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Mort de Fredy Villanueva - Une note fantôme attribuée à la policière Pilotte surgit à l'enquête du coroner

Brian Myles   9 décembre 2009  Justice
Ces photographies rendues publiques hier montrent des blessures mineures subies par le policier Jean-Loup Lapointe et sa collègue Stéphanie Pilotte lors de l’intervention policière qui a coûté la vie à Fredy Villanueva.
Ces photographies rendues publiques hier montrent des blessures mineures subies par le policier Jean-Loup Lapointe et sa collègue Stéphanie Pilotte lors de l’intervention policière qui a coûté la vie à Fredy Villanueva.
Un document fantôme déposé tardivement est venu troubler hier la reprise de l'enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva. Une note manuscrite, apparemment écrite par la policière Stéphanie Pilotte le soir de la mort du jeune homme, a été communiquée aux parties la semaine dernière seulement.

Cette note de 25 lignes aurait été rédigée par la policière à l'hôpital Notre-Dame, où elle a été conduite avec son équipier, Jean-Loup Lapointe, dans les minutes suivant l'altercation fatidique du 9 août 2008. Lapointe a abattu Villanueva et a blessé deux autres jeunes au dos et à l'épaule alors qu'il procédait à l'arrestation du frère de Fredy, Dany Villanueva.

Cette note est passée sous le radar des enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ), chargés d'élucider les circonstances de la mort du jeune Villanueva. L'agente Pilotte l'a remise à son avocat, Gérald Soulière, à une date indéterminée. Me Soulière a informé le procureur du coroner, François Daviault, de l'existence du document le 27 ou le 28 octobre dernier. Le 30 octobre, Mme Pilotte amorçait son témoignage.

Les avocats du clan Villanueva ont appris cette histoire la semaine dernière seulement. Ils se sont opposés au dépôt de ce document manuscrit, qui n'est pas daté. Le coroner ad hoc, André Perreault, leur a donné tort.

La note fait désormais partie de la preuve. Elle confirme à toutes fins utiles la version des événements que l'agent Pilotte a fournie dans son rapport d'événement, remis à la SQ six jours après la fusillade.


Des rapports publics

Les rapports des agents Pilotte et Lapointe ont été rendus publics dans un bloc de quelque 138 documents, lors de la reprise de l'enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva.

Des extraits audio des appels au 911, des photographies des blessures mineures subies par les patrouilleurs et des déclarations des principaux témoins du drame font partie du lot. Les photos sont particulièrement révélatrices. Jean-Loup Lapointe présente une simple ecchymose à un coude, alors qu'il dit avoir été «pris à la gorge» dans son rapport. Le technicien en identité judiciaire qui a pris les photos n'a pas remarqué de blessures au cou.

Lapointe écrit dans son rapport qu'il a été frappé à la mâchoire et à la tête par Dany Villanueva (le frère de Fredy) alors qu'il tentait de procéder à son arrestation. Quatre autres individus s'avançaient vers lui, insensibles à ses ordres de reculer. Fredy Villanueva «m'agrippe et serre au niveau de ma gorge», écrit-il. Son autre main se dirigeait vers son ceinturon.

Envahi par «la peur d'être blessé gravement et de mourir», Lapointe a alors tiré devant lui. «Ma vie et celle de ma partenaire sont en danger immédiat. Je suis pris à la gorge et agrippé de toutes parts, dans une position d'extrême vulnérabilité, couché au sol, sans pouvoir me déplacer. Ayant déjà été frappé solidement à la mâchoire et recevant toujours des coups à la tête, j'ai peur qu'une seule de ces frappes me blesse gravement et me fasse perdre connaissance, ne serait-ce qu'un instant, écrit-il. Devant moi, ils sont quatre jeunes hommes en bonne santé physique et de bonne corpulence, tous capables de m'infliger des blessures graves et de me désarmer. Ils sont dans une position de force, me dominant complètement.»

