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Procès de Guy Turcotte - Dans leur tête

Marie-Andrée Chouinard   7 juillet 2011  Justice
Impuissants, nous sommes, pour comprendre ce qui mène un père à assassiner ses propres enfants. Impuissants, nous voilà maintenant, pour saisir ce qui porte un jury à croire cet homme non responsable de ses actes criminels. Un fossé sépare le jury qui juge du public qui jauge.

Pendant près de trois mois, leur mandat était de comprendre la tempête qui s'est jouée dans la tête d'un homme pour qu'il poignarde ses deux bambins. Contre toute attente, les jurés, ces quatre hommes et sept femmes en qui le tribunal populaire a voulu voir ses dignes représentants, ont choisi le plus clément des quatre verdicts proposés par le juge. Le cardiologue n'est pas acquitté, mais il est jugé non responsable criminellement pour cause de troubles mentaux.

Le public s'écroule. L'aliénation mentale servirait donc de planche de salut pour blanchir un crime innommable? Voilà ce que rumine la population, interloquée par une issue qu'elle ne peut recevoir autrement que comme une aberration. «Son» jury aurait-il erré?

Ce formidable hiatus entre la perception de la population et la «sagesse» du tribunal — nommons-la ainsi — s'explique en partie par la lorgnette utilisée par les uns et les autres pour décortiquer le même événement. Elle n'est pas la même. Le jury a la douloureuse tâche de juger studieusement. Le public, affligé d'un autre type de douleur, s'aventure en terrain glissant: il jauge avec spontanéité l'incompréhensible qui s'est joué sous ses yeux. Le jury ne peut succomber à cet élan naturel et doit s'astreindre à une lecture juridique encadrée par de strictes balises. Le public n'a que faire de la logique froide des textes de loi. Il n'a pas à s'empêtrer dans les alinéas du Code criminel.

Le public n'a pas eu à se demander si Guy Turcotte correspondait à la définition de l'article 16 du Code criminel. Sur le jury reposait pourtant toute la complexité de ce défi. Cet article 16 définit le verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, lequel renvoie à une commission d'examen le soin de prendre une décision appropriée — libération inconditionnelle, libération sous réserve ou détention dans un hôpital — concernant l'accusé.

On présume que les discussions ayant précédé le choix de ce verdict ont été âpres, déchirantes même. À la lumière des témoignages entendus, des rapports produits, de la preuve exhibée, les jurés devaient déterminer dans quel état d'esprit se trouvait M. Turcotte au moment où il a tué ses enfants. L'article 16 repose sur cette prémisse: une personne aliénée du point de vue légal au moment de commettre l'infraction ne peut être jugée comme une personne saine d'esprit, douée de discernement moral. Tel est l'un des socles du système de justice pénale canadien auquel les jurés ont dû se remettre.

Mais le public continue de grogner. Il n'accepte pas ce doublon de bêtises: un jugement incompréhensible sur un crime incompréhensible? Il imagine le meurtrier recouvrant une liberté automatique. Que les statistiques remettent les pendules à l'heure: déjà très rares (moins de 1 % des personnes inculpées), les verdicts de non-responsabilité pour cause de troubles mentaux mènent le plus souvent à des détentions (52 % des cas), puis à des libérations sous réserve (35 %) et dans 12,5 % des cas, à des libérations inconditionnelles.

Mais la population n'a pas tout faux, loin de là. Même après avoir tenté de repasser cette tragédie indigeste dans le collimateur juridique, même après avoir exprimé tout notre respect pour la sagesse du jury, son courage, son dur et troublant labeur, un arrière-goût demeure. Entre cette responsabilité nulle et le meurtre prémédité, deux autres jugements étaient possibles qui reconnaissaient le trouble mental, mais laissaient l'accusé responsable des deux crimes. Le jury a parlé. Mais le public est contrarié. Et si l'un a juridiquement raison, l'autre n'a pas moralement tort.
 
 
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  • Andreanne Peron - Abonné
    7 juillet 2011 00 h 57
    conclusion faible
    Je ne vous connais pas madame mais je me demande sur quelles bases vous pouvez affirmer que la population n'a pas moralement tort. Si les jugements étaient rendus sur une base morale, encore faudrait-il la redéfinir et ainsi remettre en cause le système de justice en entier. Les psychiatres n'ont pas tant parlé de trouble mental que d'une faille du cerveau qui pousse l'individu hors de la réalité, hors de raisonnements normaux pendants quelques minutes. Et surtout, tout comme vous, je n'ai pas toutes les informations en main. La population n'a pas à s'insurger plus que la mère elle-même. Monsieur Turcotte a tué ses enfants pour les protéger,,, C'est l'oeuvre d'un cerveau dépressif et en très mauvais état. C'est triste à mourir, c'est affreux, c'est tordu, Mais des crimes tordus sont perpétrés chaque jours avec (mauvaise) intention et ils sont à peine punis. Des pères incestueux pendant plusieurs années font deux ou trois ans de prison et violent à nouveau dès leur sortie. Apprenon-donc à soigner ou mieux, à orévenir...
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  • Martin Dufresne - Abonné
    7 juillet 2011 01 h 03
    Des "détentions", mais pour combien de temps?
    Les statistiques ne peuvent "remettre les pendules à l'heure" que si elles sont complétées par les durées moyennes de détention des (non)coupables avant leur libération. Or, ces chiffres restent le secret du ministère public.
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  • André Loiseau - Abonné
    7 juillet 2011 01 h 45
    Les extrêmes

    Bien d'accord avec votre analyse.
    N'empêche que le public aurait préféré le fait que M. Turcotte se paye un vrai crime passionnel en exécutant la femme et son amant. Massacrer des innocents ne pouvait être qu'un total aveuglement causé par une folle douleur. Il fallait le soigner et le jury fut courageux car toutes les familles réclamaient vengeance et prison éternelle.

