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Agents de la SQ pris en «flagrant délit»

Brian Myles   14 mars 2009  Justice
Trente-cinq policiers ont participé à l’opération «Flagrant délit» en août 2007 à Montebello.
Photo : Jacques Nadeau
Trente-cinq policiers ont participé à l’opération «Flagrant délit» en août 2007 à Montebello.
Des document internes de la Sûreté du Québec (SQ) obtenus en vertu de la Loi d'accès à l'information lèvent le voile sur l'étendue de l'opération de surveillance des manifestants lors du Sommet de Montebello, en 2007: 26 agents civils étaient sur place, jour et nuit, dans le cadre de cette opération baptisée «Flagrant délit».

Ces renseignements ont été obtenus par Francis Dupuis-Déri, un professeur en science politique à l'UQAM dont l'un des objets de recherche est la répression des mouvements sociaux par les forces policières. M. Dupuis-Déri a été surpris par l'ampleur de l'opération menée lors du Sommet de Montebello, les 20 et 21 août 2007.

L'organigramme de «Flagrant délit» comprend une équipe de jour, pour encadrer les manifestations, et une équipe de nuit, pour surveiller les militants qui avaient érigé des campements de fortune sur le site du Sommet. Il comprend les noms de 35 policiers de la SQ imbriqués dans la hiérarchie: deux responsables, deux chefs de groupe, cinq chefs de section et 26 agents, parmi lesquels figurent au moins trois agents qualifiés de «provocateurs», et qui avaient été démasqués lors des manifestations en marge du Sommet.

En effet, la SQ avait été plongée dans l'embarras et forcée de reconnaître l'utilisation d'agents d'infiltration au lendemain des manifestations. Des militants avaient pris en grippe trois hommes assez costauds, vêtus de noir et le visage recouvert d'un foulard. L'un d'entre eux portait un t-shirt d'appui à la station CHOI-FM, un accoutrement plutôt rare dans les milieux d'extrême gauche. Un autre tenait une pierre dans ses mains. «Les déguisements n'étaient pas super "tight", ils étaient vaguement habillés en noir», dit Francis Dupuis-Déri.

Une vidéo diffusée sur YouTube (et vue plus de 437 000 fois) illustre à merveille cette situation rocambolesque. Pris à partie par des jeunes vêtus de noir et masqués également, les trois agents d'infiltration semblent déroutés. «Policiers! Policiers!», crient les jeunes militants. Un des agents d'infiltration, excédé, pousse même le président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), Dave Coles, qui essaie de lui arracher son foulard. Coles demande à plusieurs reprises à l'agent de «lâcher sa roche» en anglais, mais il se fait envoyer paître en termes typiquement québécois. Invectivés de toutes parts, les trois agents finissent par se ranger derrière l'escouade anti-émeute, qui «procède» à leur arrestation. «On va les voir se faire tabasser! Vive la police!», crie un manifestant.

Dans les jours suivant l'incident, la SQ avait fait savoir que les agents en civil avaient le mandat «de repérer et d'identifier les manifestants non pacifiques pour ainsi éviter les débordements». La SQ niait par le fait même que les trois policiers aient pu faire des gestes de provocation ou commettre des actes criminels. Aucune sanction disciplinaire n'a été prise contre eux.

«Mais qu'est-ce qu'un policier fait avec une roche dans les mains et un foulard sur le visage, si ce n'est pas de la provocation?, s'interroge Francis Dupuis-Déri. Il y a quelque chose là-dedans qui me met mal à l'aise. Quand tu te promènes avec un caillou dans la main, c'est sûr que t'as la possibilité d'encourager d'autres à le faire.»

Le chercheur et militant pacifiste mesure trop bien l'utilité des agents provocateurs dans les manifestations. «Il y a des situations où les policiers vont tirer avantage à ce qu'une manifestation dégénère. Ça peut détourner l'attention des arguments critiques du mouvement de contestation, puisqu'on va juste parler des gestes de turbulence dans les médias. Ça peut également faciliter les arrestations, et c'est certain que tant que la manifestation n'a pas dégénéré, les policiers ne peuvent pas faire ces arrestations», explique Francis Dupuis-Déri.