La note fantôme de Stéphanie Pilotte corrobore ce scénario. Le 9 août 2008, Jean-Loup Lapointe et elle ont abordé Dany Villanueva pour une infraction aux règlements municipaux, dans le stationnement de l'aréna Henri-Bourassa. Villanueva est devenu agressif. «On le pogne. Le met contre la voiture. Résiste fortement [sic]», écrit-elle dans cette note de 25 lignes. Un des jeunes, vêtu d'un «chandail noir ligné» a dirigé sa main vers Lapointe, «soit cou ou la veste (étrangle)[sic]», tandis que d'autres s'approchaient de lui. «JL rtire sur gars en noir, je sais pas cbien, au moins deux [sic]», enchaîne-t-elle. La calligraphie est soignée, minutieuse, alors que la policière est dans un état de choc, complètement démolie de l'aveu même des premiers répondants sur les lieux de la fusillade.

Dans son rapport officiel, transmis à la SQ six jours après le drame, Stéphanie Pilotte affirme noir sur blanc qu'elle a vu cinq ou six jeunes en cercle dans le stationnement, qui «semblaient jouer à un jeu qui m'est paru être un jeu de dés». Ce détail est important. Si les policiers ont bel et bien vu les jeunes jouer aux dés, ils détenaient un motif (infraction aux règlements municipaux) pour intervenir. Mme Pilotte écrit également que Jean-Loup Lapointe a dit aux jeunes qu'ils n'avaient pas le droit de jouer aux dés. Elle réitère que Dany Villanueva était agressif: «Il criait sans cesse et nous lançait des insultes [...], il démontrait des signes d'agressivité». Elle confirme enfin que Fredy Villanuava s'est approché à moins d'un mètre de son frère, pendant que l'agent Lapointe tentait de le maîtriser au sol. Le jeune Villanueva avait «le haut du corps penché vers l'avant à environ 45 degré [sic] avec un bras tendu dirigé vers le sol et la main ouverte en demi-lune (pouce et doigts, comme pour étrangler quelqu'un)».

Stéphanie Pilotte poursuivra son témoignage aujourd'hui avant de céder sa place à Jean-Loup Lapointe.
Ces photographies rendues publiques hier montrent des blessures mineures subies par le policier Jean-Loup Lapointe et sa collègue Stéphanie Pilotte lors de l’intervention policière qui a coûté la vie à Fredy Villanueva.
 
 
 
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  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 08h32
    Bravo à nos poiciers
    À la lecture de ce texte, qui croire, une bande de voyoux et uin criminel??? Ou des policiers??
    Moi je crois les policiers et à la vues des photos et leur témoignage ils avaient 100% raison d'avoir élliminer la source du danger.

    On devrait leur donner une médaille.
    Et si le Villanuava ne sont pas content, il y a des avions à tous les jours et bon voyage.

  • André Michaud
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 09h13
    Policer, pasfacile
    Pas facile l'emploi de policier. Dans des circonstances semblables il faut agir vite sinon il est trop tard pour sauver sa peau... N'oublions pas que les jeunes ne voulaient pas collaborer avec les policiers et qu'ils se montraient agressifs..

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 09h30
    L'importance de l'ordre social
    Si Dany Villanueva avait obéi aux policiers, son jeune frère serait toujours vivant et il ne serait pas dans cette mer...! Il aurait dû savoir, à son âge, qu'en portant atteinte à la sécurité des policiers - puisqu'ils étaient plusieurs -, que les policiers pourraient se défendre en se servant de leur arme.

    S'il est quelqu'un à blâmer, c'est lui.

    Le travail des policiers n'est pas simple, pas facile, et heureusement pour nous qu'ils sont pour faire respecter le droit et l'ordre.

    Comme simple citoyen, je souscris à leur travail car, s'ils n'étaient pas là, ce serait l'anarchie. Tout le monde ferait à sa guise et la vie de tout le monde serait en danger.

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 10h18
    Tout ça parce qu'on jouait aux dés!
    Il me semble qu’il y a de quoi à rager. N’est-il pas sain de s’opposer à des règlements aussi stupides? On dirait que de tels règlements ont été inventés dans le but de donner un prétexte aux policiers pour intervenir et exercer leur autorité. Moi aussi je crois que j’aurais réagit avec violence, parce que ça m’insulte de voir nos mandataires faire preuve d’autant d’imagination pour inventer des règlements qui nous font glisser de plus en plus vers un monde kafkaïen. À quand un règlement pour interdire aux gens de se croiser les jambes sur un banc public?

