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Une pension alimentaire à la fin de l'union libre

La Cour d'appel ouvre la porte à l'aide entre ex-conjoints de fait

Brian Myles   4 novembre 2010  Justice
La différenciation entre conjoints de fait et époux, dans le Code civil, est un réel désavantage «fondé sur l'application de stéréotypes», observe la Cour d'appel.<br />
Photo : Agence Reuters Richard Merz
La différenciation entre conjoints de fait et époux, dans le Code civil, est un réel désavantage «fondé sur l'application de stéréotypes», observe la Cour d'appel.
Une retentissante histoire de séparation à 50 millions de dollars entre un homme d'affaires fortuné et son ex vient de se transformer en un véritable débat social et politique. La Cour d'appel a ouvert la porte au versement de pensions alimentaires entre ex-conjoints issus d'une union libre, hier, en invalidant une disposition du Code civil jugée discriminatoire.

La décision de la Cour d'appel est lourde de conséquences. Au Québec, 1,2 million de personnes (le tiers de tous les couples) vivent en union libre. Dans l'immédiat, rien ne sert aux ex-conjoints de fait de se ruer devant les tribunaux. À deux contre un, la Cour d'appel donne 12 mois à Québec pour revoir la disposition du Code civil (l'article 585) qui, dans sa forme actuelle, prive les ex-conjoints de fait d'une aide alimentaire pour eux-mêmes (la question est réglée depuis longtemps pour les enfants).

Le juge minoritaire, Marc Beauregard, aurait franchi un pas de plus. Non seulement aurait-il invalidé deux articles du Code civil (585 et 511), mais il les aurait également réécrits pour y inclure spécifiquement les conjoints de fait.

À Québec, le ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier, n'a pas encore décidé s'il en appelait au nom du jugement, en vertu duquel l'État est forcé de payer les honoraires de ses adversaires, au coût de 1,5 million.

«C'est un jugement fort important sur les devoirs et les obligations des conjoints, a dit M. Fournier. Ça aura aussi des conséquences sur les couples mariés. Dès qu'on commence à jouer dans ce qu'il y avait de différence et qu'on dit qu'il n'y en a plus, et bien là, on a un sujet qui est encore plus complexe que ce qui était sur la table précédemment.»

Cause célèbre

La cause de Madame contre Monsieur, appelée «Éric contre Lola» dans la plupart des médias, est frappée d'une ordonnance de non-publication qui interdit la publication ou la diffusion de tout renseignent pouvant identifier les principaux protagonistes et leurs enfants.

L'affaire a fait grand bruit, car Madame vit dans une maison de 2,3 millions payée par Monsieur. Elle touche, pour les trois enfants issus de l'union libre, une pension alimentaire de 411 123 $ par année. Tous les frais reliés à leur éducation sont payés par Monsieur, dont la fortune permet amplement ces déboursés. Rien, dans cette entente à l'amiable, ne faisait l'objet d'une contestation dans la présente affaire.

Monsieur s'est d'ailleurs dit entraîné dans ce débat «bien malgré lui», a rappelé hier son avocat, Pierre Bienvenu. «Il a hâte que ce soit terminé», a commenté Me Bienvenu.

Madame a triomphé, mais pas sur toute la ligne. Elle demandait une pension alimentaire de 672 000 $ nets par année pour elle-même, en plus d'un montant forfaitaire de 50 millions, à titre de partage du patrimoine familial.

La Cour d'appel refuse d'envisager ce partage. Elle ne lui accorde d'ailleurs aucune pension, en se contentant d'invalider un article du Code civil.

Le plus haut tribunal du Québec s'arrête à un constat précis. L'État fait preuve de discrimination à l'égard des conjoints de fait et de leurs enfants en les traitant différemment des époux mariés, en cas de rupture. L'aide est interdite aux premiers, alors qu'elle est possible pour les seconds. «[...] la discrimination envers les conjoints de fait est non seulement inéquitable envers le conjoint dépendant financièrement, mais également envers des enfants qui verront leur niveau de vie grandement affecté lorsqu'ils seront sous la garde de leur mère. Il ne s'agit donc pas d'une atteinte minimale», estime la Cour d'appel.

La différenciation entre conjoints de fait et époux, dans le Code civil, est un réel désavantage «fondé sur l'application de stéréotypes», observe la Cour d'appel. L'État envoie ainsi le signal que les unions de fait «ne sont pas suffisamment stables et sérieuses pour mériter la protection de la loi en ce qui concerne le droit fondamental de satisfaire à des besoins financiers de base après une rupture».

En omettant d'inclure une forme de protection pour les conjoints de fait, l'État les considère comme étant «moins dignes de la protection offerte» aux époux, constate encore le tribunal. Pourtant, les uns et les autres peuvent avoir les mêmes problèmes de dépendance financière après une rupture. Fait à souligner, l'existence de cette relation de dépendance financière est la condition sine qua non au versement d'une pension.

L'unicité du Québec

Anne-France Goldwater, l'avocate de Madame, avait fait valoir ces arguments, mais sans succès, lors du procès en Cour supérieure. Elle s'est réjouie de la tournure des événements. «Une victoire est une victoire», a-t-elle lancé avec son habituel franc-parler.

