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Mémoire d'appel - Claude Robinson pourfend Weinberg, Cinar et compagnie

Brian Myles   3 juin 2010  Justice
Dans son mémoire d’appel, Claude Robinson accuse les défendeurs d’avoir fait preuve d’une conduite «répréhensible».
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Dans son mémoire d’appel, Claude Robinson accuse les défendeurs d’avoir fait preuve d’une conduite «répréhensible».
Claude Robinson passe tout un savon à ses adversaires dans son mémoire d'appel, où il reproche à Ronald Weinberg, Cinar et consorts de formuler des interprétations «trompeuses» du jugement lapidaire rendu en première instance par le juge Claude Auclair.

Par la voix de son avocate, Florence Lucas, Claude Robinson accuse les défendeurs d'avoir fait preuve d'une conduite «répréhensible», d'avoir nié l'évidence et d'avoir tenté de l'essouffler par une guérilla judiciaire.

Après un marathon de 14 ans, Claude Robinson a finalement remporté, en août dernier, son procès en plagiat contre Cinar, Weinberg, le scénariste français Christophe Izard et d'autres défendeurs. Puisque la cause a été portée en appel, il n'a cependant pas touché les 5,2 millions de dollars en dommages et intérêts qui lui ont été accordés par le juge Claude Auclair.

Dans son jugement sans équivoque, le juge Auclair a qualifié les adversaires de Robinson de «bandits à cravate ou à jupon» qui ont adopté, à l'égard du créateur montréalais, une conduite «scandaleuse, infâme et immorale».

Cinar, Weinberg, Izard et les autres défendeurs n'ont pas tardé à porter leur condamnation en appel. Dans leur mémoire respectif, ils se renvoient la balle sur leur responsabilité dans le plagiat de l'oeuvre originale de Robinson. Son projet de série, Robinson Curiosité, a été copié par Cinar sous le titre Robinson Sucroé, une série diffusée à l'échelle internationale et dont les revenus ont été évalués à près de 17 millions.

Dans son mémoire, Claude Robinson accuse ses adversaires de l'avoir traité «sans aucun respect, avec mépris et indifférence».

Robinson exhorte les juges de la Cour d'appel qui seront saisis de la cause à s'en remettre aux conclusions factuelles du juge Auclair, et de ne pas céder à la tentation de réécrire les faits ou d'introduire de nouvelles preuves comme le suggèrent ses adversaires.

Son mémoire déplore entre autres les tentatives de Cinar de réduire sa responsabilité dans le plagiat en invoquant la malhonnêteté de Ronald Weinberg et de sa femme, feue Micheline Charest. Selon le mémoire de Robinson, cette ligne de défense confirme «la propension de Cinar aux faux prétextes, aux paradoxes et à la mauvaise foi».

Robinson déplore enfin le manque flagrant de respect de Ronald Weinberg à son égard. Pendant des années, le cofondateur de Cinar a dit n'avoir aucun souvenir de Claude Robinson. Weinberg et sa défunte épouse avaient pourtant servi de consultants à Claude Robinson lorsqu'il a voulu proposer son idée à des producteurs étrangers.

Claude Robinson jouit d'un important soutien du public. En l'espace d'un mois, 8500 donateurs ont versé en tout plus de 400 000 $ pour financer son appel. Sa page Facebook compte plus de 20 000 membres.
 
 
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