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Justice - Le système de justice se «fissure», dénonce le Barreau du Québec

Brian Myles   31 mars 2011  Justice
L'accès à la justice périclite dans la plus grande indifférence de l'État, déplore le Barreau du Québec dans une sortie teintée d'inquiétude et de consternation.

Les planètes sont plutôt mal alignées dans l'univers du droit. Les procureurs de la Couronne et les juristes de l'État sont retournés au travail sous le coup d'une loi spéciale, avec le sentiment d'être toujours débordés par l'ampleur de la tâche à abattre. L'aide juridique bat de l'aile, malgré les promesses du gouvernement pour bonifier ce service. Et les tarifs des médiateurs familiaux stagnent depuis 1997.

Autant d'exemples du «sous-financement» de la justice décrié par le Barreau. «Le financement du système judiciaire ne fait pas partie des priorités du gouvernement. [...] Si le Barreau n'intervient pas, qui d'autre va le faire? Nous sommes les défenseurs de la primauté du droit, et on s'aperçoit que les fondements de notre système se fissurent tranquillement», déplore Claude Provencher, directeur général du Barreau.

De par sa structure et son mandat, le Barreau ne pouvait se prononcer en faveur des revendications salariales des procureurs de la Couronne et des juristes de l'État. L'organisme représentant les 23 000 avocats de la province estime cependant que le recours à une loi spéciale, pour couper court aux revendications salariales des avocats de l'État, «envoie le message que le gouvernement n'a pas les moyens de se payer la justice».

Le sous-financement de l'aide juridique est aussi une source de préoccupation du Barreau. Il y a une dizaine d'années, plus de 2700 avocats de pratique privée acceptaient de travailler sur des mandats d'aide juridique, comparativement à 2086 aujourd'hui. «On voit une diminution année après année. Les avocats me disent qu'ils n'ont plus les moyens de faire de l'aide juridique», explique Dyane Perreault, directrice du service aux membres du Barreau.

À titre d'exemple, dans une poursuite criminelle pour conduite en état d'ébriété, un avocat exerçant avec un mandat de l'aide juridique touchera 310 $ pour toute la cause, alors qu'à la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec il recevra 410 $. Quand on sait que 55 % des honoraires d'un avocat de pratique privée passent dans les frais de bureau, il en reste bien peu pour gagner sa vie. «Ce n'est pas du travail "pro bono", mais on s'en rapproche dangereusement», estime Me Perreault.

Les sommes faramineuses versées par l'État aux avocats de la défense dans les mégaprocès (1,9 million en 2009-2010) donnent une fausse impression de la réalité, déplore Me Perreault. En effet, 69 % des avocats qui opèrent avec un mandat de l'aide juridique ont touché des honoraires inférieurs à 20 000 $.

Au total, Québec a versé 41,7 millions en honoraires de pratique privée pour l'aide juridique. Le système est le plus avantageux au pays, mais il comporte ses limites. Le tarif des avocats n'a pas bougé depuis 2008, et les négociations à ce sujet sont au neutre depuis près d'un an. «Si les avocats se mettent à quitter le système, il va y avoir une pénurie», craint Me Perreault.

La situation des médiateurs familiaux n'est guère plus reluisante. Ils étaient 1200 lors de la naissance du programme en 1996. Ils sont maintenant moins de 900. Le tarif, inchangé depuis 1997, nuit au recrutement et à la rétention des médiateurs, estime le Barreau. Pour amener un couple avec des enfants à une séparation aussi harmonieuse que possible, un médiateur touche 95 $ pour six séances d'une heure et quinze.

Le Barreau compte interpeller le ministre de la Justice et le Directeur des poursuites criminelles et pénales dans les prochains mois au sujet de ces questions jugées prioritaires.
 
 
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  • Fabien Nadeau - Inscrit
    31 mars 2011 06 h 51
    Indifférence
    "... dans la plus grande indifférence..." J'aime bien. Cela définit le gouvernement Charest, le conservateur. Le moins de gouvernement possible.
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    31 mars 2011 07 h 10
    Avocaillon
    ‹‹69 % des avocats qui opèrent avec un mandat de l'aide juridique ont touché des honoraires inférieurs à 20 000 $››

    Il ne manque pas d’avocats consciencieux qui acceptent des mandats de l’Aide juridique.

