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Une intervention policière catastrophique fait deux morts à Montréal

Brian Myles   8 juin 2011  Justice
Une des victimes, Mario Hamel, a avancé vers un groupe de quatre policiers avec son couteau. Des coups de feu ont été tirés, atteignant un employé de l’hôpital Saint-Luc qui se trouvait de l’autre côté de la rue.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Une des victimes, Mario Hamel, a avancé vers un groupe de quatre policiers avec son couteau. Des coups de feu ont été tirés, atteignant un employé de l’hôpital Saint-Luc qui se trouvait de l’autre côté de la rue.
Quatre patrouilleurs du Service de police de Montréal (SPVM) ont été impliqués dans une intervention catastrophique qui a fait deux morts hier matin au centre-ville. La tragédie soulève de nombreuses questions sur la prise en charge des personnes vulnérables et la gestion du risque en milieu urbain.

Le drame s'est joué à l'angle des rues Christin et Saint-Denis, vers 6h40. Mario Hamel, un itinérant de 40 ans, a été abattu par un policier qu'il menaçait avec un couteau. Un tir perdu a atteint à la nuque un employé de l'hôpital Saint-Luc qui se trouvait de l'autre côté de la rue. Cet homme de 36 ans est mort durant la journée à l'hôpital.

Au dire d'un témoin qui s'est confié à Claude Poirier, sur les ondes de LCN, Mario Hamel a avancé vers un groupe de quatre policiers avec son couteau. Deux ou trois coups de feu auraient été tirés, selon ce témoin anonyme. Selon des informations non confirmées par la police, les patrouilleurs auraient utilisé le poivre de Cayenne, sans succès, avant de dégainer. En présence d'un suspect muni d'une arme blanche, les policiers doivent garder une distance d'au moins six mètres pour éviter de mettre leur vie en danger.

Les quatre agents concernés ont été conduits à l'hôpital pour un choc nerveux, selon l'expression consacrée. L'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec (SQ), en conformité avec la politique ministérielle régissant les interventions policières avec mort d'hommes ou blessés graves. La SQ a livré très peu de détails sur les circonstances du drame.

Des témoins rencontrés par Le Devoir ont fourni un portrait des derniers moments de Hamel, un homme qui n'avait pas toute sa tête depuis au moins trois semaines. «Il était plutôt dément, il voulait tuer tout le monde. Il voulait tuer sa mère. Il disait qu'elle l'avait vendu pour de la viande à chien», a dit un certain Patrick, un des amis de la victime.

«Je l'ai vu hier. Il avait l'air perdu dans l'espace et il parlait tout seul. Il ne m'a même pas reconnu», a renchéri Kelly. Ces voisins soupçonnent que Mario Hamel éprouvait de sérieux problèmes de santé mentale non traités. «J'ai su qu'il devait prendre des médicaments et qu'il ne les prenait pas, a dit Patrick. Il a pété les plombs, et les policiers ont paniqué.»

Selon la version des voisins, Hamel a «disjoncté» après qu'un ami a refusé de lui prêter son camion pour qu'il puisse rendre visite à ses enfants, dans la région du mont Orford. Armé d'un couteau avec une lame d'une douzaine de pouces — de «style Rambo», selon un témoin qui préfère garder l'anonymat —, Mario Hamel a crevé les pneus du camion de son ami. Il s'est ensuite dirigé vers la rue Sainte-Catherine, où il a éventré tous les sacs à ordures entre les rues Hôtel-de-Ville et Sanguinet.

Les policiers l'ont rapidement pris en chasse. Selon le témoin interrogé par LCN, ils l'appelaient par son prénom et lui disaient de lâcher son couteau. Mario Hamel, un itinérant qui fréquente l'Accueil Bonneau et d'autres organismes communautaires du quartier Ville-Marie, est connu des policiers. Il traîne un long casier judiciaire.

Pierre Gaudreau, coordonnateur du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), a déploré la vitesse de l'intervention. «Visiblement, il y a eu un dérapage ultra-rapide pour qu'autant de balles soient tirées en si peu de temps», a-t-il commenté. L'Urgence psychosociale (UPS), qui intervient 24 heures sur 24 auprès des personnes en crise, n'a pas été appelée en renfort lors de l'intervention. Les locaux de l'UPS sont pourtant situés à 200 mètres des lieux de la fusillade. La coordonnatrice de l'UPS n'a pas rappelé Le Devoir.