    Après une longue analyse des preuves qui dura plusieurs semaines, après avoir consulté plusieurs experts, le jury dont plusieurs avaient une famille, envoya le malade aux soins intensifs.

    Avec cette même émotion qui, décuplée, emmena la perte du cardiologue, la population choisit la sentence extrême. Quand les extrémités se rejoignent, on tourne en rond, peut-être?
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  • alina - Inscrit
    7 juillet 2011 01 h 46
    Maintenant 12 coupables
    Les onze ont décidé. Le douzième membre du jury a été expulsé pour cause de… folie. Apparamment, son idée était faite et semble-t-il qu’il aurait traité Guy Turcotte de maniaque. Dès lors il nuisait aux autres, à la recherche tranquille de la vérité, dans un cadre plus serein et exempt de tout parti-pris. Et candidement, il faut aussi croire que les onze n’avaient jamais entendu parler de cette affaire, ou dans le cas contraire qu’ils n’avaient aucune opinion sur le sujet. Ça me rappelle un vieux film avec Henry Fonda qui tenait le rôle du mouton noir dans un jury, et à la fin il parvenait à rallier les autres à son idée. Sauf que son statut de vedette lui évitait d’être écarté de l'action, pour le plus grand bien de l’accusé d’ailleurs. Donc les onze ont dit au douzième: tu dois quitter car tu as déjà une opinion. En passant, j’en profite pour avertir le Ministère de la Justice de ne pas me choisir comme juré, parce que souvent moi aussi j’ai des opinions. C’est fou, mais c’est plus fort que moi. Je suis sûrement trop émotif. Car à moins d’avoir vécu en apnée ces deux dernières années, y a-t-il quelqu’un au Québec qui n’avait pas entendu parler de ce drame? Mais presque autant que le verdict lui-même, c’est aussi cette attitude de plus en plus répandue de nier toute responsabilité sur quoi que ce soit. Et par-dessus tout, nos bien-pensants nous interdisent d’être en désaccord avec le verdict. Tout est parfait qu’ils nous disent. Et vous en rajoutez, sauf à la dernière phrase où vous semblez vous rapprocher du public; car vous en faites sûrement partie, puisque tous les éléments de la preuve n'étaient accessibles qu'aux onze membres du jury. Et moi qui pensais que ce n'était qu'une autre histoire tragique d'un triangle amoureux, de jalousie et de vengeance. Mais non semble-t-il. C'est plus complexe. Si complexe que seulement onze personnes ont compris. La douzième ne voulait pas l
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  • Henri Marineau - Inscrit
    7 juillet 2011 03 h 44
    Le mot de la fin
    Le verdict de non-responsabilité criminelle du meurtre de ses deux enfants envers Guy Turcotte suscite, à juste titre, des réactions émotives de révolte envers notre système judiciaire.

    Comment un père, après avoir raconté à la cour dans les moindres détails les circonstances atroces dans lesquelles il a poignardé ses enfants, peut-il s’en tirer avec un tel verdict? Pourtant, après douze semaines d’un procès extrêmement médiatisé et six jours de délibération, les onze jurés en sont arrivés à la conclusion que Guy Turcotte n’était pas en possession de tous ses moyens lorsqu’il a posé ce geste insensé.

    Toutefois, au-delà des sentiments de colère que nous pouvons ressentir à l’endroit d’un tel verdict, je crois que nous devons nous tourner vers les séquelles profondes qui marqueront à jamais les proches des familles éprouvées.

