dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 13h11
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Recours collectif de 35 000 citoyens - Les cols bleus gagnent en Cour d'appel

Le Service de police est montré du doigt pour avoir causé un embouteillage monstre en septembre 2003

Brian Myles   11 avril 2009  Justice
Au nom du droit à la manifestation, la Cour d'appel a donné gain de cause aux cols bleus en invalidant un recours collectif intenté par quelque 35 000 citoyens pris dans un embouteillage monstre à la suite du débrayage illégal de septembre 2003.

Le Service de police de Montréal (SPVM) est montré du doigt pour avoir causé les bouchons de circulation avec ses mesures de sécurité dans cette décision qui remet en question le bien-fondé d'accorder des indemnités à des automobilistes retardés dans leurs déplacements.

Le droit de circuler en voiture de la façon la plus rapide possible, sans être victime d'un délai indu, ne constitue certainement pas un droit protégé par les chartes, affirme la Cour d'appel. De même, le stress et la frustration vécus par les automobilistes ne sauraient être assimilés à un préjudice tangible donnant droit à une indemnisation collective.

Le litige remonte au 17 septembre 2003. Plus de 300 cols bleus avaient paralysé le quadrilatère immédiat de l'hôtel de ville (un périmètre formé des rues Saint-Antoine, Gosford, Notre-Dame et Saint-Laurent) pendant plus de deux heures lors d'une grève jugée illégale par le Conseil des services essentiels.

Ils avaient bloqué les rues avec les véhicules lourds de la ville pour protester contre la rupture des négociations.

La circulation avait subi de considérables perturbations. Même les véhicules d'urgence ne pouvaient pénétrer dans le quadrilatère de l'hôtel de ville. À la décharge des cols bleus, les principaux points d'entrée et de sortie du quadrilatère étaient cependant bloqués par les policiers pour des motifs de sécurité, fait remarquer la Cour d'appel. En outre, la manifestation ne résultait pas d'un mot d'ordre officiel du syndicat, mais d'une initiative spontanée de membres principalement issus des municipalités fusionnées de force.

La Cour supérieure avait condamné malgré tout le Syndicat des cols bleus (SCFP-FTQ) à verser une indemnité de 25 $ à 35 435 personnes reconnues pour les fins du recours collectif. Les plaignants avaient accepté à leur tour de verser la somme 885 875 $ à l'Accueil Bonneau et la Old Brewery Mission. Les deux refuges pour itinérants sont donc les grands perdants de la décision unanime rendue jeudi par la Cour d'appel.

La Cour d'appel reproche à la juge de première instance d'avoir entretenu la confusion entre la grève des cols bleus et leur manifestation. Selon l'analyse de la Cour d'appel, la grève était bel et bien illégale, mais c'est tout le contraire pour la manifestation. Rien ne permettait de conclure à un acte «abusif ou illicite [...] surtout lorsque l'on considère le caractère fondamental du droit à la manifestation».

Le tribunal se range enfin à l'argument du Syndicat des cols bleus selon lequel les manifestants avaient entrepris une grève sauvage de leur propre initiative. Or, la faute d'un salarié n'engage pas nécessairement la responsabilité de son syndicat, réitère la Cour d'appel dans cette affaire.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Michel Virard - Inscrit
    11 avril 2009 12 h 41
    Remarquable évaporation des responsabilités
    Je connaissais depuis longtemps les crimes sans victime (les religions culpabilisantes nous ont habitué). Maintenant je viens de découvrir les victimes sans crime. On n'arrête pas le progrès!