La SQ a tiré des leçons de l'incident, selon les documents internes obtenus par M. Dupuis-Déri. Un compte rendu de réunion suggère de «modifier le profil des personnes sélectionnées afin qu'elles puissent fonctionner de façon efficiente». Il y est question de la «grosseur» des agents et de l'absence de femmes dans les équipes d'infiltration. «Une bonification de la formation et des renseignements concernant les us et coutumes des manifestants serait appropriée. [Il est] plus ardu de se fondre dans la foule avec peu de connaissances», ajoute le document.

Le Sommet du partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) s'est soldé par quatre arrestations, cinq blessés mineurs parmi les policiers et des dizaines de blessés mineurs parmi les manifestants incommodés par les balles de plastique et les gaz lacrymogènes. Environ 1200 personnes étaient descendues dans les rues du petit village de Montebello (996 habitants) pour protester contre le voile de secret entourant la rencontre entre les trois dirigeants nord-américains, le président mexicain Felipe Calderón, le président américain George W. Bush et le premier ministre canadien Stephen Harper.

Les partis d'opposition à Ottawa, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et des groupes de militants avaient exigé une enquête publique sur l'utilisation d'agents d'infiltration. Le ministre provincial de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, et son homologue fédéral à l'époque, Stockwell Day, sont demeurés sourds à ces doléances.






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 04h23
    Les agents provocateurs.....
    « Ce n'est pas un phénomène nouveau, Carole Devault était une agente de la GRC, elle a infiltré le FLQ et les a incité à faire des attentats.....

    Il y a deux agents d'infiltration du SCRS dans l'affaire des terroristes de Toronto, c'est eux qui ont radicalisé les jeunes, car c'était tous des jeunes, et qui leur a fourni le fertilisant pour faire des bombes.

    Les actions de nos espions ne sont pas toujours claires, est-ce qu'ils cherchent un support et une justification auprès du peuple et/ou du financement et des pouvoirs accrus ? Dans le cas du sommet de Montebello, ça ressemblait à une commande politique, c'est à dire, jeté le discrédit sur les opposant au PSP ou partenariat nord américain pour la sécurité et la prospérité.

    Qu'est-ce que le PSP ? L 'article de journal ne nous renseigne guère sur le sujet. C'est un partenariat qui engage les Etats-Unis, le Canada et le Mexique vers une union nord américaine. C'est le « libre échange amélioré » entre nos trois pays. C'est à dire qu'on va harmoniser nos politiques économiques, environementales etc. et qu'on va ouvrir notre territoire aux forces de l'ordre américaine et mexicaine. Charest récemment dans une intervention qu'il a fait à Harvard nous parlait d'une union agrandie, qui intégrerait les pays d'Amérique du Sud. Je cite ici un article de la Presse Canadienne du 24 février 2009 :

    « «Je pense qu'il existe une opportunité suivant la rencontre de Barack Obama au Canada avec le premier ministre [Stephen] Harper de revisiter l'ALENA. Non pas dans le but de le restreindre, mais de l'améliorer», a soutenu M. Charest.

    Prenant le contrepied des réflexes protectionnistes américains, Jean Charest a dit qu'il était peut-être temps d'élargir l'ALENA à l'ensemble des Amériques. Il a dit souhaiter que la nouvelle administration américaine envisage un «Accord de libre-échange des Amériques».

    «Pourquoi ne pas regarder comment nous pourrions entrer dans une entente avec toutes les Amériques, de l'Arctique à l'Antarctique?», a-t-il soutenu. »

    http://www.ledevoir.com/2009/02/24/235669.html

    Comment le peuple peu dire son mot dans pareille organisation supra nationale ? L'ALENA a t'il apporté la richesse qu'on nous promettait ? Non, le pouvoir d'achat individuel a stagné et les riches se sont encore plus enrichi, l'écart entre les riches et les pauvres s'est accru et le Mexique s'est appauvri.... Et Maintenant, continuons sur le PSP, vous vous souvenez quand j'ai parler du CFR(Council On Foreign Relations) américain, cet organisme non partisan (donc bien implanté dans tous les partis) qui est voué à l'internationalisation du monde ? Donc, ce groupe né à la suite de l'échec de l'adhésion des USA à la Société Des Nations voué à intégrer les USA à la prochaine entité supranationale, L'ONU, veut maintenant intégrer l'Amérique du Nord.