    Et, par-dessus tout, j’aimerais laisser le mot de la fin à Isabelle Gaston, la mère d’Olivier et d’Anne-Sophie, lorsqu’elle a déclaré, au sortir de la cour, que les adultes, en aucune circonstance, n’ont un droit de vie ou de mort sur les enfants et que, peu importe le verdict qui serait tombé sur son ex-conjoint, il ne lui aurait pas fait retrouver ses enfants.
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  • Luc Boyer - Abonné
    7 juillet 2011 05 h 41
    La règle...
    La règle de droit fait que Guy Turcotte a eu droit à un procès. L'habeas corpus fait que Guy Turcotte échappe à la vindicte populaire. Et le doute raisonnable fait que Guy Turcotte ne s'est fait appliquer aucun des trois premiers jugements. Et ce fameux article 16 était inévitable en raison des faits et qui justement à cause du doute raisonnable rendaient l'un des trois autres jugements impossibles à rendre.
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  • Georges Paquet - Abonné
    7 juillet 2011 06 h 25
    Voilà pourquoi il faut en appeler de ce jugement.
    Le public n'a pas moralement tort, même si juridiquement les jurés se sont fait dire qu'ils avaient cette possibilité de remettre l'accusé entre les mains d'un comité d'experts. Quand on sait comment des "experts" peuvent arriver à des conclusions opposées en examinant un même cas, le public n'est pas davantage rassuré. Si on ajoute à ces raisons, la perception très juste de l'éditorialiste à l'effet que le public se retrouve toujours devant "un jugement incompréhensible sur un crime incompréhensible", il faut sans hésiter faire appel de ce jugement.
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  • citoyen - Inscrit
    7 juillet 2011 06 h 30
    Le verdict mystère
    Ce qui est un mystère pour moi dans cette affaire, c'est comment le jury a pu concilier la motivation invoquée par Turcotte pour tuer ses enfants, qui était qu'il ne voulait pas que ses enfants trouvent son cadavre àprès son suicide, et la façon dont il a tué ses enfants en leur infligeant chacun une vingtaine de coups de couteaux. Cette façon de faire n'a rien de la compassion.
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  • 1bernard1 - Inscrit
    7 juillet 2011 06 h 58
    SACRÉ
    Au moins une chose devrait rester sacrée en notre société: les enfants. On ne touche pas; aucune excuse devrait tenir
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  • Lise Moga - Inscrite
    7 juillet 2011 07 h 34
    Je suis sidérée!
    Comment un psychiâtre qui n'était pas là au moment de l'acte, peut-il évaluer que leur client, sain d'esprit avant et après, ne l'était pas pendant. Trop facile!
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  • jeanduc - Abonné
    7 juillet 2011 09 h 16
    Les poids et les mesures?
    On dit de ce jury qu'il a fait preuve de courage et de discernement face à l'opinion publique. Faisons un petit test de l'esprit et imaginons que: a) l'épouse ait été l'objet du crime dans les mêmes circonstances, même état d'esprit dans les moindres détails de similitude.
    b) que le meurtrier des enfants ait été un simple travailleur non éligible à l'aide juridique?
    c) que le meurtrier, simple travailleur non éligible à l'aide juridique, ait tué son épouse dans les mêmes circonstances et avec le même état d'esprit.

    La décision du jury devrait théoriquement être la même dans ces trois scénarios. Mais je suis davantage convaincu que l'investissement monétaire de la défense et la notoriété sociale de l'individu ont fait pencher la balance. Et avouons-le, le poids de l'opinion publique du cas réel est sans doute beaucoup plus léger que celles facilement imaginables des trois scénarios proposés.
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  • Geneviève Laplante - Abonnée
    7 juillet 2011 09 h 26
    La maladie mentale : crime impardonnable
    Notre société n'évoluera jamais en matière de troubles mentaux tant et aussi longtemps que les journaux et autres médias n'inciteront pas le bon peuple à admettre même ce qu'il ne comprend pas. Après tout, on se protège des rayons UV qu'on n'a jamais vus.

    Il y a de nombreuses années, l'une de mes collègues de travail, charmante et agréable, avait deux petites filles, l'une de trois ans et l'autre de trois mois. Or, au cours d'une crise dont je ne connais pas la nature, elle a étouffé son aînée, sans raison apparente. Quand il y a dépression post-partum, la mère s'en prend habituellement au nouveau-né. Or, cet événement était hors normes, incompréhensible aux yeux de la majorité. Mon employeur (et le sien) a eu l'intelligence de faire venir des spécialistes pour expliquer au personnel les causes multiples d'un geste pareil. On nous a incités à ne pas juger, à tenter de comprendre, ce que tous les employés ont fait. Ma collègue a passé 90 jours en institut psychiatrique pour évaluation, elle a été suivie durant une année et les autorités judiciaires et psychiatriques ont ensuite jugé qu'elle n'était pas une menace ou un danger pour sa toute petite fille. Son mari est resté auprès d'elle, l'a appuyée, visitée, aimée, entourée, sachant fort bien que sa femme n'avait pu avoir qu'un coup de folie passagère, ou une crise de psychose, allez savoir.

    Selon moi, l'indulgence et l'effort de compréhension ont bien meilleur goût que cette intransigeance, ce lynchage public. De toute mon âme, je plains Guy Turcotte de devoir faire face à une réalité déchirante et irréparable. Qu'on l'admette ou nom, son appel à sa mère la veille au soir était une demande d'aide, sans doute mal formulée et mal comprise, mais il aurait fallu lui dépêcher une personne susceptible d'éviter la catastrophe. Ça n'a pas été fait. Quand entendrons-nous prêcher un peu de commisération pour les esprits égarés de ce monde ?

    Geneviève Lapla
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  • Rodrigue Guimont - Abonné
    7 juillet 2011 09 h 30
    Une justice pour qui?
    Déjà que les personnes qui tuent ou blessent sous l’influence de l’alcool ou de la drogue sont considérés comme minimalement ou non responsables si à cela il faut ajouter les déprimés échauffés, les conjoints frustrés en instance de séparation ayant agis sous le coup de la rage, autant dire qu’il n’y a plus de justice. Pourtant il y a bien une justice, mais pour qui au juste?