Le Québec est la seule province qui ne prévoit aucune forme d'aide alimentaire pour les conjoints de fait. La décision d'hier permettra de corriger la situation, espère Me Goldwater. «Le gouvernement du Québec a jonglé avec l'idée de changer la loi depuis 30 ans afin de protéger les conjoints de fait. J'aimerais bien les voir mettre leurs pantalons et leurs jupes. Qu'ils fassent leur travail et qu'ils réforment le droit familial», a-t-elle dit.

La Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, qui était intervenue dans le procès, constate avec enthousiasme que la Cour d'appel a tenu compte de la discrimination que subissent les enfants nés en union libre, par rapport à ceux issus du mariage. «Il est désormais incontournable d'aborder cette question sous l'angle de la famille et des conséquences sur le bien-être des enfants qui, eux, n'ont rien choisi», a fait valoir la directrice de la Fédération, Sylvie Lévesque, par voie de communiqué.

La balle est maintenant dans le camp de Québec, qui a 60 jours pour en appeler du jugement. À défaut, il devra s'atteler à la tâche de réécrire une partie du Code civil.

D'ici là, les conjoints de fait devront vivre «avec une certaine incertitude», estime Pierre Bienvenu.

Si l'État décide de réviser la loi, il peut procéder de deux façons. Soit en créant une disposition d'ordre public, en vertu de laquelle les conjoints de fait ne pourraient échapper au versement d'une aide alimentaire en cas de rupture, le tout sous réserve de l'existence d'une relation de dépendance économique entre eux. Soit en permettant aux couples en union libre de signer des contrats de cohabitation avant de s'engager dans la vie à deux.
La différenciation entre conjoints de fait et époux, dans le Code civil, est un réel désavantage «fondé sur l'application de stéréotypes», observe la Cour d'appel.<br />
Me Anne-France Goldwater, l'avocate de Madame, s'est réjouie de la tournure des événements. «Une victoire est une victoire», a-t-elle lancé avec son habituel franc-parler.
 
 
 
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  • Eric Allard - Abonné
    4 novembre 2010 07 h 25
    Une décision juste et équitable
    Il est normal que Madame, dans ce dossier, soit déboutée, car selon ce qu'on savait déjà sur le sujet, c'est que Monsieur avait amené son patrimoine dans le couple, et ne l'avait pas bâti alors que Madame sacrifiait sa carrière pour élever les enfants du couple.

    Donc, que Madame ne mette pas la main sur les millions de Monsieur est réconfortant. Mais que Madame aie réussi à obtenir (enfin) des droits pour les conjoints de fait est une belle victoire.
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  • Sarcelle33 - Inscrite
    4 novembre 2010 07 h 30
    Il faut y penser avant
    Je crois qu'aux États-Unis, les deux conjoints participent à la pension des

    enfants (basée sur les revenus de chacun) ce qui oblige la mère autant que le père

    à travailler afin de subvenir à leurs besoins. Lola ayant peu participé à faire

    progresser la fortune de son conjoint, elle devrait se compter chanceuse de ne

    pas avoir à trouver un travail pour contribuer à l'entretien des enfants.

    On sait que certaines mères ont des enfants de plusieurs conjoints différents, on

    peut imaginer la somme des pensions qu'elles accumuleraient pour leur entretien

    personnel...Seul le bien des enfants compte et c'est la responsabilité des deux

    parents conjointement.

    Avant de vivre ensemble, les couples devraient déterminer par contrat ce qu'ils

    souhaitent comme entente, ce qui éviterait les frais exorbitants que coûtent

    ces disputes devant les tribunaux.
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  • François St-Pierre - Abonné
    4 novembre 2010 07 h 33
    Une décision déconcertante
    Bien sûr que le Code civil établit une distinction entre les conjoints de fait et les conjoints de droit. Tout comme il établit une distinction entre les conjoints et les gens qui ont une relation sans être conjoints. Et entre les couples et les bons amis. Etc. Il est justement de la nature des lois d’établir des régimes différents applicables à des gens différents. Alors que la décision de la juge Hallée reposait sur une analyse juridique rigoureuse et irréprochable, les motifs de la Cour d’appel reflètent comme un souhait de réécrire la loi, de pallier les conséquences pécuniaires déplorables découlant d’une rupture, ce qui n’est pas le rôle des tribunaux. Certes, la Cour emprunte un chemin jalonné par plusieurs décisions de la Cour suprême. Mais à un certain moment, il faut s’écarter des précédents et respecter la volonté du législateur telle qu’exprimée.

    La Cour d’appel a donc rendu une décision fondamentalement erronée parce qu’elle considère les conjoints de fait comme une entité assujettie à la loi alors que justement, l’union de fait est le choix des gens qui ne souhaitent pas faire l’objet d’un régime juridique préétabli. Les conjoints de fait ne sont pas un couple : ce sont deux personnes distinctes qui ont fait le choix de demeurer ainsi. Le législateur doit respecter leur souhait.

    En quelque sorte, la décision a pour effet d’infantiliser les conjoints de fait en créant la présomption qu’ils n’ont d’autre choix pour régir leur vie amoureuse que d’accepter le cadre juridique imposé par la loi. Or, si on veut obtenir les droits découlant du mariage, le procédé est tout simple : on n’a qu’à se marier.

