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Droit familial - Québec défend la liberté de choix

Le gouvernement conteste la décision de la Cour d'appel dans l'affaire «Lola c. Éric»

Brian Myles   16 décembre 2010  Justice
Le ministre de la Justice Jean-Marc Fournier a insisté à plusieurs reprises sur l'esprit des nombreuses réformes du droit familial au Québec, qui allaient toutes dans le sens de «la liberté de choisir».
Photo : Archives - Le Devoir
Le ministre de la Justice Jean-Marc Fournier a insisté à plusieurs reprises sur l'esprit des nombreuses réformes du droit familial au Québec, qui allaient toutes dans le sens de «la liberté de choisir».
Le gouvernement Charest a brandi la carte de la liberté de choix, hier, pour justifier sa décision de contester un jugement récent de la Cour d'appel, qui a eu pour effet d'invalider les dispositions du Code civil sur le traitement «discriminatoire» des conjoints de fait en cas de rupture.

Le nouveau ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, a annoncé hier qu'il se tournera vers la Cour suprême du Canada afin de «faire préciser [...] l'étendue de la liberté d'action du législateur québécois» à l'égard des conjoints de fait.

«Avant de rompre avec nos choix législatifs [...], il nous faut l'éclairage de la Cour suprême», a dit le ministre Fournier.

Depuis 1980, Québec s'est penché cinq fois sur la réforme du droit familial. À chaque occasion, il a choisi consciemment de ne pas réglementer les unions libres. Depuis une trentaine d'années, ces unions ont toujours reposé «sur la liberté contractuelle et l'autonomie de volonté» des conjoints de fait, a rappelé le ministre Fournier.

Selon son interprétation, la Cour d'appel «assimile totalement les conjoints mariés et les conjoints de fait», de sorte que le gouvernement ne pourrait même pas aménager un régime juridique distinct pour les conjoints de fait s'il le voulait. De ce raisonnement découle l'inévitable pèlerinage à Ottawa. Le ministre Fournier veut connaître «le véritable terrain de jeu, la marge de manoeuvre du législateur face aux chartes».

Question de justice

La Cour d'appel a invalidé un pan entier du Code civil, le 3 novembre dernier, dans un jugement favorable à l'ex (surnommée «Lola») d'un homme d'affaires fortuné.

Le tribunal a jugé que l'État québécois fait preuve de discrimination à l'égard des conjoints de fait en les traitant différemment des époux mariés et des conjoints reconnus par une union civile dans les cas de rupture. Les conjoints de fait ne peuvent pas réclamer de pension alimentaire entre eux, alors que les époux et les conjoints unis civilement le peuvent.

Selon l'analyse de la Cour d'appel, cette différence de traitement perpétue le stéréotype selon lesquel l'union libre est moins sérieuse et durable que le mariage ou l'union civile, et qu'elle mériterait par conséquent une moins grande forme de protection.

La Cour d'appel a cependant accordé un délai d'un an au législateur pour réécrire la disposition invalidée du Code civil (l'article 585). En se tournant vers la Cour suprême, le ministre Fournier prolonge le délai de grâce jusqu'à ce qu'un jugement définitif sur le fond soit rendu. À moins que la Cour suprême refuse carrément d'entendre l'affaire, ce qui est une possibilité bien réelle.

La Cour d'appel a rendu un jugement étoffé, et les trois juges étaient unanimes sur le caractère discriminatoire de l'article 585. Par ailleurs, les juges du plus haut tribunal du Québec se font une fierté (bien discrète) d'avoir un très haut taux de succès en Cour suprême.

Le ministre Fournier a nié qu'il cherchait ainsi à gagner du temps. «L'important, c'est de voir quelles sont nos marges de manoeuvre, parce que le jugement de la Cour d'appel assimile conjoints et gens mariés sans aucune différence», a-t-il répété.

M. Fournier a insisté à plusieurs reprises sur l'esprit des nombreuses réformes du droit familial au Québec, qui allaient toutes dans le sens de «la liberté de choisir». «Ces choix politiques ne reposent non pas sur l'indifférence ou le mépris, mais sur la liberté contractuelle et le respect de l'autonomie de volonté des conjoints de fait. Les couples qui ne se marient pas sont présumés vouloir demeurer en marge du droit matrimonial. Ceux qui souhaitent néanmoins obtenir un certain encadrement juridique peuvent conclure une convention d'union de fait ou s'unir civilement», a-t-il dit.