Depuis le début de l'année, c'est la quatrième fois que les policiers dégainent leur arme de service à Montréal. Deux autres Montréalais ont été tués, Jean-Claude Lemay dans Rosemont et Patrick Saulnier à Beaconsfield.
 
 
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    8 juin 2011 01 h 37
    retirer les armes à feux des policiers patrouilleurs
    n'y avait-t-il pas d'autres moyens d'intercepter le prévenu? Poivre de cayenne? Matraque? au pire le Taser?

    Me semble que les policiers sont, ou doivent, être entrainés à réagir de la façon la plus sécuritaire?
    A-t-on assuré du mieux qu'on le peut la sécurité des passants ; non, on a pris un moyen démesuré et une balle perdue a touché un total innocent. Et encore, si l'utilisation d'une arme à feu était la seule solution, pour être sécuritaire, on aurait du viser le prévenu dans les jambes...

    L'arme à feu devrait être réservée uniquement au SWAT ; le patrouilleur moyen, muni de poivre de cayenne et d'une matraque, ou au pire d'un taser, ne devrait pas avoir d'arme à feu.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • Stradart - Inscrit
    8 juin 2011 05 h 44
    La faute à qui, la faute à pas... suite
    Quand et si... le fameux juge qui entends la requête accorde l'évaluation, le psychiatre lui, qui le reçoit, le laisse sortir au bout de 2-3 jours quand il s'est calmé avec deux - trois pilules et hop! On passe à un autre appel! Inutile l'un comme l'autre, et le service UPS et la psychiatrie. Voir si la police va attendre ces twits dans la rue alors qu'un gars défonce et casse tout sur son chemin dans la rue, veut tuer sa mère, casse la voiture de son ami parce qu'il refuse de lui prêter!!! Voilà pour la question UPS! Deuzio, ceux qui ici, se permettront de faire la cabale contre les policiers sont ceux qui les appelle le plus vite quand un voleur se pointe autour de leur maison ou que des voisins bruyants font de la casse ou que des itinérants traînent et défèquent dans leur parterre je t'assures! Je suis pas mal sûr que ceux qui critiqueront le plus les policiers sont ceux qui donnent le moins aux itinérants sur la rue et aux maisons qui les abritent, les nourrissent, les habillent, les calment et leur donne du soutient moral... Ça va faire l'hypocrisie et à tout les niveaux S.V.P. Tant professionnel que citoyen.
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  • Stradart - Inscrit
    8 juin 2011 05 h 56
    Et finalement...
    comme d'habitude, c'est l'autorité papa de qui on attend les réponses... papa police, papa ministre, papa premier ministre, papa président de la république, papa patron, papa union, papa... papa... papa.... une bande d'adolescents qui chient dans leur frocs devant les responsabilités, qui laissent papa décider de son futur et organiser leurs libertés et ensuite se plaignent et braillent quand les résultats sont pas à leur goût. Et bien, prenez vos responsabilités et personne sera dépassé par la charge de travail, personne ne se fera floué par un gouvernement crasseux et une mafia qui contrôle les marchés de la drogue, de la constructions, les ministres et les industries! Que chacun fasse sa part, aide un peu, mette la main à la pâte et exige les changements pour le meilleur de tous.
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  • Stradart - Inscrit
    8 juin 2011 06 h 42
    La faute à qui, la faute à pas
    Et oui... on va avoir droit à toutes les accusations contre les policiers... C'est bien sur... c'est eux Ötres les coupable... c'est évident...c'est clair, point final!... et bien... moi je vais vous dire deux petits mots là-dessus... Primo, Personnellement j'entends constamment des critiques concernant le fameux UPS qui est mentionné ici... Ce fameux UPS qui se déplace dans les centres pour itinérants quand il y a problème... Ces fameux intervenants que plus personne n’appelle parce qu'ils sont complètement inutiles! Entendez-vous là... INUTILES! Sont payés pour rencontrer les itinérants en crise, à deux, ils posent des questions d'une insignifiance grave à l'itinérant du genre; te sens-tu dangereux??? Est-ce que tu veux venir avec nous à la psychiatrie de l'hôpital? Quelle date sommes-nous mon petit Georges? Poses-tu un danger pour toi ou pour les autres? As-tu un plan de suicide? Un fou dans une poche... il va répondre oui encore!!! Puis ils s'en vont faire leur dodo parce qu'ils n'ont pas de preuves immédiate de "dangerosité"! Ils repartent en taxi payé par les contribuables et laisse l'itinérant là obligeant finalement comme d'habitude, les intervenants de la maison en question de faire une demande à la cours pour faire interner le monsieur ou la madame de force pour qu'il ait une évaluation psychiatrique ...
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  • dojinho - Inscrit
    8 juin 2011 07 h 46
    Une autre approche...
    Messieurs les policiers :