    Dans le cas d’espèce, si Madame souhaitait épouser Monsieur et que Monsieur refusait le régime proposé par Madame, elle n’avait qu’à lui dire d’aller se faire cuire un œuf. Était-elle démunie à ce point? Incapable de manifester sa volonté? Si tel était le
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  • Philippe Leduc - Inscrit
    4 novembre 2010 07 h 43
    Proportion
    J'imagine que les gens de la classe moyenne qui vont être touchés par cette mesure vont eux aussi s'en sortir dans les mêmes proportions ... 50 millions sur plus d'un milliard ... ca fait au plus 5% ... Donc une personne qui a un avoir net de 100,000$ va s'en sortir avec un paiment de 5,000$ ???? j'en doute fort.
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  • Sator - Inscrit
    4 novembre 2010 08 h 07
    encore pr la main?
    Bien des choses seront dites a ce sujet .mais il demeure un fait encore une fois nos gouvernement vont être oblige de prendre la responsabilité a notre place. Pour des gens qui veulent être hors la loi pour ma part je crois que lorsque des enfants arrivent dans le couple tu devrais avoir la décence au moins de protéger tes enfants, personnes ne t oblige a te marier a l église mais tu peut en tant que couple te marier civilement ou encore avoir un contact notarié en agissant ainsi tous sont protéger et tout ce beau monde est heureux
    Car imaginer un instant un jugement adéquat dans le contexte d aujourd’hui des couple qui se forme et se reforme
    Puis cela t oblige a prendre tes responsabilités en tant que couple
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    4 novembre 2010 08 h 09
    Une manne pour les avocats conservateurs!
    Vous vous imaginez le nombre de juges qu'on va devoir nommer à la Cour supérieure? Une manne pour les avocats conservateurs, puisque c'est Harper qui va les nommer!

    Par ailleurs, je ne comprends pas la dernière phrase: les conjoints de fait ont déjà tout à fait le droit de signer des contrats de cohabitation, n'est-ce pas?
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  • André Fournier - Abonné
    4 novembre 2010 08 h 14
    Pension alimentaire et union libre
    Finalement, en 2010, on reconnaît que les femmes du Québec doivent être traitées également aux femmes des autres provinces! Pourquoi les femmes du Québec étaient-elles moindre que les femmes ailleurs? Parce que les hommes du Québec veulent "avoir leur gâteau et le manger en même temps"! Bravo pour Lola et la préséance de la Charte des droits du Canada sur le Code civil désuet du Québec!
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    4 novembre 2010 08 h 15
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  • François St-Pierre - Abonné
    4 novembre 2010 08 h 19
    Suite et fin...
    [La dernière phrase de mon propos antérieur a été un brin escamotée]

    Si tel était le cas (ce dont je doute fort, évidemment), on est en présence d’un tout autre problème.
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    4 novembre 2010 08 h 27
    Pour le meilleur ou pour le pire
    Une formule consacrée pour le mariage était qu’on se mariait « pour le meilleur et pour le pire ». Cela consistait en un engagement formel, un contrat de vie de plein gré mutuel conclu en vertu de notre code civil du Québec. Or voilà que la justice du Canada anglais vient annuler la nécessité de l’engagement. Un simple concubinage engendre maintenant des obligations de partager son niveau de vie pour le restant de ses jours. Il n’y a pas ici d’obligation alimentaire comme telle puisque les programmes sociaux sont là pour ça. Ce que l’expression signifie dans les faits est qu’une fois qu’on a partagé notre niveau de vie avec une personne pendant un certain temps, ce partage devient figé dans le béton et durera à perpétuité.

    Le concubinage, dorénavant, sera un coup de dés. On « s’accotera » pour le meilleur OU pour le pire. Et gare aux instables qui auront le malheur de changer souvent de concubine… à moins d’avoir la clairvoyance d’en choisir de plus riches que soi.
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  • Socrate - Inscrit
    4 novembre 2010 09 h 08
    Napoléon
    Déshabiller le Code Napoléon pour habiller le Code Trudeau? Hummmmm! Pas sûr! Ne vaudrait-il pas mieux transférer tous ses acquis en compagnies à numéros à Las vegas ou en Suisse pour se libérer des téteux???
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  • Claude Kamps - Inscrit
    4 novembre 2010 09 h 31
    Union libre veut dire.... LIBRE
    Union suivant les désirs des deux personnes concernées et pas une union automatiquement vue comme des gens mariés....

    Si ce régime ne plait pas aux deux qu'ils se marient ou vivent en logement séparés.

