « passagers » comme « excuse » expliquant des gestes par ailleurs inexcusables. En effet, ce verdict laisse croire que des individus normaux peuvent, se transformer en tueurs et par la suite être considérés comme des victimes de maladies mentales. Le simple fait que différents psychiatres puissent produire des diagnostics différents suite à l'examen de ces dossiers nous indique que la psychiatrie est loin d'être un science exacte et la valeur accordée au témoignage de ces experts, devrait peut-être faire l'objet d'une certaine relativisation. Lorsqu'un expert pose un diagnostic, il repère certains symptômes chez son patient et lui appose une étiquette, il s'agit donc d'une interprétation de l'état de santé d'un individu et non pas un simple énoncé de faits comme peut l'être la description d'un individu (1,75 m, 72 kg...). Prenant conscience du caractère subjectif de l'évaluation de la santé mentale, nous devrions nous demander si cette interprétation doit toujours colorer les faits, lorsque l'on évoque une « folie passagère » pour expliquer un geste comme un meurtre. Je ne mets pas en doute l'existence des psychoses qui empêche les sujets atteint de prendre conscience de leur trouble de personnalité et perturbe leur perception de la réalité mais les « folies passagères » me font davantage penser à des tactiques d'avocat visant à mettre en doute l'intention criminelle de leur client qu'à des problèmes de santé mentale réels. Dans le cas de Guy Turcotte, souvenons-nous que ce dernier était cardiologue, il travaillait donc en compagnie de gens ayant un minimum de connaissances en terme de santé mentale... et personne n'a rien vu. Oui, la déresponsabilisation par rapport aux comportements violents est un risque réel.

  • Tangomec
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 08h49
    Absolument pas d'accord
    J'espère que vous n'enseignez pas ce que vous écrivez car vous avalisez le discours féministe à l'effet qu'un homme = un agresseur.

    Ce qui doit être mis en relation, à mon avis, c'est surtout que la violence masculine est une réponse à celle de la femme qui s'exerce différemment car de façon pernicieuse. C'est flagrant dans le dossier Turcotte.

    La violence masculine est non seulement nommée, elle est publicisée annuellement à coup de millions par l'État québécois dans tous les medias possibles. La violence féminine, elle, reste cachée sous le boisseau, c'est un sujet impopulaire et non payant politiquement.

    Affirmer que la violence est l'apanage de l'homme, c'est éviter d'aller au fond de la question, c'est ménager les susceptibilités c'est éviter justement de nommer la violence dans toute sa réalité.

    La violence qui n'est pas documentée et pour cause est essentiellement féminine parce qu'on ne la nomme jamais.

    Comment pouvez-vous rater l'éléphant dans le couloir!

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 7 juillet 2011 09h02
    Le fou et le despote
    Pas certaine que la cas présent doive être abordé lui aussi sous cet angle, assimilé à d'autres cas apparemment semblables, mais l'occasion est certainement très bonne d'aborder ce sujet et parions qu'assez peu d'hommes commenteront ce texte aujourd'hui.
    "...lorsque l'on considère tous les gestes de violence comme étant le fait de personnes irrationnelles ou souffrant de troubles mentaux, le nombre d'hommes «normaux» auxquels nous attribuons des problèmes de santé mentale devient soudainement extrêmement élevé."
    Mais les prisons ne sont-elles pas peuplées de gens qui auraient avant tout besoin de soins qui ne sont pas, dans la vie courante, si évidemment accessibles?

    "La violence masculine est avant tout une question de pouvoir et de privilèges."
    "...pourquoi autant d'hommes se donnent le droit d'être violents à l'endroit de leurs enfants et de leur conjointe."
    Voilà en effet quelque chose de complètement différent du trouble mental.

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 7 juillet 2011 09h11
    M.Sawyer
    "...depuis le milieu des années '80..."
    Depuis que les femmes s'affranchissent de leurs chaînes, depuis qu'elles s'épanouissent en dignité et et intelligence?

