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L'illusion d'un monde sans drogue

Brian Myles   18 juin 2011  Justice
L’escouade antinarcotique détruit une plantation de marijuana en Jamaïque.<br />
Photo : La Presse canadienne (photo)
L’escouade antinarcotique détruit une plantation de marijuana en Jamaïque.
Hallucinant! La guerre contre la drogue fête ses 40 ans... et vieillit plutôt mal. En dépit d'un retentissant constat d'échec, les politiques prohibitionnistes ont encore la cote. Mais pour combien de temps?

Dans un discours enflammé datant de juin 1998, le directeur de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Pino Arlacchi, recommandait aux pays membres de se mobiliser pour bâtir «un monde sans drogue» avant l'échéance de 2008! Un autre de ces rendez-vous manqués dont cette guerre utopique a le secret.

Depuis que le président américain Richard Nixon a officiellement hissé la drogue au rang «d'ennemi public numéro un», le 17 juin 1971, les substances vertes, blanches, brunes et multicolores se sont répandues comme une traînée de poudre sur la planète, en empruntant les innombrables routes ouvertes et incessamment remodelées par une mondialisation effrénée.

Sur ce champ de bataille idéologique, les avancées — bien mitigées — se mesurent en réduction de la production, contraction des marchés de la revente, arrestations et en répression. Les «toxicomanes», victimes indirectes de la guerre, sont souvent rabaissés au statut de criminel. Les prisons américaines croulent sous le poids des citoyens arrêtés pour des affaires de drogue. Sur 1,5 million d'Américains appréhendés chaque année, le tiers finissent en prison (les Noirs et les minorités visibles étant surreprésentés derrière les barreaux).

Au Canada, les infractions relatives aux drogues ont atteint un sommet des trente dernières années en 2007, avec quelque 100 000 infractions à travers le pays. La marijuana accapare toujours autant l'attention de la police et de l'appareil judiciaire. Près d'une affaire de drogue sur deux (47 %) touche la possession simple de marijuana. Le cannabis compte pour les deux tiers de toutes les affaires, toutes drogues et toutes infractions confondues (possession, trafic, production, importation et exportation). Au nord du 60e parallèle, les efforts de guerre ont beau être menés pour assurer la sécurité des collectivités contre le crime organisé et les trafiquants qui brisent des vies et des familles, ils finissent par atteindre, la plupart du temps, les simples «poteux».

À ce sujet, Jean-Sébastien Fallu, professeur en psychoéducation à l'Université de Montréal, reprend le flambeau de sa défunte collègue Marie-Andrée Bertrand, l'une des plus flamboyantes antiprohibitionnistes. «Le droit pénal n'est pas le bon outil pour gérer la question des drogues, ne serait-ce que parce que la très grande majorité des consommateurs ne posent aucun problème», explique-t-il.

«La consommation de drogue, c'est le bouc émissaire par excellence des maux associés à notre société, enchaîne le professeur spécialiste en toxicomanie. Les gens disent toujours: "Ah! la maudite drogue!" On a tendance à escamoter les facteurs sociaux qui engendrent la consommation.»

Et le monde sans drogue?

Les discours messianiques comme celui de Pino Arlacchi se heurtent à l'implacable réalité. Le «monde sans drogue» n'est pas pour demain, ne serait-ce que parce que l'altération de la conscience fait partie intrinsèque de l'expérience humaine. «Les anthropologues ont recensé quelque 15 000 cultures humaines dans l'histoire. Moins de dix ne prenaient pas de drogue», explique Jean-Sébastien Fallu, citant les travaux de Jean-Dominique Michel.