    Bon, Morphée m'appelle, elle pèse lourd sur mes paupières, je vous laisse en compagnie de Michel Chossudovsky, professeur d'économie de l'université d'Ottawa qui est en général ignoré des « médias de masse » , mais avant ça, je dois ajouter de quoi (aha Morphée, je suis plus fort que toi) l'environnement, principalement la menace environnementale, sous toutes ses formes, est un argument, pour la promotion de cette intégration mondiale, même chose avec la crise économique, qui est une raison d'adopter des règles financières internationales et des contrôles financiers internationaux. La menace terroriste est une autre bonne raison....... Et évidemment le commerce, bon, j'abandonne, il faut croire que mon corps a encore le dessus, je cède ma « plume » à Michel :


    « Un NORAD élargi absorbé par le NORTHCOM
    05 septembre 2007
    Michel Chossudovsky


    La juridiction du Canada sur les territoires du Grand Nord a été redéfinie à la suite de l'accord militaire intervenu en avril 2002 entre Ottawa et Washington. L'accord permet le déploiement de troupes américaines partout au Canada et la présence de navires de guerre américains dans les eaux territoriales canadiennes.

    À la suite de la création du US Northern Command (NORTHCOM) américain en avril 2002, Washington a décrété unilatéralement que la juridiction du nouveau commandement s'étendait désormais sur un vaste territoire (terre, mer, air) allant du bassin des Caraïbes jusqu'à l'Arctique canadien.

    L'ancien secrétaire de la Défense Donald Rumsfeld se vantait que « le NORTHCOM - avec l'ensemble de l'Amérique du Nord sous son commandement - fait partie de la plus grande transformation du Plan de commandement unifié depuis sa création en 1947. »
    (sur la photo: le président George W. Bush, en août, au Sommet de Montebello)

    ,,,,

    Le Partenariat pour la sécurité et la prospérité
    Le Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) signé entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, envisage la formation d'une Union nord-américaine, un dominion territorial, qui s'étendrait des Caraïbes jusqu'à l'Arctique.

    Le PSP est étroitement lié à l'initiative du Binational Planning Group. Un groupe de réflexion financé par le Council on Foreign Relations appelle à la tranformation du NORAD en un « Commandement de défense multiservices ». Un document de ce groupe intitulé « Communauté nord-américaine » rédigé pour le PSP reprend les revendications formulées par le BPG en mars 2006.

    L'adhésion du Canada à ce « Commandement de défense multiservice » a déjà été approuvé et signé par le Parlement canadien en mai 2006, dans le cadre du renouvellement de l'accord du NORAD.

    La fusion officielle du « NORAD renouvelé » et du NORTHCOM américain mènerait à la formation d'un NORTHCOM canado-américain, doté d'un nouveau nom, mais avec le même mandat de « défendre le territoire nord-américain » contre les attaques terroristes. Les forces armées canadiennes et américaines seraient aussi appelées à jouer un rôle croissant dans l'application de la loi à l'intérieur des frontières.

    Le vrai objectif du PSP est de militariser les institutions civiles et d'abroger les gouvernements démocratiques. Le Canada est situé à côté du « centre de l'empire ». Le contrôle territorial du Canada fait partie du programme géopolitique et militaire des États-Unis. Rappelons à cet égard qu'à travers l'histoire, la « nation conquérante » s'est étendue sur ses frontières immédiates en s'emparant de territoires voisins.
    Intégration ou annexion du Canada ?
    L'intégration militaire est intimement liée au processus actuel d'intégration dans les sphères du commerce, de la finance et de l'investissement. Inutile de préciser qu'une partie importante de l'économie canadienne est déjà entre les mains d'intérêts américains. Dans les faits, les intérêts des grandes entreprises au Canada tendent à être les mêmes que ceux des entreprises américaines.

    Le Canada est déjà de facto un protectorat économique des États-Unis. L'ALENA n'a pas seulement ouvert la porte à une nouvelle expansion des entreprises américaines, il a aussi mis la table pour l'intégration des structures de commandement militaire, de la sécurité publique, des forces de l'ordre et des services de renseignement après le 11 septembre 2001.