    Ces mots vous font peur, vous dérangent?

  • Marijoie
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 09h13
    Le sujet tabou de la violence domestique
    Merci Monsieur Lapierre!

    Je cherchais le mot "violence" partout dans les médias et ce, depuis longtemps, à propos de ces infanticides.
    ¨
    Merci d'avoir osé nommer la violence!

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 7 juillet 2011 09h46
    Et...
    Il ne me sort pas de l'idée que le jury du procès Turcotte était composé de quatre hommes et de sept femmes. L'issue n'en est-elle pas d'autant plus étonnante? Ces femmes auraient très bien pu être animées par un sourd esprit de vengeance mais il n'en est rien. L'auteur ici ne remet-il pas indirectement ce jugement en question, ne dénigre-t-il pas d'une certaine manière le verdict étonnant de ces femmes?
    N'ont-elles pas fait preuve au contraire, avec ces quatres hommes, d'un discernement supérieur, qui va au-delà de la manière dont se formulent actuellement ces questions?
    Qu'est-ce qui empêche de seulement le supposer, de faire confiance en leur jugement?

  • Andrée Duplantie
    Abonnée
    jeudi 7 juillet 2011 09h46
    Merci de faire le point!!!
    Monsoier Lapierre,
    Merci de faire le point sur le problème de la violence faite par les hommes peu importe leur statut social. Voilà un point important qu'il faut bien recconnaître. La déresponsabilisation de ces derniers pris dans un tourbillon de détresse qui les conduiraient à commettre les pires actes de violence ( tuer ses enfants) serait un des pièges important dans un tel contexte. Nous sommes ma foi en pleine tragédie grecque. Mais se qui me préoccupe le plus se situe du côté de la responsabilité collective et des responsabilité professionnelles à reconnaître les personnes en détresse avant qu'elles ne commettent l'irréparable. Est-ce une voie possible? Je me pose la question. Et, non, il n'y a pas de justice devant le meurtre de ses enfants par ce que ce geste est irréparable à tous point de vue.

  • Carl Savard
    Abonné
    jeudi 7 juillet 2011 09h49
    Violence masculine ?
    Vous ne suivez surement pas les nouvelles pour affirmer une telle chose. Dernièrement, la violence féminine est très présente. Par exemple, je pourrais vous sortir une liste de mères qui ont tué leurs enfants...

  • propusto
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 09h51
    Bravo et merci, M. Lapierre.
    Voilà le texte le plus intelligent que j'ai pu lire depuis le début de cette affaire.

    Quant à la réaction de Gordon Sawyer, digne de Fathers-4-Justice, il ne faut pas s'en étonner, à la lumière de ses autres commentaires sur le sujet. On peut toutefois s'en attrister, s'en décourager, s'en révolter, enfin... toute une gamme d'émotions y passe.

    Michel Gagnon

  • Danièle Bourassa
    Inscrite
    jeudi 7 juillet 2011 09h54
    pas facile à comprendre
    Les actes de violence sont en majorité commis par des hommes. Par contre pour ce qui est des meurtres d’enfants par leurs parents, les femmes en commettent autant que les hommes. Cependant les motifs ne sont pas les mêmes.

    Les hommes les commettent plus par contôle ou vengeance tandis que les femmes le font dans un but de protéger leurs enfants contre la souffrance, la pauvreté ou pour ne pas laisser les enfants seuls suite au suicide de la mère.

  • Mbotemingi
    Abonné
    jeudi 7 juillet 2011 10h07
    Bon texte
    Merci Dominique Garand, votre texte est éclairant et effectivement, on se demande pourquoi cet homme pourrait retrouver sa liberté après l'horreur qu'il a causée. Il devrait être puni afin qu'il sache que l'on ne peut tuer impunément.

