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Gil Courtemanche   10 octobre 2009  Justice
Le travail de l'artiste, le processus de création, l'inspiration, l'imagination débridée sont souvent associés inconsciemment à des comportements excessifs, voire déviants. L'histoire de la créativité regorge d'exemples: le hachisch de Rimbaud, l'éthylisme de Baudelaire, l'opium de Malraux, les psychotropes de Warhol, les caisses de 24 d'Éric Lapointe.
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  • Christina Berryman
    Abonnée
    samedi 10 octobre 2009 02h25
    leadership...mon oeil!
    L'assemblée nationale au grand complet a fait preuve de lâcheté ET de calculs politiques à très court terme. Malheureusement, ils continuent à vouloir être debout ET assis en même temps.Comme il faut que cela aille plus mal avant d'aller mieux, je me rapproche dangereusement des 40% d'abstentionnistes, malheureusement! Vive la confusion, les demies mesures et le pouvoir de ne rien faire pour notre évolution collective.

  • Robert Henri
    Inscrit
    samedi 10 octobre 2009 06h24
    Faut pas comparer poires et pommes...
    Éric Lapointe? Sur le mmême pied que Rimbaud, Baudelaire, l'opium de Malraux et Warhol? Le «stock» est pas mal plus fort vers Montréal qu'ici sur la Côte-Nord... On ne croit plus le reste de l'article après ça.

    Aussi drogués ou alcooliques que soient les génies créateurs, ça ne les rend en rien semblables aux violeurs et aux pédophiles.

    Dégèle! Ça presse mon Gilles.

  • Francois Taylor
    Inscrit
    samedi 10 octobre 2009 06h34
    Une élite arrogante
    Je retiens ici l'analyse d'un journaliste du New York Times qui a fait la remarque que la population française n'est pas du même avis que BHL et compagnie. Pour Dupont et Amhed, il est normal que Polanski subisse les conséquences des actes. L'élite intellectuelle française ne cessant de se gargariser avec le sentiment de sa propre importance, elle tend à penser que ses membres doivent être jugés en ayant recours à une autre loi que celle qui s'applique au peuple. La république à deux vitesses, quoi!

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 10 octobre 2009 06h40
    Artriste.
    Les artistes sont-ils plus libres que les autres parce qu'ils vont à l'encontre des normes de la société dans laquelle ils évoluent? Artaud était-il libre de sa maladie mentale? Paul Valéry n'était pas un voyou et encore moins Claudel ni André breton. Même le grand Joris-Karl Huysmans qui écrivit « À Rebours », le texte considéré comme « la Bible des décadents » du 19ième siècle avec son personnage célèbre Des Esseintes, vivait comme un véritable bourgeois et on en passe. Votre point de vue manque d'objectivité historique, allez le demander à Flaubert. Si tout est culture alors nous n'avons pas besoin de la célébrer comme une valeur particulière. La culture est transcendance. Polanski faisait dans la misère culturelle dans le sens où il produisait des films de grande consommation. En ouvrant le frigo de son ami Nicholson, il choisira le Champagne et non le jus d'orange pour cette jeune fille de 13 ans et de plus comme artiste très libre, il se perdra entre les bonbons à la menthe et les médicaments qu'il offrit à cette jeune fille. Faut vraiment être libre de tout ça. C'est un bonhomme du 14ième siècle Maître Eckhart (qui influença beaucoup d'artistes) qui écrivit que l'homme libre, « désapproprié » dira-t-il (Gelassenheit, de lassen, « restituer la liberté »), que cet homme donc libre comme l'artiste et moins que l'air, que sa condition resterait l'errance. Dans la joie mais errance tout de même. L'artiste n'et pas plus libre qu'un autre dans nos sociétés marchandes. A fait belle lurette qu'il a fini de perdre sa liberté. On ne naît pas artiste, on le devient. On ne nait pas libre, on le devient.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    samedi 10 octobre 2009 08h47
    Je plaide la clémence
    Je plaide la clémence.