    Ce nouveau principe de physique sociale s'énonce ainsi: placé sous la lumière, les responsabilités syndicales s'évaporent sans laisser de traces.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rick Bujold - Inscrit
    12 avril 2009 10 h 52
    L'art de la prose sans fondement
    M.Virard
    Je vous cite;"les crimes sans victime (les religions culpabilisantes nous ont habitué)" . Si vous comparez une manifestation sans violence fait dans le calme de travailleuses et travailleurs à un crime, et encore pire aux abus des religions, je comprend maintenant l'impact de la manipulation de l'opinion pubique des journaux sensationalistes. Je suis d'avantage outré de l'argent des contrubuables dépensé pour un recours collectif de la sorte. C'est la démocratie certe, mais si un recours collectif se faisait chaque fois qu'il y a retard dans cette ville, imaginez le résultat. En terminant, lorsqu'une sortie d'autoroute est fermer que faites vous? Les gens avaient simplement à prendre la sortie suivante dans le tunnel Ville-Marie...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hermil LeBel - Inscrit
    15 avril 2009 11 h 00
    Jugement sans jugeote
    Ce jugement sans jugeote nous démontre que la cour d'appel du Québec est de mèche avec le crime organisé qui est derrière les cols bleus de la ville de Montréal comme tout le monde le sait. Au nom du droit à la manifestation, comment se fait-il que la cour ait condamné récemment deux individus pour avoir participé à une manifestation en mai 2005 en escaladant le pont Jacques-Cartier, sous le prétexte qu'ils avaient entravé la circulation. 2 poids, 2 mesures, les citoyens ordinaires et les bandits. Cette décision aussi absurde puisse-t-elle être, nous démonte de quel côté penche la cour.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rick Bujold - Inscrit
    19 avril 2009 09 h 39
    Jugement sans jugeote...
    Il a une différence évidente entre escalader un pont, et arrêter des autobus, comme les cols bleus l'ont fait, pour manifester près de l'hotel de ville de Montréal. C'est la police par mesure de sécurité qui a bloqué une sortie du tunnel Ville Marie. Je vous cite "Ce jugement sans jugeote nous démontre que la cour d'appel du Québec est de mèche avec le crime organisé qui est derrière les cols bleus de la ville de Montréal comme tout le monde le sait".

    Je pense sincèrement que les Québécois n'ont pas des idées arrêter comme les votres M. LeBel. C'est une insinuation grave que de nous comparez au crime organisé. Sois vous aimer le sensationalisme par manque d'attention, ou peut-être que vous ne connaisser absolument rien au syndicat regroupé des cols bleus de Montréal.

    Que vous ne soyez pas d'accord avec un jugement de la cour d'appel est une chose, mais de tomber dans des affirmations diffamatoires en est une autre. Si les 6000 cols bleus vous généralisèrent comme vous faite en disant "tout le monde le sais" vous seriez probablement le premier à crier haut et fort contre nous en utilisant des adjectifs de conspiration qui vous passent par la tête.

    Votre intervention sur ce site aurait dû s'appeller;"Message sans jugeote".
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hermil LeBel - Inscrit
    2 juin 2009 06 h 19
    Les collets bleu et blanc, même engeance...
    Malheureusement, la cour et ses juges, tous nommés par les politiciens souvent membres du barreau, s'apparente souvent à une coterie de mafioso. Lors de la manifestation du 23 mai 2005, ce n'est pas Robin (Benoit Leroux) qui a bloqué le pont mais bien la police et s'il y avait des accusations d'entrave et de méfait à déposer, c'est la police qui aurait dû en écoper. Robin est grimpé sur le pont pour alerter la population au sujet du désordre quotidien qui règne à la cour auquel sont confrontés les pères de familles qui tentent en vain de faire valoir leurs droits pourtant inscrits dans le code civil et dans les chartes mais que les bouffons en toge de juge bafouent allègrement sans jamais en subir de conséquence.

    Quant à l'association entre les cols bleus, l'administration Tremblay et le crime organisé, elle n'a rien particulièrement novatrice. Les liens entre Zampino, Catania et Geniau n'ont plus de secret pour personne. Lorsque la cour condamne un père de famille qui dénonce la corruption judiciaire et acquitte les cols bleus qui tiennent la population en otage, il est facile de déduire où se situe le problème. La cour, c'est le crime organisé, mais en collet blanc.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rick Bujold - Inscrit
    18 juin 2009 05 h 41
    Hermil le défendeur de sa cause...
    Il est clair que vous avez la cause des papas en difficultés. Je comprend mal étant donné que vous avez justement une cause à coeur, que vous manifester une haine sans fondement sur moi et mes confrères. Monter sur le pont est plus noble que notre désir de se faire entendre? Alors pourquoi n'ais-je pas pensé plutôt à vous poursuivre pour 1000000 de dollards? Mais non...ce n'est pas dans ma façon de faire de lancer des ouï-dire sur tous les sujets avec lequel je ne suis pas d'accord. Mais prendre le temps de répondre aux gens irrespecteux ça j'adore surtout lorsqu'ils, tout comme vous, croient détenir la cause des causes avec le droit de faire tout ce qui vous passe par la tête pour alerter les gens de vos situations plus importantes que celle du reste de la population du Québec en entier. Le problème se situe dans la haine sans fondement des gens qui oeuvrent dans le négativisme véhiculé par l'ignorance autant des citoyens que ceux des journalistes.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
6 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012