    Estelle T. abonnée

  • Stephanie L.
    Inscrite
    jeudi 7 juillet 2011 10h53
    Enfant-roi, adulte-roi?
    Je me demande de quelle façon les enseignants pourrons contrôler l'agressivité de certains enfants-rois si ceux-ci se mettent à s'inspirer de la société des adultes et à dire "C'est pas de ma faute si j'ai frappé Mathieu, c'est parce que j'étais devenu fou hier après-midi"...

  • f.georges
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 11h13
    4 jours.
    Quatre jours de plaidoirie comvaincante,pour parvenir à victimiser le meurtrier.
    Les petites victimes, reléguées au second plan,coupables d'êtres là,aimantes mais impuissantes à calmer la rancoeur,la rage, de ce père vengeur.
    Cet homme lésé dans son pouvoir,contrôlant contrarié,refusant d'accepter cette séparation, adrénalisé par la vengeance,(C'est la guerre que tu veux, tu vas l'avoir)Ce guerrier déterminé à vaincre,
    N'a pas seulement piognardé sauvagement à mort ses petits mais leur mère aussi.
    Quelles souffrances pour cette mère de survivre à ce deuil abyssal,à
    cet horreur incommensurable.Que de courage il lui faudra..
    Cet homme à l'esprit vengeur,calculateur,manipulateur en monnayant
    chèrement sa liberté a finalement gagné.Quelle tristesse.

  • Godefroy
    Abonné
    jeudi 7 juillet 2011 12h49
    La violence et le mal
    Le mal existe encore, même si ce mot est peut-être "démodé". Le diable a encore un bel avenir dans des sociétés biens pensantes et dépensantes.

    « Impossible de pardonner à qui nous a fait du mal, si ce mal nous abaisse. Il faut penser qu'il ne nous a pas abaissé, mais a révélé notre vrai niveau.»

    Simone Weil
    Extrait de La pesanteur et la grâce

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 7 juillet 2011 12h51
    Adjoint vous resterez
    Je souhaite sincèrement que vous demeuriez adjoint monsieur Lapierre et que vous ne polluiez pas trop les esprits jeunes que vous inoculez de vos raccourcis bêtes et gratuits.

    Juste pour montrer une petite lézarde dans votre mur de bêtises, les hommes n'ont pas le monopole de l'infanticide. Au Saguenay, il y a eu cette femme qui a tué ses enfants avec son mari qui, lui, y est resté. Toujours au Saguenay, il y eut cette mère qui torturait ses enfants (Élisa T.). Une gardienne d'enfants qui bat sauvagement un bébé et l'autre en Ontario qui kidnappe et tue une fillette avec son ami. La violence n'est pas l'apanage des hommes et le genre de propos que vous tenez nous éloigne de la compréhension de ce mal.

    Votre texte est un mauvais devoir rempli de clichés et de propositions collégiennes indignes d'un professeur d'université.

  • Pascal Laflamme
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 13h03
    L'utilité de la violence ?
    Jusqu'à présent j'ai lu de nombreux commentaires sur l'affaire Turcotte. Le texte de monsieur Lapierre est intéressant mais il me semble qu'il ne fait pas référence à une autre réflexion essentielle. L'utilité de la violence dans la société d'aujourd'hui. En effet, malgré tous les acquis de l'évolution, et l'éducation sociale que nous avons tous reçue, il y a un fait inéluctable. La violence est encore présente en nous, hommes et femmes. On nous inculque la retenue nécessaire,par des mécanismes sociaux, qui empêche l'irruption de cette violence puisque nous vivons en société. Or, quels sont les contre-mécanismes qui vont favoriser l'expression de la violence. Essentiellement, les frustrations, privations, humiliations, barrières, qui vont à l'encontre de l'affirmation de soi et qui sont de toutes formes (sociales, économiques, relationnelles, statuts, etc). Au fond, le problème c'est bien que nous possédons tous, une certaine dose de violence inhérente mais que la société ne la tolère pas et AVEC RAISON. La violence dans la société est donc inutile et rejetée. Donc, une partie de nous même est inutile et rejetée mais la violence est encore présente et demande à s'exprimer chez les hommes et les femmes. Que faire de cette violence alors ? Comment la manifester ? Existe-t-il des exhutoires posititifs efficaces ? Sports, jeux, etc ? Est-ce suffisant ? Il semble que non puisque les manifestations de violence sont en hausse. Une vraie réflexion s'impose ...