La culture et la consommation des principales drogues restent à des niveaux élevés dans les pays industrialisés, en plus de progresser dans les pays émergents. L'ONUDC constate une augmentation de la consommation d'opiacés (17 millions d'usagers en 2008, en hausse de 35 % en dix ans), de cocaïne (17 millions d'usagers, hausse de 27 %) et de cannabis (160 millions d'usagers, hausse de 9 %). L'agence s'inquiète par ailleurs de l'«abus croissant» de stimulants de type amphétamine et de médicaments d'ordonnance à l'échelle du globe. Le marché des stimulants compte environ 30 millions d'utilisateurs. Bientôt, ces avaleurs de pilules dépasseront en nombre les usagers de la cocaïne et de l'héroïne réunis.

Malgré tout, l'ONUDC se disait encouragée l'an dernier par la réduction progressive de la superficie consacrée aux cultures de coca et d'opium. La diminution de l'offre de cocaïne expliquerait même la flambée de violence au Mexique, où les cartels fusillent, mitraillent et décapitent leurs opposants en toute impunité (40 000 morts depuis 2006). Le marché de la cocaïne connaît par ailleurs un avenir florissant sous des cieux plus cléments. En 2008, le business de la cocaïne en Europe était évalué à 34 milliards de dollars américains, soit 3 milliards de moins que le marché américain. Dans la géopolitique des drogues, c'est l'éternel recommencement. L'avancée sur un front est marquée par un recul sur un autre.

Prohibition contestée

Guerre contre la drogue, guerre d'usure. L'édifice de la prohibition est un bunker fissuré, mais il ne s'écroule pas.

À ce jour, 14 États américains ont décriminalisé l'usage de la marijuana. En Californie, les électeurs ont voté à 47 % en faveur de sa légalisation complète lors d'un référendum, une initiative populaire qui pourrait être imitée par les États de Washington et du Colorado d'ici 2012.

À la Maison-Blanche, c'est toujours la ligne dure. Les pourvoyeurs de marijuana médicale sont plus harcelés sous le gouvernement de Barack Obama qu'ils ne l'étaient sous celui de George W. Bush. Les États-Unis consacrent maintenant 60 % de leurs ressources à la répression, contre 40 % au traitement, sur un budget total de 26 milliards $US.

Mardi dernier, une coalition pour le moins inusitée a demandé une rencontre avec le grand responsable des politiques antidrogues à Washington, Gil Kerlikowske. L'organisme LEAP (pour Law Enforcement Against Prohibition) est formé de policiers, de juges, de procureurs et de gardiens de prison (principalement retraités) qui militent pour la légalisation des drogues.

LEAP compte 40 000 membres, dont 125 figures de proue venant du monde policier, judiciaire et carcéral. C'est sa principale force. «Avant, les gens riaient de ces enjeux, en se disant que seuls des drogués pouvaient s'intéresser aux politiques sur les drogues. Mais quand ce sont des policiers qui risquent leur vie pour faire appliquer des lois qu'ils jugent inutiles, les perceptions du public changent rapidement», explique Tom Angell, responsable des communications de LEAP. Selon lui, ce contingent de retraités sera aussi important pour mettre un terme à la guerre contre la drogue que le furent les vétérans qui se sont prononcés contre la guerre du Vietnam. Ils parlent avec une indéniable autorité morale.

À l'instar de la communauté scientifique et médicale, LEAP demande au gouvernement d'aborder l'usage des drogues sous l'angle de la santé publique. C'était l'idée maîtresse du rapport Nolin, publié en 2002, après deux années de travail. Le Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites recommandait d'une part la légalisation de la marijuana (avec la création d'une régie des drogues sur le modèle de la SAQ) et d'autre part une réorientation des politiques antidrogues basées sur la prévention et le traitement. Le rapport de Pierre-Claude Nolin a subi un enterrement de première classe, comme le rapport Le Dain, en 1974, qui suggérait la dépénalisation de la possession et de l'usage des drogues à des fins récréatives.