    Je ne suis pas à votre place pour condamner votre réaction lorsqu'un gars armé s'avance vers vous et que vous avez peu de temps pour réagir; cependant, si dans le "feu de l'action", vous sentez que vous devez protéger le public, vos collègues et/ou vous-même, pourquoi ne pas tirer un peu plus bas? Une balle dans les jambes, ça arrête son homme! Par ailleurs, une balle tirée vers le bas ne risque pas d'aller se loger dans la tête d'un malheureux témoin de la scène.

    La politique régissant la réponse policière devrait dicter une telle approche, beaucoup plus sécuritaire pour tous, incluant le malfrat, lorsque la situation demande une action "musclée" : viser les jambes, les deux s'il le faut, mais laisser vivre...
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  • NiDieuNiMaitre - Inscrit
    8 juin 2011 07 h 57
    En plein far west!
    J'espère au moins que les policiers impliqués ont été isolés les uns des autres.
    Comment peut-on sortir une arme de poing et tirer à tout vent en plein jour dans le centre-ville? C'est vrai que nos policiers ne sont pas reconnus pour leur jugement. Et tout ça pour un pauvre sans-abri qui a «tué» des poubelles.
    Les ministres de la santé et de la sécurité public sevraient peut-être se parler et à ce que je sache, l'acceuil Bonneau n'est pas un hôpital psychiatrique.
    Les patrouilleurs doivent absolument être désarmés et un corps d'enquête indépendant de quelque corps policier que ce soit doit être constitué pour enquêter.
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  • Maryse Veilleux - Abonnée
    8 juin 2011 09 h 04
    Revoir leur formation et la prolonger
    Je sais que les policiers sont très souvent blâmés et critiqués, quoiqu'ils fassent. Mais quand même, je ne peux que questionner la formation qu'ils reçoivent à savoir si elle est vraiment adéquate. Elle devrait être harmonisée avec celle que reçoivent les personnes recrutées pour la GRC.

    Normalement, dans le milieu policier, la première balle doit être à l'épaule, la seconde à la jambe et la troisième, si nécessaire, en plein coeur. Si on choisit de tirer au centre-ville, il faut être un excellent tireur, ou s'abstenir...
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  • Francois - Inscrit
    8 juin 2011 09 h 18
    Résultat de la déresponsabilisation social et gouvernementale
    Nous avons rien gagner à dénationaliser et mettre à la rue les malades mentaux, et cela ira en augmentant si une prise en charge des malade mentaux n'est fait. Une balle de fusil dans la jambe ou deux ou même dans la main dont l'arme était tenu aurait suffi à mon sens de désarmer l'ennemi. Le maniement d'arme est très mal utilisé dans cette situation. Ce policier l'aura appris à la dure.
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  • François Dugal - Abonné
    8 juin 2011 09 h 18
    Enrichissons notre vocabulaire
    Bavure:
    Erreur pratique, abus ayant des conséquences fâcheuses.
    Bourde:
    Faute lourde, grossière.
    Bévue:
    Méprise grossière due à l'ignorance ou à l'inadvertance.
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  • claude rdl - Inscrit
    8 juin 2011 09 h 22
    intervention policière catastrophique
    Quel ridicule, le gars était armé d'un couteau pas d'un bazooka, malade et connu des policiers.

    Qui plus est les gars n'avaient pas le sang froid nécessaire ni la force psy pour faire face à la situation, état de panique, la preuve se sont tous retrouvés à l'hopital.

