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Duchesneau dirigera une force anticollusion

L'ancien chef du SPVM continue à réclamer une enquête publique sur la construction

Antoine Robitaille   24 février 2010  Justice
Construction
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Construction
Québec — Confronté à des soupçons grandissants, le gouvernement Charest a recruté Jacques Duchesneau, qui fut entre autres chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), pour diriger une nouvelle unité anticollusion au sein du ministère des Transports. Cette autre mesure pour éviter l'enquête publique sur la construction réclamée par de nombreux acteurs et observateurs a été annoncée hier par la ministre Julie Boulet en marge du dévoilement d'investissements massifs de 4,2 milliards dans le réseau routier pour 2010-2011.

La ministre des Transports a expliqué qu'elle répondait ainsi à une récente recommandation du Vérificateur général (VG), lequel blâmait en novembre le ministère — plus grand donneur d'ordres de l'État — pour sa gestion. Le VG avait aussi enjoint au MTQ de se donner «une stratégie visant à détecter des conditions de marché problématiques».

Ebquête publique?

Or, l'automne dernier, devant les révélations qui se multipliaient au sujet de l'octroi des contrats au Québec, M. Duchesneau avait été de ceux qui réclamaient la tenue d'une enquête publique sur la construction, ce que le gouvernement rejette encore «pour l'instant», selon une expression encore utilisée par la ministre hier.

Sur cette question, l'ancien policier a soutenu ne pas avoir changé d'idée. À ses yeux, les enquêtes policières sont insuffisantes puisqu'elles «regardent en arrière», les faits passés. En plaidant pour une enquête publique, il voulait souligner l'importance de regarder aussi «en avant» afin de mettre en place des «mesures préventives». Or, selon lui, l'unité anticollusion créée hier aura justement cette propension à prévenir. Elle constituera un «complément» à l'opération Marteau. «Les plus longs voyages commencent par un premier pas», a-t-il toutefois ajouté.

Surveillance étroite

L'unité anticollusion aura pour mandat «d'assurer une surveillance étroite des marchés, de prévenir la fraude, la collusion, la malversation et de mettre en place des mécanismes de détection de la collusion», a expliqué Mme Boulet. Elle sera en contact constant avec l'opération Marteau et le ministère de la Sécurité publique. Le mandat de M. Duchesneau est de deux ans. La ministre Boulet n'a pu préciser le coût de l'embauche de ce dernier. Il est en négociation avec le Secrétariat aux emplois supérieurs (SES), a expliqué Mme Boulet, qui ne pouvait préciser non plus si M. Duchesneau allait continuer à toucher ses revenus de retraite.

Le MTQ s'est aussi montré avare de détails quant à l'équipe qui entourera M. Duchesneau. Préciser si c'est «deux, vingt-deux ou deux cent vingt-deux personnes» donnerait trop d'indications aux criminels, a précisé le sous-ministre du MTQ, Michel Boivin. «Le crime organisé a le bras long [sic]», a lancé M. Duchesneau, et devant les investissements records dans les infrastructures ces dernières années, l'univers des transports a «quelque chose qui peut être attirant pour des gens qui ont des idées malsaines». M. Duchesneau a assuré le ministère de «bons résultats» à venir.

Pas 30 %

Par ailleurs, la ministre Boulet a nié vigoureusement hier que le coût de construction au Québec serait de 30 % supérieur aux États voisins. Les partis d'opposition, entre autres, ont affirmé qu'une étude de Transports Canada démontrait ce «supplément Québec». «C'est sans fondement; nos coûts de construction sont comparables à ceux du Nouveau-Brunswick», a-t-elle insisté en se référant aux résultats préliminaires d'une étude comparative avec cette province, mais aussi avec l'Ontario.

Lorsqu'on lui a demandé si le gouvernement avait une idée des montants que la collusion avait fait perdre au Québec dans les dernières années, la ministre a semblé nier l'existence même du problème pour lequel la nouvelle unité est créée: «C'est de la pure fabulation [...] il n'y a rien qui prouve ce que vous avancez au sujet de la collusion.» Mme Boulet a au reste indiqué que le MTQ n'a jamais eu l'expertise pour faire enquête correctement sur ce problème; d'où la nécessité de créer une unité.

Pour l'opposition, le gouvernement, en créant cette unité, «reconnaît qu'il y a un problème de collusion au Québec», a fait savoir le critique péquiste en matière de sécurité publique, Bertrand St-Arnaud. Il soutient toutefois qu'en refusant de lancer une enquête publique, le gouvernement «manque de respect envers les Québécois qui veulent savoir ce qu'il en est des multiples révélations dans le monde de la construction. La vraie solution, c'est la commission d'enquête».

