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Le policier Lapointe dit avoir tué Fredy Villanueva pour sauver sa vie

Brian Myles   4 février 2010  Justice
La Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) a manifesté devant le palais de justice, sur l’heure du midi, pour dénoncer les privilèges dont bénéficierait l’agent Lapointe.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) a manifesté devant le palais de justice, sur l’heure du midi, pour dénoncer les privilèges dont bénéficierait l’agent Lapointe.
C'est parce qu'il a refusé de «mettre sa vie et celle de sa partenaire entre les mains du destin» que le policier Jean-Loup Lapointe a abattu Fredy Villanueva et blessé deux de ses amis, le 9 août 2008. Un an et demi après l'incident fatidique de Montréal-Nord, Jean-Loup Lapointe s'est finalement expliqué en long et en large hier à l'enquête du coroner André Perreault.

L'atmosphère était à trancher au couteau. Une trentaine de personnes arboraient des chandails à l'effigie de Dany Villanueva dans la salle d'audience, un geste d'éclat qui a agacé l'avocat de Lapointe, Pierre Dupras. Il a dit craindre les gestes d'intimidation à l'égard de son client.

La Coalition contre la répression et les abus policiers (CRAP) a manifesté devant le palais de justice, sur l'heure du midi, pour dénoncer les privilèges dont bénéficierait l'agent Lapointe (il est autorisé à porter une arme et sa sécurité est assurée par des gardes du corps). Les manifestants ont même qualifié Lapointe de «bourreau».

Le juge Perreault a dû intervenir, à la reprise des travaux, afin de mettre un terme aux murmures et chuchotements désapprobateurs qui s'élevaient dans la salle au fur et à mesure que Lapointe avançait dans son récit des événements. Les parents et les deux soeurs de Fredy Villanueva et les principaux témoins de sa mort (Martha Villanueva, Jonathan Senatus, Anthony Clavasquin, Denis Meas et Jeffrey Sagor-Metellus) étaient tous présents.

Sans oublier son frère Dany, principal protagoniste de cette tragédie avec Lapointe.

Le petit dur, membre du gang des rouges, n'a pu retenir ses larmes lorsque l'agent Lapointe a décrit dans le menu détail le drame qui s'est joué en une minute derrière l'aréna Henri-Bourassa.

Un policier perspicace

Lapointe devine que les jeunes jouent aux dés lorsqu'il tourne le coin du stationnement. Son impression que le groupe enfreint le règlement municipal sur les jeux de hasard trouve sa confirmation lorsqu'il s'approche à moins de dix mètres du groupe, en compagnie de sa coéquipière, Stéphanie Pilotte.

Au premier contact, Dany Villanueva conteste son interpellation et il manifeste des signes d'agressivité. «Il gesticule, il a les mains et les bras dans les airs. Il conteste, il dit: "Je n'ai rien fait", a témoigné Lapointe. Je perçois ça comme des gestes agressifs dirigés vers moi. Il crie, son visage est crispé, son regard est soutenu et il se dirige vers moi.»

Le policier tente aussitôt de le contrôler en le saisissant par le bras. Cette technique permet parfois de calmer les suspects récalcitrants, a-t-il expliqué. Au contraire, Dany Villanueva se démène de plus belle. «L'escalade de violence est très rapide. À tout moment, il peut me frapper et sortir une arme», a indiqué Lapointe.

Au même moment, Lapointe voit quatre jeunes s'avancer vers lui. «Je crois qu'ils contestent en disant: "Lâche-le"», a-t-il dit. Il est convaincu qu'il s'agit de quatre hommes. La preuve révélera qu'il s'agit plutôt de Fredy Villanueva, Denis Meas, Jeffrey Sagor-Metellus et Martha Villanueva (la cousine de Fredy et Dany).

À la gorge

Lapointe tente donc une manoeuvre de diversion en vue de passer les menottes à Dany Villanueva. Il lui fait un croc-en-jambe, et voilà qu'il se retrouve par terre, par-dessus le suspect. Villanueva a le dos cloué sur le bitume, son bras gauche est immobilisé par le patrouilleur. L'agent Pilotte se précipite sur ses jambes, tandis que Lapointe cherche à saisir son autre bras. Sans succès. Dany Villanueva assène des coups de pied et de genoux à Pilotte, projetée contre la voiture de patrouille, tandis qu'il frappe Lapointe à la mâchoire de son poing droit.

Et les quatre jeunes continuent d'avancer. Par trois fois, Lapointe leur ordonne de reculer. «Les gens foncent toujours sur moi. Au même moment, je me fais frapper au visage et à la tête. Les gens sont vraiment rendus sur moi», a-t-il déclaré. Sa partenaire est toujours dans les jambes de Dany Villanueva. Il est trop tard pour qu'elle puisse s'interposer entre le groupe et lui.

Fredy Villanueva le prend à la gorge d'une main et porte son autre main vers son ceinturon. Jeffrey Sagor-Metellus l'agrippe à la hauteur du thorax. À son avis, il lui est impossible d'utiliser les armes intermédiaires comme le poivre de Cayenne ou le bâton télescopique sans compromettre davantage sa sécurité et celle de sa partenaire.

