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Ottawa veut redonner son sens à la peine de prison à vie

Pas de libération possible avant 75 ans pour l'auteur d'un triple meurtre prémédité

Hélène Buzzetti   29 octobre 2009  Justice
Ottawa — Le gouvernement conservateur voudrait que les auteurs de meurtres multiples condamnés à la prison à vie y restent, justement, toute leur vie. Le ministre fédéral de la Justice, qui poursuit son ¶uvre de durcissement judiciaire, a déposé un autre projet de loi hier visant cette fois à rendre presque impossible la libération conditionnelle de tels assassins.

À l'heure actuelle, les meurtres au premier et second degré (prémédités ou non) sont passibles d'une peine d'emprisonnement à vie. Les condamnés sont toutefois admissibles à une libération conditionnelle après 25 ans dans le premier cas, après 10 à 25 ans dans le second. Qu'ils aient tué une ou dix personnes ne fait aucune différence. Le ministre entend changer cela. À défaut de rendre les peines d'emprisonnement à vie consécutives, il veut rendre consécutives les périodes d'inadmissibilité à la libération qui viennent avec elles. Ainsi, un homme ayant assassiné de manière préméditée trois personnes obtiendrait une peine de prison à vie sans possibilité de libération avant 75 ans.

«Si ces hommes vivent 50 ou 75 ans après leur condamnation, ils seront admissibles à la libération conditionnelle, mais c'est très peu probable. Alors, "à vie" voudra vraiment dire "à vie"», a expliqué le ministre Rob Nicholson en conférence de presse hier.

La loi ne sera toutefois pas automatique. Il reviendra au juge de décider si les périodes d'inadmissibilité doivent être consécutives ou non. L'idée, explique-t-on, est d'éviter que des cas particuliers soient pris dans les mailles du filet, par exemple un conducteur qui serait responsable d'un accident ayant causé la mort de trois passagers.

«Nous nous assurons toujours que nos projets de loi respectent la Charte des droits et libertés et la Déclaration canadienne des droits, et nous sommes satisfaits que cette loi soit conforme aux deux», a assuré le ministre.

Du même souffle, Rob Nicholson a reconnu que sa loi s'appliquera à un très petit nombre de criminels. Il y a dans les prisons canadiennes 457 personnes condamnées pour des meurtres multiples. En moyenne, seulement 28 % des meurtriers de ce genre sont éventuellement libérés, et ce, au terme de 28 ans de prison en moyenne. Quant aux meurtriers en série, le Canada en compte treize: sept en prison et six dans des institutions psychiatriques.

La loi ne sera pas rétroactive. Elle s'appliquera seulement aux personnes condamnées après son entrée en vigueur.
 
 
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  • Robert Henri
    Inscrit
    jeudi 29 octobre 2009 05h57
    Comme chez les étatsuniens?
    Les Conservateurs nous mentent. Comme d'habitude.

    On a bien envie de voir les lois durcies pour les meurtriers et les violents. Notre instinct de révolte nous pousse à ça. On va donc durcir les lois et remplir les prisons. comme aux États. Et la criminalité va aller en augmentant, comme aux États.

    Luttons contre la pauvreté et l'individualisme et la criminalité va aller en baisse. Débarrassons nous des Conservateurs abjects et des voleurs de Libéraux en nous séparant du Canada et la criminalité baissera.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 29 octobre 2009 09h58
    Premier ministre à vie
    Le rêve de tout politicien fédéral (ou provincial) un tantinet ambitieux est de devenir premier ministre et de le demeurer à vie. Si Steven Harper réussit cet exploit, les criminels que sa justice aura fait condamner à vie pourront voir leur bourreau jusqu'à leur mort. Il fallait y penser !
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 29 octobre 2009 10h10
    Et si la peine de mort existait...
    ...on les pendrait trois fois?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 29 octobre 2009 10h54
    cela semble raisonnable
    Pourquoi pas, la victime elle qui est innocente a t elle droit à une sortie de sa tombe.

    Ici au Québec nous sommes les champions de la non responsabilité et de l'état providence.

    La punition doit être au moins égal au crime sinon plus sévère. Étant donné que nous n'avons pas encore la peine de mort, au moins laissons nos meurtrier en prison. surtout ceux qui on tué par apat du gain, seul les crime passionel mérite une certaine compassion. Mais les terroriste, les membre de gang cuex qui tu en cometant un autre crime, eux ne drvrait plus jamais avoir la chance de se retrouver dans la population gégnéral.

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 29 octobre 2009 16h02
    À Sylvain Auclair
    Deux pendaisons intentionnellement ratées et une réussie et le tour est joué ! Quelle jouissance pour les moralisateurs à la harper.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Marc André
    Inscrit
    jeudi 29 octobre 2009 18h28
    Petit rappel à archambeault
    La prison sert à dissuader le criminel d'agir et non à se venger. Or, il est clairement démontré que malgré la sévérité des peines aux États-Unis, ce pays dit démocratique enferme tout de même 0,7% de sa population. Tirer en vos conclusions si votre faculté de réfléchir le peut.

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