    Qu'est-ce qu'une justice progressiste ?

    En ce qui concerne Roman Polansky, mon idée se forge de plus en plus...

    Je pense que la justice devrait généralement prendre en compte "l'ensemble" de la situation avant de juger et raisonnablement rechercher le jugement "le moins dur possible" et "le plus constructif possible".

    L'objectif d'une justice progressiste n'étant pas surtout de "punir", mais de "réparer" et de "prévenir".

    Et dans ce cas précis, je pense que Polansky a "déjà" beaucoup payé (médiatiquement)pour sa faute ; à moins de totalement ignorer ce que c'est que de subir le jugement des autres dans nos sociétés;, et de n'y accorder "aucune" valeur; ce qui serait à mon sens bien injuste.

    Surtout que dans les circonstances, je crois sincèrement que la société ne risque plus rien.

    Voilà pourquoi je plaide la clémence.

    Cela fera un taulard de moins à financer par des impôts, et peut-être même un employeur de plus dans la société...

    Peut-être même pourrait-on demander à Polansky de faire un film sur le sujet..

    Il me semble que cela va dans le sens d'une justice plus progressiste et réparatrice, plutôt qu'une justice, revancharde, vindicative et punitive.

    En fait, contrairement à une "justice aveugle" qui appliquerait le même verdict en vertu d'un acte posé, je crois que la justice doit ouvrir les yeux et agir de manière personnalisée en prenant aussi en compte la personne et non le seul geste posé.



    Christian Montmarquette


    .

  • Marc Gendron
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 08h53
    Une infâme crapule
    Cet ignoble individu à sodomisé une fillette de 13 ans, il a fui devant la justice de son pays qui se serait apprêté à lui refilé davantage que les 42 jours déjà convenus entre les procureurs. Il aurait même payé 500 000$ à sa victime pour s'assurer de son silence. De fait, la victime a déclaré vouloir tourner la page, comme par hasard.

    Il doit absolument être extradé en Californie, ne serait-ce que pour y purger la sentence de 42 jours, pour commencer...

    L'oeuvre ou l'art de Roman Polanski est une autre affaire.

  • Robert Côté
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 09h08
    Il a été jugé!
    M. Polinski a été jugé. Il a plaidé coupable. Cela est un jugement. Il s'est sauvé de peur que la sentence qui lui aurait été imposée, soit très sévère. C,est non seulement un criminel, mais c'est aussi un fugitif.
    Robert Côté

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 10 octobre 2009 11h00
    Le sens du crucifix
    Un cadavre sur une croix, n'est-ce pas là l'image par excellence pour représenter notre gouvernement?

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 13h59
    Heureusement que Christian Motmarquette n'est pas juge.
    Si M. Montmarquette avait à décider du sort de certains inculpés, il se mettrait à distribuer les sentences selon la tête du client. Les beaux, les repentis, les artistes, les enfants gâtés auraient tous droit à une clémence exemplaire. Tout le monde serait tout à fait rassuré.

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    samedi 10 octobre 2009 14h28
    Le pianiste: Wladyslaw Szpilman
    Le film «Le Pianiste» a été tourné en 2002 par le réalisateur Roman Polanski, d'après le livre de Wladyslaw Szpilman,ce musicien Juif qui vécu dans le ghetto de Varsovie. Ce livre de Szpilman, le récit de sa survie, fut d'abord publié en polonais en 1946. Bien sûr, les souvenirs d'enfance de Polanski lui ont facilité la réalisation de ce film lauréat de 3 Oscars.