    Toutefois, à mon avis, ce qui est tordu, c’est que ces maigres honoraires que paye l’État procurent tout de même une clientèle à des avocaillons qui, à cause de la médiocrité de leur pratique, n’auraient autrement à peu près aucun justiciable à représenter.
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  • Manon Carrière - Abonnée
    31 mars 2011 07 h 12
    Des raisons d'espérer
    Décidément, Le Devoir nous donne ce matin une image joyeuse de notre État : traitement responsable et rigoureux du dossier des gaz de schiste, un Conseil de la magistrature qui juge normal le recours aux collecteurs politiques de fonds pour faire connaître l'intérêt aux postes de juge, un système de justice déliquescent. Nos politiques travaillent fort pour transformer ce pays en royaume de l'arbitraire, de l'incompétence politique et de l'impuissance citoyenne. Nous avons sans doute l'élite politique que nous méritons. Heureusement, demain nous donne des raisons d'espérer : madame Marois nous promet de «poser des gestes structurants (sic)».


    L'impertinent
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  • Clothaire - Inscrit
    31 mars 2011 07 h 40
    LE BAREAU POURSUIVI PAR UN CITOYEN
    L'Office des professions du Québec vient de blâmer le Bareau qui prend des délais indus pour répondre aux plaintes des citoyens. Une femme a dû attendre 17 ans pour que le Bareau règle sa plainte envers un avocat. Cette nouvelle sort dans la Gazette mais dans aucun journal francophone. Pourquoi alors que d'autres nouvelles insignifiantes remplissent les pages des journaux ? Voir la Gazette : http://www.montrealgazette.com/news/Lawyers disciplinary body under attack/4532356/story.html
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  • tohi1938 - Inscrit
    31 mars 2011 07 h 46
    Des fissures, mais grâce à qui sinon à la profession juridique?
    Tant le Barreau que le Conseil Canadien de la Magistrature (cf l'article d'aujourd'hui qui blanchit un de ses membres) ne sont pas autre chose que des lobbys, au même titre que les lobbys des compagnies pétrolières et gazières pourtant vilipendées au quotidien.
    Ces deux organismes pourtant créés pour protéger le public ne servent en fait qu'à protéger leurs membres, tout comme les lobbys des compagnies pétrolières et gazières.
    Pour avoir tenté l'expérience je puis affirmer que l'écoute que l'on reçoit est certainement comparable à celle qu'ont eu auprès des églises les premières personnes qui se sont plaintes d'agression sexuelles: soit zéro.
    Émettre un jugement à partir de mensonges et parjures pourtant démentis par des documents officiels, est correct pour le CCM, et une preuve de bon travail de l'avocate pour le Barreau...
    Plus hypocrite que ça, tu meurs comme dit l'autre.
    Et le tour est joué!
    Quelle désolation qu'il y ait un BAPE pour l'environnement et qu'il n'y ait aucun organisme pour faire la lumière sur la façon tordue dont la "justice" est administrée.
    Quelle infamie que les seuls qui puissent se faire entendre soient les millionnaires!
    À quand une enquête publique sur la justice qui fasse autre chose que de fermer les yeux?
    Jean G. Lengellé
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  • Hermil LeBel - Inscrit
    31 mars 2011 09 h 35
    Une justice digne d'une basse-cour...
    Curieux article qui devait nous parler de justice mais dont le propos ne gravite en définitive qu'autour des considérations monétaires. D'ailleurs , la loi sur les juges ne traite essentiellement que du salaire, émoluments et caisse de retraite de ces personnages hautains qui agissent comme s'ils étaient investis de pouvoir divins sans n'avoir jamais de compte à rendre à personne.

    Mais qu'en est-il de la rigueur, de l'intégrité, voire de la qualité de leur jugement ? Au nom de Fathers-4-Justice, des pères de familles se sont mobilisés en 2005 jusqu'à grimper à 2 reprises sur le pont Jacques-Cartier pour alerter la population au sujet de la corruption judiciaire et demander la mise en place d'une enquête royale sur l'administration de la justice au Québec. Suite à cette initiative, ils n'ont récolté que du sarcasme et de l'indifférence de la part des journalistes frileux et une féroce répression de la part des juges fripons qui continuent de rendre une justice sous l'influence d'une certaine idéologie déviante, tout particulièrement en matière familiale. Les exemples de cette justice de basse-cour sont de plus en plus présents sur la toile et pour ne pas ennuyer le lecteur, je me contenterai de l'illustrer au moyen d'un exemple probant de corruption judiciaire facile à comprendre et qui nous renseigne au sujet de l'état des lieux, espérant susciter du même coup l'intérêt des journalistes aux affaires judiciaires. http://bit.ly/evX2IN
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    31 mars 2011 09 h 47
    Au plus fort la poche
    En instaurant le royaume de l'arbitraire, les élites au pouvoir s'organisent pour faire de notre société le paradis des magouilleurs. Et comme le salaire d'une portion significative de la population dépend d'une façon ou d'une autre d'une magouille, on manque d'appui populaire pour faire le grand ménage...