Investissements importants à Montréal et à Québec

Des 4,2 milliards annoncés hier, la métropole recevra 508 millions. Une bonne partie ira au parachèvement de l'autoroute 25 entre Laval et Montréal. La reconstruction de l'échangeur Turcot coûtera 96,2 millions. Le MTQ compte aussi investir 83,4 millions dans l'autoroute 40, notamment pour les échangeurs Décarie et des Laurentides; 65,6 millions iront au réaménagement de l'échangeur Dorval et 20,8 millions, à la réfection des ponts d'étagement de l'échangeur Anjou. Un montant de 26,3 millions sera consacré à la réfection du pont Viau reliant Montréal à Laval.

La région de Québec n'est pas en reste. Elle recevra 460 millions dans le prochain exercice budgétaire. Les sommes iront aux projets suivants: le réaménagement de l'échangeur des autoroutes Charest et Robert-Bourassa (74 millions); le réaménagement de l'autoroute Duplessis (11,6 millions) et la réfection des structures élevées de l'autoroute Dufferin-Monmorency (10,8 millions).

Quant au transport collectif, le MTQ y consacrera 1,2 milliard en 2010-2011, un «record en terme d'investissement», a souligné la ministre, précisant que cela ajoutait 100 millions au budget dévolu à ce domaine l'an dernier.
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    24 février 2010 06 h 55
    M. Bachand, voilè où est l'argent
    Unité spéciale d'enquête dans la construction
    Unité spéciale d'enquête dans les transports
    Nous savons tous que ces deux domaines sont hautement corrompus et seule une COMMISSIONS D'ENQUÊTE PUBLIQUE saura en démêler l'écheveau.
    Voilè, M. Bachand, la révolution culturelle dont nous avons besoin pour renflouer nos coffres. Possiblement une économie de 30% ou plus...
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  • jacques noel - Inscrit
    24 février 2010 07 h 04
    Duchesneau, super flic
    Il était chef de police de Montréal; il a quitté
    Il était chef de police des aéroports au Canada; il a quitté
    Il est maintenant chef de police des grands travaux au Québec.
    Il me fait penser à Françoise Bertrand. Il disparait d'un poste important pour rebondir dans un autre. Ou bien il est surdoué. Ou bien il est bien branché.....
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  • Bernard Gervais - Abonné
    24 février 2010 08 h 32
    Un truc pour éviter une commission d'enquête sur cette question.
    Ça fait des semaines que les partis d'opposition à l'Assemblée nationale réclament une véritable commission d'enquête pour faire la lumière sur tous les cas de corruption et de collusion dans le monde de la construction.

    Jean Charest, qui, rappelons-le, est souvent en voyage et s'est toujours farouchement opposé une telle demande (on devine un peu pourquoi !), semble, avec la création de cette « force anticollusion » dirigée par l'ancien chef de la SPVM, avoir trouvé un truc pour se sortir du pétrin !