Occasion ratée

Le Québec est la seule province canadienne qui demeure muette sur les obligations entre conjoints de fait en cas de rupture. Situation d'autant plus surprenante que 1,2 million de couples vivent en union libre. C'est plus du tiers de tous les couples.

La directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ), Sylvie Lévesque, déplore l'occasion ratée par le gouvernement Charest. «Le fruit était mûr pour faire une commission parlementaire», a-t-elle dit.

Mme Lévesque ne comprend pas le raisonnement du ministre Fournier, qui se tourne vers la Cour suprême pour obtenir des balises, plutôt que de mobiliser les juristes de l'État autour de la rédaction d'un projet de loi en bonne et due forme. «Pourquoi ne fait-il pas lui-même le débat?, se questionne-t-elle. Il y a assez de balises dans le jugement de la Cour d'appel.»

La FAFMRQ disposait du statut de partie intervenante dans l'affaire «Lola contre Éric», aussi bien en Cour supérieure qu'en Cour d'appel. L'organisme a fait valoir de nombreux arguments, retenus par la plus haute cour du Québec en faveur des conjoints de fait. Compte tenu des coûts inhérents à une contestation en Cour suprême, la Fédération n'est pas certaine d'être de la partie, cette fois.

Mme Lévesque déplore par ailleurs que le débat ait été perverti par les tenants du libre-choix. «Présentement, le Code civil dit que les conjoints de fait avec des enfants ne sont pas reconnus comme une famille, résume-t-elle. L'arrêt de la Cour d'appel ne nie pas cette liberté de choix. Il tient seulement compte de la réalité au Québec, et il met à jour le Code civil. Ça n'ouvre pas automatiquement la porte à une pension.»

À son avis, deux conjoints de fait qui ont des enfants doivent être considérés comme une famille en cas de rupture. Aux yeux du fisc et de l'aide sociale, ils le sont déjà après une année de cohabitation. Pourquoi en serait-il autrement en cas de séparation, se demande-t-elle?

***

Avec La Presse canadienne
 
 
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  • Mytch Andreino - Inscrit
    16 décembre 2010 04 h 52
    Discrimination!
    Il y a plus de droit de liberté au Québec pour la simple raison que notre gouvernement conteste tous pour mieux contrôler la vie familiale avec des réformes pour mieux nous exploités et nos enfants avec moindre manœuvre de nos chartes qui est une discrimination!
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    16 décembre 2010 05 h 46
    Le gouvernement Charest a une fois de plus failli à ses obligations.
    Pour ne pas se mouiller dans ce dilemme qu'est l'union libre au Québec qui compte pour le tiers des couples, ce gouvernement s'en est remis à la Cour suprême pour trancher à sa place. Belle occasion ratée de prendre ses responsabilités en tant que gouvernement national des Québécois, il préfère se comporter comme un gouvernement colonisé incapable de faire des choix éclairés et de reconnaitre une situation qui est là pour s'amplifier et non de régresser.On comprend mieux a partir de ce fait pourquoi Charest est allé chercher Fournier comme ministre de la Justice.
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  • Pierre Sabourin - Abonné
    16 décembre 2010 07 h 19
    Je coche ou ils cochent...???
    Si c'est nous qui décidont si on indique conjoint de fait ou colloc ca ne me dérange pas. Si par contre, on est forcé, surtout sils entre les colloc la dedans alors la ca me dérange.

    Si parcontre ca ne touche que les unions ou ils y a eu des enfants alors la pour moi, c'est que le gros bon sens.

    Reste a voir ce qu'il sous entendent par conjoint de fait?
    C'est ce qui manque pour mettre a terme ou finaliser cette argument en ce moment.
    Mr Fournier, avez vous une réponse claire à cette questions?
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  • Claude Archambault - Inscrit
    16 décembre 2010 07 h 58
    Si il y a des enfants
    Dans la vie nous faisons tous des choix, certains heureux, d'autre moins et on réussi souvent à en faire des regrettables. La règle est qu'il faut savoir vivre avec ses choix et aussi en assumer pleinement les conséquences. Même quand ces dernières peuvent durer toutes une vie et être catastrophiques.