Au Canada, la classe politique a ainsi raté deux belles occasions de changer d'approche en matière de drogues. L'indifférence des libéraux au rapport Nolin, suivie de l'élection des conservateurs, a scellé le sort d'une hypothétique réforme. Aujourd'hui, le gouvernement Harper menace la survie du site d'injection supervisé de Vancouver. Demain, il cherchera à imposer des peines minimales aux producteurs de marijuana. C'est le genre de politique qui a contribué à l'augmentation de la population carcérale aux États-Unis à partir de 1986. «Avec le vent de droite qui souffle en Occident, on recule», déplore Jean-Sébastien Fallu.

Tandis que le débat est au point mort au Canada, la «légalisation contrôlée» de la marijuana revient sur le devant de la scène politique en France, avec la publication d'un rapport parlementaire qui ne passe pas comme une lettre à la poste. Aux États-Unis, plusieurs groupes tels que LEAP mobilisent la société civile pour provoquer la tenue de référendums d'initiative populaire sur la légalisation de la marijuana. Seront-ils seulement entendus de la classe politique?
 
 
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  • Tini_ca - Inscrit
    18 juin 2011 01 h 02
    Guerre à la drogue ?
    Combien de témoins, de livres, de documentaires, de vidéos qui prouve que l'élite anglos-saxon, par la CIA, contrôle le trafic de la cocaine en Colombie ?

    Si nous avons été capable d'envoyer des humains sur la lune, comment se fait-il que ce fléau existe encore ?

    Vous ne trouvez pas ça bizarre vous ?
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    18 juin 2011 01 h 04
    un référendum gagnant comme en 1919
    Quand je vois comment dégénère la situation de notre partenaire économique le Mexique, je réfléchis aux impacts si, à l'instar du café équitable, l'état ne pourrait pas acheter directement la cocaine dans des pays en certifiant que les cultivateurs sont honnêtes, contourner les intermédiaires (cartels, FARC ou paramilitaires, mafia) et la donner avec suivi psychosocial, et ainsi réduire la criminalité reliée à la dépendance à une drogue artificiellement dispendieuse.

    J'appuie un programme pour permettre à un consommateur de tester la composition de la drogue qu'il a acheté afin qu'il puisse faire un choix éclairé et ainsi forcer les vendeurs à ne pas ajouter de produits qui puissent encore plus endommager la santé.

    J'appuie le retrait du cannabis du code criminel (juridiction fédérale) ; dans une poursuite criminelle, la couronne doit démontrer l'intention coupable, la mens rea. Criminaliser, c'est créer le crime. Je n'ai jamais eu connaissance de gens qui fumaient du pot dans le but de causer tort à autrui, et selon moi, en absence d'intention coupable, ça devrait être absent du code criminel.

    J'appuie la tenue d'un référendum sur la prohibition, de juridiction provinciale comme la cigarette et l'alcool, similaire à celui de 1919 qui légalisa l'alcool.
    Qui reviendrait à la prohibition d e l'alcool?

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    18 juin 2011 07 h 22
    La répression a vu fleurir de remarquables carrières
    .

    Si on s’attaque aux finances de la pègre en permettant à tous et chacun de jardinier son plant de drogue, ce sont les caisses électorales des grands partis démocratiquement élus qui vont en souffrir.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    18 juin 2011 07 h 46
    Pour qui se prennent-ils ?
    Mais pour qui se prennent-ils ces gens qui veulent dire aux autres comment vivre leur vie ? Sont-elles vraiment sans reproche les personnes qui n'ont jamais été «stoned» pour se permettre de juger celles qui l'ont déjà été ? Pensent-elles vraiment mieux comprendre le sens de la vie, le rôle de l'humain dans l'univers ? La société qu'elles ont construite est-elle si impeccable que cela, exempte de scandales et de corruption ? Ces personnes qui se basent souvent sur la religion pour se justifier devraient s'occuper de la poutre dans leur oeil au lieu de chiâler à propos de la paille dans l'oeil du voisin.