  • richard lepage
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 10h40
    transparence...
    Assurément le métier de policier n'est pas facile. Particulièrement dans un contexte où il y a apparence de profilage, etc... Mais si l'on veut une société plus juste, plus pacifique où tous les individus ont leur place et leurs droits, la police aussi doit faire preuve de transparence, de justice, d'ouverture et de compassion si elle veut pouvoir exercer son dur métier dans le respect de toutes les parties.
    Dans le cas de Villanueva on a plutôt l'impression d'être en présence de camouflage suite à un cafouillage... Va-t-on se retrouver, un bout de ligne, avec une affaire semblable à celle du Polonais tué à l'aéroport de Vancouvert...

  • Celine A. Massicotte
    Abonnée
    mercredi 9 décembre 2009 10h43
    N'oublions pas...
    que quand ils tuent quelqu'un, peu importe les circonstances, les policiers ont toujours raisons, surtout qu'ils sont à la fois juges et parties.

    Que quand un citoyen abat un policier, même en légime défense... c'est un drame national! Heureusement qu'il y a eu une exception, l'affaire Parasiris (les policiers s'en relèveront-ils?), qui a prouvé deux choses: que les policiers ont été trop ... je vous laisse le choix de l'épithète, pour consulter le registre des armes à feu, et que ce dernier ne sert à rien, sauf protéger les forces de l'ordre, et c'est pour ça qu'ils le défendent tellement, dans son INTÉGRALITÉ.

    N'oublions pas non plus qu'étonnament, ceux qui perdent la vie aux mains des policiers, sont presque exclusivement d'origines autres, alors que les policiers sont presque toujours de souche et blancs. Pourtant, la majorité des crimes violents ne sont pas commis par des immigrants, de quelque origine ou génération que ce soit, et ce malgré les gangs de rue et la mafia.

  • Helsinki
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 10h45
    Tout n'est pas noir ou blanc...
    Je suis septique. Bien que je respecte le travail des policiers, je crois que ceux-ci peuvent, à certains moments, manquer de jugement. Le rapport de force entre les individus et les adolescents (armes/force physique) était inégalitaire. Les policiers n'ont-ils pas été formés afin d'immobiliser un ou des individus? Si un policier pointait son arme vers vous, seriez-vous tenté de foncer inconsciemment sur lui? S'il n'y avait aucun doute de l'innocence des policiers, pourquoi une enquête publique a été accordée dans le cas Villlanueva ? Tout n'est pas noir ou blanc...

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 10h54
    Confiance en la police
    Comme le démontre le rapport sur la mort de Robert Dziekański, la police baigne encore dans une culture de gros bras et de solidarité pour faire obstacle à la vérité, quand ils font l'objet d'une enquête.

    Dès que j'ai appris que les policiers impliqués dans l'affaire Villanueva avaient également eu l'occasion de se parler avant d'être interrogés, je n'ai pas eu 2 cennes de confiance dans le résultat de processus.

    La vérité, on ne la saura jamais.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 12h58
    Les moutons noirs...
    C'est sûr que chez les policiers, comme chez les dentistes, les médecins, et les cordonniers, il y a ceux qui sont compétents et il y a les autres... ceux qui manquent de jugement, de pondération , d'ouverture d'esprit et de professionalisme.

    Les 4 nonos de l'Ouest qui ont sorti un Taser pour neutraliser un homme, dans l'état de détresse extrême où il semblait être, c'est pas fort! J'espère qu'ils seront remercier de leurs services.

    Les deux policiers qui sont intervenus à Montréal-Nord pour une histoire de jeu de dés, me semblent aussi avoir manqué de la psychologie la plus élémentaire. Comme quelqu'un le mentionnait, c'est l'approche des GROS BRAS... et du pouvoir qui vient avec! On voit ce que cela a donné.

    Ayant dit cela, je persiste à penser que la majorité de nos policiers sont plus professionnels, plus empathiques, plus compréhensifs.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 9 décembre 2009 13h31
    Des commentaires dignes d'un scénario defilm américain.
    Je me rappelle. J'ai 17 ans. Je suis sur la rue Sherbrooke et il est 3 heures du matin. J'arrive d'un voyage de Chicoutimi fait sur le pouce. À 3 heures du matin donc, 2 policiers m'interpellent sur la rue Sherbrooke, près de Papineau. après m'avoir demandé d'où j'arrivais et où je m.en allais. Le policier du coté passager me demande de voir ce qu'il y a dans mon sac à dos.