    Je pense qu'on devra établir des règles plus strictes pour le port d'arme des policiers, c'est pas tout de pouvoir porter une arme faut savoir s'en servir, un chien policier bien dressé aurait mieux fait la job.

    Savez-vous ce que c'est de recevoir une balle de 9mm dans les jambes, c'est la seule question qu'on doit se poser; pourquoi viser le torax, l'endroit le plus large pour arrêter comme y disent "la menace", c'est qu'ils ne savent pas tirer.
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    8 juin 2011 09 h 28
    @ GUILLAUME BLOUIN-BEAUDOIN .
    Votre raisonnement est plutôt simpliste .
    Fusillade Polytechnique de Montréal , politique du département de police : attendre le groupe d'intervention , résultat : 14 morts et 14 blessés . Combien aurait pu être sauvé mais qui sont décédés par le temps pris pour intervenir ou par hémorragie en attente de secours ? Inconnu .
    Fusillade Dawson , politique du département de police : intervention immédiate des premiers arrivants , résultat : 1 mort et 20 blessés . Combien furent sauvés par l'action immédiate ? Inconnu .
    Quand tout va mal : on accuse sans tout connaître des faits .
    Quand tout va bien : on accuse par anticipation que cela aurait pu mal tourné .
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  • Jean-Francois Carignan - Inscrit
    8 juin 2011 10 h 01
    @Guillaume L'altermontréaliste
    Monsieur, votre commentaire "on aurait du viser le prévenu dans les jambes..." trahi votre ample ignorance de l'utilisation sécuritaire des armes à feu ainsi que de l'équipement des force policières de la ville de Montréal.
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  • Claude L - Inscrit
    8 juin 2011 10 h 18
    suggestion
    Pour une personne comme ça, cela aurait pris un taser qui lance une décharge électrique à distance.
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  • Kali Beru - Inscrit
    8 juin 2011 10 h 22
    @ Stradart
    Je travaille en ressource non-institutionnelle en santé mentale et je peux vous dire que ni les UPS ni la psychiatrie ne sont inutiles comme vous dites car sans eux, des drames comme celui-ci il y en aurait bien plus!! Bien sûr, rien n'est jamais parfait mais une grande majorité des gens qui vivent un problème de santé mentale arrivent à améliorer leur vie et stabiliser leurs symptômes avec la médication. Quant aux UPS, ici à Québec nous avons par exemple P.E.C.H. qui fait un travail formidable. J'ai entendu le chef de la police de Québec, en entrevue à la radio, qualifier cet organisme d'allié indispensable lors de plusieurs interventions. Je trouve déplorable votre mépris à l'endroit de ces gens compétents et dévoués qui font un excellent travail de première ligne.
    Peut-être bien que cet horrible drame aurait été évité si l'équipe d'UPS s'en était mêlé.
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    8 juin 2011 10 h 40
    @bromontois ; une gradation des moyens d'interventions
    personne ne souhaiterait un nouveau polytechnique ; toutefois, je crois que le cas de Mario Hamel est à des lieues de Marc Lépine, je crois que les 2 cas se comparent difficilement.

    Quand on sait que le "dividu" est armé d'un fusil ou d'un autre type d'arme à feu, qu'on envoie immédiatement l'unité d'intervention tactique (swat) ; pas de temps de niaiser avec les armes à feu.

    Par contre, et c'est l'essentiel de mon propos, il y a une gradation des moyens à utiliser, et c'est ce qui ne semble pas avoir été fait dans ce cas-ci.
    Avant de dégainer son fusil, il faut, me semble, avoir utilisé tous les autres recours possibles, surtout à 4 contre un.

    Aurait-t-on du fermer le tronçon de rue et détourner le trafic (autant que faire se peut) avant l'intervention? Je crois que oui, et on aurait ainsi pu assurer la sécurité des passants..

    Aurait-t-on du utiliser d'autres recours, dans ce cas précis, tels le poivre de cayenne, bombe fumigène, matraque ou baton téléscopique, avant de tirer? Je crois que oui, et on aurait ainsi pu assurer la sécurité des passants.

    Admettant qu'il n'y ait pas eu d'autres moyens d'interventions (prémisse que je refuse ; les policiers sont formés, entre autres, en arts martiaux), aurait-t-on du tirer dans les jambes pour éviter des balles perdues? Je crois que oui, et on aurait ainsi pu assurer la sécurité des passants.