    Serge Grenier
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  • André Savary - Abonné
    18 juin 2011 08 h 24
    prohibition
    À l'époque de la prohibition de l'alcool au EU, au Canada c'était permis...
    Alors que la pègre s'enrichissait et qu'il y avait beaucoup de victime de la mauvaise qualité de cet alcool de contrebande et des guerres de territoires, le Canada pouvait être cité en exemple pour le contrôle et la qualité de l'alcool.

    Le plus important est nous connaissions énormément moins de problème relié a cette consommation à cet époque...

    Légaliser oui..mais pour faire de la prévention et de la promotion de la santé. Exercer un véritable contrôle sur le marché de la drogue mais sans en faire la promotion comme il se fait présentement pour les jeux de hasard.
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  • François Dugal - Abonné
    18 juin 2011 08 h 27
    Drogues officielles
    Et les drogues officielles? Le Ritalin, les anti-dépressifs, les anti-douleurs; toute la pharmacopée de nos chers «médecins de familles» et tutti quanti, on appelle comment?
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  • Renaud Blais - Inscrit
    18 juin 2011 08 h 33
    En attendant les enfants de Harper
    Jusqu'au jour où les enfants de Harper seront pris avec du pot dans leur bagages, il n'y aura rien de fait pour mettre le Canada au XXIe siècle, sur cette question.
    Il serait intéressant de vérifier combien de cadres supérieurs de l'armée canadienne profiteront de leur retour de l'Afghanistan pour arrondir leur fin de mission...
    Renaud Blais
    Québec
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  • Francois - Inscrit
    18 juin 2011 11 h 14
    la lutte contre la drogue innéfficace
    Ce n'est que l'argent perdu de lutter contre les drogues. Si vous voulez en finir réellement avec la contre bande, légaliser la drogue, le seul moyen de ne plus perdre de l'argent. Le constat est évident que rien ne pourra arrêter la circulation de la drogue. Alors autant vivre avec.
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  • Siegfried L. Mathelet - Inscrit
    18 juin 2011 12 h 19
    ... en complément
    Bon article.

    En plus...

    c'est intéressant de voir que la contestation de la prohibition est maintenant portée par plusieurs personnalités politiques internalitionnales, dont Kofi Annan et Louise Arbour, avec le "Report of the Global Commission on Drug Policy" :

    http://www.globalcommissionondrugs.org/Report

    Pour qui voudrait lire une analyse originale et percutante des problèmes de sécurité entraînés par les politiques actuelles, et leurs effets pervers sur les États et la démocratie:

    Moisés Naím "THE DRUG TRADE: THE POLITICIZATION OF CRIMINALS AND THE CRIMINALIZATION OF POLITICIANS"

    http://www.globalcommissionondrugs.org/Documents
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  • François Beaulé - Abonné
    18 juin 2011 12 h 24
    L'arme finale du contrôle du trafic des drogues
    Quand, dans pas très longtemps, nous nous débarasserons de l'argent de papier, le trafic des drogues deviendra quasiment impossible. Toutes les transactions financières seront inscrites dans des comptes de banque ou de cartes de crédit. Il sera très facile pour la police de remonter du simple pusher au grand trafiquant. La répression du trafic des drogues deviendra très facile. Un peu de patience et bien des crimes motivés par l'argent seront sous contrôle. On n'a qu'à décider d'en finir avec l'argent de papier.
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  • Denis Marseille - Inscrit
    18 juin 2011 12 h 44
    drogue!?
    Ce n'est pas parce que la lutte contre le trafic de drogue est perdu d'avance qu'il faut y renoncer.

    C'est vrai que la drogue, depuis les temps immémoriaux fait partie de la culture humaine. Mais elle était réservée à des usages spéciaux. On en consommait durant certaines cérémonies à caractères spirituels ou comme remèdes et en temps normal, l'usage était prohibé.

    Puis dans l'antiquité on commença à utiliser drogue et alcool pour des raisons festives. Ce qui entraîna le peuple à abuser de ces substances et on peut noter que chaque civilisation a commencé à décliner lorsque l'usage des substances qui modifie l'humeur des gens se généralisa.

