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L'escouade Marteau frappe de nouveau chez Catania

La perquisition au siège social de l'entrepreneur serait liée à la décontamination du terrain du projet Contrecoeur

Kathleen Lévesque   11 mars 2010  Justice
Des policiers de la Sûreté du Québec et de Longueuil font le guet devant les bureaux de l’entrepreneur Catania.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Des policiers de la Sûreté du Québec et de Longueuil font le guet devant les bureaux de l’entrepreneur Catania.
L'important entrepreneur Catania a reçu hier la visite des enquêteurs de l'opération Marteau pour la deuxième fois en moins de six semaines. Après le dossier de Boisbriand, ce serait celui du projet immobilier Contrecœur, à Montréal, qui serait au centre de la perquisition d'hier.

Les policiers de la Sûreté du Québec et de Longueuil se sont présentés en matinée au siège social de Catania, à Brossard. Pendant que des enquêteurs rencontraient des dirigeants de l'entreprise et procédaient à la perquisition, d'autres policiers faisaient le guet à l'extérieur.

L'intervention serait liée à la décontamination du terrain acquis par Catania pour la construction de condos. L'année dernière, une enquête du vérificateur général de la Ville de Montréal avait révélé des irrégularités importantes dans le processus de décontamination du site. Catania aurait déboursé 11 millions de dollars pour éliminer la pollution. Or la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) attend toujours que Catania lui fournisse les factures justifiant cette somme. Où sont les factures? Et Catania a-t-elle vraiment décontaminé le terrain? Voilà peut-être les réponses que cherche la police.

Chose certaine, Catania a acheté le terrain appartenant à Montréal par l'entremise de la SHDM pour 19 millions alors qu'il était évalué à 31 millions. De ce montant, la SHDM a soustrait 11 millions pour le coût de la décontamination.

Il s'agit d'un des éléments au coeur du scandale qui a secoué la SHDM à l'automne 2008. Depuis, des changements ont été apportés dans la direction de l'organisme, qui doit retrouver bientôt son statut de société paramunicipale.

Quant à Catania, il poursuit son projet de Contrecoeur bien que ce dernier ait été détruit par un incendie en avril dernier. Ce n'est toutefois pas la seule tuile à s'être abattue sur Catania. Paolo Catania a été accusé en septembre dernier de menaces de mort contre son associé d'affaires Elio Pagliarulo.

Catania a été créée en 1987. À l'époque, l'entreprise faisait surtout des travaux d'infrastructures, mais depuis, elle a élargi son expertise.
 
 
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  • Guillaume L'altermontréaliste
    Inscrit
    jeudi 11 mars 2010 02h04
    une enquête publique pis ça presse
    "la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) attend toujours que Catania lui fournisse les factures justifiant cette somme. Où sont les factures?"
    Bonne question ; on pourrait se re-poser la question concernant les factures du voyage de Zampino (dont on a pas ré-entendu parler).

    "Catania a acheté le terrain appartenant à Montréal par l'entremise de la SHDM pour 19 millions alors qu'il était évalué à 31 millions. De ce montant, la SHDM a soustrait 11 millions pour le coût de la décontamination."
    Beaucoup de questions sur ce dossier-la, partant par un terrain payé bien en deçà de la valeur marchande ; me semble que n'importe quel agent d'immeuble (et il y en a parmi les élus de Union mtl) sait que quand on vend, on demande le prix le plus élevé possible, et généralement au dessus de l'évaluation municipale.
    C'aurait été ça agir en bon gestionnaire.

    "Ce n'est toutefois pas la seule tuile à s'être abattue sur Catania. Paolo Catania a été accusé en septembre dernier de menaces de mort contre son associé d'affaires Elio Pagliarulo."
    Me semble que c'est pas le genre de partenaire d'affaire que je souhaiterais avoir ; l'avant-dernière tuile c'était quand le conseil municipal a voté contre le changement de zonage du 1420 mt-royal sur notre mont-royal.
    Mais rien à craindre (pour lui, pas pour nous), le maire a l'intention de s'acharner en remettant ce changement à l'ordre du jour du prochain conseil. Ça soulève, encore, de bonnes questions.

    Des questions, les citoyens en ont plein ; en attendant que Charest cesse de protéger ses ti-namis et déclenche une enquête publique, n'attendez plus : prenez 53 secondes (oui, 53 secondes comme dans le total de questions que les élus ont posé sur le contrat des compteurs d'eau) et prenez part à une commission d'enquête citoyenne ; posez une (ou plusieurs) question(S).

    Vous pouvez l'envoyer à l'hotel de ville : pas au maire mais bien au greffe, en mentionnant que vous la posez conformément à l'art.59 du règlement de procédure (les questions et réponses vont être conservées en archive)

    Me Yves Saindon
    Direction du greffe de la Ville de Montréal,
    275, rue Notre-Dame Est,
    bureau R-134
    Montréal (Québec)
    H2Y 1C6

    et n'oubliez pas de partager le plus possible votre question

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