Soixante-deux personnes arrêtées - Les Bandidos n'ont pas eu le temps de remplacer les Hells dans la rue
La réorganisation des Bandidos au Québec s'est terminée par une virée en fourgon cellulaire, hier à Montréal. Huit ans après le début de la guerre des motards, les policiers se targuent d'avoir mis fin aux hostilités et démantelé le gang en arrêtant 62 personnes, y compris les têtes dirigeantes.
Pour tout dire, les Bandidos ne comptent plus aucun membre en liberté, à l'exception de trois fugitifs. La liste des personnes arrêtées comprend Salvatore Cazzetta, fondateur du gang, déjà en prison pour trafic de stupéfiants, Jean Duquaire, fournisseur de drogue, Serge Cyr et Denis Boucher, deux des plus anciens porte-couleurs du gang, l'actuel président Alain Brunette et autres motards. Ils vivaient du crime, ils «réfléchissaient juste à ça», a dit hier Michel Gagné, commandant à la division du crime organisé au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Le crime organisé englobe aussi la société civile. À l'instar des Hells Angels, les Bandidos comptaient sur les services d'une mandataire de la SAAQ, Stéphanie Locas, pour leur fournir des renseignements nominatifs sur leurs ennemis. Une brigadière à l'emploi du SPVM, Valérie Moutiers, cachait 197 kilos de haschisch chez elle.
L'acte d'accusation fait 11 pages et couvre une série de crimes commis par les 62 accusés au Québec et en Ontario: gangstérisme, complot pour meurtre, possession d'armes et trafic de tous les types de stupéfiants possibles: cannabis, haschisch, cocaïne, héroïne, ecstasy, GHB — ou drogue du viol —, Viagra.
Lors des perquisitions menées à Kingston, Toronto, Montréal, Québec et Val-d'Or, les policiers ont saisi une quarantaine d'armes à feu, 197 kilos de haschisch, quatre kilos de cocaïne, 200 plants de marijuana, du matériel aux couleurs des Bandidos, des cédéroms contenant des renseignements nominatifs sur les Hells et 125 000 $ en argent liquide. Les enquêteurs ne s'attendaient pas à des saisies de biens matériels aussi importantes que dans le cadre de l'opération Printemps, qui a paralysé la machine des Hells l'an dernier. «Les Hells Angels avaient des domiciles luxueux. Les Bandidos, ce n'est pas la même chose. On ne peut pas saisir des quatre et demi», a lancé l'inspecteur Serge Frenette, de la division du crime organisé au SPVM.
Les Bandidos tentaient depuis un an de reconquérir les marchés de revente de drogue laissés vacants après l'arrestation des Hells Angels, mais les policiers ne leur en ont guère laissé l'occasion. «Ils tentaient de prendre la place, mais on ne peut pas dire que c'est une organisation aussi florissante que les Hells Angels», a dit l'inspecteur Frenette.
«Moi, je serais prêt à dire que c'est la fin des Bandidos. Il peut en rester, mais il n'y a plus de structure en tant que telle en dehors des murs d'un pénitencier», a ajouté le commandant Gagné.
L'enquête révèle que Bandidos et Hells Angels présentent des modus operandi similaires. Les deux gangs disposaient d'une «équipe de tueurs» qui patrouillaient l'île de Montréal à la recherche d'un ennemi à abattre. Ils n'avaient pas à obtenir de permission avant de tuer un rival, comme en témoigne la tentative de meurtre sur Steven Bertrand. Le 19 mars dernier, André Desormeaux et Patrick Hénault avaient aperçu par pur hasard cette relation des Hells dans un restaurant de la rue Bernard, à Montréal. Ils étaient revenus munis d'une arme pour tirer à bout portant dans la vitrine. Ils sont maintenant accusés de tentative de meurtre.
Les Bandidos seront jugés au même endroit que les Hells, sur le terrain de la prison de Bordeaux. Le dossier a été confié au procureur Jean-Claude Boyer, qui avait obtenu les premières condamnations de l'histoire pour gangstérisme contre les Rock Machine de Verdun.
Pour tout dire, les Bandidos ne comptent plus aucun membre en liberté, à l'exception de trois fugitifs. La liste des personnes arrêtées comprend Salvatore Cazzetta, fondateur du gang, déjà en prison pour trafic de stupéfiants, Jean Duquaire, fournisseur de drogue, Serge Cyr et Denis Boucher, deux des plus anciens porte-couleurs du gang, l'actuel président Alain Brunette et autres motards. Ils vivaient du crime, ils «réfléchissaient juste à ça», a dit hier Michel Gagné, commandant à la division du crime organisé au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Le crime organisé englobe aussi la société civile. À l'instar des Hells Angels, les Bandidos comptaient sur les services d'une mandataire de la SAAQ, Stéphanie Locas, pour leur fournir des renseignements nominatifs sur leurs ennemis. Une brigadière à l'emploi du SPVM, Valérie Moutiers, cachait 197 kilos de haschisch chez elle.
L'acte d'accusation fait 11 pages et couvre une série de crimes commis par les 62 accusés au Québec et en Ontario: gangstérisme, complot pour meurtre, possession d'armes et trafic de tous les types de stupéfiants possibles: cannabis, haschisch, cocaïne, héroïne, ecstasy, GHB — ou drogue du viol —, Viagra.
Lors des perquisitions menées à Kingston, Toronto, Montréal, Québec et Val-d'Or, les policiers ont saisi une quarantaine d'armes à feu, 197 kilos de haschisch, quatre kilos de cocaïne, 200 plants de marijuana, du matériel aux couleurs des Bandidos, des cédéroms contenant des renseignements nominatifs sur les Hells et 125 000 $ en argent liquide. Les enquêteurs ne s'attendaient pas à des saisies de biens matériels aussi importantes que dans le cadre de l'opération Printemps, qui a paralysé la machine des Hells l'an dernier. «Les Hells Angels avaient des domiciles luxueux. Les Bandidos, ce n'est pas la même chose. On ne peut pas saisir des quatre et demi», a lancé l'inspecteur Serge Frenette, de la division du crime organisé au SPVM.
Les Bandidos tentaient depuis un an de reconquérir les marchés de revente de drogue laissés vacants après l'arrestation des Hells Angels, mais les policiers ne leur en ont guère laissé l'occasion. «Ils tentaient de prendre la place, mais on ne peut pas dire que c'est une organisation aussi florissante que les Hells Angels», a dit l'inspecteur Frenette.
«Moi, je serais prêt à dire que c'est la fin des Bandidos. Il peut en rester, mais il n'y a plus de structure en tant que telle en dehors des murs d'un pénitencier», a ajouté le commandant Gagné.
L'enquête révèle que Bandidos et Hells Angels présentent des modus operandi similaires. Les deux gangs disposaient d'une «équipe de tueurs» qui patrouillaient l'île de Montréal à la recherche d'un ennemi à abattre. Ils n'avaient pas à obtenir de permission avant de tuer un rival, comme en témoigne la tentative de meurtre sur Steven Bertrand. Le 19 mars dernier, André Desormeaux et Patrick Hénault avaient aperçu par pur hasard cette relation des Hells dans un restaurant de la rue Bernard, à Montréal. Ils étaient revenus munis d'une arme pour tirer à bout portant dans la vitrine. Ils sont maintenant accusés de tentative de meurtre.
Les Bandidos seront jugés au même endroit que les Hells, sur le terrain de la prison de Bordeaux. Le dossier a été confié au procureur Jean-Claude Boyer, qui avait obtenu les premières condamnations de l'histoire pour gangstérisme contre les Rock Machine de Verdun.
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