  • Moteur
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 14h05
    Grossière réflexion!
    Alors ne m'en faites pas le reproche, je l'ai dis avant vous!

    Je me disais comme ça en passant sur le fait qu'il y aurait probablement une différence si c'était un pauvre type sans moyens qui devait répondre de ces actes.

    Le cardiologue a probablement sauvé disons 30 vies et en a détruit 2 donc 28 personnes sont encore vivantes à cause de lui et le BS (le BS des préjugés, je précise!) lui, aurait détruit 2 vies mais sans rien donner d'autre à la société. La contribution sociale est un critère pour déterminer la valeur des individus et leurs poids pour influencer la justice.

    C'est archi moche comme calcul mais je ne peux faire autrement que d'y voir une réalité bien dissimulée!

    Y faut être un peu nono pour penser qu'un monde sans violence est possible! Avant d'être des humains nous sommes des êtres vivants obéissants aux même lois que tout les autres êtres vivants.

    La seule chose qu'on peut faire c'est d'en faire partie le moins possible, de cette violence ou faire de l'argent avec! Pleins de gens ont eu un beau chèque du Jeudi pour faire vivre leurs jolies petites familles en s'alimentant de cette tragédie!

    Je ne peut pas être touché par cette histoire car elle est trop éloignée de mon environnement de vie. c'est comme si ça venait de la planète Mars! Mais ça ne veut pas dire que la violence ne fait pas partie de mon quotidien mais avant d'en utiliser autant pour me défendre, ce qui n'est pas impossible, je tente de savoir la raison ou les gestes que j'aurais pu poser pour provoquer cette situation, ou les gestes que j'aurais du poser pour l'éviter!

    C'est le choix de nos actes qui construisent l'univers dans lequel nous évoluons alors si cette horreur a réussi à faire mettre en évidence la notion de ''responsable'' et a créé une prise de conscience, c'est toujours ça de gagné.

  • Denis L.
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 15h36
    Violence pas de sexe
    J'abonde dans le sens de Hermil LeBel.

    Les recherches de l'une des psychiatres lors de ce procès ont justement démontrés que l'infanticide n'est PAS une violence "généralement masculine", mais que la proportion est de 60% masculine contre 40% féminine. On est davantage près d'une égalité que d'une majorité.

  • Tangomec
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 17h14
    Comme par hasard, aujourd'hui même
    Tentative de meurtre à Barraute

    "Une femme de 40 ans a été arrêtée quelques minutes après les événements. La victime est un homme de 55 ans. Selon la Sûreté du Québec, il aurait été poignardé au thorax. Ses blessures sont importantes, mais sa vie ne serait pas en danger."

    Difficile de se concentrer sur la violence masculine dans ce cas, mais quand on ne veut pas voir...!

    Alors, la femme ici visée est-elle violente ou malade? Comment faut-il nommer ce qui la caractérise? Allez osez!