    Trop souvent c'est le prix du loyer qui fait de co-locataire des unions libres qui ne le seront plus...
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  • Socrate - Inscrit
    4 novembre 2010 10 h 26
    Trudeau
    En prescrivant par exemple la préséance du Code Napoléon sur la Patente à Trudeau comme c'est encore son Droit le plus strict et le plus élémentaire constitutionnellement parlant lors d'une prochaine élection au Qwebec, disons, cela n'ouvrirait-il pas une très large avenue dans le barrage de pitounes des Outaouais que tous les Joe Monterrand de ce monde s'efforcent bien en vain de faire sauter depuis des lunes et des lunes déjà?
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  • Bernard Terreault - Abonné
    4 novembre 2010 10 h 57
    La manne pour les avocats
    Des centaines de milliers d'ex-conjoints/conjointes vont maintenant recourir aux tribunaux pour recouvrer leur butin. Des millions en honoraires pour les avocats (entre autres à l'aide juridique), quelques centaines de postes de juge à ouvrir. Bellemare n'avait pas pensé à celle-là, lui qui voulait aussi ouvrir la porte aux poursuites civiles en cas d'accident de la route.
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  • I. Belanger - Inscrit
    4 novembre 2010 10 h 58
    La parentalité a beaucoup plus de signification que le mariage
    Je remarque que ceux qui ne sont pas d'accord avec cette décison sont d'avis que les couples mariés sont plus sérieusement unis que ceux qui ne le sont pas. Il me semble que mettre au monde un enfant est un geste beaucoup plus sérieux que signer un papier. Le mariage n'a absolument aucune signification pour beaucoup de Québécois, mais rares sont ceux qui demeure indifférents devant la parentalité.

    Je remarque aussi que plusieurs ne comprennent pas que le choix qu'un des parents (souvent la mère) demeure à la maison pour s'occuper des enfants est un choix de couple et que celui qui reste à la maison est professionnellement hypothéqué à vie. C'est donc normal que l'autre parent lui assure un certain niveau de vie après une rupture.

    Je savais depuis le début de cette histoire que si Lola gagnait, il y aurait de gros changement. Lola avait l'argent pour mener à terme ce combat, ce qui n'est pas le cas de la plupart des conjoints de fait lésés.
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  • Carole Dionne - Inscrite
    4 novembre 2010 11 h 09
    SE TIRER DANS LE PIED?
    Pourquoi pas. Quand on est capable de tolérer la burka dans les garderies, on est capable de faire n'importe quelle niaiserie au nom de notre indépendance.

    Au cas où on ne le saurait pas, la femme dépasse déjà l'homme en ce moment et sur presque tous les points de vue. Qui voit-on dans les université? Des femmes principalement: médecin, pharmacien, etc. Qui gagne les meilleurs salaires? Les professionnelles en général. Donc, bientôt, ce sont les femmes qui vont devoir payer une pension à leur chum.

    Ma fille est pharmacienne. Elle cohabite avec un journalier. Ils ont un enfant. Donc, si je comprends bien,s'il y séparation, elle devra payer une pension à monsieur, si garde partagée. pas beau ça? Et combien de millier de femmes dans cette situation? Quand on veut être plus niaiseuses que ça, on ne peut faire mieux.
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  • yapi - Inscrit
    4 novembre 2010 11 h 10
    Le droit civil québécois mis à mal
    Cette décision malheureuse de la Cour d'appel met bien en relief l'érosion du droit civil québécois au profit de la common law. On se désole ainsi de voir une décision si lourde de conséquence motivée en grande partie par de la jurisprudence et des principes issus de la common law.
    Cette décision est absurde. Si une grande partie des couples québécois choisissent aujourd'hui de vivre en dehors du cadre du marriage ou de l'union civile c'est justement pour éviter, entre autre en cas de séparation, des litiges et des frais juridiques. (ne parlons même pas des délais de procédures!)
    D'un point de vue pratique, la combinaison d'absence d'écrit authentique et d'une définition arbitraire de conjoints de fait, basée sur une période de vie commune non interrompue ou quelque chose de semblable, met en place tous les éléments propices à la multiplication des litiges. On voit le résultat dans les autres provinces: des dépenses exponentielles de l'État dans l'administration de la justice. Comme si le système judiciaire n'était pas déjà assez engorgé.
    A qui donc profite cette décision?
    Mis à part les juristes en droit familiale, il est fort à parier que la société québécoise sortira perdante de cette décision.
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  • Michel Chayer - Inscrit
    4 novembre 2010 11 h 11
    L'article 22
    Cette obligation légale de solidarité financière entre gens non mariés existe déjà au Québec depuis belle lurette :

    L'article 22 de la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles stipule que les colocataires se doivent une obligation financière aux termes d’une année de cohabitation, notamment s’il y a une entraide mutuelle pour palier à une infirmité, ce qui confirme la vie maritale…
    Cette loi inique grève financièrement des individus ainsi que des familles depuis fort longtemps, parce qu’elle est un frein à la cohabitation (partage des dépenses et du loyer).

    Ceux qui persistent à cohabiter en prétextant qu’ils ne font pas vie commune vont se faire réclamer par le ministère la totalité des prestations versées.

    Si les deux locataires sont prestataires de l’Aide sociale, le montant alloué est amputé, et s’il n’y a qu’un colocataire qui perçoit de l’Aide de dernier recours, sa prestation est annulée : pour le ministère des Affaires sociales, le colocataire qui ne travaille pas devient financièrement dépendant du colocataire qui a un revenu…

    Les démagogues qui tiennent le crachoir désinforment allégrement le public sur la nature des prestataires de l’Aide sociale, ce qui fait que l’on oublie facilement que c’est le ministère des Affaires sociales qui a la charge de verser des prestations aux citoyens qui sont incapables de travailler pour cause d’infirmité si ces derniers sont titulaires d’une évaluation médicale conséquente.

