jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 23h21
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Collusion, malversation et corruption dans la construction - Perquisitions à Boisbriand dans le cadre de l'opération Marteau

Alec Castonguay   2 décembre 2009  Justice
L'opération Marteau a déployé hier matin son arsenal d'enquêteurs à Boisbriand, au nord de Laval, menant trois perquisitions, dont une dans les locaux de l'entreprise Construction Infrabec.

Les deux autres perquisitions se sont déroulées au Service du greffe et au Service du génie de l'Hôtel de Ville. Les policiers, accompagnés d'employés du Bureau de la concurrence du Canada, se sont présentés à 8h et ont terminé leur travail vers midi, après avoir interrogé une personne. Aucune arrestation n'a été effectuée.

L'opération Marteau est menée par l'escouade mixte sur la malversation et la corruption dans l'industrie de la construction, mise sur pied en octobre dernier par la Sûreté du Québec (SQ). Elle touche notamment les liens entre le monde municipal, le gouvernement, les entreprises en construction et les firmes de génie-conseil.

Le porte-parole de la SQ, Marc Butz, a souligné qu'il s'agit d'une «première phase» dans cette enquête à Boisbriand. Les policiers cherchent des preuves pour étayer des soupçons dans quatre domaines: fraude envers le gouvernement, acte de corruption, achat ou vente d'une charge et tentative d'influencer ou de négocier une nomination ou d'en faire commerce.

L'influence présumée d'Infrabec

À la compagnie Infrabec, où l'homme d'affaires Lino Zambito est vice-président, on n'avait aucun commentaire à formuler hier sur cette perquisition.

En octobre dernier, Radio-Canada a présenté des enregistrements d'une conversation qui laissait croire que M. Zambito avait tenté d'influencer l'issue du scrutin municipal à Boisbriand en faveur de la mairesse sortante, Sylvie St-Jean. M. Zambito disait vouloir éviter des élections à Boisbriand et ainsi faire économiser 300 000 $ à la Ville en faisant réélire par acclamation la mairesse et ses conseillers.

Au terme d'une campagne acrimonieuse, Mme St-Jean a été défaite par Marlene Cordato aux élections municipales du 1er novembre dernier.

D'après Radio-Canada, la Ville de Boisbriand a attribué plus de la moitié de ses contrats à Infrabec, de 2003 à 2008, lui accordant 75 % de la valeur de l'ensemble des contrats, soit plus de 50 millions de dollars.

À la Ville de Boisbriand, la nouvelle mairesse, Marlene Cordato, a soutenu au Devoir que son administration allait «collaborer pleinement» avec les policiers. «Il est important de faire la lumière sur cette histoire», dit-elle.

Mme Cordato s'est dite «surprise» de voir débarquer les policiers hier matin, mais estime que ça montre «que le travail se fait». Elle en a néanmoins profité pour réitérer son souhait de voir naître une commission d'enquête publique pour aller au fond des choses et ainsi régler les problèmes tout en lavant la réputation des politiciens municipaux.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012