    Serge Grenier
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  • Veronique D.D. - Inscrit
    31 mars 2011 10 h 27
    Justice
    Ils ne sont pas débordé mais AVEUGLE

    Déf. Aveugle:

    manquant de lucidité, de clairvoyance

    Meme si tu pilais avec un pilon un fou, sa folie ne se quitterait pas de lui.
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  • Monique Thibault - Inscrite
    31 mars 2011 12 h 54
    L'indifférence est bilatérale
    «69 % des avocats qui opèrent avec un mandat de l'aide juridique ont touché des honoraires inférieurs à 20 000 $.»
    C'est minable, mais il faut savoir aussi que bon nombre de ces avocats touchent des sommes substantielles de la part de beaucoup de clients. Sous la table, bien sûr. Pour les petits délinquants, en général, c'est
    1 000$ par «année sauvée». Par exemple, si la peine habituellement encourue est de 5 ans pour tel crime, l'avocat facturera 2 000$ au client s'il réussit à négocier 3 ans. Pour les ténors du crime, c'est beaucoup plus.
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  • homocalculus - Inscrit
    31 mars 2011 13 h 58
    Le système de justice se fissure...
    Pour commencer, les études universitaires qui mènent au titre d'avocat sont aussi difficiles que celles qui mènent au titre de médecin!
    Les médecins ont plus de pouvoir pour négocier leur rémunération car, "quand on a un bobo, le prix n'a plus d'importance" !
    Faut être allé devant un tribunal pour savoir aussi, que, "quand on a un bobo juridique", ça fait aussi mal, sur les plans psychologiques, financiers (ruine...) sanctions sévères (prison), tout en foutant la trouille dans la famille et l'entourage (parents et amis).

    La rémunération des avocats devrait être égale à celle des médecins et, si tous les individus sont ÉGAUX, on devrait aussi créer une RAJQ (Régie de l'Assurance Juridique du Québec) tout comme la RAMQ.
    C'est-y logique ça?
    HOMOCALCULUS
    maurice.bernard@videotron.ca
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  • perro blanco - Inscrit
    31 mars 2011 15 h 14
    Pourquoi des fissures?
    Le système judiciaire au Québec est comparable à notre réseau d'aqueducs provincial. Le ministre nous demande d'économiser l'eau alors qu'environ 35 % de toute l'eau traitée au Québec se perd entre l'usine de traitement et notre robinet.
    De même, il y a tellement de fuites entre le milieu du travail et les revenus de l'État à cause de tous les Tony Accurso de ce monde qu'au net, l'État ne peut combler les besoins criants de tous les services, dont la Santé, l'Éducation et la Justice, en raison des 35% des revenus manquants.
    Au commentaire intitulé «une justice digne d'une basse-cour», j'ajouterais que, si notre système de justice continue ainsi de péricliter, nos juges n'auront plus les moyens de «siéger», mais devront plutôt s'asseoir sur le «barreau» pour exercer la justice.
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  • François Dugal - Abonné
    31 mars 2011 16 h 01
    Les fissures
    Pourquoi le Barreau ne demande-t-il pas l'aide des lobbyistes, n'est-ce pas légal?
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  • Sapientia - Inscrit
    31 mars 2011 16 h 41
    Franchement...
    La plupart des commentaires démontrent une ignorance flagrante du système de justice québécois et de la profession de juriste.

    Pour n'en citer qu'une seule, m. Hermil LeBel dit: "D'ailleurs , la loi sur les juges ne traite essentiellement que du salaire, émoluments et caisse de retraite de ces personnages hautains qui agissent comme s'ils étaient investis de pouvoir divins sans n'avoir jamais de compte à rendre à personne."

    Belle généralisation, beau stéréotype... Vos perceptions (le mots le dit bien) sont subjectives et semblent surtout peu fondées.