    Or, lorsque le motif de la cohabitation est la nécessité de compenser un handicap et que le secours mutuel apporté ne repose pas sur la qualité d'un lien affectif (…), cette dernière pourrait être écartée.

    Si le secours mutuel apporté ne repose pas sur la qualité d'un lien affectif…

    Un lien affectif…

    Les gens qui sont concernés par cette loi inique sont des citoyens qui vivent dans la précarité, et qui ont donc la difficulté à se loger, à se nourr
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  • Daniel Savard - Inscrit
    4 novembre 2010 11 h 21
    La vraie réforme
    La vraie réforme au niveau des pensions alimentaires pour conjoints serait de rayer cet article du code civil et pour les conjoints de fait et pour les gens mariés.

    Historiquement, le droit aux aliments (pension alimentaire pour conjoint) découle de l'impossibilité pour les femmes de travailler. Ça fait longtemps que ce n'est plus le cas. Alors au nom de quoi pouvons-nous encore justifier que le simple fait d'avoir aimé ou d'avoir sexuellement vécu avec quelqu'un pendant une période de temps X légitime celui-ci ou celle-ci de demander une rétribution pour services rendus? Vivre ensemble c'est faire des compromis et des concessions. Si quelqu'un n'est pas prêt à sacrifier quelque chose, qu'il ne le fasse tout simplement pas ou bien qu'il s'entende au préalable sur les clauses. Le droit aux aliments est une mesure archaïque qui perpétue l'idée de la discrimination sexuelle.

    Pour sortir de cette impasse, le gouvernement devrait simplement rayer ce droit du code civil. Tous les conjoints sauront que vivre avec quelqu'un ou quelqu'une ne veut pas dire en tirer des avantages jusqu'à la fin de ses jours peu importe la durée de l'union. Je trouve que c'est ni plus, ni moins que de la prostitution déguisée la situation actuelle.
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  • Fernande Trottier - Abonnée
    4 novembre 2010 12 h 06
    Liberté...
    Ce qui est bon pour l'un est bon pour l'autre. Si le conjoint est plus riche, c'est lui qui paie, si c'est la conjointe qui gagne davantage ce sera son tour. Combien de conjoints travaille au noir pour ne pas avoir à payer de pension... ce nombre va-t-il augmenter ? les conjointes en feront-elles autant ? Si toutes les femmes recevaient les mêmes avantages que Lola, je pense qu'il n'y en a pas beaucoup qui se plaindrait... la liberté est un beau mot, avec des avantages et des inconvé-
    nients ! Quand Éric a dit à Lola qu'il ne voulait pas se marier, je pense que cela
    était clair et net, elle a fait un choix, à elle de vivre avec. Bien sûr les avocats et avocates doi-
    vent se péter les bretelles, ils ne sont pas prêts de chömer mais surtout les hono-
    raires vont augmenter en même temps que les causes. Que de problèmes en vue!
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  • Michel Chayer - Inscrit
    4 novembre 2010 12 h 10
    (2) L'article 22
    Ma précédente intervention a été tronquée.

    Voici donc le bout qui manque (j'ai repris en entier le paragraphe amputé, pour que mon propos demeure intelligible):

    Or, les gens qui sont concernés par cette loi inique sont des citoyens qui vivent dans la précarité, et qui ont donc la difficulté à se loger, à se nourrir et à entretenir convenablement leur progéniture.

    Le Ministère des Affaires sociales marie les gens avec une facilité déconcertante, sans qu’un avocat qui pratique le droit social dans la province ne semble s’en formaliser.

    Je veux dire que dans un souci de progrès social, il faudrait bien un jour qu’un avocat qui a ce champ de pratique en vienne à contester la constitutionalité de l’article 22, parce qu’à mon avis cette loi contredit la Chartre en matière de liberté d’association et de secours mutuel.
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  • Mariette Payeur - Inscrite
    4 novembre 2010 12 h 16
    Bonne décision? Oui et non
    Si l'on se basait sur la réalité des années 40-50 et 60, où la conjointe avait de nombreux enfants et demeurait à la maison donc sans revenus, cette décision pourrait être considérée comme juste et équitable.

    Si l'on tient compte de la réalité actuelle, elle est un encouragement à l'abus, l'irresponsabilité et l'égoisme. Un rejet de l'engagement social concret.

    À moins que.... , comme elle s'inscrit dans la ligne de pensée de nos gouvernants actuels i-e malhonnête et irresponsable, peut-être doit-on être plus tolérants?
    Et elle poursuit les mêmes objectifs: tenter de tirer des profits personnels en utilisant tous les trous de la loi. L'esprit de la loi, on s'en moque.
    On semble définitivement vouloir "américaniser" notre justice.
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  • Duchêne Denys Mehdi - Inscrit
    4 novembre 2010 12 h 22
    À prévoir
    1) Construction exponentielle de duplex.

    2) Baisse de la natalité.

    3) Hausse du quota d'immigration

    4) Vente exponentielle de calculatrice afin de faire la moyenne du temps passé chez l'autre versus chez soi. (Mieux vaut prévenir certaines stratégies d'autrui)

    5) Augmentation du nombre d'inscriptions dans les facultés de droit.