    Finalement, le but de ces critiques n'est pas tant d'accuser mais de trouver les correctifs pour que ce genre de bévues n'arrive plus. La proposition que je fais est la gradation des moyens d'intervention, même si je suis sur que ça fait déja partie des directives.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • MGagnon2 - Inscrit
    8 juin 2011 10 h 52
    Merci Stradart!
    Je peux vous assurer que les policiers qui ont été impliqués dans cette fusillade seront scrutés à la loupe et les prochains mois seront pour eux insoutenables de pression parce que personne n'est de leur côté... même à l'interne.
    Comme Stradart l'a si bien dit, ceux qui critiquent le plus les policiers sont ceux qui les appellent le plus vite lorsqu'ils en ont besoin.
    Mais la question suivante se pose: à quoi vous attendez-vous lorsque vous appellez la police? Vous voulez un psychologue ou quelqu'un qui a les moyens de régler une situation dangeureuse en utilisant des moyens que vous n'avez pas? Parce que dans le fond, tout le monde a la faculté de calmer un itinérant qui fait du grabuge armé d'un couteau de 12 pouces, non?
    Je ne sais pas vous, mais je me sentirais très mal placée pour juger un policier dans une situation pareille.
    Oui c'est dommage, un innocent est mort. Mais ça arrive. Oui, on vit en ville, et oui c'est dangeureux parfois. Montréal, malgré ce que beaucoup pensent, est une ville pour adultes avertis. Montréal, malgré ce qu'on s'évertue à nous faire croire, est très dangeureuse. Montréal est une métropole et ne fait pas exception aux autres grandes villes. Beaucoup de gens y sont en contact, différentes religions, croyances, philosophies, etc. Autant de raisons susceptibles de créer des conflits. Et non, nous ne sommes pas au far west, mais en tant que société urbaine, nous devons accepter que certaines situations demandent des interventions qui demandent plus que les services d'un d'intervenants en psychologie.
    Et en passant, c'est difficile de tirer avec une arme à feu... une jambe ce n'est pas une surface très large.
    Ça suffit l'hypocrisie.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    8 juin 2011 11 h 01
    Assez, c'est assez
    que 4 policiers tuent un intinérant qui n'avait qu'un couteau en mains c'est déjà énorme. Mais qu'ils tuent un cycliste complètement innocent à tout ca, c'est la goute qui vient de faire déborder le vase

    Depuis quelques années, les policiers montréalais tirent sur n'importe qui. On ne compte plus les bavures. Qui sont ses nouilles, grassement payées, incapables de réaliser qu'ils ont en mains une arme qui peut tuer. Tuer des innocents comme ce pauvre cycliste.

    Faut une enquête pas seulement sur la mort de cycliste mais sur la formation des policiers montréalais.
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    8 juin 2011 11 h 07
    @Jean-Francois Carignan
    En effet, je n'ai ni fait d'études en techniques policières, ni même déja tenu une arme à feu dans mes mains.

    Peut-être pourriez-vous nous indiquer, spécialement pour le bénéfice de la famille endeuillie du passant, en quoi tirer avec une trajectoire descendante n'aurait pas mieux pu assurer la sécurité publique ; partagez votre connaissance afin d'apporter les correctifs nécessaires à ce que de tels drames ne se reproduisent plus.
    Ce serait la chose positive à faire pour améliorer la sécurité publique.

    Cela dit, l'essentiel de mon propos est que le SPVM a un ample diversité d'armes et de moyens d'intervention dans son arsenal (poivre de cayene, baton téléscopique / matraque, bombes lacrymogène, au pire le taser), et que d'autres équipements auraient du être utilisés avant de sortir le gun et tuer un passant innocent...

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • YPaquette - Abonné
    8 juin 2011 11 h 55
    Et pourquoi pas le Taser ?
    Voici un exemple parfait d'une situation ou l'utilisation du Taser aurait causé moins de dommages que l'arme a feu.
    Le passant innocent n'aurait en aucune façon été affecté, et l'itinérant n'aurait probablement pas été tué lui non plus.
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  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    8 juin 2011 12 h 07
    feu à volonté !
    je suis troublé, je me sens tout croche, j'ai mal au ventre : je suis incapable de m'enlever cette histoire de la tête. Je ressens une rage et un injustice immense.