    En ce qui concerne la loi sur les juges, je vous invites à consulter des ouvrages de droit constitutionnel pour comprendre comment l'indépendance économique des juges est un concept fondamental de la notion d'indépendance judiciaire.
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  • alcibiade - Inscrit
    31 mars 2011 18 h 54
    Le Barreau un caste bien gardée
    Il faut en avoir vécu des péripéties pour ne pas y avoir confiance.
    Quant à la situation rapportée par les Médias, à les entendre ils souffrent de miserabilis ....
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  • Hermil LeBel - Inscrit
    31 mars 2011 21 h 31
    La justice ?
    À la lecture de certains commentaires sur le fil dont Sapientia, nous devinons que dissimulé derrière ce pseudo se terre un membre peu amène de la communauté juridique. Tous les citoyens qui à un moment ou l'autre de leur vie ont, à leur corps défendant, eu à transiger avec un avocat savent à quel point la justice et l’argent entretiennent une relation incestueuse. Ce vilain réflexe ne disparaît pas miraculeusement lors de l’intronisation à la magistrature comme le confirme la loi sur les juges qui ne traite à toute fin pratique que de leur salaire et avantages sociaux (http://bit.ly/i99qBV). En outre, il ne faut surtout pas avoir la naïveté de croire que ces histoires d’enveloppes brunes qui circulent dans l'actualité depuis l’affaire Mulroney-Shreiber sont confinées au petit monde de la politique ou de la construction. Il est par ailleurs courant d’entendre dire dans la communauté juridique qu’un bon avocat connaît la loi alors qu’un grand avocat connaît le juge !
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    31 mars 2011 21 h 39
    @homocalculus
    ‹‹Les études universitaires qui mènent au titre d'avocat sont aussi difficiles que celles qui mènent au titre de médecin››

    Je ne sais pas si je préfèrerais compulser le code civil au creux d’un fauteuil, ou disséquer un cadavre en laboratoire.
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    31 mars 2011 21 h 55
    @Sapientia
    ‹‹ Je vous invite à consulter des ouvrages de droit constitutionnel pour comprendre comment l'indépendance économique des juges est un concept fondamental de la notion d'indépendance judiciaire. ››

    Ça, l'indépendance judiciaire, c’est une vue de l’esprit, parce que le Conseil de la magistrature vient de statuer qu’un ‹‹ juge peut demander à un collecteur de fonds du parti au pouvoir d'intervenir auprès du ministre de la Justice afin d'obtenir une promotion sans pour autant enfreindre le Code de déontologie de la magistrature. ››
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    1 avril 2011 00 h 47
    Une majorité d'exclus...
    Que pour les riches et les pauvres. On s'en fiche bien pourtant on s'en sert à toutes les sauces surtout à nos frais petit con...tribuable
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  • Sapientia - Inscrit
    1 avril 2011 12 h 05
    @Hermil LeBel @ M Pogo
    @Hermil LeBel

    Vous dites: " [...] savent à quel point la justice et l’argent entretiennent une relation incestueuse."

    Votre vision des choses restent subjectives et est , à mon avis, erronée. C'est un peu triste, mais que voulez-vous, on ne peut pas forcer les gens à changer leur perceptions des choses en quelques lignes.

    Vous dites ques les avocats sont à l'argent? Je vous inviterais à vous renseigner davantage sur les nombreux cas "probono" réalisés par de nombreux avocats en plus de leur travail usuel.

    Probono students canada est également un bel exemple de solidarité sociale entre les futurs juristes et la communauté: http://www.probonostudents.ca/fr

    Certains avocats et étudiants en droit donnent plus de 50heures par année bénévolement (certains plus). En faite vous autant? Qu'est-ce que vous apportez à la communauté concrètement? Est-ce que vous donnez de votre temps?

    De plus, qui êtes vous pour juger? De quel droit vous permettez-vous de généraliser de manière si disgracieuse l'ensemble de cette profession? Il est parfois mieux de se taire que d'étaler à la vue de tous son ignorance.

    @ m Pogo

    Vous dites: "Ça, l'indépendance judiciaire, c’est une vue de l’esprit"

    La décision du conseil de la magistrature ne vient pas remettre en doute la raison première pourquoi la loi sur les juges à été mise en place, c'est-à-dire, pour garantir l'indépendance judiciaire en empêchant, entre autres, le pouvoir exécutif d'avoir un contrôle trop absolu sur le pouvoir judiciaire. Comment pouvez-vous détruire complètement un concept fondamental de notre société (l'indépendance judiciaire), et ce, avec comme seule preuve un fait d'actualité?

    Tout n'est pas que blanc ou noir monsieur...