    6) Augmentation de logements loués mais vacants. (Vous saisissez ?)

    Je vous passe le flambeau pour identifier les autres conséquences si ce jugement n,est pas renversés par la Cour suprême. Bienvenue dans le nouveau Québec de la suspiçion !
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  • Eric Allard - Abonné
    4 novembre 2010 12 h 39
    @ M. Savard

    Vous déformez la réalité en ne tenant en compte que les femmes qui ont une carrière, et ne cesseront pas de travailler pour élever les enfants du couple.

    Mais force est de constater qu'encore aujourd'hui, c'est la femme du couple qui va le plus souvent arrêter de travailler, pour une période de 10 à 15 ans, dans le but d'élever les enfants à la maison. Comme une autre intervenante l'explique plus haut, ça constitue une entente entre les conjoints qui stipule que madame ampute sa carrière au profit de la famille.

    Si il y a séparation après 15 ans de ce régime, madame n'a pas de carrière, ses études sont peut-être caduques, alors que monsieur a 15 ans d'ancienneté, le salaire et les avantages sociaux qui viennent avec.

    Notre régime légal s'assure donc que madame ne soit pas la perdante dans une telle situation. La maison, la voiture et les meubles achetés sur le salaire de monsieur ont pu l'être car madame était à la maison, à veiller sur les enfants, à tenir la maison et préparer les repas. C'est ce qu'on appelle le patrimoine familial, et il appartient autant a madame qu'à monsieur. C'était l'entente de départ.
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  • Eric Allard - Abonné
    4 novembre 2010 12 h 45
    Une constatation
    Pour faire suite à mes commentaires, j'aimerais ajouter que selon toutes les discussions personnelles que j'ai pu avoir sur le sujet des pensions et du partage du patrimoine familial, les personnes qui sont contre ces lois sont aussi les personnes qui mettent le plus en valeur la famille traditionnelle - la femme qui élève les enfants à la maison, et l'homme qui fait vivre tout ce beau monde.

    Ces mêmes personnes, qui sont contre le régime actuel, déplorent du même souffle le fait que les enfants d'aujourd'hui soient élevés par des services de garde plutôt que par leurs mères.

    Mais il faut réaliser (et le système est justement fait pour ça) qu'on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre. Les femmes qui choisissent, en accord avec leurs conjoint, de demeurer à la maison et sacrifier leurs carrières ont droit à une sécurité financière si il y a séparation. Autrement, elles deviendraient de simples nounous qu'on renvoie après usage.
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  • Bagheera - Inscrite
    4 novembre 2010 13 h 11
    Voir plus loin que le bout de son nez
    @ Carole Dionne,

    Bravo pour votre analyse simpliste du jugement, ce que vous nous dites c'est qu'on a été, sommes et serons toujours le sexe faible qu'il faudrait aider.

    Que votre fille gagne plus cher que son conjoint, tant mieux et si vient un jour qu'ils se séparent (ce que je ne leurs souhaitent pas), pourquoi votre fille ne lui donnerait pas de l'argent, vous oubliez l'essentiel, les enfants.

    De cette façon ils pourront avoir un meilleur niveau de vie avec leur père.

    Pour moi, je serais d'accord de donner de l'argent à mon conjoint, pour que mes enfants lorsqu'ils sont chez lui, soient aussi bien qu'avec moi et qu'ils ne manquent de rien.

    C'est quoi le mal pour une femme de payer pour son conjoint??
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  • Pierre-E. Paradis - Inscrit
    4 novembre 2010 13 h 25
    Un panier de crabes qui fera plaisirs aux avocates
    Quel jugement imbécile. Je pressens déjà les complications extrêmes liés à son interprétation. Voilà de quoi faire plaisir aux avocates du droit familial, qui en seront les premières bénéficiaires.

    Il est très difficile de déterminer quelle est la juste pension - par rapport aux bien-être des enfants et au travail ménager effectué par les conjoints durant leur union. Donc l'application de ce jugement va juste pourrir encore plus les relations passablement compliquées entre hommes et femmes au Québec, et favoriser le développement d'une méfiance mutuelle.

