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Pistolet Taser - La vérité qui choque

Marie-Andrée Chouinard   14 octobre 2009  Justice
Le ministre de la Sécurité publique, Jacques P. Dupuis, a choisi un bien mauvais moment pour afficher, aussi gauchement qu'il l'a fait la semaine dernière, sa pleine et entière confiance en l'usage que font les policiers du pistolet à décharge électrique Taser. La Gendarmerie royale du Canada (GRC), en réponse à de nouvelles directives émises par la société Taser International, vient tout juste de recommander à ses policiers de ne plus viser désormais le coeur ni la poitrine avec l'arme afin de gagner en sécurité.
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  • Jean François Bissonnette
    Inscrit
    mercredi 14 octobre 2009 01h43
    Le problème de la "violence légitime"
    Dans une formule qui s'est imposée comme un grand classique des sciences sociales, Max Weber a défini l'État comme ce qui, sur un territoire donné, dispose d'un "monopole de la violence légitime". L'État moderne, au nom de la sécurité et de la paix, se trouve ainsi fondé sur un inquiétant paradoxe. En effet, par le fait de croire en sa légitimité, les citoyens acquiescent du même coup à la possibilité d'être l'objet d'une telle violence, pour autant que les autorités en place en jugent l'emploi nécessaire et justifié.
    On entend souvent les bien-pensants affirmer que "si l'on n'a rien à se reprocher, on n'a rien à craindre". Or dans le cas de cet homme maîtrisé à coups de Taser dans un CRDI de Québec, on peut se demander ce que, dans un état de conscience que l'on suppose altéré, il pouvait bien avoir à se reprocher.
    Madame Chouinard a raison de souligner le manque de jugement du ministre, mais le problème est beaucoup plus profond que la simple question de savoir si, oui ou non, le Taser est dangereux.
    D'une certaine manière, on pourrait dire que cette arme est un progrès, en ce que la "violence légitime" s'exerce d'une manière qui est moins létale que ce que permet l'arme à feu ou le coup de matraque sur la tempe. Mais une âme chagrine pourrait rétorquer que, dans la mesure où, justement, l'usage du Taser est moins risqué, ça facilite le recours à la violence en soulageant les policiers de la crainte de commettre une bavure.
    Et pourtant, il s'en commet, et il en arrivera d'autant plus que les autorités en banaliseront l'usage, comme l'a fait le ministre Dupuis.
    Faut-il interdire le Taser, parce que des gens en sont morts? Faut-il espérer l'invention d'une arme parfaite, imparable et sans danger? Ou bien ne faut-il pas risquer un questionnement sur l'usage de la violence par les représentants de l'État, de manière à mieux cerner en quoi celle-ci peut être, à nos yeux, légitime?
    Or cette dernière avenue est peu probable, car qui serait prêt à dire, aujourd'hui, que les raisons qui nous font vivre ensemble justifient que des gens meurent s'ils ont "quelque chose" à se reprocher?

  • Normand Carrier
    Abonné
    mercredi 14 octobre 2009 06h14
    Il ne faut pas en demander trop au ministre de la Police .....
    Ce ministre mal équarri comme disait mon père n'a pas souvent le sens du timing car il n'a aucune sensibilité et empathie envers l'humain . Pour lui seul la loi et l'ordre prime et que les policiers se servent du laser sur un trisomique ne l'émeut guère car il n'avait qu'a obéir aux ordres car les ordres et les policiers qui les donnent sont sacrés et intouchables étant tous infaillibles ....Quel zouf ce ministre !
    Normand Carrier

  • gaetanfo
    Abonné
    mercredi 14 octobre 2009 09h11
    Dérive...
    Au début, le Taser devait replacer le pistolet, et éviter ainsi épargner des vies.

    Il en est venu à servir d'arme de correction, pour
    suspects impolis ou réfractaires.

    Ce n'est pas notre ministre de l'Insécurité publique qui
    corrigera ce dérapage.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mercredi 14 octobre 2009 12h59
    Connards au cube
    Peut-être devrait-on faire en sorte qu'il y ait moins de connards qui accèdent au pouvoir.

    Mais, à voir ceux qui se bousculent aujourd'hui au portillon pour accéder au parlement, ce n'est pas demain la vieille.

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    mercredi 14 octobre 2009 14h08
    Quel Étrange Désastre Humanitaire !
    Bon Midi Honorable tout le Monde !

    Grands mercis pour ce Mot sur une "Vérité qui choque" !

    De cette Vérité, il est et demeure Important de signaler que l'Utilisation du Taser constitue une Technique d'Intervention de type "dissuasif"-"aversif", similaire de Celle utilisée dans le Réseau de la Santé et Services sociaux, notamment en "Santé Mentale" et "DI-TED" ("contention", "Isolement", "Piqûre" ... .) !

    Quant on Désobéit, le Système, quant à Lui, cherchera, tout-le-temps, à-de se faire OBÉIR ... sinon le Domaine de la Contrainte-Aversion s'y appliquera !

    Du Temps de Duplessis-Léger, le Système d'Alors utilisait, par exemple, comme Mesures d'Obéissance et d'Intervention, la "Douche Froide", les "Contentions" ainsi que d'autres Mécanismes ("privation de repas et activités") ; des Mécanismes susceptibles d'Amener la "Clientèle" Réfractaire au Respect de l'Obéissance !

    Bien que la Réaction du Ministre soit ou inspire quelques "Doutes", il semble qu'il demeure Étonnant qu'encore le Système ait Recours à ce genre d'Intervention, surtout envers des Personnes qui, faisant parties du Monde de la "Vulnérabilité", représentent une "Clientèle" facile à lessiver socialement, politiquement !

    Quel Étrange Désastre Humanitaire ! - 14 octobre 2009 -

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