    En fouillant, il découvre un couteau de scout, avec couteau et fourchette, ciseau dessus, etc. Il le prend sans autre préambule, et me dit en riant que c'est une arme blanche, qu'il se doit donc de la garder. Son collègue de travail, côté conducteur, rit lui aussi à gorge déployer. Ensuite, ils partent tous les deux avec mon couteau. Par prudence, j'ai préféré ne pas rien leur dire, pour ne pas faire d'histoire et aussi parce que je savais qu'ils avaient tous les deux le bon côté du bâton.

    Une autre expérience avec les policiers; cette fois c'est mon jeune frère, il s'est perdu dans les rues de Montréal, il avait 5 ans. Deux gentils policiers l'ont retrouvé et lui ont offert une crème glacée pour le sécurisé, en attendant de retrouver sa mère. J'ai déjà parlé une fois de cette expérience dans ce forum, mais en disant par erreur que c'était à moi que c'était arrivée. J'avais parlé de cela à mon frère par la suite. Il avait bien ri, en me précisant que c'était à lui que c'était arrivé.

    Comme quoi, quand on est jeune, on se rappelle parfois des choses chacun à notre façon, dépendant comment on vit ces événements et de notre nature. L'expérience vécu à mes 17 ans, ajoutée à celle de mon frère quand nous étions jeunes m'avait fait comprendre que ce n'est pas l'habit qui fait le moine. Alors tant qu’à moi, faire confiance aux policiers, je me dis pas plus que de faire confiance à de jeunes voyous. Bien que ma confiance penche plus du côté des policiers, je me dis aussi qu'il y en a de tous les genres.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 14h42
    @ M. Rino St Amand
    Pas juste une partie de dé innocente, celui qui était interpelé était une personne trouvé coupable d'activité criminel, qui était en liberté conditionnel, et de plus avait aussi été trouvé en bris de condition. Les policiers n'ont pas à justifier leurs actions ou trouver une raison, cet individu est à controler en tout temps et les policiers se doivent de le surveiller et de le questionner à tout moment jugé opportun.

    Si il trouve cela du harassement, uil n'avait qu'à choisir la bonne voie.

  • Robert BERTRAND
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 14h56
    LA LOI, L'ORDRE vs les citoyens
    Est-ce qu'on est toujours fiers de voir les policiers, les policières agir comme ils font ? Ils ont le livre de règlements dans leur tête et trop souvent, ils agissent comme si tout devait être appliqué à la lettre.

    Eh toi, viens ici ? Et il faudrait se soumettre sans mot dire. Et si les policiers s'étaient mis à les regarder un moment et voir, et constater qu'ils ne faisaient que s'amuser en jouant avec des dés. Quel malheur, ils jouaient avec des dés.

    Qu'est-ce que tu veux ? -- Tu jouais aux dés. ?

    Faute tellement grave qu'il faut vraiment intervenir. En plus, ils jouaient dans un parc, leur parc.

    Essentiellement, c'est ça.

    Les jeunes se sont sentis agressés même s'ils commettaient une faute vraiment et exceptionnellement grave : jouer aux dés dans leur parc.

    Tout ça a dégénéré et il y a eu mort d'un jeune.

    Des règlements sont à être évalués. Qu'est-ce qu'on leur offre d'autres à faire dans leur parc ? Est-ce que la municipalité voit à quelque chose pour permettre aux jeunes de faire des activités ?

    Il y a un procès. Tout va être pesé et soupesé. La mort devra être constaté, acceptée. Faut-il blâmer obligatoirement ?

    Après tous les drames de la route, de meurtres, de tragédies naturelles, il faut bien tirer les conclusions pour procéder aux changements nécessaires et aux évaluations de responsabilités.

