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Contre la brutalité policière

Le Devoir   9 juin 2011  Justice
<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir

Près de 300 manifestants ont dénoncé avec véhémence hier soir l'opération policière du SPVM qui s'est soldée, la veille, par la mort de deux hommes; Patrick Limoges et Mario Hamel. Après s'être rassemblés à la place Émilie-Gamelin, soit à une centaine de mètres du lieu de la fusillade meurtrière, ils se sont élancés dans les rues du centre-ville guidés par des dizaines d'anarchistes.

«Police partout, justice nulle part», scandaient-ils. Au moment de mettre sous presse, les policiers s'affairaient à disperser les manifestants après que des mécontents eurent notamment lancé des projectiles dans la vitrine de certains commerces, rue Sainte-Catherine.
 
 
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  • Leproff - Inscrit
    9 juin 2011 09 h 14
    La brutalité policière
    Depuis quelques jours, ceux qui aiment casser du sucre sur le dos des policiers s'en donnent à coeur joie. Malheureusement, tous ceux qui accusent les policiers de brutalité ne prennent pas le temps de cerner cette problématique, et d'apporter les distinctions nécessaires entre brutalité et incapacité de gérer des situations de dangerosité extrême. Il n'est nul besoin d'être grand docte pour comprendre que les policiers n'apprennent pas dans leur formation comment intervenir auprès de personnes qui ont de graves problèmes de santé mentale.



    La tâche du policier n'est plus ce qu'elle était il y a une trentaine d'années. Il n'est pas rare qu'ils doivent intervenir auprès de gens psychiatrisés dont la place n'est pas sur la rue mais dans une institution. Toxicomanes, prostitués et psychiatrisés se partagent la rue, et les policiers sont appelés à intervenir auprès de ces gens, sans préparation adéquate, et il arrive parfois qu'il y ait des dérapages, comme dans le cas présent, coin St-Denis et Christin, à Montréal, pour une banale histoire de saccage de poubelle!



    Au lendemain de cet événement, c'est la tristesse et l'incompréhension la plus totale dans les rues de la ville. Beaucoup s'interrogent et pointent du doigt les policiers, alors que la retenue s'impose, et que la compréhension devrait faire place aux accusations faciles. Les policiers de ville ne sont pas des psychologues, ni des psychiatres, ni des travailleurs de rue, et il est facile de dire: ils auraient dû faire ceci et faire cela. Un peu comme les enseignants de nos écoles qui doivent cumuler toutes les compétences, et qui n'ont jamais le droit à l'erreur!
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  • Claude Gagnon - Inscrit
    9 juin 2011 09 h 52
    La brutalité policière
    Belle complaisance Leproff ! Sûrement que l'on a du budget à la SPVM pour ce
    genre de service. L'image c'est ça qui est important maintenant ! Le fait d'une vie perdue par hasard...bof ! Une bavure. Bon on essaiera de faire mieux la prochaine fois.
    Sauf que dans l'essence de votre article vous omettez de mentionner qu'à 200 mètres des lieux de la tragédie il existe un service spécialisé de la SPVM formé pour un cas semblable qui aurait du être interpellé dans cette situation et ne l'a pas été (tel que cité dans ce même journal). Ça change tout !
    Arrêtez de nous rabrouer le coup du syndicat qui manque toujours de ressource et de budget. Combien de fois aie-je vu des interventions policières avec une quantité démesurée d'effectif pour une banalité ? Trop souvent !
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  • lepsydescoccinelles - Inscrit
    9 juin 2011 10 h 01
    Ben voyons allez expliquer ca a la famille de la victime qui passait par la
    Effectivement les policiers ne sont que des policiers. Mais d’après vous Ils sont excusables de cette tuerie? Franchement on n’et plus au temps des westerns. J’ai l’impression que ces policiers ne reçoivent pas une formation en face de certains problèmes. Ils étaient suffisamment loin du couteau de ce déséquilibré .Ces (ou ce) policiers auraient éventuellement tiré dans une jambe si sa vie avait été en danger. La question qui se pose, est de savoir quelle formation ils reçoivent, Surement pas celle de la police provinciale, de vrai pros. Et de plus ils ne savaient même pas viser pour tuer une personne au hasard. Ce ou ces policiers doivent êtres poursuivit pour crime.
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  • Jean Francois - Inscrit
    9 juin 2011 10 h 14
    Apprendre a aimer les plus démunis.
    Quand il est temps d'être au service de la population les policiers ne sont pas compétant car ils n'ont pas cette formation, devrions nous avoir une police pour faire suivre le code de la route et avoir une autre police qui elle est plus apte a intervenir avec des être humain en difficulté.