  • propusto
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 17h58
    Discours masculiniste.
    À tous les Gordon Sawyer et «Tangomec» de ce monde: vous ne semblez pas vous rendre compte que votre discours fait plus de tort aux hommes que le discours féministe.
    Personne ne nie le fait qu'il y a des femmes violentes et abusives. Mais de soutenir qu'il y a autant de femmes que d'hommes violents est une aberration. Et faites-moi grâce de vos statistiques ridicules qui ne mentionnent pas les circonstances, l'intensité et la dangerosité de cette violence (une femme qui se défend contre un homme violent est aussi considérée comme violente). Mais une femme qui tue un enfant ou un adulte est aussi coupable et responsable qu'un homme.
    Mais comme homme, de continuellement se défendre en disant que les femmes aussi sont violentes, ça relève d'un âge mental de 5 ans. Commençons donc par reconnaître que dans notre chère civilisation, il y a encore un problème fondamental d'attitude dominatrice et abusive qui se retrouve, non exclusivement, mais davantage chez les mâles. Et si vous ne voulez pas reconnaître cela, alors allez manifester en grimpant sur le pont Jacques-Cartier pour démontrer la grande intelligence du mâle. Vous me faites honte.
    Et pendant ce temps-là, un homme a poignardé à mort ses deux jeunes enfants et il a été reconnu non responsable. On se défend en disant: oui mais les femmes aussi sont violentes. Voilà où en est rendue la civilisation.

    Michel Gagnon

  • Sylvain Dubé
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 19h30
    De la violence vous dites?
    Je suis du même avis que ceux qui croit que votre propos monsieur Lapierre est honteux pour le poste que vous occupez, je plains mes concitoyens qui auront un jour à rencontrer les personnes que vous formez pour oeuvrer dans une aussi belle profession que la notre, surtout si ces derniers s'arrêtent à vos propos et ne s'abreuvent qu'à votre source pour construire leur savoir faire et leur savoir être.

    Je ne reprendrai pas les propos énoncés précédemment qui soulèvent des manques flagrants de professionnalisme dans votre texte. J'y ajouterais cependant quelques éléments liés à la violence sur laquelle vous semblez fermer les yeux et à laquelle vous contribuez par votre texte, celle de pseudo élite intellectuelle qui alimente la stigmatisation en justifiant des arguments aussi incomplets et imprécis que mensonger par leur statut social.

    Je ne veux pas reprendre ici le débat de la violence comme appanage des hommes ou pas. Je tenais à compléter ce qu'il est aussi important de nommer, cette violence que de nombreux hommes vivent par le manque total de professionnalisme dont vous faites preuves présentement et, je vous l'accorde, dont vous n'êtes pas le seul à exceller dans l'art de contribuer à la stigmatisation par le simple fait que vous êtes sensez le savoir!

    En ce qui concerne le dossier Turcotte je considère personnellement avoir une responsabilité sociale dans la mort de ses deux petits anges, ne serait-ce que pour ne pas avoir été présent dans l'acceuil de la souffrance de cet homme avant même qu'il n'exerce lui-même cette violence contre sa femme, ses enfants, sa famille, ses proches et lui-même, en assassinant ses deux enfants (chose qu'il a reconnu Mme Damant, en passant)... Vous, monsieur le professeur, où étiez-vous? Socialement, comment acceuillons-nous la souffrance des hommes monsieur le professeur? En leur disant qu'ils sont des êtres foncièrement violent?

    S.Dubé, citoyen, éduqué et conscient de ne pas êtr

  • Staccato
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 19h57
    Un verdict éclairé
    Il n'y avait pas de planification du meurtre de ses enfants. Turcotte avait tous les moyens d'organiser un assasinat en douceur de ses enfants, comme cette femme de Laval (en liberté je crois) qui a administré des somnifères puis gazer ses 2 filles je crois....
    Il me souvient que j'ai compris ce que Turcotte voulait dire lorsqu'il a déclaré que c'est d'abord pour que ses enfants ne le découvrent pas mort le lendemain qu'il a décidé de les tuer. Leur épargner l'horreur du cadavre et celle de vivre avec un père suicidé le restant de leurs jours est une idée que je connais.
    La suite est particulièrement horrible et à moins d'être le fait d'un sadique fini, elle est celle d'un dément.
    Les comportements de sa femme et du 'coach' à son égard ont été immondes. Rien d'extraordinaire, une forme de violence quotidienne... suffisante pour que Turcotte veuille en finir.
    Bref, je ne crois pas que ce verdict favorise plus de défenses pour aliénation mentale (ou autre appellation) car on l'a vu ici, la preuve a été très laborieuse. Comme payeur de taxes, je dirais même que l'acharnement de la poursuite à démontrer le caractère planifié de ces horribles meurtres est une perte d'argent (ils assurent leur emploi ces procureurs...).