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 17h26
    Excellent article
    On pourrait ajouter que les politiciens et les policiers sont également plus libres que les autres même s'ils n'attirent pas la sympathie du public comme c'est le cas pour les artistes.
    Henri-B. Boivin

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 10 octobre 2009 19h29
    jesan pierre ferland
    c'est à trente ans que les femmes sont belles
    avant c'est évident
    après ça dépemd d'elles

  • Jean Pierre Bouchard
    Inscrit
    samedi 10 octobre 2009 19h42
    C'est une double affaire liée Polansky-Mitterrand qui mérite le respect des faits
    Monsieur le journaliste vous devriez savoir que dans l'affaire Polansky qui s'est élargie à la personne du ministre Mitterrand, la complexité a pris le dessus et ne permet pas une prise de position simple.

    Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte dont l'un d'eux est que la controverse Polansky-Mitterrand nourrit en France parmi sa population un climat de lynchage qui n'est pas sans faire référence au vieux besoin du peuple de se trouver des bouc émissaires afin de se délivrer de l'accumulation des frustrations vécues. Il y a ce climat social en France qui l'emporte maintenant sur les premières réactions politiques suite à l'arrestation de R.Polansky.

    Pour en revenir à ce dernier s'il n'est pas exempté d'avoir affaire à la justice au nom de l'égalité de tous devant la loi. Il faut se surprendre tout de même de l'action maintenant de l'État suisse dans cette affaire fin septembre 2009, il apparaît qu'au nom de la transparence bancaire des négociations occultes se sont déroulées entre l'administration Obama et le pouvoir fédéral suisse. D'autres que moi pourront développer ce point mais l'affaire est suspecte.

    Sur le fond des affaires Polansky puis Mitterrand, plusieurs points à relever.

    - Si Polansky doit être jugé, les circonstances atténuantes toutefois n'en n'existent pas moins pour lui que pour les personnes dites ordinaires. Son histoire personnelle faite de drames a sans doute sa part de causalité quoi qu'on en dise dans son acte d'abuser selon l'accusation une fille de 13 ans. En psychanalyse, la notion de compulsion de répétition a été développé pour expliquer qu'une personne qui a subi des traumatismes relationnels ou abus de tout acabit souvent pendant l'enfance peut adulte commettre des actes répréhensibles ou criminels de par l'effet inconscient engendré par les violences vécues. Autrement si les circonstances atténuantes ne sont plus reconnues en droit, nous retournerons à la justice du talion dont rêvent les lyncheurs. Monsieur Courtemanche vous ne le souhaitez sûrement pas.

    - Sur la sexualité en général, il ne faut pas oublier qu'aussi naturelle soit t'elle, notre culture occidentale judéo chrétienne l'a transformée en apocalypse réelle et virtuelle. Certes, les abus sexuels n'en n'existent pas moins par contre il ne faut pas sous estimer l'hyper sensibilité populaire envers les viols et actes pédophiles comparativement à des états traumatiques autres qui n'obtiennent pas la même visibilité et qui pourtant traduisent autant de souffrance.

    - Sur l'affaire Mitterrand, celui ci dans une autobiographie romancée a raconté son expérience de touriste sexuel en Thailande à travers remords et mauvaise conscience en usant de toutes les formules littéraires propre à une littérature de confession personnelle. Frédéric Mitterrand ne fait donc pas l'apologie du tourisme sexuel dans son livre publié en 2005 contrairement à ce qu'un responsable du Parti socialiste français a affirmé dans l'ombre de la déclaration hystérique de la fille Marine Lepen du chef du Front national. Selon l'ensemble des pages retenues par le journal Le Monde, F.Mitterrand aurait eu des rapports sexuels avec de jeunes adultes majeurs et non de jeunes mineurs tels que prétendu par madame Lepen.


    - Ceci dit si nous tentons de réfléchir. Si d'une part, il faut ne pas succomber à une paranoïa de l'abus pédophile en transformant Polansky et mitterrand en de purs boucs émissaires voués à l'immolation sans recours légitime à une défense d'opinion et judiciaire. Il ne faut pas être aveugle non plus. Les agressions sexuelles contre les enfants et les adolescents existent c'est pourquoi la position d'un Finkelkraut est hallucinée et ne tient pas debout. C'est bien pour éviter la répétition des actes traumatiques vécus qu'il faut intervenir contre ceux qui abusent sexuellement ou autrement de la fragilité des enfants.

