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Arrestations massives au sommet du G20 - Deux manifestantes déposent une mise en demeure contre le SPVM

Mélissa Guillemette   20 août 2010  Justice
Au lancement du Regroupement des arrêté(e)s du G20, hier, deux membres reproduisaient les conditions de leur détention à Toronto.<br />
Photo : François Pesant - Le Devoir
Au lancement du Regroupement des arrêté(e)s du G20, hier, deux membres reproduisaient les conditions de leur détention à Toronto.
L'avocat Julius Grey a envoyé une mise en demeure au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour avoir collaboré aux arrestations massives qui ont eu lieu lors du sommet du G20 à Toronto.
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  • JF Matte
    Abonné
    vendredi 20 août 2010 09h54
    Où est l'opposition ??
    On bafoue sans aucune gêne les droits les plus élémentaires des citoyens, et l'opposition (à part peut-être le Bloc), est complètement absente du débat. Devant une telle faiblesse de cette pseudo-opposition, il est évident que le gouvernement Harper a la voie libre pour amputer nos institutions démocratiques l'une après l'autre, et c'est exactement ce qu'il fait.

    Et maintenant on ne peut plus exprimer notre désaccord et notre mécontentement publiquement, dans la rue, sans risquer de se retrouver en prison.

    Spectacle désolant.

  • Eric Allard
    Abonné
    vendredi 20 août 2010 13h02
    La démocratie mourante
    L'un des premiers droits qu'un dictateur enlève aux citoyens de son état est le droit de contestation pacifique.

    Ce que la police a fait à Toronto va exactement dans ce sens. Non seulement il y a en une masse d'arrestations illégales, mais de plus, ils ont attendu que les casseurs connus fassent leur travail pour tenter maladroitement de justifier ces arrestations.

    De plus, le ministre qui a introduit la réglementation controversée devrait être poursuivi au criminel pour avoir enlevé aux citoyens leurs droits les plus fondamentaux... et atteinte à la démocratie.

  • Pierre Germain
    Inscrit
    vendredi 20 août 2010 13h51
    Trop simple pour être compris!
    Voici des extraits de la Charte canadienne des droits et libertés:

    1. La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique.

    2. Chacun a les libertés fondamentales suivantes :
    b) liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression, y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication;
    c) liberté de réunion pacifique;
    d) liberté d'association.

    6. (2) Tout citoyen canadien et toute personne ayant le statut de résident permanent au Canada ont le droit :
    a) de se déplacer dans tout le pays et d'établir leur résidence dans toute province;

    7. Chacun a droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de sa personne; il ne peut être porté atteinte à ce droit qu'en conformité avec les principes de justice fondamentale.

    8. Chacun a droit à la protection contre les fouilles, les perquisitions ou les saisies abusives.

    9. Chacun a droit à la protection contre la détention ou l'emprisonnement arbitraires.

    10. Chacun a le droit, en cas d'arrestation ou de détention :
    a) d'être informé dans les plus brefs délais des motifs de son arrestation ou de sa détention;
    b) d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat et d'être informé de ce droit;
    c) de faire contrôler, par habeas corpus, la légalité de sa détention et d'obtenir, le cas échéant, sa libération.

    11. Tout inculpé a le droit :
    a) d'être informé sans délai anormal de l'infraction précise qu'on lui reproche.

    -------------------------------------------------

    Aux policiers de la Ville de Toronto et policiers d'autres corps présents à Toronto lors du G20;
    à Dalton McGuinty et son gouvernement;
    à Stephen Harper et son gouvernemnt:

    QU'EST-CE QUE VOUS NE COMPRENEZ PAS?

  • Gerard44
    Inscrit
    vendredi 20 août 2010 21h12
    Torture «made in Canada»
    Nos bons policiers et policières ont-ils torturés des citoyens au G20 à Toronto? Jugez-en par vous-mêmes. Une Déclaration de l'ONU contre la torture (1975) et une Convention internationale contre la torture (1987) encadrent la lutte à ce fléau. L'article 5 de la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) elle, dit ceci: «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants».

    L'article un de la Convention définit ainsi la torture: «...tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aigues, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d'obtenir d'elle ou d'une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d'un acte qu'elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d'avoir commis, de l'intimider ou de faire pression sur elle... ou pour un motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu'elle soit, lorsqu'une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite...»

    Au même article on ajoute: «Tout État doit prendre des mesures pour empêcher que soient commis sur son territoire des actes de torture, qu'aucune circonstance exceptionnelle (sic), aucun ordre émanant d'une autorité supérieure, se sauraient justifier. Il s'engage à poursuivre les auteurs de tels actes... Il inclut l'interdiction de la torture dans la formation de son personnel civil, militaire, médical, pénitenciaire, etc.» Le Canada est signataire de cette convention.
    Or, ce qui s'est passé à Toronto, a été planifié et encadré par l'État canadien au mépris de cette Convention.

    Après l'Afghanistan voici donc la torture «made in Canada». Personne ne l'aurait cru si certaines images prises par les participants et leurs témoignages n'étaient si concordants. On en est rendu là... Alo

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