    Je connais une jeune professionnelle, emmenée poings liés en prison pour avoir lancé un bouchon de bouteille à la tête de son conjoint éraflant légèrement son front. Le dit conjoint était d’une jalousie maladive et exerçait sur sa conjointe une surveillance constante allant jusqu’à la dévaloriser devant parents et amis. Agressif et querelleur il n’a pourtant n’a jamais levé la main sur elle. Cet homme violent au comportement victimaire, connaissait parfaitement ses droits. Après 6 mois de feintes hésitations bien dosées (allait-il oui ou non laisser tomber l’accusation de voies de fait) il laissa tomber la poursuite estimant «lui avoir donnée une leçon»!!!
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  • michel lebel - Inscrit
    7 juillet 2011 09 h 59
    Un message dangereux
    La justice humaine est imparfaite. Ça me semble le cas ici. À moins d'être devant un cas d'un véritable cas de folie et non de simple trouble mental(notion floue), les cas d'actes impliquant violence physique grave contre une personne ne devraient pas bénéficier d'une défense possible de non-responsabilté criminelle. Autrement la grande violence devient permissible. Ceci envoie un message fort dangereux pour la bonne vie en société. Enfin je ne vois pas comment un jury de "personnes ordinaires" peuvent trancher un débat entre psychiatres relatif à l'état mental d'un accusé. Ceci me semble une aberration. Le verdict dans l'affaire Turcotte doit être porté en appel.


    Michel Lebel
    Ancien professeur de droit
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  • jeanduc - Abonné
    7 juillet 2011 10 h 17
    Quel sens à la colère!
    En psychologie (occidentale), la colère est considérée comme une émotion secondaire à une blessure, un manque, une frustration. Elle est affirmation de sa personne et sert au maintien de son intégrité physique et psychique ou alors elle est l'affirmation d'une volonté personnelle plus ou moins altruiste. ... Dans la philosophie bouddhiste, la colère est considérée comme une perte de contact avec la réalité; le colérique amplifie le coté négatif du sujet de sa colère. Il s'agit là d'une caractéristique humaine. La raison de la colère peut peut être justifiée, mais le consensus social réprime tout geste de violence découlant de la colère. Dans l'affaire Turcotte, il s'agit d'une colère extrême et d'une violence extrême. Dans le cas d'un poing sur la gueule, le même argument que Turcotte pourrait être invoqué: j'ai perdu le contrôle, j'étais aveuglé, le poing est parti tout seul. Le juge dirait, à raison, apprend à contrôler ta colère, prend les moyens qu'il faut pour que cela ne se reproduise pas. En attendant, paye tes dettes. Alors, pourquoi dans le cas d'une colère extrême et surtout d'une violence extrême, l'argument de la perte de contact avec la réalité pourrait-elle être efficacement invoquée? Je trouve qu'il y a un manque de sagesse (orientale?) dans cette décision.
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  • Georges Paquet - Abonné
    7 juillet 2011 10 h 43
    Faire appel à des psychiatres étrangers...pour éviter la perception de sympathie, ou de protection, entre collègues.
    Lors de la reprise de ce procès, on devrait impérativement faire appel à des psychiatres étrangers, américains ou européens, pour procéder, même après les faits, comme on l'a fait d'ailleurs dans ce cas-ci, à l'élaboration d'une théorie sur l'état d'esprit de l'accusé à différents moments du drame.

    On devrait faire appel à des spécialistes étrangers, qui ne sont pas membres de la même corporation ou du même collège des médecins que l'accusé, comme on le fait sustématiquement quand un drame se produit dans ou par un corps policier. On ne fait pas appel à de collègues, mais plutôt à un autre ordre ou à des étrangers.
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  • Jean-Yves Bégin - Abonné
    7 juillet 2011 11 h 00
    VIVE LA COMPASSION GÉNÉRALISÉE!!!

    Boutades...

    À une époque où le problème est justement la crédibilité du système politique qui n'enquête plus et du système judiciaire qui ne juge plus.
    Où les ponts et chaussées se désagrègent et les prisons sont pleines. Où tout le monde est mêlé, et où personne ne sait plus que penser...

    On construit un complexe judiciaire à part pour juger les Hells, on libère des Hells faute de système judiciaire pour les juger,..
    ayant accablé les procureurs de la Couronne sous-payés...

    Qu'en pense Robert Latimer? Et ce pauvre électricien qui a fait 4 ans de prison parce qu'il ressemblait au violeur et que la juge n'aimait pas sa face? Et ces victimes d'erreurs judiciaires d'un système mal bâclé? Et ces criminels prématurément libérés faute de barreaux? Et ces condamnés qui purgent en pure perte de temps un 6e de leur peine? Et la police dont les enquêtes et la preuve impossible à faire reste tablettée? Et le peuple menacé d'invasion de domicile et de meurtre au couteau, dont tout ce qu'on a à faire est de le dissuader de se défendre?! Et ces criminels mineurs en herbe qui ne risquent rien puisque tout pardonnés d'avance? Tremblez, bon peuple.

    Et fermez-moi tout ça c'est pas sérieux,
    vous épargnerez des milliards!

    Entre temps, on ne voudrait pas se retrouver, certes, dans la peau et le coeur de ce cardiologue impulsif qui a charcuté ses deux enfants.
    Mais qui a tout de même posé le geste, et qui s'en tire assez bien,
    Et qui, gracié par la société, devra vivre avec ça sur la conscience.
    Peut-être cette peine est-elle, pour lui, suffisante. Compassion...
    (Que diable n'a-t-il eu la même compassion pour ses chers enfants?).