Craignant d'être désarmé, il fait feu à quatre reprises, tuant Fredy Villanueva de deux projectiles et blessant Meas à l'épaule et Sagor-Metellus au dos. «Si je me fais désarmer, je laisse ma vie et celle de ma partenaire entre les mains du destin», a-t-il expliqué.

Version réfutée

Stéphanie Pilotte a indiqué lors de son témoignage que Lapointe a d'abord tiré dans les masses devant lui, avant de faire un mouvement de 180 degrés pour tirer son dernier projectile. Le policier a réfuté cette version des faits, hier, en assurant qu'il a tiré droit devant lui seulement.

Conduit à l'hôpital, Lapointe ne s'est plaint d'aucune blessure au cou ou au visage. Les photos prises le soir du drame démontrent qu'il a subi des éraflures au coude. Le policier était conscient qu'il devait être isolé, faire un rapport à son superviseur et ne pas parler de l'affaire à quiconque. «Je sais que je dois restreindre mes contacts avec d'autres», a-t-il dit. Malgré tout, il a raconté l'incident au vice-président de la Fraternité des policiers, Robert Boulé, en présence de Pilotte, durant leur séjour de quelques heures à l'hôpital.
 
 
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  • Bernard Gervais
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 08h17
    Pas toujours facile d'être policier à Montréal !
    Tout le monde veut que la police mette fin à la violence des gangs de rue.

    Cependant, si les policiers utilisent la force contre de tels malfaiteurs, certains groupes de défense de toutes sortes ne se gêneront pas pour les accuser d'abuser de leur pouvoir et pour les traiter de tous les noms.

    Par contre, si les policiers n'interviennent pas, on les blâmera de ne rien faire !

  • M Fortin
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 09h24
    Perturbation du processus judiciaire
    Je suis contre les manifestations tenues par la CRAP à l'intérieur de la salle d'audience. De toute évidence, ils avaient un parti pris assez révélateur. Or, la justice est supposée déterminer la vérité dans cette affaire et être neutre. Ce n'est pas parce qu'une partie de l'opinion publique le considère déjà coupable qu'il l'est nécessairement. Ce n'est pas non plus parce que la CRAP se déplace dans la salle d'audience que le juge va pencher en leur faveur.

    Il vaut mieux laisser témoigner le policier sans pression supplémentaire. Il faut avoir assisté à un procès pour comprendre les effets qu'une telle manifestation peut entraîner lors de la déposition d'un témoignage. La CRAP manifestait une présomption de culpabilité avant même d'avoir écouté le procès en entier. Si jamais le policier est disculpé, comment vont-elles réagir? Manifesteront-elles leurs excuses? Non. Pour plusieurs, il est difficile de remettre en question son propre jugement. De l'autre côté, si jamais le policier est coupable de négligence, je crois qu'il y a des manières plus civilisées de condamner quelqu'un.

    Ces personnes sont elles-mêmes des bourreaux. Une manifestation à l'extérieur du Palais de justice aurait été suffisante.

    J'ignore si des gens ont été au procès pour manifester contre la partie adverse (Villanueva). Si c'est le cas, je critique également les personnes qui manifestent dans la salle d'audience à ce sujet.

  • Maryanne
    Inscrite
    jeudi 4 février 2010 09h30
    Tout un scénario pour un film
    Le policier Lapointe voulait se protéger et sa partenaire... Pourquoi N'a-t-il pas appeler du renfort avant d'essayer soi-disant d'immobiliser le sujet? SAchant que la policière était un "bleu" pas d'expérience dans le domaine, ne sachant qu'est-ce qu'une gang de rue. Sont témoignage est très suspect....Voulait-il faire le fanfaron sachant qu'il avail l'uniforme sur le dos?

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 09h31
    La police
    La police doit se faire respecter, et ce, par tous les citoyens, incluant les gangs de rues et les jeunes jouant aux dés dans un parc à Montréal Nord.

    Une attitude agressive face à un policier est totalement inacceptable et les policiers se doivent de se protéger.

    J’aurais très peur de vivre dans une société où même la police a peur et n’a pas le contrôle et ne peux pas se faire respecter par des gens dans un parc ou ailleurs.

    La mort de ce jeune est très déplorable mais elle est un message clair que tous les citoyens sans exceptions ont le devoir de respecter les policiers, et ce dans tous les cas.

    Par après, il existe des plaintes en déontologie et plusieurs autres façons de vérifier ou de punir un policier qui a exagéré ou qui n’a pas agit d’une façon correct avec le citoyen. Mais sur le coup, la police doit avoir le contrôle. C’est essentiel pour l’ordre public de notre société. La ‘’fameuse’’ liberté de l’individu s’arrête très exactement là. Quand la police t’interpelle, tu ferme ta gueule et t’obéi ; quitte à faire une plainte après coup.

    Si la terrible mort de ce pauvre jeune homme aura servi à ce que tout le monde comprenne ça, elle n’aura pas été en vain.

    lafond.overtime@gmail.com

  • Johanne Bouthillier
    Inscrite
    jeudi 4 février 2010 10h01
    L'abus policier et le port d'armes
    Qui a été l'agent provocateur dans cet histoire? Clairement, le policier.

    Ces jeunes jouaient dans un parc, ils ne faisaient de mal à personne. Ce policier aurait dû avoir mieux à faire qu'embêter un groupe de jeunes qui s'amusaient paisiblement.