    Nous sommes chanceux d'avoir la liberté de nos choix, soyons assez grand et mature pour assumer nos choix et accepter les conséquences.

    Pour les unions de fait, déjà la loi accorde une protection durant l'union (qu'on soit d'accord ou non avec cette protection et son étendu est un autre débat) mais lorsque l'union se termine alors tous lien sont terminé et toutes responsabilités. Ce genre d'union se crée par un consentement mutuel et se dissout par un consentement mutuel personne n'est forcé de s’unir.

    Par contre si il y a des enfants, les deux membres du couples doivent subvenir au besoin des enfants après le bris du couple, les enfants n'ont pas fait de choix et n'ont pas à subir les conséquences. Par contre ce devrait être à la charge ÉGALE des deux membres, peu importe les revenues. Si un des membre au moment de la rupture n'a pas les revenues suffisants, l'autre membre pourra être forcé de compenser temporairement, par la cour, mais cela ne serait qu'un prêt et l'autre devra rembourser.

    Ceux qui on voulu se servir de Lola pour mener ce combat on choisi un bien mauvais exemple pour faire leur lutte. Lola a reçu de son ex un support après séparation de loin supérieur à ce qu'un conjoint de fait est en droit de s'attendre.

    Dans la vie il y a des choix, et chaque choix comporte ses risque, avantage et désavantage. Il n'existe pas un choix qui comporte les avantage combinés de tous les autres options sans avoir aucun désavantages.
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  • Paul Lafrance - Inscrit
    16 décembre 2010 08 h 03
    Maudite folie
    Il faudra identifier notre conjointe comme étant une prostituée que nous payons pour rester avec nous. De cette façon, lorsqu'elle partira, elle n'aura aucun droit.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    16 décembre 2010 08 h 03
    un ajout...
    Dans mon commentaire précédent j'ai oublié :

    Si quand il y a des enfants les deux ex conjoints doivent subvenir au besoin des enfants, jamais un ex conjoint doit subvenir au besoin de l'autre ex conjoint. Encore un question de choix, il y avait d'autres option qui prévoyait cela, on a fait un choix on vie avec les conséquences.
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  • Jean Peupu - Inscrit
    16 décembre 2010 08 h 09
    EH BIEN
    CA VEUT TU DIRE QUE SI JE PARTICIPE A OCCUPATION DOUBLE JE ÊTRE CALCULÉ COMME MARIÉ PIS VA FALLOIR QUE JE PAYE UNE PENSION
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 décembre 2010 08 h 24
    Conjoint de fait et fiscalité.
    Je ne sais pas qui était au pouvoir à ce moment-là? Mais, il s'est pourtant mouillé quand il a été question de considérer des conjoints de fait comme des couples sur le plan de la fiscalité. Ainsi, en considérant les conjoints de fait comme des couples fiscalement parlant, il pouvait tirer davantage de revenus d'impôt de ces conjoints de fait.