    Oui, mais les autres? Et la dissuation, et la dignité, à l'égard des futurs criminels fringants, et de leurs futures victimes menacées?
    Et le sérieux de la société, en train de se diluer dans la débilité générale?

    Heureusement qu'il n'y a plus personne qui a les couilles pour se faire justice
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    7 juillet 2011 11 h 04
    La profession d’avocat n’est pas un apostolat.
    .

    Le tribunal statue en fonction de la preuve qui lui est présentée.

    Les frais d’un procès coûtent chers : avec de l’argent, grâce à un avocat de la défense dévoué, compétent et aguerri, il est possible de présenter au tribunal les arguments étoffés d’une batterie d’experts, et d’offrir une plaidoirie talentueuse qui sème le doute.

    Pas contre, sans moyen financier, le justiciable n’a d’autres choix que de confier sa défense à un avocaillon qui travaille au volume, comme la majorité des avocats qui assurent leurs subsistances par le biais des mandats de l’Aide-juridique.
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    7 juillet 2011 11 h 17
    Le bénéfice du doute
    Luc Boyer a bien exprimé ce que je pense de ce verdict : la règle.

    Si le douzième juré a vraiment été expulsé à cause de son préjugé indécrottable contre le père assassin de ses enfants (quelle horreur tout de même !), les onze autres ont fait un devoir douloureux, mais le seul possible, me semble-t-il dans les circonstances. Nous pouvons en être «émotivement» outrés, mais il nous faut finalement l'accepter, ce verdict qui donne au présumé assassin le bénéfice du doute quant à sa non conscience du geste qu'il posait de façon horrible, et ce au moment même où il posait ce geste. Qu'il ait ensuite retrouvé l'entière conscience de l'Horreur qu'il venait de commettre ne rend que plus nécessaire une certaine compassion de notre part pour un être humain dont la souffrance doit être désormais et pour toujours incommensurable.
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  • Philippe Bonneau - Abonné
    7 juillet 2011 11 h 24
    Difficile à comprendre
    Je pense que la population pense que sans argent pour payer les avocats monsieur tout le monde n'aurait pas eu le même résultat.
    c'est le défaut de notre système judiciaire
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  • Georges Paquet - Abonné
    7 juillet 2011 11 h 49
    Philippe Bonneau et plusieurs autres introduisent une considération importante...
    Est-ce vrai, est-ce presqu'entendu qu'un accusé qui a des moyens financiers importants et qui bénéficie des services d'un très bon avocat a plus de chances, sinon toute les chances, de s'en sortir mieux qu'un autre qui n'a pas ces moyens?

    Affirmer celà, c'est soutenir que les jurés ne sauraient pas faire la part des choses, et qu'un fait ou qu'une vérité exposés avec calme et mesure auraient moins de chance d'être comprises et retenues que les mêmes choses exposées avec emphase et plein d'effets de toges...
    Est-ce qu'un juge qui préside un procès ne pourrait pas mettre les jurés en garde contre ce genre de perception qui fausserait leur décision.

    Les avis des spécialistes ou experts posent un tout autre problême. Les jurés sont-ils tous en mesure de discuter et d'évaluer les avis émis par des psychiatres, des ingénieurs ou des astronophysiciens...?
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  • Geoffroi - Abonné
    7 juillet 2011 12 h 24
    Le bon diable
    Pourquoi tenter de nier l'existence du mal ?

    « Celui qui ne fait pas, et n'imagine pas le mal, est porté non pas à nier l'existence du mal, mais à refuser de croire à la fatalité du mal, à se refuser d'admettre que le mal soit inévitable et inguérissable. »

    Curzio Malaparte
    Extrait de La peau

    « Un diable est impensable ; car il répugne au bon sens d'admettre un diable qui sache pertinemment ce qu'est le mal et qui veuille néanmoins le mal. »

    Poul Martin Moller
    Extrait des Pensées détachées
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  • real@realo.ca - Abonné
    7 juillet 2011 13 h 11
    Merci à
    Geneviève Laplante , pour sa lettre.
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  • Bernard Gervais - Abonné
    7 juillet 2011 13 h 53
    De toute manière...
    On peut comprendre que bien des gens aient été outrés par le verdict du jury dans le présent procès.

    Mais voilà, comme vous l'écrivez avec raison, le public n'a pas eu, contrairement aux jurés, la tâche très difficile de se demander si l'accusé correspondait au fameux article 16 du Code criminel.

    De toute manière. même s'il retrouve sa liberté, pensez-vous que cet homme pourra retrouver une vie normale et ce, en ayant toujours à l'esprit ce qu'il a fait à ses enfants ? J'en doute.
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  • Labelle Michel - Inscrit
    7 juillet 2011 13 h 57
    On en s'improvise pas juriste svp.

    On en s'improvise pas juriste svp.

    Tout le monde croit que le jury a choisi la version de l'accusé parce qu'il l'a trouvée plus crédible que la version de la Couronne.

    C'EST FAUX!

    Le jury n'a pas choisi la version de l'accusé parce que la preuve prépondérante était en faveur de l'accusé.