    Le policier avait peur d'être désarmé. La belle affaire. Il n'aurait pas dû être armé pour commencer. Si les patrouilleurs n'avaient pas d'arme, ils devraient se servir de leur tête au lieu de leur gun.

  • France Marcotte
    Abonnée
    jeudi 4 février 2010 10h02
    L'approche
    "Lapointe devine que les jeunes jouent aux dés lorsqu'il tourne le coin du stationnement. Son impression que le groupe enfreint le règlement municipal sur les jeux de hasard trouve sa confirmation lorsqu'il s'approche..." En quoi des jeunes qui jouent aux dés démontrent-ils qu'ils font partie d'un gang de rue? Et, le cas échéant, ce n'est pas quand ils jouent aux dés que les gangs de rue sont dangereux, c'est quand ils s'attaquent sans raison à d'honnêtes gens. Où est alors la police? Pendant qu'ils jouent aux dés, il me semble que c'est un bon moment pour qu'un travailleur social les approche. N'est-ce pas ainsi qu'on prévient le crime?

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 10h18
    Vite. Tous le SPVM au casino!
    Il y a plein de gens qui jouent à des jeux de hasard à cet endroit!

    On voit par les réactions à cet article, comment on arrive à infantiliser la population avec un succès inouie. Maintenant que l'État a réussi à s'arroger les jeux de hasard, et corollairement, interdit aux gens de la rue à s'adonner à de tel jeux, comme de bons enfants en besoin d'autorité, on se range du côté du règlement, aussi stupide soit-il. Je pense que cette interdiction orwellienne de jouer aux dés dans un parc doit être combatu avec toutes nos énergie, avant que la situation devienne encore plus kafkaienne. Il n'appatient pas à l'État de nous interdire de croiser la jambe lorsqu'on est assis sur un banc public, et je pense que notre docilité est en train de nous mener là. Je ne peux que dire bravo à ces jeunes qui ont défier l'imbécilité, bien que je trouve très déplorable qu'il y est eu mort d'homme.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 11h25
    @ M. Lafond
    Doit-on nécessairement penser que l'habit fait le moine? Sans porter de jugement dans cette affaire, tous les policiers sont-ils nécessairement sans reproche? À la limite, ne pourrait-on pas associé parfois policier et répression? Bref, ce n'est qu'une simple réflexion.

  • Michel Gaudette
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 11h46
    Enfin le témoignage du principal intéressé
    Nous avons enfin le témoignage du principal intéressé!

    Cela prouve que nous n'avions pas affaire à des enfants de choeur, mais plutôt à de dangereux délinquants.

    Je crois que si ceux-ci avaient eu le dessus sur le policier, probablement que celui-ci en serait mort...

    L'affaire se résumerait donc au fait de résister à une arrestation qui tourne très mal...

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 12h21
    À Madame Jasette
    On peux très certainement parfois associer policier et répression comme vous dites, Madame Jasette. Mais, il y a des mécanismes de plaintes en déontologie pour de tels cas. Se faire justice soi-même en étant aggressif face à un policier est totalement innacceptable, et ça, peux importe les circonstances. C'est une question d'ordre public. Ce n'est pas une mince affaire ...

    lafond.overtime@gmail.com

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 12h41
    @ France Marcotte :L'approche prise 2
    "Lapointe vois des jeunes dans un parc lorsqu'il tourne le coin du stationnement. Il s’approche et reconnait un criminel en liberté conditionnel, qui en passant est en attente de procès pour avoir déjà brisé ses condition de libération. Une des condition c’est qu’il ne doit pas se trouver en présence de membre de gang de rue, il l’interpelle pour qu’il réponde à certaine question et le fait qu’il est en train de jouer aux dés dans un parc fournit l’occasion d’intervenir. Le jeune criminel (le frère de Freddy) résiste et provoque son arrestation, les autres jeunes intervienne pour tenter de libéré le criminel. Leur geste est un acte criminel en soin le fait d’interférer avec le travail des policier, ils prennent une attitude menaçante envers les policiers, les indurent, les bousculent, tentent de provoquer l’évasion d’un criminel. Que doivent faire les policiers? Se laisser intimider? NON Ils se doivent de reprendre main la situation et de défendre leur vie, car en tout temps la vie d’un policier vaut plus que celle d’un criminel ou de quelqu’un qui aide un criminel...."
    En quoi des jeunes qui jouent aux dés démontrent-ils qu'ils font partie d'un gang de rue?
    En étant agressif envers les policiers, en ne coopérant pas avec les demandes des policiers, en n’obéissant pas aux ordres des policiers, ils on adoptés un comportement associé au gang de rue qui se servent de l’intimidation pour contrôler leur territoire.
    Et, le cas échéant, ce n'est pas quand ils jouent aux dés que les gangs de rue sont dangereux, c'est quand ils s'attaquent sans raison à d'honnêtes gens. Mais c’est aussi quand on brise les règles de sa libération conditionnelle que l’on s’expose à se faire arrêter.
    Ne tentez pas de justifier les actions des jeunes en condamnant les policiers qui faisaient leur travail. Ces jeunes on provoqués les policiers, et cela a dégénéré. Ne blâmez pas les policiers, blâmez les vauriens.