    Car ne jouons pas a l'autruches ils a plusieurs personne dans la rue qui ont besoin d'aide et les policier , malheureusement, ils ne semblent pas équipé pour gerer des situations difficiles.

    J'ai passé du temps a la maison du père (centre pour sans-abris) et jamais personne as été assasiné. Les bénévoles qui travaillent au centre utilisent leurs coeur et non leurs gun pour intervenir aupres de ces personnes.

    Alors la méthode d'approche des policier devrais être adapter a la réalité de la rue. Dans la rue tu peux pas jouer au bras sans avoir de conséquences. Dans la rue ce qui peux sauver les gens c'est de leurs donné de l'amour, du respect et de ne pas les juger a cause des problèmes qu'ils vivent. Pas de leurs faire peur en les menacants.

    Si c'est gens sont dans la rue c'est parcequ'ils croient qu'ils n'a pas d'autre possibilité, une grosse partie sont atteint de maladie grave qui devrais être suivi par des spécialiste mais nous préferons les ignorer, les laisser trainer dans les rue comme sa au moin sa donne une excuse pour embaucher plus de police, car la rue est tellement plus sécuritaire avec plus de policier.

    Les personnes vivant dans la rue ne représente peut être pas l'image que l'on voit dans les magasines et les affiches qui sont omniprésente, mais ils sont quand même comme vous et moi le refflet de cette société que chacun de nous composes et on le droit commme vous et moi as une sécurité de base.

    Quelque fois l'uniforme et l'apartenance a un groupe renforce notre égo, mais pour travailler dans la rue ils faux rester humbles et être pret aux plus grand s'accrifice qu'un homme peut faire qui est de donné sa vie.
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  • William - Inscrit
    9 juin 2011 10 h 49
    Photo
    Ce gars sur votre une d'aujourd'hui (photo ci haut) n'a pas l'air d'être très attristé par le fait que deux personnes sont mortes.
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  • Marc Lemieux - Inscrit
    9 juin 2011 11 h 01
    Le quotidien de Berry UQAM
    J'ai étudié à l'UQAM et les abords de l'université sont remplis de ces sans abris anarchistes, et à force de les côtoyer on les connait mieux.

    La police a à faire de véritables marginaux, en bandes, avec leurs chiens, la bière, leur excès et j'en passe. Les toilettes de l'UQAM, vérifiez le et vous verrez, ont des boites pour seringues usagées fixés au mur à cause d'eux, on ne peux pas fonctionner comme ça au nom de la liberté individuelle. Et c'est juste un exemple.

    On se fait demander des pièces en permanence ce qui en soit n'est pas un crime mais ne contribue pas au sentiment de sécurité, même s'il faut reconnaitre qu'ils n'agresseront jamais personne, mais que la police a à faire à des gens pouvant s'avérer violent, et qu'il est normal de répliquer en face d'une personne armée, même si le geste est en soi très regrettable.
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  • André Michaud - Inscrit
    9 juin 2011 11 h 52
    la désinstitutionisation
    L'état a abandonné dans le paysage beaucoup de malades mentaux qui courent nos rues. La plupart sont inoffensifs, mais certains peuvent se promener avec des armes blanches et sont un danger pour les citoyens. Avant ces gens étaient soignés dans des institutions appropriées, pas dans la rue.

    Les itinérants ont presque tous des troubles mentaux, des problèmes de toxicomanie..

    Depuis quelques années il a plus d'agressions contre les policiers et de plus en plus d'armes blanches dans les rues

    Que faire avec tous ces malades mentaux abandonnés dans nos rues ?

