Guy Turcotte est reconnu non criminellement responsable du meurtre de ses enfants
Photo : La Presse canadienne (photo) Ryan Remiorz
Isabelle Gaston, la mère d'Anne-Sophie Turcotte, 3 ans, et de son frère, Olivier Turcotte, 5 ans, quittant le salon funéraire le 2 mars 2009. À l'issu du procès ne reconnaissant pas Guy Turcotte comme criminellement responsable du meurtre de leurs deux enfants, elle a souhaité quitter la sellette médiatique, afin de pouvoir guérir et prendre du mieux. Les adultes n’ont jamais le droit de lever la main sur des enfants, peu importe leur état, a-t-elle toutefois plaidé avant de s’effacer.
Saint-Jérôme — L’ex-cardiologue Guy Turcotte a été reconnu aujourd'hui non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux relativement à l’assassinat de ses deux enfants.
Les 11 jurés ont donc endossé la thèse de la défense, au sixième jour de délibérations.
Quelques minutes après le prononcé du verdict, la mère des deux petites victimes a fait part de sa déception relativement à la décision des jurés.
La voix nouée par l’émotion, Isabelle Gaston a toutefois ajouté que la fin du procès marquait une libération pour elle. Elle a expliqué qu’elle ne souhaitait pas que la Couronne fasse appel du verdict tombé aujourd'hui et qu’elle ne témoignerait plus devant un juge.
Elle a aussi souhaité quitter la sellette médiatique, afin de pouvoir guérir et prendre du mieux. Les adultes n’ont jamais le droit de lever la main sur des enfants, peu importe leur état, a-t-elle toutefois plaidé avant de s’effacer.
Mme Gaston a aussi lu un message adressé à ses deux enfants, les remerciant pour leur soutien spirituel au cours des procédures judiciaires.
La décision du jury devait reposer en grande partie sur l’évaluation de témoignages contradictoires d’experts psychiatres qui se sont succédé à la barre des témoins.
Tant la défense que la Couronne ont fait témoigner plusieurs experts, et se sont évertués à attaquer la crédibilité des experts de la partie adverse, une joute qui représentait un défi de taille pour des jurés dépourvus de la même expertise.
Puisque l’accusé avait admis avoir tué ses deux enfants — Olivier, âgé de 5 ans, et Anne-Sophie, âgée de 3 ans — en les poignardant à de multiples reprises dans leur résidence de Piedmont, dans les Laurentides, le 20 février 2009, l’acquittement n’était pas une option.
Le procès avait été l’un des plus suivis de ces dernières années au palais de justice de Saint-Jérôme.
Des membres de la famille — au premier chef la mère des enfants, l’urgentologue Isabelle Gaston — ont assisté au long procès, et les manifestations d’émotion, incluant celles de l’accusé lui-même, y ont été fréquentes.
L’avocat de Guy Turcotte, Pierre Poupart, avait livré une plaidoirie exceptionnellement longue de quatre jours, s’emportant parfois, à l’issue d’un procès de plus de deux mois.
La procureure de la Couronne, Claudia Carbonneau, avait bouclé son argumentaire en deux heures à peine, soutenant qu’il était clair, selon elle, que l’accusé avait un plan, qu’il était bien organisé et qu’il savait ce qu’il faisait le jour du drame.
Les 11 jurés ont donc endossé la thèse de la défense, au sixième jour de délibérations.
Quelques minutes après le prononcé du verdict, la mère des deux petites victimes a fait part de sa déception relativement à la décision des jurés.
La voix nouée par l’émotion, Isabelle Gaston a toutefois ajouté que la fin du procès marquait une libération pour elle. Elle a expliqué qu’elle ne souhaitait pas que la Couronne fasse appel du verdict tombé aujourd'hui et qu’elle ne témoignerait plus devant un juge.
Elle a aussi souhaité quitter la sellette médiatique, afin de pouvoir guérir et prendre du mieux. Les adultes n’ont jamais le droit de lever la main sur des enfants, peu importe leur état, a-t-elle toutefois plaidé avant de s’effacer.
Mme Gaston a aussi lu un message adressé à ses deux enfants, les remerciant pour leur soutien spirituel au cours des procédures judiciaires.
La décision du jury devait reposer en grande partie sur l’évaluation de témoignages contradictoires d’experts psychiatres qui se sont succédé à la barre des témoins.
Tant la défense que la Couronne ont fait témoigner plusieurs experts, et se sont évertués à attaquer la crédibilité des experts de la partie adverse, une joute qui représentait un défi de taille pour des jurés dépourvus de la même expertise.
Puisque l’accusé avait admis avoir tué ses deux enfants — Olivier, âgé de 5 ans, et Anne-Sophie, âgée de 3 ans — en les poignardant à de multiples reprises dans leur résidence de Piedmont, dans les Laurentides, le 20 février 2009, l’acquittement n’était pas une option.
Le procès avait été l’un des plus suivis de ces dernières années au palais de justice de Saint-Jérôme.
Des membres de la famille — au premier chef la mère des enfants, l’urgentologue Isabelle Gaston — ont assisté au long procès, et les manifestations d’émotion, incluant celles de l’accusé lui-même, y ont été fréquentes.
L’avocat de Guy Turcotte, Pierre Poupart, avait livré une plaidoirie exceptionnellement longue de quatre jours, s’emportant parfois, à l’issue d’un procès de plus de deux mois.
La procureure de la Couronne, Claudia Carbonneau, avait bouclé son argumentaire en deux heures à peine, soutenant qu’il était clair, selon elle, que l’accusé avait un plan, qu’il était bien organisé et qu’il savait ce qu’il faisait le jour du drame.
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