  • Anonyme
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 13h06
    pratico-pratique
    Achetons un ordinateur Dell par famille et faisons leur payer leur facture Bell ou Vidéotron pour qu'ils puissent jouir de Loto-Québec en ligne--et à l'abri des intempéries!--plutôt que de jouer avec de ridicules dés de plastiques dans un parc.

  • Francois Jette
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 13h13
    Lapointe Bourreau?
    Quand c'est rendu que de faire respecter la lois est synonyme d'abus de la part des policiers, je me questionne sur la perception de certains quant à leur rapport infantile et de victime face à l'autorité.

    Ceci étant dit, il y a eu, de toute évidence, des erreurs policières (de ne pas avoir contacté des renforts, que le protocole d'enquête n'ait pas été respecté, etc.). Mais de là à dire que Lapointe est un bourreau, c'est vraiment risible.

  • Anonyme
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 13h48
    @ Francois Jette
    En effet, Lapointe n'est pas boureau mais assassin.
    Quand on interdit de jouer au dés dans les parcs mais que l'on propose ensuite d'institutionnaliser la loterie sur internet (voir article dans le Devoir aujourd'hui), je crois que c'est le moment de se demander qui a vraiment un rapport infantile avec l'autorité.

  • Yves Claudé
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 13h51
    Enquête Villanueva : déterminante pour le crime organisé et ses alliés !
    Pour les membres du crime organisé et leurs amis « militants » anti-étatiques, les conclusions de la présente enquête publique seront déterminantes.

    En effet, leur victoire dans la conclusion de l’enquête, permettrait à l’économie criminelle locale, qui opère en victimisant et exploitant une population déjà marginalisée et paupérisée, de prospérer dans un contexte où la surveillance et les interventions policières seraient passablement réduites dans leur portée et leur efficacité.

    Les agressions physiques et armées contre les agents du contrôle social (cf les événements de l’été 2008 à Montréal-Nord, etc.) seront-elles légitimées par le rapport de l’Enquête Villanueva ?

    La « Sainte-Alliance » du milieu criminel et des « militants » anti-étatiques mène également une autre bataille, pour racialiser le contrôle social en mettant de l’avant une arme idéologique, à savoir la « lutte contre le profilage racial ». Il s’agit ici encore de neutraliser le contrôle social étatique.
    Le groupe criminel des Bloodz (auquel sont associés plusieurs individus ayant agressé les policiers Lapointe et Pilotte en 2008) revendique son autoracialisation en tant que « Black and Brown » : il a des alliés parmi les « militants » anti-étatiques qui sympathisent avec la « révolte » des criminels, et qui partagent cet objectif de transformer les quartiers ethnicisés et paupérisés en zones de non-droit.
    Ainsi, le crime organisé autoracialisé bénéficierait d’un avantage comparatif face à ses concurrents, puisque le contrôle social à son endroit serait délégitimé en tant que « profilage racial », et possiblement rendu inopérant.
    Plusieurs institutions, dont la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, participent à cette entreprise d’interprétation racialiste (c’est-à-dire raciste) du contrôle social : nul doute que leur contribution à la prospérité du crime organisé sera des plus appréciée par certains « gangstas », qui peinent encore à accéder au statut socio-économique que leurs talents d’entrepreneurs locaux des transnationales du type Bloodz ou Cripz les autorisent à revendiquer.

    Faut-il s’étonner de cette convergence du crime organisé, et d’une mouvance politique prétendument « progressiste » mais objectivement rétrograde, qui propage une confusion à la fois naïve et revendiquée, mêlant l’individualisme postmoderne, l’idéologie multiculturaliste et communautariste, le racisme bonasse sous couvert de promotion de l’autoracialisation, la haine de l’État et de la nation, et le refus archaïsant de l’avancée du Québec dans la modernité et l’émancipation ?

    Yves Claudé - sociologue
    Montréal, le 4 février 2010
    ycsocio[@]yahoo.ca

  • Jacques Morissette
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 14h12
    Encore @ M. Lafond
    Vous avez dit déontologie? Certains disent que les syndicats des policiers sont forts. N'est-ce pas un peu que cette histoire aussi en est un peu le reflet. Par contre,une chose en quoi vous avez raison. Peut-être que rien de ce drame ne serait arrivé si ces personnes avaient procédé comme vous le suggéré implicitement.

    Bonne journée,

  • Michel Savard
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 14h24
    Question!
    D'après ce que l'on voit sur la photo coiffant cet article, on serait porté à penser qu'une école secondaire avait donné congé à ses élèves pour qu'ils aillent manifester pour le CRAP et écoeurer le policier Lapointe ?

  • Yves Claudé
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 15h24
    Innocent jeu de dés ?

    Dans l’univers des transnationales du crime organisé du type Bloodz, Cripz, Maras, etc, le jeu de dés est une activité de marque des « gangstas » et autres « pandilleros » : les hommes d’affaires criminels y jouent des sommes importantes provenant de leurs activités illicites. Il en découle souvent des interactions violentes … qui ont amené l’interdiction du jeu de dés dans l’espace public.