    Les policiers ont sur le dos les fruits de la désinstitutionalisation..
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  • Eric Allard - Abonné
    9 juin 2011 12 h 27
    La critique facile...
    Certains ont la critique facile, plus rapide en tout cas que la réflexion critique de leurs propres idées.

    C'est facile de critiquer sans connaître les faits... un certain réactionnaire écrit "Ils étaient suffisamment loin du couteau de ce déséquilibré." Loin comment, le sait-on? Saviez-vous qu'une personne qui se tient à 50 pieds de vous a amplement le temps de vous tuer avec son couteau avant que vous n'ayez le temps de dégainer votre arme?

    Si les policiers ont tiré, c'est fort probablement que l'individu se tenait à courte distance d'au moins un policier, et qu'il fonçait sur celui-ci avec le couteau.

    Si il n'y avait pas eu tant de critiques sur le Taser (qui fait une victime de temps en temps, mais sauve énormément de vies), les policiers en auraient sûrement eu sur eux... et personne ne serait mort. Mais les même personnes qui critiquent aujourd'hui le travail des policiers ont sûrement contribué indirectement à ces deux décès en s'objectant haut et fort à l'utilisation du taser pour de telles situations.

    Et pour les détracteurs, si j'ai bien lu, le poivre de cayenne n'a eu aucun effet sur l'individu qui menaçait les policiers. Sans taser, il n'existe pas d'autre arme intermédiaire non mortelle.
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  • Noel Charbonnier - Inscrit
    9 juin 2011 13 h 55
    Complices
    Si je comprends bien, faudrait encenser les policiers et les décorer d'une médaille de bravoure, car c'est nous les coupables ou complices, qui avons voté d'avoir voté contre l'utilisation du Teaser. Trop simpliste. Ne déplaçons pas le problème où il s'agit de mort d'hommes et restons dans la perspective des faits que même les journalistes y vont à peu près. Chose certaine de tels évènements ne devraient jamais se produire. Sans excuser les policiers à la gâchette facile, nous vivons dans une société où l'injustice se fait de plus en plus violente et provoque la violence. Un cercle vicieux qui ira en s'amplifiant tant qu'un certain équilibre ne s'établisse entre la richesse et la pauvreté.
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  • Marc O. Rainville - Inscrit
    9 juin 2011 15 h 03
    Matraque
    ''Sans taser, il n'existe pas d'autre arme intermédiaire non mortelle.''
    Vraiment !? Excusez mon ignorance mais les temps ont-ils changé tant que ça ? Je me souviens des escouades de motocyclistes avec sidecars. Dans les manifs qui dégénéraient, les motards fonçaient dans la foule, la roue du sidecar sur le trottoir. Le policier dans le sidecar fixait sa matraque au niveau des tibias des manifestants et vogue la moto. Le seul remède contre ce fléau, c'était la pinte d'huile judicieusement balancée sous les roues ! Bref, qu'est-il arrivé à la matraque ?
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  • pasdetesaffaires - Inscrit
    9 juin 2011 15 h 13
    Désolant
    Désolant de voir autant de gens parler au travers de leur chapeau, d'entendre les experts policiers détourner le sujet en tentant de se justifier, de voir la qestion du taser ramenée par cet incident, et surtout de savoit que sans ce hazard déplorable qui a coûté la vie d'un passant, en plus de la victime visée, l'on aurait eu qu'un article en page 17 du journal de Montréal titré: Un itinérant armé abbatu par les policiers.
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  • pasdetesaffaires - Inscrit
    9 juin 2011 15 h 14
    Désolant (suite)
    Pour avoir travaillé quelques années en tant qu'intervenant dans le centre-ville de Montréal, je connais très bien la réalité dont on fait question ici. Je connais une des victimes et je connais trop bien les agents du poste de quartier 21. Malheureusement, mes souvenirs rattachés au travail de ces agents sont plus d'ordre des mauvais traitement effectués quotidiennement à l'endroit des marginaux du centre-ville. Contraventions injustifiées et en grand nombre, harcèlement, insultes, chasser les personnes de leurs abri pour dormir (et détruire cet abri par la suite), jetter les effets personnels (qui sont souvent les uniques possesions de la personnes), menaces et souvent même, violence. Et j'en passe. C'est l'expérience que j'ai avec "21".