    L'entrée du Canada dans le US Northern Command sera certainement présentée à l'opinion publique comme faisant partie de la « coopération Canada-États-Unis », quelque chose qui serait dans « l'intérêt national », qui créerait des emplois pour les Canadiens et « rendra le pays plus sécuritaire ».

    Ultimement, l'enjeu sera que le Canada pourrait cesser de fonctionner comme un État indépendant.

    -Ses frontières seront contrôlées par des agents américains et de l'information confidentielle sur les Canadiens sera partagée avec le Département de la Sécurité intérieure.

    -Les troupes et les forces spéciales américaines pourront entrer au Canada dans le cadre d'un accord bi-national .

    -Les citoyens canadiens peuvent être arrêtés par des agents américains agissant au nom de leurs vis-à-vis canadiens, et vice-versa.

    Plus fondamental encore, « l'intégration » amènerait le Canada à participer directement, à travers des structures de commandement intégrées, au plan guerrier des États-Unis en Asie centrale et au Moyen-Orient, incluant le massacre de civils en Irak et en Afghanistan, la torture des prisonniers de guerre, l'établissement de camps de concentration. »

    http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=219

    Un complément, qui aide à comprendre que ce qui se passe en Orient, la géopolitique du pétrole et des tracé d'oléoduc.

    « La stratégie de concurrence eurasienne protégée par l'alliance militaire OCS-OTSC

    Les couloirs concurrentiels eurasiens sont protégés (contre l'empiétement des États-Unis et de l'OTAN) par deux alliances militaires régionales: l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC)

    L'OCS est une alliance militaire entre la Russie et la Chine et de plusieurs anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale dont le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. L'Iran a le statut d'observateur à l'OCS.

    L'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) , qui joue un rôle géopolitique majeur en ce qui concerne les couloirs de transport de l'énergie, travaille en étroite collaboration avec l'OCS. L'OTSC regroupe les États membres suivants: l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan.

    Plus important encore, depuis 2006, les pays membres de l'OCS et de l'OTSC ont mené conjointement des exercices militaires et ils collaborent activement avec l'Iran.

    En octobre 2007, l'Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) et l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont signé un Mémorandum d'accord, qui jette les bases pour une coopération militaire entre les deux organisations. Cet accord OCS-OTSC, à peine évoqué par les médias occidentaux, constitue la création d'une véritable alliance militaire entre la Chine, la Russie et les États membres de l'OCS et de l'OTSC. Il est intéressant de noter que l'OTSC et l'OCS ont tenu des exercices militaires conjoints en 2006, qui ont coïncidé avec ceux réalisés par l'Iran. (Pour plus de détails, voir Michel Chossudovsky, Russia and Central Asian Allies Conduct War Games in Response to US Threats, Global Research, août 2006)

    Tout en demeurant distinctes d'un point de vue organisationnel, dans la pratique, ces deux alliances militaires régionales (l'OCS et l'OTSC) constituent un seul bloc militaire, qui confronte l'expansionnisme des États-Unis et de l'OTAN en Asie centrale et dans le Caucase.

    Le cercle complet

    Les États-Unis et l'OTAN, qui protègent les couloirs d'énergie et de transport eurasiens de la SRS, prévoient relier l'Asie centrale à l'Extrême-Orient, tel qu'indiqué dans la Stratégie de la Route de la soie. À l'heure actuelle, les couloirs de l'Est reliant l'Asie centrale vers la Chine sont protégés militairement par l'OCS-OTSC.

    Dans les termes de la stratégie militaire mondiale de Washington, les couloirs eurasiens envisagés dans le cadre de la SRS empiéteront inévitablement sur la souveraineté territoriale de la Chine. Les couloirs de transport et les oléoducs proposés par les États-Unis, l'OTAN et l'alliance GUAM sont destinés à être connecter, à une date ultérieure, avec le projet de couloirs de transport de l'énergie et des oléoducs de l'hémisphère occidental, y compris ceux qui sont envisagés dans le cadre du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP).

    Le Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) est à l'Amérique du Nord ce que la Stratégie de la Route de la soie est aux pays du Caucase et de l'Asie centrale. Ils sont des constructions stratégiques régionales de l'Empire américain. Ils représentent la pierre angulaire du nouvel ordre mondial.