    Je ne pense pas que ces sentiments se dissiperont. Imaginez-vous tué par la police... mettez-vous à la place de la famille. Quelle confiance pouvons-nous avoir envers la police ? Est-ce normal de voir se ventre se nouer lorsqu'on en croise une ?
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  • Albert Descôteaux - Abonné
    8 juin 2011 12 h 41
    Exécution publique
    On a ici un cas patent d'exécution publique. Un pauvre type, malade, a été exécuté par 4 policiers qui ne savaient pas trop comment s'y prendre pour le maitriser. C'est tellement triste de voir comment un citoyen en crise a été éliminé, sans procès, en plein jour au centre-ville de Montréal. En plus, un pauvre innocent a perdu la vie. Tragique.

    Quand je lis les commentaires de certains ici, je me demande comment ils réagiraient si c'était leur fils, leur mère, leur conjointe, qui avait perdu la vie dans cette exécution publique. Pathétique.
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  • Guylaine G. - Inscrit
    8 juin 2011 12 h 44
    Exercice d'empathie
    C'est qui le pauvre gars innocent (employé de l'hôpital St-Luc) en pleine force de l'âge qui s'est fait tuer hier? Est-ce votre ami? votre frère? votre fils? Que feriez-vous si c'était le cas? Cet homme avait-il des enfants?.... Je comprends que les policiers ont à protéger leur vie et celles des autres, mais comment faire en sorte que les innocents autour ne paient pas pour? Là est la question, car notre sécurité et celle de nos proches en dépend. Peut-on compter sur les policiers pour nous protéger et pour réfléchir sérieusement à la manière de le faire? J'espère que ça va se faire sans délai et que des mesures seront appliquées sur le champs.
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  • Christian Feuillette - Abonné
    8 juin 2011 13 h 11
    Désarmer les policiers?
    Nos cow-boys de policiers ont la gâchette facile: un itinérant un passant abattus au petit matin à Montréal. Pas fort! Faut-il désarmer les policiers? Les Bobby de Londres ne portent pas d'armes à feu et personne ne s'en porte plus mal. Un policier à la retraite disait hier à Claude Poirier ne pas comprendre qu'on puisse dégainer aussi facilement. Les policiers n'avaient alors pas peur d'un homme armé d'un couteau, et un coup de matraque sur le bras suffisait à le neutraliser. Aujourd'hui, on dirait que les policiers paniquent beaucoup trop vite (formation inadéquate?) Ce qu'on peut constater aussi c'est que ce sont les plus démunis et vulnérables qui écopent (itinérant ici, jeune latino là). En est-on rendu à devoir craindre davantage les comportements des "agents de la paix" dans l'espace public que ceux des criminels?
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  • Alexandre Popovic - Inscrit
    8 juin 2011 14 h 19
    Policiers et politiques irresponsables
    Ouvrir le feu dans un environnement peuplé, comme le centre-ville de Montréal, est toujours un geste extrêmement risqué.

    Durant son témoignage à l’enquête du coroner André Perreault, la pathologiste Anny Sauvageau a révélé que les balles tirées par l’agent Jean-Loup Lapointe auraient facilement pu rater le jeune Fredy Villanueva.

    « Quelques centimètres de plus en avant, puis ça lui touche pas », a déclaré précisément la pathologiste.

    Où seraient allées les balles tirées par le policier si Fredy Villanueva avait réussi à les éviter ? Probablement dans un parc bondé de jeunes gens, incluant des familles et des enfants.

    Par ailleurs, il est consternant d’entendre le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil dire qu’il va attendre le rapport du coroner Perreault avant de réformer le système discrédité d’enquête de la police sur la police.

    On croirait entendre un décideur qui préfère laisser les autres décider à sa place. C’est à se demander qu’est-ce que Monsieur Dutil est venu faire en politique !

    Le ministre Dutil semble oublier que la sortie du rapport Perreault va être retardée de plusieurs années en raison de recours à caractère dilatoires intentées par l’employeur et le syndicat de l’agent Lapointe devant les tribunaux supérieurs.