    Comprenez qu'en lisant les nouvelles de mardi dernier, je ne peux ressentir que de la colère et un sentiment d'injustice à l'égard des victimes et de leur famille. La lecture et le visionnement des détails de l'intervention ne me réflète qu'une grande incompétence, une précipitation d'agir et un déni de toute mesure de sécurité. Bref, une intervention baclée et deux morts qui auraient pu être évitées.
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  • pasdetesaffaires - Inscrit
    9 juin 2011 15 h 14
    Désolant (suite)
    L'intervention de crise était mon métier et par ce fait j'ai eu à travailler avec des personnes en état de psychose, et dans un cas ou deux, aussi armés d'une arme blanche. Pas de mort. Pourquoi? Parce que ce type d'intervention prend du temps. L'on doit bien comprendre quel type de comportement va avoir pour effet de calmer la personne et l'amener à collaborer et à l'opposé, quels gestes vont faire en sorte que la personne va se sentir menacé. Entourer une personne en psychose, probablement aussi en paranoia, armés d'un gun, et lui avancer dessus: meilleure recette pour le faire disjoncter. Bravo la police. Surtout tirer sans avoir sécurisé le secteur: deux morts plutôt qu'une.

    Le plus triste dans tout ça, c'est que plusieurs voient les agents responsables de cet acte dramatique et incompétent, comme des victimes de l'erreur humaine. C'est de ne pas connaître leur quotidien. Quotidien confortable dans lequel ils retourneront après avoir reçu une tape sur les doigts et que les gens aient oubliés l'incident.
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    9 juin 2011 15 h 29
    Et le Taser? Et les arts martiaux?
    Sans être un grand partisan du pistolet Taser et des risques de débordement qu'il implique... il me semble que cette situation était tout indiquée pour l'usage d'une telle arme non-létale. Dans le cas ou les simples «prises» d'arts martiaux n'auraient pas suffi, bien entendu.

    Il me semble que parmi agents présents, il y aurait dû en avoir au moins un capable de plaquer l'individu dangereux au sol.

    Le recours à trois tirs d'arme à feu à hauteur du thorax était totalement injustifiable, et il n'y a pas beaucoup de discours policiers qui vont me faire changer d'avis.

    M. le ministre Dutil, vous aurez à répondre de beaucoup de questions par rapport à la formation et au professionnalisme de nos forces policières.
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  • Eric Allard - Abonné
    10 juin 2011 13 h 02
    Formation et professionnalisme?
    Permettez-moi de m'insurger.

    Le professionnalisme, c'est justement de répondra adéquatement par rapport à la formation reçue. Et partout en Amérique du Nord, la formation des policiers est de tirer dans le torax lorsqu'il y a danger de mort imminente.

    Par contre, côté formation, c'est évident qu'il y a place à une très grande amélioration, et à une réflexion profonde. Quatre policiers armés de tasers, de boucliers et de matraques auraient sûrement pu désarmer cet homme en réduisant le danger de blessures et mortalité pour le suspect, sans éliminer ce danger pour autant.

    Mais sans toutes ces options, il ne restait que les armes à feu. Dans les circonstances, il faut attendre les conclusions d'une enquête (espérons qu'elle sera transparente) avant de "lincher" publiquement ces policiers.
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  • Patrice Vaillancourt - Inscrit
    10 juin 2011 17 h 57
    Ensemble pour servir
    J'aime ! Un travailleur pour le groupe Shell, équipe Ferrari - Formule 1 oblige-, que je dois reconduire à son hôtel au centre-ville de Montréal, congestion au coin de Réné-Lévesque et University. Des policiers en moto bloquent l'accès. Pour trouver une solution sur comment me rendre de l'autre côté, je demande au policier ce qu'il se passe et s'il y a d'autres solutions (bref, c'est fermé de ou à ou). Réponse du gentil policier : "C'est fermé, pis tu regarderas dans les journaux pour savoir ce qu'il se passe."

    Merci monsieur l'agent. Vraiment très intelligent comme réponse. Comme toujours, cherchez pas la merde avec nos flics, ils vont vous l'a trouver...
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