    Comme il a été mentionné plus haut, il s'agit d'une grave érosion du droit civil. Si les gens veulent un patrimoine commun, s'ils veulent la pleine reconnaissance du travail effectué à la maison, qu'ils se marient ou aillent chez le notaire pour rédiger un contrat.
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  • I. Belanger - Inscrit
    4 novembre 2010 13 h 59
    Encore les derniers
    Je ne comprends pas pourquoi certains redoutent le pire au lendemain de ce jugement. C'est comme ça partout ailleurs au Canada et il n'y a pas eu mort d'homme !!! J'imagine que vous auriez eu la même réaction au lendemain du jugement donnant le droit de vote aux Québécoises, quelques décennies après les autres Canadiennes...
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  • Georges Paquet - Abonné
    4 novembre 2010 14 h 21
    Parce que ça vient d'une Cour fédérale, ce n'est pas bon...
    L'étroitesse d'esprit d'un bon nombre d'intervenants me sidère. Je suis certain que les cas d'exception seront traitéséquitablement par des juges intelligents. Ce qu'il faut retenir de ce jugement de la Cour d'appel c'est une protection juridique pour les femmes qui partagent la vie d'une autre personne, pendant un certain temps, qui devient enceinte et s'occupe du ou des enfants, en congé de maternité ou en travaillant.
    Il n'est que normal et urgent que le Code civil du Québec, soit modifié encore une fois, pour protéger les femmes qui sont en majorité défavorisées quand un ami décide d'aller voir ailleurs et de recommencer le même manège avec une autre.
    L'Union libre n'est pas , et de loin, la seule situation en société qui entraîne des obligations pour les citoyens. Les paroles déplacées, les gestes obscènes, la divulgation d'informations personnelles, et toute une gamme d'autres gestes, dans un monde libre, donne lieu à des obligation légales et mêmemmonétaires.
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  • NL - Inscrit
    4 novembre 2010 14 h 47
    Une question d'équité
    Des conjoints de fait devraient, à certaines conditions, avoir droit aux mêmes avantages pour eux-mêmes que les couples mariés en cas de séparation. Ceci afin d'éviter tout préjudice envers l'un ou l'autre des conjoints. Ces conditions devraient être, par exemple, le nombre d'années vécues ensemble, les circonstances de la séparation, le mode de vie, etc.

    Être conjoint de fait n'est pas le résultat d'une réflexion ou préparation (ex.: notaire) au même titre que le mariage et l'union civile, mais plutôt le fruit de deux personnes qui, parfois inconscients ou ignorants des conséquences, peuvent ne pas savoir dans quoi ils s'embarquent (choix éclairé) et, du simple fait d'une certaine méconnaissance, se trouver dans une situation à laquelle ils n'ont jamais consentie de façon éclairée.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    4 novembre 2010 15 h 37
    Il ne s'agit pas des enfants...
    La pension alimentaire entre conjoints ne concerne pas les enfants; il s'agit de perpétuation de l'obligation d'entraide entre époux.
    Même un membre d'un couple sans enfant pourrait invoquer cette clause.

    511. Au moment où il prononce la séparation de corps ou postérieurement, le tribunal peut ordonner à l'un des époux de verser des aliments à l'autre.

    512. Dans les décisions relatives aux effets de la séparation de corps à l'égard des époux, le tribunal tient compte des circonstances dans lesquelles ils se trouvent; il prend en considération, entre autres, leurs besoins et leurs facultés, les accords qu'ils ont conclus entre eux, leur âge et leur état de santé, leurs obligations familiales, leurs possibilités d'emploi, leur situation patrimoniale existante et prévisible, en évaluant tant leur capital que leurs revenus et, s'il y a lieu, le temps nécessaire au créancier pour acquérir une autonomie suffisante.
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  • Nicole-Patricia Roy - Abonnée
    4 novembre 2010 17 h 26
    Quelle discrimination ?
    Je suis étonnée que la Cour d'appel ait retenu l'argument de discrimination entre les enfants nés en union libre par rapport à ceux issus du mariage amené par la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec. D'une part, dans les deux cas, une pension alimentaire doit être versée par le parent qui n'en a pas la garde (souvent le père) et, d'autre part, la baisse de train de vie pour les enfants s'applique dans les deux types d'union. Il est connu que lors d'un divorce, les deux conjoints s'appauvrissent et par conséquent, les enfants en subissent les effets. Alors, où est la discrimination entre ces deux types d'union ?

    Je vais citer mon cas personnel pour illustrer mon propos. J'ai été mariée et j'ai eu deux enfants, après mon divorce, je n'ai jamais reçu aucune pension alimentaire pour eux, ce qui a entrainé un train de vie radicalement différent. Donc, le fait du mariage ne change rien quant à la discrimination envers les enfants, ce qui compte, c'est la responsabilité du conjoint envers ses enfants. Dans le cas de Lola, le père est responsable et assume toutes les dépenses de ses enfants, y compris celles de la mère qui bénéficie de tous les avantages qui y sont liés. C'est un cas abusif que le droit a entériné, j'espère que le gouvernement du Québec ira en appel de ce jugement rétrograde.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    4 novembre 2010 18 h 23
    Savoir se trouver un bon parti !!!
    L'idée, c'est de savoir se trouver ...un bon parti ! Le plus vieux métier du monde n'est pas celui que l'on pense généralement et l’Honorable Cour d’Appel y voit ...pour le meilleur et pour le pire !!!