    À l’été 2008, Fredy Villanueva est venu fréquemment avec son frère Dany à Montréal-Nord, un secteur que la famille Villanueva avait quitté en 2006, suite à l’arrestation de Dany dans une entreprise criminelle des Bloodz. Fredy Villanueva a ainsi été initié et intégré à l’univers social et culturel des Bloodz, à travers différentes activités.

    Le 9 août 2008, l’implication de Fredy Villanueva dans un rite d’initiation (jeu de dés à la manière des Bloodz) comportant une dimension provocatrice, dans un espace urbain sujet à la surveillance policière, représentait un risque que les Bloodz refusent maintenant d’assumer.

    L’amateurisme criminel des Bloodz est non seulement socialement destructeur pour le milieu social qu’ils contrôlent, exploitent et victimisent, mais aussi dangereux pour la santé de leurs employés, comme pour celle de leurs victimes sociales et économiques, comme on a pu le voir en mai 2009, lorsque de jeunes émules des Bloodz ont assassiné Madame Kim Ngu Lieu à Montréal-Nord pour lui voler quelques dollars.

    Yves Claudé - sociologue
    Montréal, le 4 février 2010
    ycsocio[@]yahoo.ca

  • Jacques Lafond
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 17h14
    À Monsieur Yves Claudé
    Oui, Monsieur Claudé,

    Toute cette vertu naive des divers groupes de pression de gauche, incluant même des parties politique comme QS, vont littéralememt couler le Québec. On est en effet pas très loin de ''poches'' de non droit à Montréal; et ce avec l'aide de ces vertueux idéalistes endossés, en plus, par plusieurs journalistes ...

    La langue française elle même va finir par y passer. Quelle message envoi t'on aux immigrés quand les francophone visent la gauche naive et vertueuse, tandis que les anglophones visent l'argent et le pouvoir ?

    lafond.overtime@@gmail.com

  • Pierrecnd
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 18h38
    Décidément la société québécoise est vraiment adolescente.
    Ça y est, j’ai compris. À la lecture de certains commentaires si je vais à MTL prochainement et que je me fais apostropher par des membres de gang de rue (lorsque j’étais adolescent on disait gang de bums et je ne fais pas comme Mme Boileau la différence entre gang de rue et petite délinquance, un coup de poing ça fait mal) je ne dois surtout pas appeler la police mais plutôt essayer de les comprendre en espérant sauver ma peau.

    Peu importe qu’il s’agisse d’un jeune en bris de probation ou autre je dois le comprendre. Je ne dois surtout pas faire valoir mes droits parce que je n’en ai plus c'est connu au Québec le citoyen honnête n'en a plus: j’ai été éduqué dans un milieu sans violence et j’ai fais de même avec mes enfants, je suis allé à l’école de mon quartier avec l’ambition de réussir et j’ai inculqué les mêmes valeurs à mes enfants, j’ai travaillé plus de 50 heures semaine toute ma vie, je n’ai jamais eu de contraventions ou si peu, mais c’est vrai que j’observe les limites de vitesse, si je joue à des jeux de hasard c’est avec des amis chez moi (en privé) ou encore dans un endroit approprié, mais pas à la vue de mineurs sur la place publique. Oui, j’oubliais je paie mes impôt je ne fais pas de trafic au noir finalement je suis un imbécile qui croit que l’on doit plus donner à la société que recevoir!!!

    Lorsque je m’adresse à un policier je dis Monsieur et je lui dit vous même si maintenant plusieurs ont l’âge de mes enfants et, c’est drôle, que je sois à Québec, Montréal ou même dans n’importe quelle ville des USA j’ai toujours perçu les policiers comme étant des personnes à qui je pouvais demander de l’aide et j’en ai toujours obtenu. C’est vrai je n’ai jamais battu personne, je suis poli, j’essaie de n’insulter personne n’y d’avoir une attitude agressive, je suppose que ça doit aider.

    Autre chose, je ne me sens pas coupable d’être comme ça et je n’ai pas envie d’essayer de comprendre les membres de gangs de rue (bums). Je suis de ceux qui croit que l’on vit dans un état de droit et qu’agresser un policier que ce soit par son attitude ou physiquement comme cela s’est passé à MTL Nord est inacceptable dans un pays responsable, les politiciens qui cherchent à se faire du capital politique avec cette histoire devrait y penser à 2 fois.

    Toute personne sensée sait que lorsque les policiers interpellent un possible contrevenant la seule réaction intelligente et socialement acceptable est de se retirer et de laisser les policiers faire leur travail. Ceux qui prétendent le contraire se préparent à des lendemains qui pleurent.

    Décidément la société québécoise est vraiment adolescente.

    C’est mon opinion

  • Simon Moreau
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 19h52
    Un manque d'éducation ?
    Une situation, un coupable. Soyons réaliste, rien n'est tranché au couteau. Le phénomène des gangs de rue est un problème, la brutalité policière en est un également. Je dirais simplement que peu de prévention est effectuée.

    Dans ce cas, des jeunes issus d'un milieu défavorisé sans soutient adéquat et des policiers n'ayant pas la formation requise. D'un côté, la glorification d'un monde de richesses inaccessibles à prendre de force et de l'autre, le justicier à la gâchette facile. Un peu plus d'école à tous ces gens ne leur ferait pas de tord. Il faut que les jeunes gens apprennent le respect d'une certaine autorité et ça commence à la maison. De l'autre, les policiers entrent, souvent beaucoup trop tôt, sur le marché du travail, avec des responsabilités et des pouvoirs dont ils ne comprennent pas la portée. Je leur réserverais vivement un "baccalauréat en intervention sociale" obligatoire , fini Nicolet et une petite tape dans le dos, " power trip" à nos frais.