    Le jury a choisi la version de l'accusé parce que la Couronne n'a pas fait une PREUVE HORS DE TOUT DOUTE RAISONNNABLE que Turcotte était conscient de ses actes.

    Peut-on blâmer le jury pour cela?

    NON!

    Turcotte n'avait pas besoin de prouver par prépondérance de preuve ou autre que sa version était plus crédible que celle de la Couronne.

    La seule chose que Turcotte avait à faire, c'était de soulever un doute raisonnable qu'il n'était pas conscient de ses actes.

    Et c'est évident que Turcotte a soulevé un doute raisonnable qu'il n'était pas conscient de ses actes.

    Pourquoi?

    1. Les rapports de ses psychiatres.
    2. L'empoisonnement au lave-glace
    3. La confusion de Turcotte, par exemple, il avait oublié de mettre les pyjamas à ses enfants.

    Alors, maintenant, je vous pose la question.

    À la lumière de ce qui précède, qu'auriez-vous donc fait si vous aviez été membre du jury?
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  • amaranta - Inscrit
    7 juillet 2011 15 h 50
    La banalité du mal
    @ Genevieve Laplante
    Vous assimilez à tort toute critique de la décision du jury à une marque d'insensibilité envers la maladie mentale. Je n'ai lu aucun commentaire allant dans ce sens, bien au contraire. Les interventions questionnant le bien-fondé du jugement soulèvent un doute sur l'existence de troubles mentaux chez l'accusé le rendant temporairement inapte à évaluer la gravité de ses actes. Rien à voir avec une dépression post-partum où l'on est contrôlé par ses hormones ou un délire psychotique.
    Dans le cas du Dr Turcotte, c'est l'apparition (puis la disparition) des symptômes au moment opportun qui est troublante.
    Toute personne qui commet un meurtre ou une agression sexuelle est indéniablement perturbée mentalement. Est-ce à dire que les meurtriers, les violeurs et les pédophiles devraient être déclarés non responsables de leurs actes?
    Comme le mentionne mme Chouinard, deux autres jugements reconnaissant les troubles mentaux et la responsabilité criminelle de l'accusé s'offraient aux jurés.
    Il doit exister un juste équilibre entre la réadaptation des contrevenants, la considération du tort causé aux victimes et la sécurité du public. Ces dernières reposent au départ sur l'imputabilité du contrevenant. C'est en reconnaissant ses fautes qu'il pourra éviter de les reproduire. La compassion pour les uns ne doit pas annuler la compassion pour les autres.
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  • Soumande - Inscrit
    7 juillet 2011 16 h 09
    Merci

    Oui. Geneviève Laplante mérite un GROS MERCI pour ce témoignage unique et touchant
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    7 juillet 2011 17 h 25
    En s'inspirant du message de la courageuse mère, la sagesse du public.
    Je cite l'auteur Marie-Andrée Chouinard: «Il n'accepte pas ce doublon de bêtises: un jugement incompréhensible sur un crime incompréhensible?»

    Les jurés n'avaient aucun intérêt à faire pencher la balance soit d'un côté ou de l'autre. Je trouve qu'ils ont prononcé leur verdict et qu'ils ont été très courageux.

    Quant à moi, lorsque je considère quelque chose d'incompréhensible, je le dis bien humblement et je m'abstiens de me prononcer. Sinon, à la rigueur, j'émets des doutes et ça ne va pas plus loin. J'espère que c'est à cet endroit que le public se situe.

    Je me répète: Ces jurés étaient neutres et ils avaient le devoir d'être objectifs face à la très grande responsabilité qu'on leur avait confiée. Le public aurait-il préféré, dans un esprit de complaisance et sans fondement, qu'on le déclare coupable à tort?

    C'est le genre de chose qui peut quelquefois arrivé de déclarer un innocent coupable. Je ne pense pas que quelqu'un souhaiterait ce genre de jugement, même à son pire ennemi.
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    7 juillet 2011 17 h 46
    Faut-il jeter la pierre au jury ?
    Le meurtre de ses deux enfants part Guy Turcotte et la décision des membres du jury de ne pas reconnaître l'accusé comme criminellement responsable de son acte, suscitent l'indignation voire la colère au sein de la population. Comment en effet ne pas être bouleversé par la mort tragique de deux jeunes enfants et comment comprendre la décision du jury dans de telles circonstances ?

    Pour ma part, j'ai été membre d'un jury qui avait à faire une recommandation au conseil des libérations conditionnelles pour un meurtre au premier degré commis par l'accusé qui après 17 ans de réclusion se réclamait de son droit de demander une libération conditionnelle.

    Après plusieurs journées de délibérations, le jury était dans une impasse, les membres ne faisant pas l'unanimité.

    Après plusieurs rondes de consultation, le résultat était toujours le même : 8 en faveur d'une libération dont les modalités seraient à préciser et 2 contre absolument.

    C'est alors que le jury a demandé de réentendre divers témoignages dont celui d'un responsable d'un programme de deux ans pour soumettre un accusé à une réflexion en profondeur sur ses motivations et l'aider à découvrir les zones obscures d'où pouvait émaner son acte.

    Un membre du jury a alors formulé un texte qui a emporté l'assentiment de tous : la demande de libération conditionnelle de l'accusé serait acceptée, mais sous condition que ce dernier soit soumis au programme de deux années décrit plus haut. Le juge a même accepté en mentionnant la décision que le texte qui a emporté la décision unanime du jury soit lu au moment de la lecture de la recommandation.