    M. Lebel et m. Pogo, un peu d'objectivité, de logique et de réflexion ne vous ferais pas de tort.
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  • Hermil LeBel - Inscrit
    1 avril 2011 22 h 09
    La vrai nature des enjeux
    Rassurez-vous chère Sapientia anonymous
    Tous les contribuables qui ont suivi l'affaire Robinson auront vite compris la vrai nature des enjeux.
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  • Hermil LeBel - Inscrit
    2 avril 2011 10 h 01
    Politique et justice
    Ça, l'indépendance judiciaire, c’est une vue de l’esprit, parce que le Conseil de la magistrature vient de statuer qu’un ‹‹ juge peut demander à un collecteur de fonds du parti au pouvoir d'intervenir auprès du ministre de la Justice afin d'obtenir une promotion sans pour autant enfreindre le Code de déontologie de la magistrature. ›› dixit Monsieur Pogo

    Et ces gens de la magistrature n'affichent même pas une petite gène en bafouant ainsi ouvertement un principe fondamental en démocratie, celui de la séparation des pouvoirs. Tout comme avec l'argent, la justice entretient une relation véritablement incestueuse avec la politique. Nombreux sont les politiciens - Jean Chrétien, Lucien Bouchard, Brian Mulroney pour n'en nommer que quelques uns parmi les plus illustres - qui sont retournés à leur pratique du droit sans que la situation n’indispose qui que ce soit. L’inverse n'est pas rare. Les liens existant entre Michel Robert, le juge en chef de la cour d'appel du Québec et le parti libéral du Canada sont de notoriété publique.

    Ces liens incestueux nous ont également été révélés devant le commissaire Bastarache à travers les post it de la bonne couleur collés sur les dossiers par Mme Landry. La manœuvre fut maquillée d'un vernis de légalité en accordant rien de moins qu'un droit de veto au PM dans les mesures de transition dans le processus de nomination des juges annoncées par JM Fournier après le dépôt du rapport Bastarache.

    Cette proximité entre les lieux du pouvoir mine l'intégrité des institutions. Il s'agit d'une grave dérive en route vers un pouvoir totalitaire que la crise financière imminente risque d'imposer à grande échelle.
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  • Sapientia - Inscrit
    2 avril 2011 17 h 31
    @ Hermil LeBel
    Ce que vous dites concernant l'affaire Robinson est déplorable, je l'admets... toutefois, il s'agit davantage de problèmes reliés au droit procédural et non-pas au droit substantif. Il ne faut pas mélanger les deux

    En ce qui concerne l'indépendance judiciaire, je suis d'accord avec vous que de nombreux changements devraient être faits pour améliorer la situation... toutefois, votre exemple concernant la loi sur les juges était mal placé... tout comme vos propos concernant cette "relation incestueuse avec l'argent "

    Je voudrais vous rappeler par le fait même que vous n'avez pas répondu à ma question concernant le bénévolat et l'aide à la communauté...

    Je voudrais vous rappeler encore à ne pas tomber dans une généralisation hâtive trop facile. Vous semblez être une personne relativement réfléchie et il est dommage que vous perdiez de la crédibilité en utilisant un sophisme aussi évident et simpliste.

    Vous dites: "Cette proximité entre les lieux du pouvoir mine l'intégrité des institutions."

    Je suis tout à fait d'accord.

    Toutefois, je ne peux que critiquer vos arguments basés sur des généralisations hâtives, cela démontre un manque de rigueur et de rationalité.
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  • Chryst - Abonné
    14 avril 2011 19 h 12
    Quel système de justice !
    • Quasi impossibilité de trouver un avocat pour nous défendre dans une cause d’empoisonnement.
    • Avocat qui nous laisse tomber à la moindre difficulté et qui ne veut pas me représenter dans une autre cause. Serait-ce que je suis trop critiqueux ou pas du bon bord politiquement ?
    • Experts qui se protègent entre eux.
    • Avocat qui refuse ma cause parce trop complexe ou pas assez payante.
    • Avocat qui peut dire n’importe quoi en autant qu’il ou qu’elle convaincre.
    • Juge qui gobe tout de la partie adverse.
    • Juge qui voit le produit dangereux mais qui n’exerce pas son pouvoir discrétionnaire.
    • Simulacre de justice en cour d’appel.
    • Juges qui rendent quand même leur jugement et qui tentent de nous la fermer.
    • Barreau qui protège davantage ses membres que le public.

    Comme vous pouvez voir, la réalité dépasse la fiction !

    Michel Thibault ing. f. m. sc
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