    D'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dit, aux nouvelles hier soir, quelqu'un en a fait subrepticement une petite mention à ce sujet. Ce qui me fait dire que le gouvernement sait très bien porter ses culottes quand ça fait son "affaire". Notamment, quand conjoint de fait rime avec fiscalité!
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  • tohi1938 - Inscrit
    16 décembre 2010 08 h 48
    Un peu de bon sens svp:mettons fin à l'industrie du divorce!
    Un peu de bon sens consisterait à mettre fin à l'industrie du divorce, et à cesser de prétendre que quelque Perrin Dandin de pacotille stimulé par des avocates véreuses ou incompétentes est seul à même de comprendre les causes particulières de la fin d'une union qui n'a du reste pas été sanctionnée par un tribunal lors de sa mise en place.
    Doit-on vraiment devenir la proie de ces gens de robe lorsque l'on finit par comprendre et convenir que mariage ou union sont devenus invivables, lorsque les enfants sont depuis longtemps autonomes, et lorsqu'à moins de désir de vengeance, il n'y a pas d'injustice sur le plan financier?
    L'industrie du divorce ne profite qu'à de prétendus "officiers de justice" qui n'ont à cœur que de criminaliser ce qui n'est pas un délit pour pouvoir trouver et condamner un coupable, et je dis bien UN.
    Voilà donc un bon motif de discrimination de la part d'avocates bien nanties et de juges grassement payés (entre autres grâce au jugement de l'un des leurs....) qui ne cherchent que l'appauvrissement d'un coupable la plupart du temps hypothétique.
    Après avoir fini par sortir le mariage des bondieuseries, il est grand temps de le sortir de cette parodie de justice qu'est le passage devant les tribunaux!
    Sans oublier que les juges sont protégés par une invraisemblable impunité qui leur permet de rendre des verdicts "à la tête du client" et en fonction de leur humeur du moment.
    Alors une enquête publique avec ça?
    Jean G. Lengellé
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  • Gabriel Parent - Abonné
    16 décembre 2010 09 h 13
    Quel sens donner au mariage?
    Quel sens donner au mariage si le gouvernement accepte de considérer sur le même pied mariage et union libre? Autant dire qu'un couple qui vit sous le même toit depuis deux ans est automatiquement marié... on sauvera du temps et de la paperasse...
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  • Lise Moga - Inscrite
    16 décembre 2010 09 h 19
    Lola, un exemple d'exploitation
    Si mon information est bonne, Lola reçoit $50 000,00 par semaine pour subvenir aux besoins de ses enfants, elle habite une maison de plus de $1 500 000,00 et il y a 5 nounous ou aides familiales qui gravitent autour d'eux. Elle exige une part supplémentaire «du talent» de son ex-conjoint, POUR ELLE! C'est de l'exploitation pur et simple.

    Normalement des adultes, mariés ou pas, devraient être en mesure de subvenir à leurs besoins personnels. Elle était mannequin... cette carrière sonne la retraite assez rapidement, qui l'a empêchée de se préparer à une deuxième carrière? L'union libre est un choix... pas une assurance contre la nécessité d'autonomie personnelle. Elle a choisi l'union libre plutôt que le mariage et elle avait les droits qui correspondaient à son choix.

    Présentement, la cour d'appel oblige l'état à «marier» les gens malgré eux. L'état doit aller à la cour Suprême car la cour d'appel l'oblige à transférer les mêmes obligations entre conjoints de fait, qu'entre conjoint mariés ou liés par l'union civile... D'où le choix du gouvernement d'aller à la cour suprême pour faire casser ce jugement.
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  • Tube - Inscrit
    16 décembre 2010 09 h 51
    Surprise
    Je suis surpris que le gouvernement Charest ne profite pas de l'occasion pour refiler une partie de la facture de l'aide sociale aux ex-conjoints plus fortunés.
    Dans la cause en question, la juge Julie Dutil a fait remarquer que « ...la pension alimentaire remplit un objectif social. Elle vise à alléger le fardeau de l'État en fondant une solidarité financière entre conjoints. »
    Il faut quand même préciser que la pension alimentaire n'est pas une caisse de retraite. Elle vise à dépanner un ex-conjoint que la rupture a temporairement mis sur la paille.
    La médiation familiale existe précisément pour régler ce genre de situations délicates. Tout le cirque entourant le cas Éric contre Lola ne doit pas faire oublier qu'il s'agit d'une histoire assez triste où les immenses sommes d'argent ne réussissent pas à masquer une certaine pauvreté affective.
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  • capitaine33 - Abonné
    16 décembre 2010 10 h 36
    ATTENTION
    Certains ont voulus faire de ces mariages forcés une façon de protéger les femmes des méchants hommes considérés comme des exploitants naturels.

