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Dans l'est de la métropole - Le projet immobilier Contrecoeur est réduit en cendres

Kathleen Lévesque   11 avril 2009  Justice
Le projet résidentiel Contrecoeur de 1800 unités d’habitation a été rasé par les flammes hier.
Photo : Jacques Nadeau
Le projet résidentiel Contrecoeur de 1800 unités d’habitation a été rasé par les flammes hier.
Les tuiles s'accumulent pour les partenaires d'affaires de l'administration Tremblay dans les deux plus importants contrats de Montréal: les compteurs d'eau et le projet immobilier Contrecoeur. Après les allégations de fraude fiscale pour Tony Accurso, voilà un incendie suspect chez Frank Catania.

Marqué par des irrégularités qui avaient embarrassé l'administration Tremblay l'automne dernier, le projet immobilier Contrecoeur, dans l'est de Montréal, a été ravagé hier matin par les flammes. La police de Montréal enquête sur la cause de ce violent incendie considéré comme suspect.

Six bâtiments en construction totalisant 96 unités de condos ont été complètement réduits en cendres. C'est le gardien de sécurité du chantier qui a alerté les pompiers à 5h41 après avoir «entendu des crépitements», a relaté Jean Leblanc, chef des opérations au Service des incendies de Montréal.

«En arrivant sur les lieux, les pompiers ont eu suffisamment de doutes pour considérer que la cause de l'incendie était suspecte. Le dossier a été transmis au Service de police de Montréal», a affirmé M. Leblanc. Le dossier est maintenant entre les mains des enquêteurs de la section des incendies criminels de la police, compte tenu de l'ampleur des dommages et du fait que l'origine de l'incendie est inconnue.

Sur un site contaminé

Le sinistre survient à deux semaines du dépôt du rapport du vérificateur général de la Ville de Montréal, qui a été mandaté pour analyser le controversé Faubourg Contrecoeur. Il s'agit d'un projet résidentiel de 1800 unités d'habitation sur un site contaminé mené par le Groupe immobilier Catania.

Le vaste terrain a été vendu par la Ville de Montréal à son bras immobilier, la Société d'habitation et de développement (SHDM), qui l'a revendu à son tour à Catania pour un prix nettement moindre que l'évaluation foncière. Le directeur général de la SHDM, Martial Fillion, congédié depuis, a contourné à trois reprises le conseil d'administration de la SHDM, modifiant du coup les ententes avec Catania. Coincée par la tourmente, l'administration Tremblay a fait appel au vérificateur général et a promis de redonner un statut de société paramunicipale à la SHDM.

Catania n'est pas le seul partenaire d'affaires de la Ville de Montréal qui connaît des problèmes depuis quelque temps. Mercredi dernier, l'Agence du revenu du Canada a rendu publics des mandats de perquisition pour fraude fiscale concernant trois entreprises du magnat de la construction, Tony Accurso.

Simard-Beaudry, Louisbourg et Hyprescon auraient versé 4,5 millions à deux entreprises n'ayant «aucune activité commerciale et qui auraient été utilisées dans un stratagème de factures de complaisance». L'enquête se poursuit et la GRC y participe.

Or, l'entreprise Simard-Beaudry de M. Accurso forme avec la firme d'ingénierie Dessau le consortium Génieau, qui a obtenu le contrat fort critiqué des compteurs d'eau d'un montant de 355 millions. Alors qu'il était soumissionnaire, M. Accurso a accueilli à bord de son yacht de luxe le président du comité exécutif de la Ville et ami de longue date, Frank Zampino.

Pour ce même bateau, M. Accurso a payé une amende de 229 000 $ pour fraude fiscale en 2000. L'homme d'affaires aurait acheté et rénové le bateau avec des fonds déposés dans une compagnie à numéros et non déclarés au fisc.

Empêtré dans les révélations qui s'accumulent dans le dossier de l'eau, Gérald Tremblay a confié au vérificateur général un mandat d'enquête qui s'ajoute à celui concernant le projet Contrecoeur et le promoteur Catania.

À la suite des événements d'hier, Catania a émis un communiqué pour exprimer son intention de relancer le chantier Contrecoeur dès que les pompiers auront terminé leurs travaux. Une rencontre est déjà prévue avec la SHDM après le congé pascal.






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  • william morris
    Abonné
    samedi 11 avril 2009 09h00
    C'est la justice immanente, peut-être...
    « Bonjour,

    Les troublantes révélations au sujet de la Société d'habitation de Montréal font que nous ne sommes pas surpris de ce qui arrive au site Contrecoeur.

    Les dieux sont peut-être irrités et Zeus a peut-être lancé des éclairs sur le site, faisant partir un incendie, suspect pour les humains mais inévitable pour les dieux de l'Olympe, chargés de gouverner l'Univers dans lequel les humains occupent une toute petite place.

    Humblement soumis.

    William Morris
    www.lemont.canalblog.com »

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