    Alors oui Roman Polansky en bénéficiant de tous les droits de la défense doit faire face à la justice et ce même trente ans après les faits avérés. Quant à la situation touchant F.Mitterrand, un récit littéraire si même à portée biographique ne saurait avoir de conséquence judiciaire. Toutefois tout en prenant le temps de respirer sans ruer dans les brancards comme le fait la majeure partie de l'opinion française, la remarque peut se faire qu'un individu qui a pratiqué le tourisme sexuel ne devrait probablement pas être ministre d'un gouvernement sans qu'on l'accuse automatiquement de pédophilie. Quoique F.Mitterrand a commis un acte anti social en pratiquant des rapports sexuels par prostitution avec des jeunes adultes d'un pays du tiers monde qui a fait du marché de la chair pour occidentaux une activité économique d'exploitation de sa propre population.

    - Ainsi dans cette histoire de scandales sexuels touchant des célébrités en France et en Europe, chacun des groupes en cause connaît sa part de vérités et de faussetés. Les célébrités en question ne sont probablement pas blancs comme neige il s'en faut néanmoins il faut nuancer les prises de position considérer l'existence de pulsions populaires de lynchage qui en France ou ailleurs sont intolérables. Gil Courtemanche lui ne retient qu'une partie des faits et des affaires et est loin de brosser un portrait complet de la situation engendrée par l'arrestation de R.Polansky. Voilà un exemple flagrant de déficience journalistique de plus en plus fréquente.

    - M.Courtemanche, d'autre part votre remarque sur P.Falardeau et ses mauvaises manières, plusieurs d'entre nous peuvent s'en passer on sait que Falardeau ne s'est pas fait beaucoup d'amis en dénonçant la pensée unique dans la presse. Peut être bien que sur la dénonciation de la concentration de la presse, P.Falardeau a été plus efficace que vous parce qu'il a osé crier haut et fort.

    - En conclusion, monsieur Courtemanche, vous êtes apparemment davantage qu'un social démocrate, vous seriez vraisemblablement un socialiste de caractère international. Grand bien vous fasse en autant en vous lisant souvent que votre paradis rêvé ne ressemble pas aux couleurs passées de l'intolérable réalisme socialisme marqué par des consensus artificiels et une discipline de fer ! Parfois vous me faites ressentir ces impressions indépendamment de vos qualités existantes.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 10 octobre 2009 20h21
    Rien à voir
    L'artiste crée, un point c'est tout. Cela a-t-il à voir avec l'argent ? Avec le sexe ? Avec la drogue ? Peu importe. L'artiste a une vision nouvelle, originale du monde et il tente de la faire partager. Que Polanski ait commis un acte qui choque avec un enfant, cela semble irréfutable, mais l'affaire n'est pas si simple paraît-il.

    Je préfère ses oeuvres à sa vie. Chacun vaque à son destin, petits ou grands, comme disait l'autre. Qu'elles aient eu ou non un succès commercial ne change rien l'affaire.

    Une chose est sûre, l'art n'est pas métier, mais on peut gagner sa vie avec parfois. Acheter un juge, il paraît que cela se peut par ici, mais pas le talent qu'on a ou pas. Désolé pour ceux qui auraient voulu en faire carrière.

    Monsieur le juge, vous en avez abusé combien de jeunes filles ou de jeunes hommes ? Cela ne vous rendra pas célèbre.

    ...

