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Procès Norbourg - Charest n'exclut pas de nouvelles accusations

La Presse canadienne   30 janvier 2010  Justice
Davos — Le premier ministre Jean Charest a avancé hier que les cinq présumés complices de Vincent Lacroix dans le scandale Norbourg, qui faisaient face à 702 chefs d'accusation, n'en avaient peut-être pas fini avec la justice. Leur procès a avorté mardi, les jurés ayant été incapables de s'entendre sur un verdict dans cette affaire fort complexe.

«Ce n'est pas terminé parce que les procureurs auront une décision à prendre pour la suite des choses», a affirmé M. Charest, hier, en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse. «Il est possible que des plaintes soient à nouveau déposées contre les mêmes accusés et que le procès recommence. C'est une décision que les procureurs ont à prendre», a-t-il ajouté.

Jeudi, la chef de l'opposition officielle, Pauline Marois, a accusé la ministre de la Justice, Kathleen Weil, d'avoir «erré» dans cette affaire. Elle l'a sommée de «donner des directives» au Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Louis Dionne, afin qu'il songe à séparer les chefs d'accusation lors d'une éventuelle reprise des procédures, dans le but d'éviter un autre cul-de-sac.

Saisissant la balle au bond, Jean Charest a invité hier la chef péquiste à «respecter l'autonomie» de Me Dionne.
 
 
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  • Hermil LeBel
    Inscrit
    samedi 30 janvier 2010 11h35
    Le retour de la grande noirceur
    Toute cette affaire « Norbourg » n'aurait pu se produire sans la nécessaire complicité des dirigeants de la Caisse de Dépôt et de Placement et de l'Autorité des marchés financiers. Le juge Claude Leblond, qui a empêché Lacroix de produire une défense lors du procès pénal, est un ami personnel de JJ Charest dont il a dirigé le stage au barreau à une autre époque. La manœuvre délictueuse du juge Leblond démontre qu'il était manifestement en mission pour éviter que ses amis politiciens ne soient éclaboussés outre mesure par le scandale Norbourg. Le récent plaidoyer de culpabilité de Lacroix lors de l'instruction de son procès criminel relève de la même stratégie. Quant à la moquerie de procès servie à ses complices, tout semble indiquer que la couronne avait un agenda secret consistant précisément à servir un véritable smorgasbord indigeste destiné à faire avorter le procès. Plus étrange encore, le délateur qui a sonné le grelot n'a jamais été mis en d'accusation malgré sa participation active dans le délit...

    Est-ce que les petits investisseurs floués verront un jour la couleur de leur argent ? Est-ce que la justice va se manifester un jour pour faire toute la lumière dans cette affaire ? Seule une commission d'enquête indépendante permettrait d'y voir clair.

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