    Si une situation, un coupable, l'ignorance.

  • Pierre-Marie Lagier
    Abonné
    jeudi 4 février 2010 20h42
    Perception et compétences
    Une nouvelle malheureuse fois, il me semble à partir de tout ce que j'ai lu sur «l'affaire Villanueva» qu'on se trouve devant un double problème. D'abord un problème neuro-psychologique de perception. Nous savons en effet en psychologie de la perception que non seulement deux personnes ne perçoivent jamais la même chose, mais aussi et surtout que selon les circonstances et notre état émotionnel notre perception peut être gravement perturbée. Les prestidigitateurs le savent bien, eux qui en font leur gagne-pain. Malheureusement, les agents de police aussi bien formés qu'ils puissent être ne vont pas échapper aux «lois de la perception». Les délinquants encore moins, eux qui ont le plus souvent une «vision en tunnel» ou une «perception en noir et blanc». Ce premier problème n'est guère soluble si ce n'est par l'intime conviction d'un jury laquelle dans notre droit doit être hors de tout doute raisonnable... Bref problème insoluble sauf par le bénéfice du doute forcément accordé à une des parties en contradiction. Pas facile d'avoir la perspicacité du roi Salomon, et ça fait des millénaires que nous faisons face à ce problème.
    Le deuxième problème est celui de la compétence.
    Parlons d'abord de la compétence délinquante. Il est clair que lors de cet épisode, elle n'était pas forte. Face à des policiers armés (dans tous les sens du terme) et face à leurs collègues plus avisés, voici des jeunes «bums» qui en dépit de toute leur fougue ou peut-être à cause d'elle, ne feront pas une longue et belle carrière dans le crime; ils «mourront» jeunes, car ils ne savent pas manoeuvrer comme le font les vrais pros. On le voit même encore au palais de Justice où n'importe qui peut les observer et se les mettre en mémoire... Bref leur carrière, criminelle, ou pas est mal partie.
    Ensuite il y a la question de la compétence policière. Ici nous ne pouvons en juger que par les témoignage rendu public; ils ne nous donnent certainement pas l'heure juste (par exemple nous ne savons pas avec quelle consigne exacte les policiers sont «montés au front», nous ne savons pas très bien toutes les paroles échangées entre eux à partir du début de leur quart de travail,etc) mais ils nous apprennent tout de même une chose c'est que, face à une «gang de bums», ils peuvent se retrouver facilement mal pris au point de rentrer en contact physique au risque de se faire désarmer, d'extirper leur arme de son étui en catastrophe et de tirer au jugé presque à bout portant. Franchement je comprends qu'ils aient eu peur, nos deux policiers. À quand, à l'école de police, des pratiques un peu corsées ? En fait, ce que toute cette affaire m'apprend, c'est qu'il est surprenant dans une métropole comme Montréal qu'on n'en ait pas davantage d'affaires pénibles comme celle-là. Bref, quoi qu'on en dise, Montréal-Nord n'est pas le Bronx ! Merci, saint-Martin !
    Pierre M. Lagier, criminologue
    pm.lagier@biopsy.ca

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 21h20
    Un policier en devoir
    Un policier en devoir agit légalement s'il a des raisons légitimes de contrôler des personnes qui ne respectent les règles établies. Je pense que c'est le cas des policiers Lapointe et Pilote.

    Si Dany Villanueva, immigrant non reçu, avait compris cette réalité, il aurait obéi... et on sait pourquoi il ne l'a pas fait. Il a joué avec le feu et il s'est brûlé. Lui seul est le responsable de la mort de son frère.

  • s bilodeau vaillancourt
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 23h14
    Maudit !
    je commence a etre pas mal tanner d'entendre parler de sa ! pour rine car en gros le policier ses fait attaquer et a tirer en avant devant lui et en a pogner 3 ! si il se serais tenu tranquille sa serais pas arriver !

  • Anonyme
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 00h22
    en réponse au sociologue Yves Claudé
    Si je comprend bien, nous devons encourager le profilage racial pour pouvoir empêcher les gangs de rue "transnationales" de prendre le dessus. On parle beaucoup d'état de droit dans ce forum et du respect que l'on doit aux policiers ("...la seule réaction intelligente et socialement acceptable est de se retirer et de laisser les policiers faire leur travail..."). Je suis tout à fait d'accord avec l'état de droit et c'est justement pour ça que je suis contre le profilage racial. Ça devrait être interdit pour plusieurs bonnes raisons, et la plus simple est que son application enfreint le droit légal d'être considéré innocent jusqu'à preuve du contraire, la couleur de la peau et le style ou l'accent ne constituant pas une preuve (c'est-à-dire la discrimination, art.10 de la charte des droits de la personne du Québec). Le profilage racial va aussi à l'encontre de l'article 43 de la charte québécoise des droits et liberté qui stipule que les personnes issues des minorités ethniques de maintenir et de faire progresser leur vie culturelle avec les membres de leur groupe ("Speak White," ça vous rappelle quelque chose? http://www.onf.ca/film/Speak_White/).