    Si pour la plupart des gens l'usage de ces produits se limite au contextes sociaux festifs, la disponibilité d'un produit en grande quantité et sans contrôle social, incite à la surconsommation et à la dépendance à ces substances.
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  • Philippe Trempe - Inscrit
    18 juin 2011 12 h 50
    La clé: le blanchiment d'argent
    La seul façon de lutter efficacement contre toute forme de crime organisé, et cela qu'il s'agisse de trafic de drogue, de contrebande d'alcool, de prostitution, de trafic d'être humain ou peut importe, est de lutter en aval.
    Si vous réussissez à empêcher les criminels de blanchir leurs profits, vous réglerez une partie significative du problème.
    Mais que voulez-vous, les banquiers ont des tizamis en politiques !
    Le jour on pourra mettre aussi facilement en prison un banquier qui accepte de l'argent venant des réseaux criminels (consciemment ou non) qu'un dealer qui fait le pied de grue au coin de St-Laurent et Ste-Catherine, l'age d'or du crime organisé sera terminée.

    Les banquiers devraient être tenus RESPONSABLES (c'est un mot dont le signification se perd par les temps qui courent) de toutes les sommes argents liquides, dépassant un certain montant, qu'ils acceptent d'encaisser.
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  • Lasante Pierre - Abonné
    18 juin 2011 13 h 39
    Un monde sans drogue est une utopie mais...
    il ne faut pas cesser nos efforts pour endiguer ce fléau. Par contre ce ne serait pas sorcier de dire que nous devons envisager d'autres moyens pour parvenir à nos fins. La voie de la répression policière et militaire ne donnera jamais aucun résultat. L'emprisonnement massif des motards ou des mafiosos est un coup d'épée dans l'eau. Ceux qui se font emprisonnés sont remplacés illico le lendemain.
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  • le_chialeux - Inscrite
    18 juin 2011 15 h 54
    La drogue ? quelle drogue ?
    La raison de notre incapacité comme société à discuter calmement du problème de la drogue est du à cette terrible stratégie médiatique de la droite à nous faire croire que toutes les drogues sont 'de la drogue'. LA première chose à faire serait de commencer à distinguer toutes ces substance, naturelles et chimiques, entres elles. Ainsi, les drogues douces, moyennement fortes, et dangereuses seraient clairement (et honnêtement) identifiées et il serait possible de faire réellement de l'éducation. Vouloir mettre la marijuana, l'héroine, le crack ou l'extasy sur un pied d'égalité, c'est comme vouloir associer l'alcool, le café et du jus de pomme. Selon moi, les drogues devraient être jugées selon le niveau de dépendance qu'elle occasionnent, les dangers pour la santé d'abus possibles, et leur influence sur la conduite d'un véhicule.
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  • Geoffroi - Abonné
    18 juin 2011 18 h 31
    Oui une illusion
    Si celà se poursuit c'est à cause des enveloppes brunes que l'on distribue régulièrement et généreusement dans les beaux et moins beaux quartiers de nos villes et dans nos campagnes.
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  • hyde - Abonné
    18 juin 2011 21 h 44
    la drogue
    La légalisation et même la nationalisation des drogues est le seul moyen de réduire la consommation de drogues.

    Par exemple, pour un jeune de moins de 18 ans, il est plus facile de trouver marijuana, speed et ecstasy que de trouver de l'alcool. Pourquoi? L'alcool est contrôlé par les autorités. Impossible de s'en procurer. Les drogues, eux, sont en libres circulation dans les rues. Légaliser les drogues et on enlève la drogue des mains des jeunes.

    De plus, les drogues seront de meilleurs qualités si légalisé et règlementé. Présentement, on retrouve un paquet de cochonneries qui minent la santé des consommateurs.