    ...à suivre...


    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Jacques Lalonde - Abonné
    7 juillet 2011 17 h 47
    suite...
    ...suite...

    Mon expérience de jury qui s'est avérée pour moi humainement exceptionnelle m'a appris plusieurs choses dont deux principalement : la première, il est absolument nécessaire de détenir toute l'information, celle qui se déploie du début à la fin d'un procès, pour être en mesure de prononcer un jugement, et la seconde participer à un jury c'est cheminer à travers de tous les témoignages et interventions et déclarations qui surviennent tout au long d'un procès et accepter d'entendre et de réfléchir à toutes les affirmations de tous les membres du jury avant de prononcer en son âme et conscience un jugement qui deviendra partie de la décision du jury.

    Dans le cas qui nous occupe, le jury à travaillé pendant plusieurs mois. À ce titre, je crois qu'il mérite respect et admiration, ce qui n'exclut pas la possibilité et la légitimité d'un appel.


    Jacques Lalonde
    Gatineau
    jlalonde@ca.inter.net
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  • Personne - Inscrit
    7 juillet 2011 18 h 20
    d'accord avec le prof Lebel...
    de plus,
    ...un juré expulsé parce qu'il a une opinion... Au mins cinq jurés qui pleurent lors de la lecture du verdict.... : il y a certainement eu une sorte de pression exercée lors des délibérations...
    Quoi qu'il en soit, si Guy Turcote était un ouvrier sans $$$$, le verdict aurait-il été le même?????
    Justice»???!?!!?
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  • jlouisroy - Inscrit
    7 juillet 2011 19 h 26
    L'un et l'autre
    Bonjour Mme Chouinard,

    Je ne sais trop quoi penser de ce verdict. Le jury a délibéré. Pour les interminables atermoiements de la population, je vous dirai qu'en lui étant parti je ne changerai pas ma place contre celle de l'accusé ou de la mère des enfants dans cette triste histoire, peu importe le verdict. Et vous?

    Compassion, compassion face à cette douleur qui ne sera jamais nôtre.
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  • dub175 - Inscrit
    7 juillet 2011 21 h 22
    monsieur le docteur.
    Jadis le québec obsédé par la religion et surtout très impressionné par Monsieur le curé ,qui ne pouvait pas avoir une maitresse ou etre pédophile.On lui donnait le bon dieu sans confession.Ça, impossible qu'il soit imparfait .
    Cette obsession s'est tranformée et les docteurs ont pris la place . Ça,impossible qu'il commette des actes réprensibles et surtout pas des meurtres. Il sauve des vies et s'il tue 2 enfants c'est qu'il est devenu fou , L'avocat de la défense a tellement bien vendu cette salade que les jurés déjà impressionnés par le titre de docteur ont dit ...oui c'est vrai ...il est devenu fou
    donc pas responsable......Question... Si le tueur avait été un ''trucker'' tatoué
    aurait-il été compris de la meme façon? Je vous jure que le défenseur aurait du apporter une autre salade aussi basse que la première pour qu'un simple trucker se fasse innocenté. Penses-y ....
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  • Jacques Baril - Inscrit
    7 juillet 2011 22 h 37
    Antigel et liquide lave-glace (combien de litres encore?!)...
    Sans commentaire.
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  • Evanescente - Inscrite
    8 juillet 2011 16 h 20
    MACHIAVÉLIQUE, NARCISSIQUE ET PSYCHOPATHE
    C'est ainsi que le 7 juillet à LCN, le Dr Hubert Van Gijseghem professeur titulaire à l'École de Psycho-Éducation de l'Université de Montréal qualifiait la personnalité du Dr Guy Turcotte qui a assassiné ses deux jeunes enfants de dizaines de coups de couteaux. Le Dr Gijseghem a énuméré cette "triade sombre" après avoir lu les deux lettres que Turcotte a écrites à Isabelle Gaston après avoir commis le geste fatal. DEUX LETTRES QUE LE JUGE A REFUSÉ DE MONTRER AUX 11 MEMBRES DU JURY!!! Des lettres où Turcotte démontre qu'il est exclusivement préoccupé par l'argent et où il ne démontre aucun remords par rapport au meurtre de ses deux enfants.

    Extrait d'article de La Presse du 5 mai 2011, intitulé "Procès de Guy Turcotte: Isabelle Gaston livre un témoignage bouleversant." de Christiane Desjardins.

    "En 2008, Mme Gaston s'est rendu compte que M. Turcotte consultait de la pornographie masculine. Ce n'était pas la première fois qu'elle le soupçonnait d'être gai, même si sexuellement, cela allait bien entre eux. Elle l'a confronté et lui a suggéré de vérifier par lui-même, d'aller faire ses expériences. M. Turcotte a assuré qu'il n'était pas gai."