    Combien de fois, lorsque l'on regarde les policiers, policières agir, la rage s'empare de nous. Du haut de leurs habits, de leurs casquettes, ils viennent imposer leurs évaluations instantannées sans considérer les êtres humains qui sont devant eux et elles et qui, avant leur arrivée, trop souvent en trombe, viennent « rétablir l'ordre » alors qu'ils ne faisaient que s'amuser, passer du temps ensemble.

    Est-ce vraiment « l'ordre social » qu'ils sont venus rétablir ? Est-ce que dans leurs rapports suite aux événements, n'ont-ils rien soumis à leurs supérieurs à cet égard ?

  • Francois Du Canal
    Inscrit
    mercredi 9 décembre 2009 16h57
    Une médaille pour des assassins?
    @ M. Archambault,

    Bien-sûr que si vous croyez aveuglément tout ce que les policiers disent, vous allez dire qu'ils avaient raison.

    Ce n'est pas pour rien qu'ils ont pris leur temps de se consulter avec les experts en 'cover up' de la Fraternité des Policiers de Montréal avant d'écrire leur rapport, car ils savaient que s'ils ne disaient pas qu'ils avaient "craint pour leur vie", ils seraient peut-être accusés d'avoir tué Fredy,

    Le problème, c'est que même si on n'est pas contents, comme les Villanueva, que la police tue impunément, il n'y a nulle part où aller, même en avion. Car partout où il y a de la police, il y a des abus impunis. Et malheureusement, des gens pour dire que les policiers ont toujours raison...

    @ Mme Massicotte

    Je suis d'accord avec vous sur l'essentiel, mais je tiens à préciser que même si les membres de "minorités visibles" sont sur-représentés parmi les victimes de bavures policières (comme elles le sont en prison entre autres), la police tue aussi beaucoup de Blancs (mais jamais de riches...). Voir le rapport du COBP sur les 43 personnes tuées par la police de Montréal depuis 1987, disponible sur plusieurs sites (voir Google: 40 personnes tuées par la police de Montréal en 20 ans).

  • Bon Mic
    Inscrit
    mardi 15 décembre 2009 13h32
    Au sujet de ce que Claude Archambault a ecrit
    Indirecte comme propos raciste.. une medaille?? Je ne vois pas de geste de bravour surtout que des marques de blessure au cou devrait y etre apparente, ce que le technicien NA RIEN REMARQUER, Selon moi je crois que le temoignage d'un des policiers a ete cree de A a Z, puis a forcer contre son gre a autre polciier de suivre son parcours.

    Je dois avouer que le travail d'un policier n'a guere etre facile, mais faut garder du bon sens. Faut dire que bien des temoisn etaient sur place, mais est ce que ses temoins sont cedible au proces??? Montreal-Nord zone dont une partie des citoyens (surtout les jeunes) sont contre la presence policiere. Un plan B pour contre la violence ou les gang de rue serait apprecier qu'un deploiement de police.

  • Bon Mic
    Inscrit
    mardi 15 décembre 2009 13h47
    Les policiers Villanueva VS Les policiers Peladeau
    Rappelez-vous des policiers qui se sont fait filmer entreint de rentrer de force Peladeau dans l'auto patrouille. Les gestes faient envers elle?? Tout sous les yeux des caméras en en direct sur TVA. VS Les policiers de Vilanueva qui font juste parler mais que la preuve visuelle est seulement enves des personnes qui etaient present du moment. Faits- en la distinction....

  • Yves Claudé
    Inscrit
    jeudi 4 février 2010 23h36
    Enquête Villanueva : déterminante pour le crime organisé et ses alliés !
    Le 9 août 2008, à Montréal-Nord, lors du décès de Fredy Villanueva, s’agissait-il d’un innocent jeu de dés auquel s’adonnait un groupe de jeunes … ou d’un rite d’initiation bâclé qui s’est terminé tragiquement ?

    Dans l’univers des transnationales du crime organisé du type Bloodz, Cripz, Maras, etc, le jeu de dés est une activité de marque des « gangstas » et autres « pandilleros » : les hommes d’affaires criminels y jouent des sommes importantes provenant de leurs activités illicites. Il en découle souvent des interactions violentes … qui ont amené l’interdiction du jeu de dés dans l’espace public et la généralisation des interventions policières à ce sujet.