  • coline
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 21h24
    La vraie justice ?
    Je suis d'accord qu'on nomme la violence où elle se trouve et qu'il faille chercher les causes de cette violence, mais pas chercher des coupables. Mais que dire de toutes ces violences qui ont été exprimées depuis que le jury a rendu son verdict ? Partout, on s'indigne et on crie que justice n'est pas rendue. Notre société barbare et punitive continue de creuser la fosse. Il faut trouver un coupable, il faut lui trancher la tête, il faut le jeter en prison, et si dans cette prison on le tue, et bien ce sera bien fait pour lui.
    Je suis d'accord avec la décision du jury. Je suis d'avis aussi, comme beaucoup d'internautes qui écrivent ici, que la violence n'a pas de sexe ni de classe sociale. Qu'on se questionne sur ce qui peut être fait dorénavant pour empêcher des tragédies de la sorte, qu'on se questionne sur le pourquoi des parents qui enlèvent la vie de leurs enfants, soit ! Ce n'est pourtant pas la première fois que ça arrive ! Ce qui est nouveau, c'est le verdict de non responsabilité. Pour moi cet homme est condamné depuis qu'il a tué ses enfants. Même avec ce verdict non-responsable, il est responsable de ce qu'il a fait. Rien, pas de prison, pas d'argent, ne pourra le libérer. Suis-je donc seule à penser que ce verdict qui semble clément ramène l'homme à sa responsabilité, la lui remet dans ses mains sanglantes ? N'est-ce pas la vraie justice ? Celle qui forme un triangle entre la conscience, le coeur et l'âme ? Et si le jury l'avait jeté en prison, serions-nous collectivement plus satisfaits ? Pourquoi ? Par esprit de vengeance? Pour le réhabiliter ? Pour qu'il puisse expier son crime? Pour qu'il puisse payer sa dette à la société ?
    (Si je me fie à la tollé de colère violente qu'à causer l'affaire Cantat ce printemps, permettez-moi d'en douter). Je crois qu'on s'illusionne et qu'on s'éloigne de la véritable justice. Ce n'est pas payable une dette de conscience pareille. Et Monsieur Turcotte devra vivre ave

  • sawyergordon
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 22h10
    CANTAT, DSK, GUY TURCOTTE...
    Décidément, la chasse à l'homme se porte bien sur les blogues québécois...

  • Mona
    Inscrit
    jeudi 7 juillet 2011 22h57
    Concensus
    En accord avec tous les commentaires complémentaires ici, sauf les insultes à M. Lapierre. Je n'ai pas suivi de près, car ayant entendu dès le début que ces meurtres faisaient suite à la séparation il était clair que c'était une situation de violence conjugale.

    Surprise de ne pas en avoir entendu parler, j'ai fait cette recherche ce soir pour constater que je n'étais pas la seule étonnée que cette violence n'ait pas été au coeur de la démarche de procès.

    L'idée n'est pas alors de souhaiter un enfermement et une vengeance du milieu carcéral, mais que le traitement vise la bonne cible tant pour lui que pour elle.

    Il me reste l'image qu'au cinéma on aurait vu un procureur montrer les photos des enfants et ça aurait été sans équivoque.

  • Serum de verite
    Inscrit
    vendredi 8 juillet 2011 19h33
    Enfin...
    Enfin, un homme qui ose mentionner en public qu'il y a un réel problème de violence masculine. Heureusement, ce ne sont pas tous les hommes qui sont violents, mais il y a tout de même un pourcentage important très inquiétant, d'autant plus que cette violence à prédominance masculine est un sujet tabou pour des millions de personnes, ce qui accentue d'avantage la dangerosité. Ce qui est encore plus inquiétant, c'est que l'homme a une nature de puissance et de pouvoir donc, s'il ne sait pas se maîtriser ou s'il n'a pas les atouts pour le faire, il explose.

