Nouvelle requête pour des audiences élargies sur les mines à ciel ouvert
Malgré l'appui conditionnel du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) au projet de la mine Osisko, à Malartic, la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! maintient sa demande pour une consultation élargie sur la valeur des projets de mine à ciel ouvert. La coalition, formée au printemps 2008, représente une douzaine d'organismes sociaux, syndicaux ou écolos cherchant à mieux encadrer le développement du secteur minier au Québec.
«Un rapport du BAPE sur un projet, c'est limité, commente Ugo Lapointe, porte-parole de la coalition, lui-même lié au Forum de l'Institut des sciences de l'environnement. Le BAPE l'a admis lors des audiences: il ne peut étendre son mandat pour questionner ce type de développement de manière plus large. Voilà pourquoi nous disons qu'il nous faut un BAPE générique, une commission technique et scientifique, sur ce type de développement et ses répercussions sur les générations à venir en Abitibi-Témiscamingue mais aussi sur tout le territoire du Québec.»
Dans son rapport de quelque 150 pages dévoilé la semaine dernière, le Bureau conclut que les plans d'Osisko pour la région nordique pourraient être autorisés à certaines conditions. La commission estime que le projet devrait être encadré par de meilleures garanties financières, un suivi environnemental, une politique d'impact zéro pour la population et un mode de consultation élargi.
Le projet minier aurifère vise le creusement d'un trou de 1,5 km par 750 mètres, qui va forcer le déménagement d'une partie du village de Malartic. La mine pourrait fournir jusqu'à 350 emplois au plus fort de son exploitation de plus d'une décennie, visant l'extraction de plusieurs millions d'onces d'or.
Plusieurs indices et décisions importantes des derniers mois laissent croire que l'affaire est déjà dans le sac pour la compagnie Osisko. Selon toute vraisemblance, la ministre Line Beauchamp soumettra le rapport au conseil des ministre demain et demandera alors l'aval gouvernemental par l'adoption d'un décret.
L'opposition péquiste à l'Assemblée nationale ménage le projet. Seul le député de Québec solidaire a vraiment attaqué les plans d'exploitation.
M. Lapointe ne nie pas la faiblesse relative des appuis politiques ou même populaires des opposants au projet de mine à ciel ouvert. «C'est un peu décourageant, je l'avoue. Nous essayons de défendre des idées intéressantes, progressistes. Tout ce que nous demandons, c'est de pouvoir en débattre, de réfléchir.»
Questions sans réponse
Comme le note le communiqué de la coalition émis hier, il n'est même pas certain que des consultations «publiques, ouvertes et transparentes» auront lieu sur le sujet crucial de la restauration détaillée du site, une fois l'exploitation terminée, un aspect fondamental dans une perspective de gestion durable. Le problème de la contamination possible des eaux souterraines n'est pas non plus réglé, puisque le BAPE recommande maintenant à la minière de réaliser davantage d'études à ce sujet.
«Il y a beaucoup de questions sans réponses et encore trop de risques à évaluer, conclut Ugo Lapointe. Nous maintenons donc notre demande pour débattre des mines à ciel ouvert au Québec. Est-ce par exemple de cette manière qu'on veut attirer de nouveaux venus dans la région ou retenir les jeunes? Est-ce ainsi qu'on va assurer un développement régional intéressant?»
«Un rapport du BAPE sur un projet, c'est limité, commente Ugo Lapointe, porte-parole de la coalition, lui-même lié au Forum de l'Institut des sciences de l'environnement. Le BAPE l'a admis lors des audiences: il ne peut étendre son mandat pour questionner ce type de développement de manière plus large. Voilà pourquoi nous disons qu'il nous faut un BAPE générique, une commission technique et scientifique, sur ce type de développement et ses répercussions sur les générations à venir en Abitibi-Témiscamingue mais aussi sur tout le territoire du Québec.»
Dans son rapport de quelque 150 pages dévoilé la semaine dernière, le Bureau conclut que les plans d'Osisko pour la région nordique pourraient être autorisés à certaines conditions. La commission estime que le projet devrait être encadré par de meilleures garanties financières, un suivi environnemental, une politique d'impact zéro pour la population et un mode de consultation élargi.
Le projet minier aurifère vise le creusement d'un trou de 1,5 km par 750 mètres, qui va forcer le déménagement d'une partie du village de Malartic. La mine pourrait fournir jusqu'à 350 emplois au plus fort de son exploitation de plus d'une décennie, visant l'extraction de plusieurs millions d'onces d'or.
Plusieurs indices et décisions importantes des derniers mois laissent croire que l'affaire est déjà dans le sac pour la compagnie Osisko. Selon toute vraisemblance, la ministre Line Beauchamp soumettra le rapport au conseil des ministre demain et demandera alors l'aval gouvernemental par l'adoption d'un décret.
L'opposition péquiste à l'Assemblée nationale ménage le projet. Seul le député de Québec solidaire a vraiment attaqué les plans d'exploitation.
M. Lapointe ne nie pas la faiblesse relative des appuis politiques ou même populaires des opposants au projet de mine à ciel ouvert. «C'est un peu décourageant, je l'avoue. Nous essayons de défendre des idées intéressantes, progressistes. Tout ce que nous demandons, c'est de pouvoir en débattre, de réfléchir.»
Questions sans réponse
Comme le note le communiqué de la coalition émis hier, il n'est même pas certain que des consultations «publiques, ouvertes et transparentes» auront lieu sur le sujet crucial de la restauration détaillée du site, une fois l'exploitation terminée, un aspect fondamental dans une perspective de gestion durable. Le problème de la contamination possible des eaux souterraines n'est pas non plus réglé, puisque le BAPE recommande maintenant à la minière de réaliser davantage d'études à ce sujet.
«Il y a beaucoup de questions sans réponses et encore trop de risques à évaluer, conclut Ugo Lapointe. Nous maintenons donc notre demande pour débattre des mines à ciel ouvert au Québec. Est-ce par exemple de cette manière qu'on veut attirer de nouveaux venus dans la région ou retenir les jeunes? Est-ce ainsi qu'on va assurer un développement régional intéressant?»
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