  • Guillot Sophie
    Inscrite
    dimanche 11 octobre 2009 08h48
    Débat
    A propos de Polanski, on peut pour le moins s'étonner de l'indignation de l'opinion Française, puisque dans notre pays, pour un tel crime, vu le délai, il y aurait prescription d'une part. D'autre part, Polanski a fui la justice Américaine, mais depuis tout ce temps, si on avait vraiment eu l'intention de l'arrêter on aurait pu le faire bien plus tôt il me semble. La Suisse par exemple, réagit de façon bizarre, pourquoi l'extrader maintenant alors que cela fait des années que Polanski vit à cheval entre la France et la Suisse ? Pourquoi n'ont ils pas réagit plus tôt ?

    Cela n'ôte rien à l'horreur de l'acte commis, mais tout de même il me semble que vu la situation concernant les abus sur les enfants, il y a ici un rôle de vierge offensée qui me semble assez déplacé. En effet, dans le monde entier, existent des sites internet sur lesquels des vrais pédophiles s'adonnent à leur sport favori, chasser des mineurs et tenter d'abuser d'eux, par caméra interposée, ou pire en leur donnant des rendez vous. Que je sache, les Etats ne semblent pas réagir avec autant d'énergie pour tenter de protéger ces milliers de mineurs qui sont la proie de drôles de personnes sur internet.( et contrairement à la croyance généralement populaire, ce ne sont pas que de vieux messieurs vicieux, il y a des abuseurs assez jeunes merci et il existe aussi toute une catégorie d'abuseuses femmes, tabou du tabou dans la pédophilie. Enfin, il est intéressant de savoir que dans les affaires d'abus sur mineurs, 80% des actes perpétrés sont de l'ordre incestueux , c'est à dire dans la famille. Re Tabou du tabou sur ce sujet là.
    Alors aller aujourd'hui faire un procès au pilori pour ce que Polanski a fait il y a 35 ans... ou prétendre que Mitterand est un affreux touriste sexuel (alors qu'il a fait des confidences sur ce sujet de façon spontanée et assez repentantes il me semble) c'est un peu jouer les autruches pour ne pas s'occuper de ce qui se passe aujourd'hui sous nos yeux et dans nos propres sociétés.

    Quant à la question des accomodements déraisonnables ou du crucifix, en effet, il sera assez difficile au Québec ou au Canada de se prétendre laïc aussi longtemps qu'un tel signe religieux sera présent dans les instances officielles, mais à y regarder de plus près, il y a dans la Constitution Canadienne bien des allusions à Dieu lui donnant une place prépondérante qui prêtent à confusion. Le Canada comme les USA sont bien des Etats théocratiques.

    http://www.canoe.com/infos/chroniques/richardmarti

    Voilà un journaliste qui fait un peu le tour de la question concernant ces accomodements que je trouve assez sensé.

  • Bel Zébuth
    Inscrit
    dimanche 11 octobre 2009 10h29
    @ robert henri
    Ne jamais comparer pommes et oranges, 'poires et pommes' etc?

    Au risque de ne pas chercher à comprendre certaines choses qui pourtant se ressemblent? Avec les précautions nécessaires, bien entendu?

    Car, Monsieur, il s'agit bien ici de fruits et de fruits tout en rondeur!

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    dimanche 11 octobre 2009 11h42
    @ Georges Paquet - Un prisonier coûte $ 90,000 par année dans une prison fédérale canadienne
    A titre d'exemple, un prisonier coûte 90,000$ par année dans une prison fédérale sans compter le cout du procès.

    Et cela n'apportera "RIEN" à la victime.

    Bien au contraire !

    La seule chose que demande la principale concernée dans cette histoire, pour peu qu'on la respecte c'est qu'on n'en parle plus !

    Qu'est-ce qui compte le plus pour vous ?

    Entôler à grand frais un gars qui a déjà eu sa leçon et ne récidivera assurémént plus,ou respecter les volontés de la victime pour cesser d'ajouter à son fardeau ?

  • Georges Paquet
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 22h30
    Pour Christian Montmarquette, un juge ne doit pas être trop sévère avec les criminels car ça coûte cher de les garder en prison.
    Vous les gardez où les criminels, M. Momtmarquette? Vaut mieux les laisser en liberté. Ça coûte moins cher.