    Ceci dit, je ne crois pas à la thèse de troubles mentaux lorsqu'un crime est commis suite à une situation où l'homme, ne pouvant plus contrôler son appartenance, commet alors son crime. Je crois plutôt à l'impulsivité qui l'amène à passer à l'acte. Donc, pour ce qui est de Turcotte, cela ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que celui-ci ne pouvant plus contrôler sa femme, la colère s'est avérée trop puissante et la seule manière qu'il a trouvé pour satisfaire sa colère face à l'impuissance, a été de tuer ses enfants, quelle horreur! En tout cas, il a réussi à faire du mal aussi à la mère des enfants, comme il le souhaitait.

    Si nous prenons le temps de constater tous les crimes commis, nous nous poserions la question suivante: Pourquoi tous les chefs d'état sont des hommes ?!

    Attention, je ne dis pas que les femmes sont parfaites, mais malheureusement, 80% des crimes sont commis pas des hommes et pourtant, il y a moins d'hommes que de femmes sur la planète. Ça fait peur quand même...

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    samedi 9 juillet 2011 23h01
    contrôle de l'ex ?
    Êtes-vous certain "Serum de verite" que c'est le conjoint qui contrôlait l'ex ? Dites-moi si cela a été dit au procès ou l'avez-vous entendu ailleurs ? J'aimerais bien connaître votre source, car j'ai lu et entendu tellement de colère, de calomnie, de choses fausses, etc., que maintenant pour croire j'ai besoin de
    connaître les vraies sources... Qui a choisi le coach de vie ? je pourrais vous poser d'autres questions, mais une me suffit pour savoir si vous avez suivi ce procès ou non...

  • Serum de verite
    Inscrit
    dimanche 10 juillet 2011 23h31
    Réponse à Fernande Trottier...
    Madame Trottier, pour vous répondre, non je n'ai pas suivi le procès devant le juge par contre, j'ai suivi le dossier de A à Z via les médias, les communiqués et les dossiers publiés etc. Et, même si la mère des enfants avait tous les défauts du monde, Turcotte n'avait AUCUNE raison de s'en prendre à ses pauvres enfants pour faire du mal à son ex, voyons !!

    J'ai retiré mes oeillères depuis bien longtemps donc, je vois GRAND, ce qui me permet de constater que l'être humain peut devenir d'une extrême violence lorsqu'il ne peut plus contrôler. Arrêtez de faire l'autruche et regarder autour de vous, écoutez, réfléchissez... développez votre "QI". Toc, toc, toc, ici la terre, réveillez-vous quelqu'un !

    Que de malheur arriveront encore et encore si nous pensons tous comme vous Madame. Oui, je suis en colère, car c'est l'monde à l'envers !

  • Mylene Deschamps
    Inscrit
    lundi 11 juillet 2011 09h29
    Ça fait peur!
    Je trouve cette discussion très intéressante... Mais avez-vous pensé à toutes ces personnes (surtout des femmes, mais sûrement certains hommes) qui peuvent penser quitter leur conjoint pour cause de violence et qui réalisent que si elles le font, «il ou elle» pourrait tuer leurs enfants et s'en sortir pour cause de folie passagère? Il aura sa peine en se regardant dans le miroir, écrit-on... Je vous jure que ça ne donne pas le goût de sortir du cercle de la violence! Ce jugement est une plaie pour toutes les personnes victimes de violence conjugale.

  • Le Devoir
    Auteur
    Le  Devoir
    lundi 11 juillet 2011 11h48
    Fin des commentaires
    Nous mettons fin aux commentaires. Merci à tous.

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