    Mais au rythme ou vont les choses, décrochage oblige, dans une ou deux décennies, ce seront les femmes qui auront atteint sensiblement les plus hauts revenus. Et nous d'en profiter mon frère.
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  • Raycar - Inscrit
    16 décembre 2010 10 h 59
    Assumer ses choix et responsabilités
    Il n'y a pas que l'État qui ait des responsabilités. Les citoyens aussi. Si on ne veut pas se marier pour ne pas s'engager? Il y a d'autres moyens de prévoir l'avenir par ex. un contrat. Il faut donc que chaque individu assume les choix qu'il fait.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    16 décembre 2010 12 h 06
    Et le sens des responsabilités dans tout ça?
    Marié ou conjoint de fait, autant l'un comme l'autre ne devrait pas faire oublier ses responsabilités devant son conjoint et ses enfants, quand il y en a et qu'il est question de séparation. Il ne faudrait pas réduire un couple qui décide de se séparer à ce qu'ils possèdent, matériellement parlant. Sinon, comme dit Tube, c'est comme de "masquer une certaine pauvreté affective".
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  • themis - Inscrit
    16 décembre 2010 17 h 59
    Désolant!
    Lire les commentaires donne des frissons!
    Etes vous vraiment capable d'imaginer une société sans droit de la famille? Si c'est ce que les Québécois veulent, qu'ils effacent alors le chapitre du Code civil qui traite de la famille.
    Si c'est plutôt que vous trouvez odieuses nos lois qui encadrent les familles, demandez à vos élus de les changer!
    Mais arrêtez de croire que le système actuel est parfait pour les personnes mariées, et complètement nul pour pour les conjoints de fait.
    Quand la Cour d'appel a parlé, nombreux ceux qui se sont insurgés, disant qu'elle usurpait le rôle du législateur. Hier, le ministre de la Justice nous dit que la Cour suprême doit lui dire quoi faire! Il me semble qu'il abdique ses responsabilités.
    Il faut dire que les réactions parfois extrémistes et irrationnelles de la population a de quoi faire peur non seulement aux personnes qui n'osent pas dire qu'elles en auraient bien besoin de cette pension alimentaire, mais aux élus à qui c'est la responsabilité de voir à ce qu'elles l'obtiennent.
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  • mat-lock - Inscrit
    16 décembre 2010 18 h 11
    BRAVO LOLA!
    Ici, ce n'est pas une question d'argent mais de principe. Encore une fois, pourquoi la femme ordre général serait pénalisée par son rythme de vie antérieure et vice et versa, lorsqu'on se lie, il faut prendre les bons et mauvais côtés.
    Une question et réflexion messieurs les ministres, Lorsqu'un des deux conjoints veut se marier et que l'autre ne veut pas, pourquoi que la personne qui veut se marier serait pénalisée actuellement surtout lorsqu'elle est considérée par le ministêre du Revenu comme conjoint de fait et pire s'il y a des enfants. Évoluons! Nous sommes en 2011 et ici au Québec, nous sommes champions en union libre. Peace and Love XXX
    p.s.: J'aimerais que l'avocate de Lola défentent tous nos droits de femme émancipée.
    D'une femme jadis monoparentale n'ayant pas eu de pension et qui en bave encore après 10 ans...
    dp
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  • Claude Archambault - Inscrit
    16 décembre 2010 20 h 13
    a mat lock les gens doivent vivre avec leurs choix
    Si l'un veu se marier et l'autre ne veu pas, alors que celui qui veu et qui crois en sa protection insiste et repense au raisonnement de l,autre, peu être qu'il ne veu pas des responsabilités.
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  •  
  • Jean Rousseau - Inscrit
    16 décembre 2010 23 h 02
    L'ÉTABLISSEMENT DE LA JUSTICE AVANT TOUT

    «Avant de rompre avec nos choix législatifs [...], il nous faut l'éclairage de la Cour suprême», a dit le ministre Fournier.

    Et pour que des policiers impliqués dans la commission de meurtres, (ex.: celui de Fredy Villanueva), ne soient plus jugés par leurs pairs, mais par des êtres indépendants d'esprit en mesure de prendre des décisions objectives, je peux déjà assurer le ministre qu'il s'agit là d'infâmes injustices qu'il conviendrait de rectifier sur le champs ou laisser place à plus conscient afin que justice se fasse.

    Le rôle des religions traditionnelles que je connais est d'aliéner les gens en les amenant à se préoccuper d'autres choses que de l'essentiel. C'est ce qui les empêchera de repérer les malpropres et leurs malpropretés. Ils en sont réduits à l'état de bétail intelligent perméable à toute manipulation, hélas.

    " On ne détruit réellement que ce que l'on remplace " (NAPOLÉON 111).

    Jean Rousseau, B. Ps
    conseiller en psychologie
    courriel: LesUniversParalleles@live.fr
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