    Il n’a pas l’air de réaliser non plus que le coroner Perreault a répété à maintes fois durant l’enquête publique que la question des enquêtes policières sur les décès survenus lors d’interventions policières relève d’un autre forum que le sien.
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    8 juin 2011 16 h 20
    @ GUILLAUME BLOUIN BEAUDOIN
    Vous admettez ne pas avoir de formation policière et dites qu'il vous semble que ce soit dans ce cas-ci utilisation abusive de l'arme à feu sans avoir cherché d'autres information que l'article ci-haut .
    Que l'on aurait pu utiliser le swat , disponible sur appel peut prendre de une à trois heures pour se rendre sur les lieux .
    Que l'on aurait pu fermer le tronçon de rue , impossible de vider les immeubles et de faire un périmètre de protection à quatre et ce sans venir en conflit avec le sujet .
    Que l'on aurait pu utiliser le poivre de cayenne , fut utilisé sans succès , source "Le Journal de Montréal" de ce jour .
    Que l'on aurait pu utiliser une bombe fumigène , une matraque ou bâton télescopique , ne sont pas inclus dans l'équipement des patrouilleurs .
    Qu'ils sont formés aux arts martiaux , continuez de regardez des films et séries policières d'Hollywood .
    Que l'on aurait pu tirer dans les jambes pour éviter les balles perdues , il est toujours sous la même source à l'effet que la balle qui tua le piéton est un ricochet .
    Que vos critiques sont pas pour accuser mais trouver des correctifs , curieusement vous accusez que les policiers et ne faites pas état du système qui permet que de nombreuses personnes dangereuses soit remises dans la population avec un pot de pilule .
    Il y aura toujours des gens comme vous , pour accuser à tort et à travers sans vouloir faire de recherche sérieuse .
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  • Stradart - Inscrit
    8 juin 2011 16 h 32
    via un tireur élite...
    A- Avec mon expérience de 15 mois en Afghanistan, je confirme qu'une situation de combat affecte tes capacité cognitives. Toutes critiques que les policiers devraient agir comme des ordinateurs et des robots oublient le fait que les policiers sont humains et que lorsque les hormones embarquent tes comportements et réactions changent.

    B- Le tir au pistolet est très difficile. Contrairement à hollywood, une simple pression trops forte sur la gachette et le coup est à coté. Les policiers tirent quelques centaines de balles par années. Les Forces spéciales capable de frapper une cheville ou une main tirent 2000 balles par semaines. Ne demandez pas à votre beat cop de tirer comme un membre du JTF2. Même à 5 pieds, un gars nerveux qui dégaine rapidement peut facilement manquer une cible humaine et la balle continue sa trajectoire.

    C- Que ce soit dans la police ou dans l'armée les gens sont formé à tirer dans le centre de la masse. Il y a tellement de facteurs qui peuvent influencer le tir que le centre de la masse offre le meilleur potentiel pour toucher la cible. Si la nervosité fait que ton tir tend vers la droite et que la distance fait que le boulet descend, ben tu va quand même frapper la cible si tu tire au centre de la masse.
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  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit
    8 juin 2011 18 h 18
    @bromontois
    Premièrement, concernant la désinstitutionnalisation, je concorde avec vous qu'on a fait une erreur ; en effet, il faudrait régler ce problème-la. Leur place n'est pas à l'accueil Bonneau.

    Voila, même si je n'ai pas de formation en psychiatrie (et vous?), c'est mentionné et dénoncé ; tout comme je mentionne et dénonce une situation qui m'apparait avoir été mal gérée au plan policier, malgré que je n'ait pas étudié en techniques policières (et vous?).

    Établir un périmètre de sécurité aurait peut-être sauvé deux vies ; viser dans une trajectoire descendante aurait peut-être sauvé deux vies ; utiliser le poivre de cayene aurait peut-être sauvé deux vies, et peut-être faudrait-t-il un équipement mieux adapté (un spray qui crache plus loin peut-être) ; peut-être qu'équiper les patrouilleurs de batons téléscopiques et de bombes fumigènes aurait sauvé deux vies ; peut-être qu'équiper les policiers de balles de caoutchouc ou de fusils tranquillisants aurait sauvé deux vies.

    Je ne m'attends pas à ce que chaque policier soit un George St-Pierre ou un Jackie Chan, mais je m'attends à ce qu'ils reçoivent une formation adéquate en méthodes d'immobilisation, et qu'ils pratiquent souvent en simulation pour que lors d'interventions dans le monde réel ils n'agissent pas avec panique.