    Il semble que le fait d'être cardiologue a aidé le Dr Turcotte a s'en sortir aussi facilement - non criminellement responsable de la mort de ses deux enfants pour cause de troubles mentaux et qu'un gars ordinaire aurait obtenu un max comme sentence, i.e. Coupable de meurtre avec préméditation. C'est çà la justice au Québec et c'est le juge qui a dicté l'issue du procès aux 11 membres du jury.
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  • Avocadine - Inscrit
    8 juillet 2011 16 h 26
    Et l'apparence de justice?
    J'ai plus d'une fois entendu que dans un jugement il doit y avoir
    JUSTICE et APPARENCE DE JUSTICE... ici, je ne trouve pas ça.
    Il doit y avoir TRANSPARENCE aussi... mais où ça?
    Pourquoi avoir refusé la mise en preuve des deux lettres écrites par l'accusé et adressées à la mère des victimes?
    Pas un iota de remords, pas un iota d'humanité, compte-tenu des circonstances, rien... rien... pas rapport?
    Ensuite on dit au public: - Fermez-là! Vous n'avez pas toute la preuve!
    Vous ne pouvez pas vous faire un jugement!
    Ça ressemble au procès qui se passe avec Casey en Floride.
    Pas clair, mais pas clair!
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    8 juillet 2011 22 h 41
    DU CALME...
    J'ose espérer que le calme et la paix va revenir dans le coeur des québécois, un peu de réflexion après le tsunami de colère, de bêtises, de haine, etc., qui a déferlé depuis mardi; sûrement que si le Dr avait été libéré sans aucune condition, il aurait été "lynché" par la foule enragée de ne pas avoir entendu ce qu'elle voulait entendre. Comment douter que les onze jurés, dont sept femmes et 4 hommes, sûrement pères et mères de famille, se sont trompés; je crois qu'ils ont agi en leur âme et conscience, ils ont abattu un travail de titan que probablement vous n'auriez pas aimé faire et moi non plus, mais ce verdict est inconstestable, si je ne me trompe pas ! Tant que des hommes et des femmes pourront rendre un verdict comme ils l'ont fait, nous pourrons croire à une justice des hommes, que l'on remet si souvent en question. Pour cette droiture d'esprit, merci ! À Me Poupart qui a choisi de ne pas commenter, je trouve cela tout à son honneur. Cela démontre bien le grand avocat qu'il est... sûrement qu'un BS serait défendu par lui pour ceux qui s'inquiètent...sachez qu'il a connu l'injustice et si l'Aide Juridique existe, c'est un peu beaucoup grâce à lui. Merci chaleureux ! À toutes les familles concernées, je souhaite du courage, de la PAIX dans vos coeurs et un grand pardon. La vie n'est pas un long fleuve tranquille... faut-il connaître la souffrance pour comprendre la souffrance ? si oui, je la comprends !
    Avocadine : les lettres n'ont pas été remises aux jurés parce qu'elles n'avaient aucun rapport avec le procès... J'espère que l'on va cesser de faire des affiir-
    mations fausses...
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  • François Beaulé - Abonné
    9 juillet 2011 14 h 14
    Une maladie mentale temporaire
    Quelle est donc le nom de cette mystérieuse maladie mentale dont aurait souffert le Dr Turcotte pendant quelques minutes ou quelques heures ce soir-là?

    Et ce serait justement pendant ce court épisode d'une maladie dont il n'aurait jamais souffert ni avant ni après qu'il aurait tué ses deux enfants?

    Pendant son témoignage, Turcotte a dit qu'il voulait en finir avec la vie ce soir-là. Il souhaitait se suicider. Et il ne voulait pas laisser les enfants à son ex-femme. Il voulait les emmener avec lui dans la mort, il l'a avoué.

    Beaucoup de malades mentaux, la plupart, souffrent d'une telle maladie pendant des années ou des décennies mais ne tuent personne. Turcotte aurait subi une perte de contact temporaire avec la réalité et en aurait profité pour faire ce qu'il désirait faire quelques heures ou quelques jours avant. Une fois qu'il a eu décidé de se suicider, la valeur de la vie de ses enfants n'était plus la même à ses yeux. Il a fait monter la colère en lui en lisant les messages amoureux de son ex avec son nouvel amant puis il est passé à l'acte.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    10 juillet 2011 13 h 41
    À Fernande Trottier:
    Vous écrivez que "les lettres n'ont pas été remises aux jurés parce que qu'elles n'avaient aucun rapports avec le procès" archi faux. Elles n'ont pas été remises parce que le juge a décidé qu'elles seraient préjudiciables à l'accusé, et la couronne une peu faiblarde n'a pas constesté. Mais ça pourrait l'être bientôt dans une démarche plus globale.

    Voilà les faits, Madame.
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  • Mylene Deschamps - Inscrit
    11 juillet 2011 10 h 15
    @Amaranta
    Merci! Ce sera maintenant bien trop facile d'excuser quelques gestes que ce soit sous prétexte d'avoir une «folie passagère» (je ne parle pas ici de vraie maladie mentale). Pour commettre tout geste «déplacé», gueuler après un chauffard, lancer une bière à la tête d'un arbitre, étrangler l'enseignant de son enfant, battre sa femme, voir même tuer ses enfants!, il faut être en état -au moins- d'une folie passagère... Il n'y aura donc plus jamais de coupable? «Il» se sent déjà assez coupable en se regardant dans le miroir? C'est fou comme je me sens protégé!
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    11 juillet 2011 11 h 46
    Fin des commentaires
    Nous mettons fin aux commentaires. Merci à tous.
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