    Est-ce vraiment nécessaire de mettre dans le même panier les mouvances "progressistes" et "anti-étatiques"? Peut-être que l'opposition au climat néo-libéral dans lequel beaucoup de jeunes et moins jeunes sont nés peut sembler comme un mouvement anti-étatique, mais, parlant de profilage racial, je trouve que vos propos profilent dangereusement de simples manifestants.

    Peu importe vos propres intentions, je vois que vos propos viennent alimenter les idées réactionnaires d'autres personnes. Des "poches de non-droit à Montréal"? Je crois qu'il faudrait aller voir qu'est-ce qui se passe là d'où viennent les Crips et Bloodz "originaux", c-a-d, dans les rues de Los Angeles, et faire le lien entre la criminalité liées aux gangs de rue et le financement des programmes sociaux. Schwarzenneger a annoncé un investissement de 9,2 M pour lutter contre les gangs en 2009 tandis que le Québec en a dépensé 19,3 pour l'année 2008-2009 et c'est seulement un pan du budget parmi beaucoup d'autres qui peuvent faire la différence (comme le fait qu'ils financent plus leurs prisons que leurs collèges et leurs universités). Ceci étant dit, la Californie qui est cinq fois plus peuplée que le Québec et finance deux fois moins la lutte (pacifique) contre les gangs de rue. 1 meurtre sur deux était le fait de gang de rue dans le comté de LA en 2001, 1 sur 3 au Québec en 2007.

    http://www.ledevoir.com/societe/justice/174182/mon
    http://www.laalmanac.com/crime/cr03x.htm
    http://www.msp.gouv.qc.ca/prevention/annexes_commu
    http://www.cdpdj.qc.ca/fr/droits-personne/index.as

  • pagerry3
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 01h37
    Le POLICE BASHING n’a pas de cesse.
    Le POLICE BASHING n’a pas de cesse.
    @ Rino St-Amand
    Le policier Jean-Loup Lapointe était en mission de maintenance de l’ordre et de la paix que réclament les civilisés, avec un clair mandat d'autorité exécutoire, ce que ne respectent en rien les gangs de rues, les parasites de parcs et les marginaux ancrés au bitume de toutes les insolences, toutes races confondues et qui sont en train de faire de la capitale des nids de poules, la plaie béante du Québec. Je ne peux que timbrer un solide RETURN TO SENDER, sur l'infantilisant envoi et sur la crâneuse réplique de Rino St-Amand. Je ne peux que réprouver l'imbécilité crâneuse qui incite au cassage, au taxage et à toute autre comportement sauvage, qu'affiche si vilement ce quidam qui applaudit, de ses stupides bravos, la SCRAP des jeunes hébétés de la CRAP (voilées ou emmouchoirés) qui n'avaient rien de plus intelligent à faire que de pancarter, que de hurler, que de fienter leurs crottins commandités, leur exutoire habituel, faisant office d'itinérants perturbateurs sans cause et sans idéal sociétal, devant le palais de Justice et déplorant béatement qu'il y ait eu mort d'homme. J'imagine que ce Rino et ses semblables s’empressent d’aller applaudir et photographier, à distance et en retrait, ces casseurs, crâneurs et perturbateurs tous azimuts qui meublent ses albums, pour applaudir, cette fois et avec toute la véhémence dont sont capables tus les dépourvus de jugement, de tout cœur et de toute rationalité que sont ces pauvres étiquetés et gradués des ZOOGEP’S de la rue, quand un policier ou une policière se fait abattre par un des divinos accros et toxicos, sacrés et nichés dans les chapelles de leurs icônes vénérés.

    Ce qui me console, par ailleurs, c’est de constater, jour après jour, que les jeunes lucides dont le Québec a si grand besoin, sont très majoritairement occupés à parfaire leur culture, à structurer leur carrure et leur stature, à peaufiner leur personnalité, à cultiver la fière allure et à tracer les chemins qui les amèneront à se joindre aux Québécois et Québécoises qui ont si fière allure, ce faisant principalement sur les bancs des Collèges et des Universités qui se respectent, plutôt que dans les rues et ruelles de la mégapole des décrochés et des désœuvrés dont tous les effets secondaires de l’inutilité la plus crasse rognent les budgets d’un communautarisme dont les résultats sont inversement proportionnels aux diktats, mais qui, en attendant, nous coûtent la peau des fesses.

    Ce qui me désole, par contre, c’est de constater, aujourd’hui comme toujours, que les médias de l’incurie et des écuries des biais de la désinformation n’ont de pellicules, de photos et de textes que pour la CRAP et toutes les autres formes de la SCRAP québécoise.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 07h56
    Le profilage racial
    Bla bla bla! Le profilage racial se fait dans les deux sens. Croyez-vous que les membres de gang de rues ne sont pas racistes et xénophobes?

    Ne faites pas dans l'angélisme, je vous prie, en pointant du doigt les policiers qui sont là pour «faire leur job»... et c'est un job pas facile. Il y en a ben peu de vous qui auraient la couenne assez dure pour accomplir la moitié du commencement de ce qu'ils font.... et c'est sans parler des injures quotidiennes qu'ils subissent de la part de jeunes voyous qui préfèrent les rues pour s'exprimer par la violence aux écoles où ils pourraient réfléchir à leur futur.

