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    Le profilage racial existe, reconnaît le SPVM

    18 novembre 2009 |Brian Myles | Justice
    Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) reconnaît du bout des lèvres que ses patrouilleurs commettent parfois des gestes de profilage racial. Il s'agit d'un problème touchant «une minorité d'interventions» que le Service s'emploie à corriger.

    «Quand on parle de profilage, on parle de stéréotypes, de filtres qui peuvent opérer. Des fois, ce sont des gestes inconscients. C'est long avant d'arriver à 100 % [de succès]», affirme l'assistant directeur du SPVM, Denis Desroches, un spécialiste des questions de profilage.

    M. Desroches refuse de jeter le blâme sur les policiers. L'écrasante majorité des interventions se déroulent sans anicroche, précise-t-il. «C'est difficile pour les policiers, car on leur demande d'être exemplaires», dit-il. Dans une société cosmopolite comme Montréal, où un habitant sur deux revendique des origines autres que «de souche», les policiers affrontent des défis considérables. Leurs interventions prennent souvent la forme d'une interaction avec l'autre, l'étranger, dans un contexte tendu.

    «Le profilage racial, c'est à la limite du savoir-être et des compétences», affirme M. Desroches. Les apprentis policiers reçoivent déjà une formation sur la diversité au cégep. Selon M. Desroches, les programmes de techniques policières devront en faire plus à cet égard.

    De son côté, le SPVM a procédé à certains ajustements. Il prépare une mise à jour de son plan d'action sur les relations avec les citoyens, qui sera présenté en janvier.

    L'escouade Éclipse, chargée de réprimer les gangs de rue, ne fonctionne plus de la même façon depuis l'automne 2008. Les interventions de groupe étaient privilégiées par Éclipse lors de sa création, ce qui donnait l'impression d'un déploiement de force exagéré. Ces interventions de groupe ont cédé le pas à des interventions plus discrètes de deux à quatre policiers à la fois.

    Par ailleurs, les patrouilleurs d'Éclipse discutent toutes les semaines avec la direction des postes de quartier, les analystes et les agents de renseignements, afin d'ajuster leurs interventions à la réalité locale.

    «Éclipse doit être présente dans les environnements à risque. Le défi, c'est que cette prestation soit intégrée dans les situations locales.»

    N'empêche, les policiers doivent rester présents dans les parcs et les espaces publics, même si cela est perçu comme une forme de harcèlement par les jeunes dans les quartiers chauds de Montréal. Selon Denis Desroches, il faut «faire en sorte que les endroits publics ne deviennent pas des zones de non-droit que les gangs criminels vont s'approprier».












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