    Eh misère. On vient de reculer de trente ans en arrière par ce jugement qui confirme que les femmes n'ont pas assez de jugeote pour mener leur vie à leur guise et s'assumer dignement à l'égal des hommes. Il faut les protéger malgré elles ...d'elles-mêmes. Paternalisme, quand tu nous tiens ...c'est la débâcle ! Pour une fois, je suis d'accord avec Lysianne Gagnon dans La Presse de ce matin.
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  • Socrate - Inscrit
    4 novembre 2010 19 h 27
    bonheur
    Aaaaaah! Enfin un nouveau projet de société! Quelle mélodie du bonheur pour les plaideurs!
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  • alcibiade - Inscrit
    4 novembre 2010 19 h 34
    les hommes sont toujours pénalisés
    les personnes - les hommes et les femmes - ne veulent pas être astreints aux impératifs matrimoniaux par la loi civile du mariage; d'où l'union libre et il y en a 33%
    - il faut arrêter de dire que les femmes n'étaient pas consentantes.
    Par conséquent elles n'ont donc pas à bénéficier du régime matrimonia
    au même titre que les gens mariés.
    La procureur de Lola est suave, elle veut que les juges dictent les lois au Québec - les gens de robe s'entendant bien entre eux. Ce serait comme glissé vers une forme de main mise sur un mode de fonctionnement d'un état.
    Curieux paradoxe et mème si c'est un cas personnel, je me suis marié en séparation de biens et le mouvement féminisme par ses intercessions auprès des politiciens, ceux-ci ont voté la loi du patrimoine (142) à effet retro actif. Et je suis revenu à la case départ d'un mariage en communauté de biens.
    alfred caron
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  • Francois - Inscrit
    4 novembre 2010 22 h 12
    Les deux parties doivent contribuer
    Pourquoi ce serait-il juste à la personne fortuné d'assumer les coûts des enfants? C'est bien de leur bien-être dont il s'agit et non de l'adulte qui doit assurer seul sa subsistance. Pourquoi ne pas offrir un supplément évalué en pourcentage pour les frais de l'enfant à la personne qui en a la garde permanente. Il m'apparaît juste et équitable que les deux protagonistes paie à part égale les frais de leur enfant.

    L'ex-conjointe de fait en question n'a pas eu à surmonter et exécuté les mêmes responsabilités de son ex-conjoint et elle ne saurais le faire. Je suis contre le fait que l'homme ou la femme est a assumer la subsistance de son ex et de lui assurer le même régime de vie. La personne savait en toute connaissance de cause de son statu.
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  •  
  • CLC - Inscrit
    4 novembre 2010 22 h 17
    Toujours pire
    Vous pensiez vous être débarrassé des curés ? Erreur, il sont toujours là, toujours habillés en noir, mais ils ont changé de "bureau". Leur arme n'est plus la bible mais le code "machin", la loi "truc".
    Vous pensiez que votre lit était un espace de liberté (peut-être l'unique) ? Encore erreur, même là il peut y avoir un gros nez inquisiteur pour vous flairer les fesses.
    Big brother n'a nullement besoin de caméra ou de système électronique sophistiqué, il n'a, pour régner, juste qu'à nous déresponsabiliser et nous assurer un peu plus d'argent si nous écrasons l'autre. La méthode est vieille comme le monde !
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  •  
  • Sebastian Sajaroff - Inscrit
    5 novembre 2010 05 h 58
    Who owns the gold makes the rules
    «Who owns the gold makes the rules» disent les anglophones

    Si ça aurait été un cas de séparation entre un commis de supermarché
    qui fait 26000$ par année et une employée du dépanneur qui
    fait 17000$... est-ce que la Cour aurait intervenu en essayant de
    manipuler la définition de mariage et d'union libre? Je pense pas...

    Mais non, comme on parle de centaines de millions de $, on peut
    changer les lois comme ça nous convient... sidérant...

    «Nous sommes tous égaux, mais certains sont plus égaux que
    d'autres»
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  • Alain Chabot - Abonné
    5 novembre 2010 07 h 17
    He who pays the piper.....
    Avant de citer des proverbes, on vérifie:

    He who pays the piper, calls the tune.

    C'est ça le proverbe.
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  • Daniel Savard - Inscrit
    7 novembre 2010 10 h 54
    Effarant
    Effarant de voir le nombre d'intervenants ici qui n'ont rien compris. Ce jugement concerne la pension entre CONJOINTS, pas la pension alimentaire pour les ENFANTS. Pour ce qui concerne les enfants, c'est réglé depuis longtemps et il n'y a pas de doute que peu importe le régime d'union, ceux qui ont des enfants doivent en partager les coûts.

    Là, nous parlons de pension alimentaire entre adultes consentants. Rien au monde ne devrait permettre d'asservir un adulte à un autre. Faire vie commune n'est pas un crime et il ne devrait donc y avoir de pénalité et d'indemnités à verser quand l'union cesse.

    M. Eric Allard, ça n'existe plus une femme qui quitte un emploi 10 ou 15 ans pour élever ses enfants au Québec. Et ça ne devrait plus exister non plus. La société de nos mères et de nos grand-mères est belle et bien terminée, cette époque est révolue. Nous ne pouvons demander l'égalité et en même temps demander des traitements de faveur pour services rendus. Si la société juge que les femmes doivent rester à la maison pour s'occuper des enfants, que cette même société en assume, elle, la responsabilité financière et cesse de faire porter ce fardeau par un autre individu. Impossible d'être à la fois égal et pas égal.
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  • Sarala - Inscrit
    13 novembre 2010 05 h 48
    bigames
    Si un des conjoints de fait est déjà marié à quelqu'un d'autre lorsqu'il entame la deuxième relation, qu'en est-il de sa première conjointe? A-t-il trouvé une solution facile à un divorce potentiellement difficile? Est-ce qu'un homme peut quitter sa femme après, disons 20 ans de mariage, se trouver nouvelle conjointe de fait avec qui vivre et n'avoir de responsabilités que vis-à-vis de cette deuxième femme?

    Cette décision semble réinventer la bigamie, voire même la légaliser....
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