    Cependant, qui nous dit que celle-ci sera vraiment efficace ? On dirait que cette solution n'est qu'un écran de fumée...
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  • Pataflore - Inscrit
    24 février 2010 08 h 50
    Des doutes
    Comme le chantait le regretté BACHUNG "J'ai des doutes, est-ce-que vous en avez?" C'est le printemps. Propice pour descendre dans la rue. Activistes, à vos marques.
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  • Normand Carrier - Abonné
    24 février 2010 09 h 01
    Ce gouvernement reconnait pour la première fois qu'il a un problème de collusion.....
    Ce fut long avant que Jean Charest reconnaisse que la collusion existe dans les contrats de routes et d'infrastructures ! Il veut maintenant s'assurer ......que les contrats de $ 4 milliards soit scrutés par le super flic Duchesneau ! Une autre escouade qui va travailler en amont avec très peu de pouvoir et d'outils et on peut douter des résultats concrets .....
    Jean Charest efface l'ardoise et fait comme si de rien ne s'était passé entre 2003 et 2010 ! Que fait-il des contrats de plus de $20milliards donné par son gouvernement durant cette période ... alors que cette même collusion existait ? Faisons un petit quiz et demandons-nous si Jean Charest :
    1) renonce a récupérer des centaines de millions et peut-être quelques milliards des fraudeurs et des magouilleurs !
    2) renonce a aller dans le coeur du système de collusion dont les modalités furent exposés au public et qui serait bien utile au super flic Duchesneau !
    3) renonce a punir les fraudeurs et les magouilleurs !
    4) évite surtout que son gouvernement soit sérieusement entaché par ce système de retour dans sa caisse électorale !
    5) toutes ces réponses sont exactes !
    Jean Charest a une TRÈS GRANDE PEUR D'UNE ENQUÊTE PUBLIQUE ET INDÉPENDANTE et est PRÊT A FAIRE UNE MULTITUDES DE PETITS GROUPES SANS AUCUN POUVOIR ET MOYENS CE QUI ÉVITERA D'ALLER AU COEUR DE CE SYSTÈME FRAUDULEUX mais qui risque DE COÛTER AUSSI CHER QU'UNE VRAIE COMMISSION D'ENQUÊTE ......
    LA VÉRITÉ FAIT PEUR A CE GOUVERNEMENT , il n'y a aucun doute .....
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  • pierre savard - Inscrit
    24 février 2010 09 h 05
    Encore une structure bureaucratique !
    Encore une structure bureaucratique qui ne réglera rien et qui va faire des enquêtes interminables et des rapports de milliers de pages. Idée ridicule qui ne rapportera pas un sous aux contribuables. Si Charest était sérieux, il passerait des lois pour régir l'attribution des contrats. Ce serait si simple. Quand à Duchesneau, ce fonctionnaire orchestre bon dans tout et rien à la fois, je n'ai aucune confiance en lui. La bureaucratie, maladie infantile du Québec.
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  • L. Cimon - Inscrit
    24 février 2010 11 h 27
    Dernier achat
    Monsieur Charest, par Julie Boulay interposée, achète la fidélité et le silence de l'ancien policier Duchesneau; il retarde d'autant le moment de faire la lumière sur une scène qui serait trop gênante pour lui. La pègre et les «grands donneurs d'ouvrage» (superbe euphémisme) n'auront qu'à augmenter la mise pour se payer la fidélité et le silence du superflic.
    Il y a des positions inconfortables qui peuvent rapporter gros!
    Les cochons de payeurs devront continuer à être saignés comme des cochons pour payer tout ce beau monde.
    Quand allons-nous trouver que c'est assez?
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  • France Marcotte - Abonnée
    24 février 2010 12 h 01
    Jeux de mots pour langues de bois
    "Anti-collusion", c'est un peu plus que "enquête policière" et un peu moins que "anti-corruption" mais tout de même pas "enquête publique" qui est de toute autre nature. On regarde vers le fond du baril (qui ne s'est pas rempli en un jour) mais on évite d'y plonger, on reste à la surface des choses, on ne franchit pas la barrière psychologique du scandale mais on donne l'impression d'agir sérieusement et le public est sensé applaudir. Si c'est devenu ça, faire de la politique, pas besoin d'être superman. Les vendeurs de chars, d'assurances et de bonheur utilisent les mêmes techniques, mais le "public" étant plus avisé que jadis, il faudra ajuster la procédure.
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  • Pierre Bernier - Abonné
    24 février 2010 12 h 37
    Pourquoi tant de mollesse et d'opacité ?
    « Le VG avait aussi enjoint au MTQ de se donner «une stratégie visant à détecter des conditions de marché problématiques».

    Voilà que la ministre explique timidement qu’elle donne suite à cette recommandation en désignant un contractuel externe, dépourvu de moyens légaux, pour essayer de déceler s'il y a dysfonctionnement dans les processus d'attribution des contrats.

    Une « stratégie » ne peut se réduire à la désignation en catastrophe d’un individu, fut-il policier retraité et ex-candidat déçu à une fonction élective au palier municipal.

    En plus de devoir se limiter à l’observation de faits déjà passés, que va-t-il pouvoir dire d'intelligent et de pertinent concernant :
    - les réformes nécessaires aux processus administratifs du ministère (bêtement décentralisés à outrance) ?
    - la planification bizarrement « précautionneuse » des activités du ministère en région, sous l'autorité d'adjoints au sous-ministre nommés à la prérogative du gouvernement ?
    - les corrections à apporter aux systèmes d'information de gestion et de reddition de comptes interne ?
    - les carences du système éthique et déontologique au sein de cette administration, largement laissée à elle-même par les organismes centraux au nom d'une recherche superficielle d'efficacité, qui se croit autorisée à mettre de coté dans ses pratiques les préceptes du service public dans un État de droit ?

    Sans compter le fait que plusieurs des acteurs stratégiques de ce ministère, comme ceux au sein de plusieurs autres administrations techniques, sont peut-être aujourd’hui majoritairement plus intéressés aux conditions d’une retraite confortable dans leur milieu qu’à mener une croisade en faveur de l’intégrité du service public et des pratiques qui le distinguent des mœurs d’un secteur privé susceptible d’y contribuer.