    Par contre, le plus important dans la légalisation de la drogue, c'est le coup fatal donné au crime organisé qui constitue un plus grave problème pour la société que peut l'être les drogues.
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  •  
  • bobboucher - Abonnée
    18 juin 2011 23 h 18
    60e parrallèle ?
    Au nord du 60e parrallèle, il y a le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. On voulait peut-être dire le 49e, qui fait la frontière entre les États-Unis et le Canada du Pacifique jusqu'au lac Supérieur?
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  •  
  • Denis Miron - Inscrit
    18 juin 2011 23 h 34
    L'illusion d'un Pouvoir aussi toxique qu'une drogue dure.
    La pire des drogues c’est évidemment le Pouvoir fondé sur l’argent liquide placé dans des enveloppes brunes très étanches en provenance de groupes d’intérêts fondés sur le rendement maximal, que s’injecte la classe politique et les paradis fiscaux sans trop de précautions au plan de l’hygiène démocratique.
    Y a-t-il quelqu’un qui pourrait m’expliquer comment se fait-il que l’Afghanistan actuel n’est pas coté par les agences de notation de type Standard
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  •  
  • AMARRIGE - Inscrit
    19 juin 2011 05 h 36
    un monde sans drogue...
    De plus en plus de gens sur la planète sont en ''ascension spirituelle''et il en résulte un esprit de discernement. la balance va bientôt pencher plus de ce côté,afin d'éradiquer tout ce qui est nuisible sur cette terre.
    un mois de juillet 2011,va confirmer mes dires. mois extrèmement important en ce sens.
    Mois d'aout 2011 décisionnel...9dates clés dans ce mois. à suivre!
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    19 juin 2011 06 h 17
    Fléau ou fumisterie?
    La drogue est utilisée depuis que l'humanité existe, et encore, il y a certaines plantes aux propriétés particulières dont quelques animaux raffolent. Faire une distinction entre l'alcool et la drogue est absurde: on boit de l'acool, particulièrement lors de certains événements, à cause de ses "effets secondaires" et en plus l'infinie variété des saveurs qui ont été développé et fait qu'on lui voue un culte quasi religieux. La seule différence entre l'un et les autres est la criminalisation, une évidence mise en lumière par la prohibition de l'alcool aux USA..

    La Chine en est le meilleur exemple: celle ci était un grand empire, un grand commerçant, et l'opium y faisait parti des moeurs, jusqu'à ce qu'arrive le fléau occidental, qui y ont mis leur nez là-dedans mettant ce pays à genoux, et faisant de l'opium une vraie plaie nationale. Les communistes, pas plus futés, ont réglé le problème en exécutant en public les trafiquants et les consommateurs tout en assujettissant le peuple.

    Cette guerre, dont les principales victimes sont les pauvres et souvent des enfants, n'est qu'une fumisterie. Un excellent documentaire a été produit la-dessus qui démontre bien que les principaux profiteurs de cette industrie, en toute impunité, finalement, ce sont le système judiciaire et policier américains, sans parler de l'armée; c'est aussi une belle façon pour ce pays de mettre son nez et d'imposer sa loi, son joug, dans certains pays. Double fumisterie criminelle puisque les plus grands consommateurs de drogues, ô miracle!, sont... les Américains.
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  • Denis Miron - Inscrit
    19 juin 2011 10 h 32
    SVP, inscrivez mon commentaire au complet
    La pire des drogues c’est évidemment le Pouvoir fondé sur l’argent liquide placé dans des enveloppes brunes très étanches en provenance de groupes d’intérêts fondés sur le rendement maximal à court terme, que s’injecte la classe politique dans les paradis fiscaux sans trop de précautions au plan de l’hygiène démocratique.
    Y a-t-il quelqu’un qui pourrait m’expliquer comment se fait-il que l’Afghanistan actuel n’est pas coté par les agences de notation de type Standard
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  •  
  • Christian Loupret - Inscrit
    19 juin 2011 20 h 52
    C'est gènant
    J'ai joué quelques mois dans le monde de la drogue et ça m'a pris longtemps pour constater que la pire drogue c'est l'argent.
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