    Je veux bien défendre des ados, puisque je l'ai fait toute ma vie, comme enseignant, comme directeur d'école, mais je n'ai jamais sombré dans la complaisance, même avec les parents, en leur disant que leur jeune était beau, bon et fin... Il y en a mais il y a aussi ceux qui rejettent toute autorité, et je vous apprendrai que même les psy scolaires ne réussissent pas à les aider.

    Il y a sans doute des policiers qui ne font pas dans la dentelle, mais de là à les accuser de tous les péchés de Sodome, il y a des limites. Les policiers sont là pour faire respecter l'ordre et protéger la population contre des gangs de rues comme celles dont faisaient partie Dany Villanueva et ses copains.

    Je le répète: si la justice avait extradé Dany Villanueva il y a deux ans, au lieu d'essayer de le «récupérer» socialement parlant, nous n'en serions pas là et son jeune frère serait vivant.

  • Anonyme
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 13h45
    Profilage racial et état de droit
    C'est clair que l'on fait tous du "profilage racial", en ce moment d'ailleurs j'associe beaucoup des personnes qui ont commenté sur cette page à des hommes dans la cinquantaine, qui ont peur et qui feraient partie d'une "mouvance de droite" qui sonne parfois pas mal fa...., mais je ne vais quand même pas employer de gros mots.
    L'idée de l'état de droit c'est justement d'en rester à ce qui est écrit, pour que l'on puisse au moins s'entendre sur quoi on s'engueule.

    Est-ce qu'il y aurait moyen d'arriver à un compromis sans tomber dans le manichéisme et voir tous ceux qui critiquent le policier Lapointe comme étant fondamentalement opposés à un état de droit: critiquer la violence policière n'est pas "être contre la police", c'est surveiller des employés de l'état pour qu'ils ne nuisent pas à la population (comme on pourrait d'ailleurs aussi le faire avec les professeurs, mais eux ils brainwashent les jeunes au lieu de les appréhender, c'est plus subtil alors on en parle moins); ce n'est pas non plus faire partie d'une mouvance naive anti-étatique soi-disant progressive et postmoderne, qui est raciste et qui déteste l'état québécois (je ne crois d'ailleurs pas qu'il y a suffisamment de gens qui se reconnaissent là-dedans pour qu'on en ait vraiment peur); ce n'est pas non plus être naïf, bien pensant et mou que de croire que d'essayer des moyens autre que l'application des lois à la lettre et l'intimidation peut changer quelque chose à la violence du crime soi-disant organisé des gangs de rue. Je crois que la comparaison avec la Californie, qui n'est pas un état américain particulièrement raciste et xénophone, démontre que nous sommes sur la bonne voie.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 21h16
    L'anonymat et la peur de l'autre...
    Anonyme,

    Quand on n'a pas le courage de signer ses textes de son propre nom, faut pas traiter les autres de peureux!!

    Deusio, revoyez la définition de manichéisme et n'utilisez plus de mots dont vous ne connaissez pas le sens.

    Je m'arrêterai ici pour ne pas dire tout ce que je pense de vous.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 6 février 2010 18h45
    @Johanne Bouthillier
    Est-ce que vous étiez sur les lieux au moment des faits....dans la négative, arrêtez de présumer des faits.

    Pour ma part, je suis pour le maintien de l'ordre et contre les gangs de rue et je suis assurée que les policiers ne sont pas intervenus sans motif valable...!

    À vous d'appuyer les bandits et les gangs de rue, si le coeur vous en dit, comme tous ces inadaptés sociaux qui sont en guerre contre l'autorité et l'ordre et qui manifestent pour un oui et pour un non et qui, pourtant vivent aux crochets de la société.

    Peut-être que si ces petits bandits proliféraient dans votre quartier, vous changeriez complètement d'avis et que vous exigeriez que les policiers utilisent les grands moyens pour les maitriser....!

    Je me méfie toujours des gens de bonnes intentions et des hypocrites qui ne risquent rien!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 6 février 2010 19h15
    @Pierrecnd
    Comme vous avez dont raison et j'appuie entièrement votre position.

    Lorsqu'on n'a rien à se reprocher, on ne se permet pas de gestes agressifs et d'intimidation envers la police... on se soumet tout simplement, quitte à devoir contester ultérieurement, telle est la règle qu'il faut respecter lors d'une interpellation policière.

    Il y a d'autres moyens et il existe d'autres organismes pour se faire entendre lorsqu'on se croit brimé dans ses droits.

    En tant que citoyens responsables, nous devons privilégier le respect de l'autorité et de l'ordre; c'est pour ça que nous payons nos policiers et nous devons leur faire confiance en premier lieu au lieu d'accorder crédit aux dires des gangs de rue et des petits révoltés de notre société qui n'en ont rien à foutre de l'autorité et de l'ordre.

    Aucune empathie pour les petits délinquants et les petits incompris de notre société...l Quand les parents vont-ils assumer les gestes de leurs rejetons...au lieu d'en déléguer la responsabilité à la société.

    Y'en a marre de ces parents inconséquents...qui ne devraient pas avoir le droit de procréer!

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