    Le Partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) est le résultat d'un processus similaire de planification stratégique, de militarisation et de l'intégration économique du marché libre, en grande partie basée sur le contrôle des ressources stratégiques, dont l'énergie et l'eau, ainsi que la « protection » de l'énergie et des couloirs de transport (routes terrestres et maritimes) de l'Alaska et de l'Arctique canadien jusqu'en Amérique centrale et dans le bassin des Caraïbes. »

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10025


    Le dernier article, il faut le lire au complet, ça aide à comprendre la position que nos médias adoptent face à la Russie, la Chine, Israel, la Géorgie, etc »

  • Gilles Montour
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 06h51
    Outils de démocratie
    « Vive le web qui permet de mettre à la vue du monde des événements et des situations qui autrement seraient passés inaperçus. Vous souvenez-vous des fêtes de la Saint-Jean sur la place Jacques Cartier quand des gars venus de nulle part mettaient le feu aux poubelles et aux décorations juste avant que les flics chargent la foule? »

  • André Chevalier
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 07h02
    La provocation, une politique délibérée
    « Ce n'est pas nouveau ni exceptionnel que les forces policières sont mobilisées par les pouvoirs politiques pour déstabiliser et discréditer les mouvements sociaux, syndicaux et de gauche, le plus souvent parfaitement légitimes.

    -La pose de bombes par des agents de la GRC : L'agent Samson blessé par la bombe qu'il allait déposer à la résidence de Steinberg.
    -Les faux communiqués du FLQ de la part de la GRC.
    -L'incendie d'une grange par la GRC pour faire accroire que ç'était causé par des membres du FLQ
    -Une taupe de la GRC au sein de la direction de la CSN qui pousse des permanents à poser des bombes dans les motels de Malenfant
    -Un agent de la SQ, soit-disant en congé, qui se fait tuer au cour d'une manifestation des chauffeurs de taxi devant les garages de Murray Hill par un gardien de sécurité d'une décharge de fusil parce que le policier est au-devant des manifestants et qu'il incite deux-ci à l'émeute.

    On connait ces faits seulement parce que ces opérations ont mal tourné ou à la suite d'une longue enquête. Il est légitime de penser qu'une foule de ces opérations ont réussi et demeurent inconnues du public. Ce ne serait donc pas des cas d'exception, mais le résultat d'une politique établie.

    Ces méthodes constituent un des grands dangers qui menacent la démocratie en accréditant la thèse des extrémistes de tout poil sur les forces occultes qui manipulent la population.

    Il est dommage que les syndicats de policiers ne prennent pas position publiquement à l'encontre de ces méthodes. Considèrent-ils que cela fait partie intégrante de leurs fonctions ?

    André Chevalier »

  • Brun Bernard
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 08h55
    Bravo...
    « ....excellent travail de Francis et très courageux. Un vrai courage celui-là. »

  • JM
    Abonné
    samedi 14 mars 2009 09h29
    Les policiers ne lavent pas plus blanc.
    « Petite anecdote: J'étais sur la rue Sherbrooke vers 03h00 du matin. J'étais en voyage et j'avais un couteau de scout (avec fourchette, cuillère, lame dessus) dans mon sac à dos. Deux policiers m'ont interpellé. Ils ont trouvé mon couteau de scout et l'ont tout simplement gardé, en disant que c'était une arme, tout en riant.

    Par contre, j'ai aussi connu des policiers gentils. J'avais cinq ans, je m'étais perdu dans les rues de Montréal. Je pleurais, l'un des policiers m'a acheté une crème glacé pour me sécurisé en attendant de trouver ma mère qui me cherchait partout.

    Il y a toutes sortes de policiers et ils sont très représentatifs des humains que nous sommes. Les policiers ne lavent pas plus blanc que n'importe quel groupe de la société. Certains policiers qui s'immiscent dans les groupes de manifestants le font certainement avec grand plaisir.Pour ironiser un peu, ça pourrait même en faire jouir certains parmi eux.

    JM (Montréal) »

  • Françoise Breault
    Abonnée
    samedi 14 mars 2009 12h28
    La démocratie bâillonée: un coup d'état masqué
    « La démocratie bâillonnée: un coup d'état masqué

    Dans bien d'autres pays d'Afrique ou d'Amérique du Sud, nous avons eu connaissance de coup d'état sanglant ou l'armée prenait le contrôle.

