Enquête du coroner sur la mort de Fredy Villanueva
Le premier policier de la Sûreté du Québec (SQ) dépêché sur les lieux de la fusillade qui a coûté la vie à Fredy Villanueva, le sergent-détective Sylvain Landry, a croisé les patrouilleurs impliqués dans l'incident peu après 1h dans la nuit du 10 août 2008. Mais il n'a pas cherché à leur poser de questions.
Ce n'était pas son rôle, a-t-il dit hier lors de l'enquête du coroner ad hoc, André Perreault. «Je m'occupais du volet technique de la scène», a-t-il expliqué. Son travail consistait donc à récupérer les armes de service et les vêtements des policiers, ce qu'il a fait au poste de quartier 39, où il a vu les agents Pilotte et Lapointe. «En aucun temps je ne me suis adressé aux policiers», a-t-il précisé.
M. Landry n'a pas posé de questions sur les blessures subies par les deux patrouilleurs. Selon les premières informations fournies par le superviseur du poste 39, René Bellemare, les agents Pilotte et Lapointe avaient été «encerclés, jetés au sol et étranglés» par une bande de jeunes. Il s'agissait d'une information erronée qui a orienté les premières démarches de la SQ.
M. Lapointe n'avait aucune marque au cou, comme en font foi des photographies prises par le technicien en identité judiciaire de la SQ, Robert Fortin, qui travaillait sous les ordres de Sylvain Landry. Tout au plus a-t-il des éraflures sur un coude.
L'agent Lapointe n'a pas demandé que l'on prenne son cou en photographie, a confirmé M. Fortin. Le technicien en identité judiciaire n'a pas fait mention de ses observations à ses supérieurs, estimant qu'il devait s'en ternir à son rôle et prendre les photos seulement. L'avocat Alain Arsenault a évoqué devant le coroner un cas possible «d'aveuglement volontaire».
L'enquête se poursuit aujourd'hui avant de faire relâche jusqu'au 8 décembre. Le témoignage de Stéphanie Pilotte, attendu hier, a été retardé par de fastidieux contre-interrogatoires des avocats des jeunes blessés lors de l'intervention. En principe, Mme Pilotte pourrait livrer sa version des faits en début d'après-midi.
Par ailleurs, la Ligue des Noirs s'est dite outrée de la conduite de la police de Montréal dans l'enquête sur la mort du jeune Villanueva. La Ligue a exigé la mise en tutelle du SPVM, la démission de son chef, Yvan Delorme, et la création d'une escouade indépendante pour enquêter sur les policiers impliqués dans des affaires de mort d'homme.
Ce n'était pas son rôle, a-t-il dit hier lors de l'enquête du coroner ad hoc, André Perreault. «Je m'occupais du volet technique de la scène», a-t-il expliqué. Son travail consistait donc à récupérer les armes de service et les vêtements des policiers, ce qu'il a fait au poste de quartier 39, où il a vu les agents Pilotte et Lapointe. «En aucun temps je ne me suis adressé aux policiers», a-t-il précisé.
M. Landry n'a pas posé de questions sur les blessures subies par les deux patrouilleurs. Selon les premières informations fournies par le superviseur du poste 39, René Bellemare, les agents Pilotte et Lapointe avaient été «encerclés, jetés au sol et étranglés» par une bande de jeunes. Il s'agissait d'une information erronée qui a orienté les premières démarches de la SQ.
M. Lapointe n'avait aucune marque au cou, comme en font foi des photographies prises par le technicien en identité judiciaire de la SQ, Robert Fortin, qui travaillait sous les ordres de Sylvain Landry. Tout au plus a-t-il des éraflures sur un coude.
L'agent Lapointe n'a pas demandé que l'on prenne son cou en photographie, a confirmé M. Fortin. Le technicien en identité judiciaire n'a pas fait mention de ses observations à ses supérieurs, estimant qu'il devait s'en ternir à son rôle et prendre les photos seulement. L'avocat Alain Arsenault a évoqué devant le coroner un cas possible «d'aveuglement volontaire».
L'enquête se poursuit aujourd'hui avant de faire relâche jusqu'au 8 décembre. Le témoignage de Stéphanie Pilotte, attendu hier, a été retardé par de fastidieux contre-interrogatoires des avocats des jeunes blessés lors de l'intervention. En principe, Mme Pilotte pourrait livrer sa version des faits en début d'après-midi.
Par ailleurs, la Ligue des Noirs s'est dite outrée de la conduite de la police de Montréal dans l'enquête sur la mort du jeune Villanueva. La Ligue a exigé la mise en tutelle du SPVM, la démission de son chef, Yvan Delorme, et la création d'une escouade indépendante pour enquêter sur les policiers impliqués dans des affaires de mort d'homme.
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