    On est donc très loin des ambitions du VG… et des conditions à réunir pour justifier la confiance des citoyens en l’institution.

    Malgré tous les faits rapportés en 2009, et au cours des années antérieures, l’essentiel des 3 milliards dépensés en 2010, et une partie de ceux des années à venir, auront été engagés avant que ce sympathique contractuel sache où est son bureau. Et bien avant qu'il puisse identifier quels sont ses interlocuteurs internes et externes crédibles, quels sont les réels tenants et aboutissants du problème, quels sont les rouages et acteurs qui le façonnent, quels sont les voies et moyens pour les neutraliser… et comment les faire adopter par le gouvernement, dans un contexte où ses analyses et recommandations ne seront même pas automatiquement rendues publiques ?
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  • Bernard,Clement - Abonné
    24 février 2010 13 h 04
    Encore de la poudre aux yeux....
    Malgré la création de cette unité anticollusion avec à sa tête le très réputé Jacques Duchesneau, une commission d'enquête sur l'ensemble du secteur de la construction s'avère encore plus nécessaire. En créant cette nouvelle structure, on vient de reconnaître qu'il y a de la collusion et de la corruption érigées en système dans la construction. Ce que l'on veut nous, c'est de connaître toutes les ficelles qui ont conduit à un tel système et qui continuent de miner la confiance de la population. Malgré ces structurites que l'on nous impose pour essayer de noyer le poisson, seule une enquête publique sera en mesure de faire toute la lumière si l'on veut vraiment recréer ce lien de confiance envers un système qui a bien besoin de rétablir sa crédibilité.
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  • Pierre Brosseau - Abonné
    24 février 2010 15 h 38
    "LE CRIME ORGANISÉ A LE BRAS LONG" ...
    M. Duchesneau a-t-il commis un lapsus, affichait-il une ironie volontaire ou involontaire quand il a tordu le vieil adage "la justice a le bras long" et l'a transformé en "le crime organisé a le bras long" ?

    C'est à la fois amusant, complètement aberrant et décourageant. Faites votre choix.

    Les signes de déliquescence de l'administration publique un peu partout dans le monde sont trop nombreux pour ne pas sentir une dangereuse dérive de nos sociétés dites développées.

    Nous en avons de multiples signes présentement, que ce soit au Québec avec (avec la fuite en avant des Libéraux au sujet du refus d'une commission d'enquête sur la collusion dans le secteur de la construction), au Canada avec les hypocrisies du gouvernement Harper (choisissez dans le tas, il y en a plein), aux États-Unis (avec les banquiers d'affaires/conseillers du président et la puissance occulte des lobbies), en Italie avec l'État mafieux dont parlait l'éditorialiste Serge Truffaut ces derniers jours, en Grèce avec le camouflage des comptes publics, etc. Les exemples ne manquent pas.

    M. Duchesneau qui réclamait une enquête sur le monde de la construction il y a peu, commence déjà à tempérer ses propos à ce sujet. Qu'en restera-t-il dans quelques mois ? Une autre nomination bidon et un rapport tabletté ?
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  • linsulaire - Inscrite
    24 février 2010 15 h 56
    Quel courage !
    Et voilà que ce gouvernement a encore une fois trouvé le moyen de noyer le poisson.

    Bien évidemment Madame Boulet et Monsieur Duchesneau, ne regardons pas en arrière, de peur d'y trouver «des bibites», en avant le terrain sera moins miné. Et comme par hasard c'est ce même Monsieur qui est nommé pour diriger cette nouvelle unité. Que le hasard fait bien les choses !

    Vraiment on nous prend pour des demeurés ou quoi…………

    Pitoyable et pathétique !
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  • Lfa - Abonné
    24 février 2010 21 h 19
    Jacques Duchesneau - Donateur de $2500 au parti libéral en 2008
    Monsieur Duchesneau a-t-il l'indépendance requise face au parti libéral ?

    Voir le site web du directeur général des élections du Québec :
    http://www2.electionsquebec.qc.ca/corpo/francais/r
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  • P. Boutet - Abonné
    24 février 2010 21 h 52
    Une vraie farce
    Supposons que je sois Vincent Lacroix.

    J'engage un ami pour me surveiller afin que je cesse mes malversations, mais je l'engage avec l'argent des investisseurs floués.

    C'est ce que le gouvernement fait. Il engage un ami pour le surveiller avec l'argent des contribuables. Monsieur Duchesneau n'a pas été maire de Montréal par hasard?