    Le fait est que les policiers ont un arsenal varié, et on doit réfléchir ensemble sur comment bonifier ce dit arsenal pour que de tels évènements ne se reproduisent plus (et je vais présumer que vous aussi ne souhaitez pas que ça se reproduise).

    L'utilisation d'arme à feu doit être un dernier recours utilisé avec parcimonie et de façon sécuritaire.

    Guillaume Blouin-Beaudoin
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  • BROMONTOIS - Inscrit
    8 juin 2011 21 h 05
    @ GUILLAUME BLOUIN BEAUDOIN
    Comme vous l'exprimez si bien il s'agit de vos attentes "je m'attends à ce qu'ils reçoivent une formation adéquate" et vos désirs "établir un périmètre de sécurité aurait peut-être sauvé deux vies" , "peut-être un équipement plus adapté" et deux autres peut-être , et non la dure vérité de la vie quand on parle de diminution de budget . Autant on a pas d'argent pour institutionnaliser des cas même lourds , il n'y en a pas non plus pour former et entretenir cette formation chez nos policiers et leur donner de la formation et de l'équipement pour parer à toutes les éventualités . Tant qu'au périmètre , il était impossible avec quatre personnes . Pour ce qui est de la balistique , en urbain il faut tirer dans le gros et si l'on tire dans une trajectoire descendante , le projectile rebondira et sa trajectoire deviendra imprévisible et très dangereuse car il sera déformé (sifflement).
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  • chtiklim - Inscrit
    8 juin 2011 21 h 31
    A ce niveau la c'est un crime !
    Au moins si tu es un incapable tire dans ses jambes pour l'immobiliser ! mais pas pour tuer !!!
    4 policiers, théoriquement formés pour maîtriser un homme armé d'une arme blanche, de plus un itinérant donc j'imagine pas le plus coordonné des contrevenants...
    l'option choisie ? l'abattre ! tout simplement !?
    mais heu... y a pas d'autres options ? poivre, maîtrise corporelle tout simplement ? Ils étaient 4 !!! C'est ca votre métier à la base !!
    Pas juste savoir bouffer un sandwich sur le bord d'une route un radar a la main !!
    Je comprend pourquoi 10 gars saoules sur ste cath sont capables de tout détruire et même mettre le feu à leurs propres voitures de police (LOL).
    Et qu'ensuite... comble de l'incapable... on demande si les passants ont filmé qqchose lol !!!
    C'est un crime tout simplement. On abat pas un homme dans la rue parce qu'il montre un couteau !!
    On fait quoi en cas de bagarre générale a la sortie d'un bar ?? on sort la mitraillette et on abat tout le monde ???
    Maintenant dans l’indifférence générale de notre population, rien n'arrivera a ces policiers qui ne seront pas inquiétés... dans l’indifférence générale...
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  • chtiklim - Inscrit
    8 juin 2011 21 h 53
    arretez un peu la avec vos défenses
    faut pas rigoler la ! Ils sont policiers ! pas danseuses en tutu !
    Ça me fait rire les trucs du genre bâton avec poivre au bout, balle caoutchouc, balle soporifique, etc !
    on dirait que l'on ne doit surtout pas toucher le contrevenant !
    booo c'est sale !
    On leur demande pas d'être moine Shaolin ! Mais bon un gars qui travaille dans la police doit avoir un minimum comme critère de ne pas avoir peur de la confrontation physique !
    Un bon "bourre pif" (coup de poing), et on en fini la, il est maîtrisé par les 3 autres !
    Il va avoir un coup mais bon hey ! Réveil !! tu le maîtrises ou pas !
    Jamais on tire comme ça dans la rue pour un SDF sans repères et sûrement alcoolisé ! (peut importe d'ailleurs).
    Des trucs comme ça il en arrive tous les samedi soir dans des grandes villes européennes à la sortie des bars et discothèques ! c'est pas pour ça que ça tire dans tous les sens ! le gars est maîtrise physiquement, directement, brusquement ! au poste pour la nuit et on en fini la ! Ca se passe en 5 minutes et pas de périmètres de sécurité et tout le tralala.. Le flic rentre dans le tas et on en fini la...
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