    À l’été 2008, Fredy Villanueva est venu fréquemment avec son frère Dany à Montréal-Nord, un secteur que la famille Villanueva avait quitté en 2006, suite à l’arrestation de Dany dans une entreprise criminelle des Bloodz implantés dans ce quartier. Fredy Villanueva a ainsi été initié et intégré à l’univers social et culturel des Bloodz, à travers différentes activités.

    Le 9 août 2008, l’implication de Fredy Villanueva dans un rite d’initiation (jeu de dés à la manière des Bloodz) comportant une dimension provocatrice, dans un espace urbain sujet à la surveillance policière, représentait un risque que les Bloodz refusent maintenant d’assumer.

    Fredy Villanueva a en fait été assassiné deux fois :

    — une première fois, par les Bloodz qui l’ont sacrifié dans une lamentable initiation au cours de laquelle il avait à démontrer sa détermination face à la police …

    — une deuxième fois, alors que son décès a été théâtralisé avec force pathos autour d’une photo de son enfance (substituée à son image réelle de jeune adulte), et que l’on a fait outrage à sa mémoire en le transformant en un « petit ange » victime d’un « meurtrier ».

    On peut ainsi constater que l’amateurisme criminel des Bloodz est non seulement socialement destructeur pour le milieu social qu’ils contrôlent, exploitent et victimisent, mais aussi dangereux pour la santé de leurs employés, comme pour celle de leurs victimes sociales et économiques, comme on a pu le voir en mai 2009, lorsque de jeunes émules des Bloodz ont assassiné Madame Kim Ngu Lieu à Montréal-Nord pour lui voler quelques dollars.

    ***

    Pour les membres du crime organisé et leurs amis « militants » anti-étatiques, les conclusions de l’Enquête Villanueva seront déterminantes.

    En effet, leur victoire dans la conclusion de l’enquête, permettrait à l’économie criminelle locale, qui opère en victimisant et exploitant une population déjà marginalisée et paupérisée, de prospérer dans un contexte où la surveillance et les interventions policières seraient passablement réduites dans leur portée et leur efficacité.

    Les agressions physiques et armées contre les agents du contrôle social (cf les événements de l’été 2008 à Montréal-Nord, etc.) seront-elles légitimées par le rapport de l’Enquête Villanueva ?

    La « Sainte-Alliance » du milieu criminel et des « militants » anti-étatiques mène également une autre bataille, pour racialiser le contrôle social en mettant de l’avant une arme idéologique, à savoir la « lutte contre le profilage racial ». Il s’agit ici encore de neutraliser le contrôle social étatique.

    Le groupe criminel des Bloodz (auquel sont associés plusieurs individus ayant agressé les policiers Lapointe et Pilotte en 2008) revendique son autoracialisation en tant que « Black and Brown » : il a des alliés parmi les « militants » anti-étatiques qui sympathisent avec la « révolte » des criminels, et qui partagent cet objectif de transformer les quartiers ethnicisés et paupérisés en zones de non-droit.

    Ainsi, le crime organisé autoracialisé bénéficierait d’un avantage comparatif face à ses concurrents, puisque le contrôle social à son endroit serait délégitimé en tant que « profilage racial », et possiblement rendu inopérant.

    Plusieurs institutions, dont la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, participent à cette entreprise d’interprétation racialiste (c’est-à-dire raciste) du contrôle social : nul doute que leur contribution à la prospérité du crime organisé sera des plus appréciée par certains « gangstas », qui peinent encore à accéder au statut socio-économique que leurs talents d’entrepreneurs locaux des transnationales du type Bloodz ou Cripz les autorisent à revendiquer.

    Faut-il s’étonner de cette convergence du crime organisé, et d’une mouvance politique prétendument « progressiste » mais objectivement rétrograde, qui propage une confusion à la fois naïve et revendiquée, mêlant l’individualisme postmoderne, l’idéologie multiculturaliste et communautariste, le racisme bonasse sous couvert de promotion de l’autoracialisation, la haine de l’État et de la nation, et le refus archaïsant de l’avancée du Québec dans la modernité et l’émancipation ?

    ***

    http://www.vigile.net/Enquete-Villanueva-determina


    Yves Claudé - sociologue
    Montréal, le 4 février 2010
    ycsocio[@]yahoo.ca

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