    Mais oui, M. Montmarquette, la JUSTICE se doit d'être et de demeurer aveugle. Les petits, les grands, les intellectuels, les artistes, les puissants et les pauvres devraient tous être égaux devant la justice. Point.

  • Guy Archambault
    Abonné
    dimanche 11 octobre 2009 23h00
    Bizarre de polémique !
    À lire tous les articles, on ne sait plus quoi penser, notamment par rapport à la faute commise par Polanski, au procès qu'il semble avoir eu, à la peine qu'il a purgée, etc. La seule façon d'avoir la vérité dans tout cela, serait que Monsieur Polanski accepte de retourner aux États-Unis et de se défendre devant les tribunaux en bonne et due forme. Nous apprendrions alors la vérité circonstanciée, celle de l'époque et celle qui a cours depuis le crime commis.

    Autre point qui m'interroge beaucoup : si la jeune fille violentée et violée avait eu 14 ans et un jour, n'aurait-ce pas été malgré tout un crime même si on n'avait pu poursuivre Monsieur Polanski ?

    Bizarre de polémique qui en dit plus sur ceux qui en débattent que sur
    les faits qui entourent avant, pendant et après le crime de Polanski.

    Guy Archambault

  • Julie Bouchard
    Abonnée
    lundi 12 octobre 2009 19h52
    Ce "nous" désigne qui au juste?
    Je vous ai lu en me demandant à qui vous pouviez bien penser lorsque vous prétendez décrire "notre" conception des artistes, devant qui nous serions plus indulgents... Enfin, je ne me reconnais dans vos propos. Et je ne comprends pas plus la lecture prétentieuse que vous faites de "l'événement" Romanski. Vous me semblez plus pressé d'assurer votre bonne conscience qu'autre chose.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 13 octobre 2009 05h50
    Qu'est-ce donc qu'être "juste" ?
    Cher Monsieur Paquet vous nous dites :

    "Vous les gardez où les criminels, M. Momtmarquette? Vaut mieux les laisser en liberté. Ça coûte moins cher.

    Mais oui, M. Montmarquette, la JUSTICE se doit d'être et de demeurer aveugle. Les petits, les grands, les intellectuels, les artistes, les puissants et les pauvres devraient tous être égaux devant la justice. Point."


    ***

    Je vous répond et rédise que ce qui importe (dans une justice progressiste), n'est pas tant "la vengeance", mais la "réparation", "la prévention" et "la sécurité de la société".

    Or, d'une part, il est statistiquement prouvé, que l'augmentation des peines, tel que Harper et les conservateurs tendent à le croire par exemple, n'améliore en RIEN la prévention du crime.

    D'autre part, en mon âme et conscience, je crois très sincèrement que Roman Polansky a déjà d'une certaine manière, payé pour ce crime qu'il a reconnu et qu'il ne récidivera pas.

    Alors, dans ce "cas précis" pourquoi s'entêter et faire payer en plusse la société ? ..En plus de rajouter au fardeau de la principale concernée, c'est à dire : "LA VICTIME" !

    Je ne dis pas de laisser sortir des récidivistes impénitents.

    Je dis que chaque fois que nous le pouvons, nous devons appliquer la plus faible sentence possible (la clémence) en prenant en compte l'ensemble de la sitation et les coûts pour la société ; ce que d'ailleurs font déjà " BEAUCOUP " de juges.

    ***

    "Qu'est-ce donc qu'être "juste" ?

    Vous dites que la justice doit être "aveugle".

    Mais au fait, qu'est-ce donc qu'être "juste" et égaux devant la loi ?

    Pour un millionnaire, une contravention de 250$ ne signifiera RIEN, alors que pour un travailleur au salaire minimum, elle lui enlèvera littéralement le pain de la bouche, à lui, et à sa famille...

    Est-ce cela qu'une justice "égalitaire" ?

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