    Un vraie farce.
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    25 février 2010 11 h 35
    Collusion....
    On accuse le gouvernement actuel de collusion au sein du ministère des transport alors, qu'avant 2003, on appellait ça de la corruption et du favoritisme.

    Il n'y a que les mots qui changent et non les faits.
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  •  
  • Donald Bordeleau - Inscrit
    26 février 2010 00 h 14
    Duchesneau le communicateur


    Imaginer la vérification de tous les contrats du gouvernement et des municipalités depuis 6 ans.

    Selon le Vérificateur Général, 40 % des contrats attribués n'étaient pas attribuer selon les règles des ministères selon l'échantillon consulté.

    Madame Julie Boulet a affirmé hier que les entreprises ont le droit de faire des contributions à la caisse électorale du PLQ suite à l'attribution de contrat du gouvernement.

    Mais le problème dans tout cela c'est la question d'éthique et de neutralité de celui qui va diriger la force anti collusion et des acteurs des associations de la construction. Monsieur Jacques Duchesneau DG Force Anti Collusion comme Monsieur Gilbert Grimard A.C.Q ainsi que Monsieur André Ménard ont remis ensemble 2008 et 2009 près de 14,000 $ à la caisse du PLQ. Ils seront entre amis, difficile de se tapper dessus.

    La force anti quelque chose va mettre les criminels en prison et faire le ménage.

    Les vérificateurs du MTQ comme Messieurs Denis Bédard et André Dicaire nommés par la ministre Boulet pour vérifier l'attribution des contrats en 2009 dans les 14 directions du MTQ ne semblent pas assez compétent selon son commentaire, seront-ils mi de côté ou seront des assistants du DG Anti Collusion pour fouiller les états financiers et les contrats des entrepreneurs et des firmes de génies conseil.

    Mais en général l’on dit que la justice a le bras long. Notre DG Anti Collusion ne semble pas prendre son nouveau emploi au sérieux selon ses déclarations en lancent des boutades. Probablement un autre rond de cuir qui ne foutre rien pour deux ans.

    Aucun abuseur ne sera amené à la cour de justice. ‘’ Car le crime organisé a le bras long selon M. Duchesneau’’. Monsieur Renaud Lachance Vérificateur Générale a beaucoup d’information à fournir à l’escouade Anti Collusion.

    Malheureusement faute de moyen il y aura encore des orphelins comme la collusion ( coût inutile de 2.5 milliards /an pour le gouvernement et les municipalités ), le travail au noir ( perte de 2 milliards/ans ), fausses factures ( perte de 200 millions/ans, blanchiment d’argent et évasion dans paradis fiscaux ( estimé à 1.5 milliards/an )

    Un ministre du PLQ achète une entreprise d’un Hells Angel.

    http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/2009/11/16/da

    Qualité du travail, viaduc de la montée Fassett. La firme Génivar fait des erreurs.
    Le responsable du MTQ des Laurentides est Jacques Gagnon qui fournit des dons au PLQ pour 12,000 $, c’est le champion des responsables régionaux au Québec

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2009/

    Monsieur Gilles Desrosiers de ABC Rive Nord a remis en dons au PLQ un montant de 15,000 $ en guise de remerciement.


    http://www.journalacces.ca/article-375888-David-Wh
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  • Raymonde Chouinard - Abonnée
    27 février 2010 10 h 17
    À d'autres....
    Imaginer la vérification de tous les contrats du gouvernement et des municipalités depuis 6 ans (Donald Bordeleau)
    -----------------------------------------------------------------

    Pourquoi seulement depuis 6 ans. Êtes-vous inquiet des découvertes qu'on pourrait y faire si on remontait jusqu'à 1995.... Comment se sont donc financés les référendums sous le régime des pkiss. En creusant un peu, on comprend d'où originent nos déficits....

    De plus en plus, vous auriez besoin des lucides pour remettre les pendules à l'heure....car la mémoire semble vous faire défaut et/ou, c'est votre partisanerie qui vous aveugle! À d'autres!
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  • Chryst - Abonné
    2 mars 2010 16 h 11
    L’art de camoufler
    La construction à Montréal n’est que la goutte qui fait déborder le vase.
    Des millions de $ sont aussi perdus en manque de compétitivité parce qu'il est plus facile de balayer les nouveautés technologiques sous le tapis.que de les analyser.
    Le pire, c’est que les connaissances et la technologie existent.
    On viendra dire après que la fonction publique n’est pas productive Elles y émanent mais on les enterre.
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    4 mars 2010 13 h 25
    Merci pour votre commentaire.
    Très bien, aller faite votre part et demander une vérification pour les autres années.

    Facile de faire des copier-coller.

    Le Québec aux Québécois
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