    Ici, ça se fait de façon plus hypocrite, mais le PSP est bel et bien un coup d'état masqué. Ce PSP commencé secrètement au Texas en 2005 est une initiative des grands lobbies d'affaires. Ce PSP est un véritable déni de la démocratie. « Pas une seule loi ne sera votée... pour mettre en oeuvre les décisions prises dans le cadre du PSP. » (1) Ni le parlement ni les députés n'étaient au courant avant que le Conseil des Canadiens n'attirent l'attention là-dessus un mois avant leur réunion.

    Suite à cette info, les politiciens ne savaient plus où tenir leur sommet. J'ai entendu de la bouche même d'un policier, après une de leur réunion à Montebello pour faire "subtilement" peur au monde, qu'ils avaient pensé alors à tenir le sommet au fond des bois en Alberta, mais les policiers leur ont répondu qu'un mois ne leur donnait pas assez de temps pour organiser la « sécurité » à cet endroit. Ils ont voulu alors se rabattre à Ottawa, mais à un mois d'avis, pas assez de disponibilité dans les chambres d'hôtel. Ils se sont donc rabattus à Montebello. Plus facile, à cet endroit, d'organiser la répression.

    Le pire bâillonnement de la démocratie dans le cadre du PSP: c'est la création du Conseil Nord-Américain de la compétitivité (CNAC). « Il s'agit d'un désistement politique inouï: des gouvernements élus créent, à l'insu du public, un lobby d'affaires pour les influencer. » (2). Bref auparavant, comme tout le monde sait, les lobbies frappaient à la porte, que dis-je la porte était ouverte toute grande aux lobbies d'affaires où ceux-ci venaient influencer les gouvernements pour faire passer leurs intérêts avant ceux des citoyens... mais actuellement nul besoin de franchir la porte, le gouvernement les a priés de venir s'asseoir au salon avec eux, pour mieux les conseiller... Que dis-je ce ne sont plus les invités du parlement, ce sont leurs colocs. Ces 30 chefs d'entreprises, sont donc ceux qui officiellement dans les coulisses dirigent en tirant bien les ficelles de nos pantins de gouvernements.

    Au Québec, le gouvernement Charest met religieusement en pratique les recommandations du PSP au moyen du « Comité ministériel de la prospérité économique et du développement durable » Toujours des beaux mots de gauche, pour faire passer des idées de droite. Ce comité relève du Ministère du Conseil exécutif. Il produit également le « Bulletin de l'allègement réglementaire et administratif » Allègement réglementaire: autre façon masquée de dire qu'on enlève dans les règlements tout ce qui protégeait l'intérêt public pour mieux se soumettre aux intérêts des transnationales.

    Ah! Si le peuple savait ça, tra la la.... ce n'est pas 2000-3000 personnes (en additionnant dimanche et lundi) qui se seraient retrouvés à Montebello mais bien 200,000 comme lors de la manif contre la guerre en Irak. .

    Il faut donc discréditer le plus possible les citoyens informés et perspicaces pour éviter que l'information se répande dans la population.... Qui nous dit que l'ordre de provoquer les manifestants ne vient pas de très haut! Je comprends qu'on refuse une enquête publique là-dessus.... Trop d'information pourrait en sortir et la population risquerait d'apprendre le bâillonnement de la démocratie qu'on a tramé dans leur dos... Plus les citoyens deviendront informés et manifesteront leur opposition, plus la répression sera grande...

    "Le point de basculement du système politique surviendra quand une majorité de gens en sauront assez au sujet de cette crise et des solutions pour épouser la cause, a dit M. Al Gore lors d'une entrevue accordée à Associated Press. Vous verrez alors tout le système politique changer dramatiquement."

    M. Gore faisait alors référence à la crise environnementale. J'ose espérer, que ce même point de basculement surviendra quand les citoyens seront suffisamment informés des enjeux concernant ce bäillonnement de la démocratie. Mais j'ai bien peur qu'alors « nous, nous serons morts mon frère... »
    (1) Jacques B. Gélinas, Dictionnaire critique de la globalisation, Écosociété, 2008
    (2) Idem »

  • Daniel Francoeur
    Inscrit
    samedi 14 mars 2009 19h07
    Quand la police joue au bandit
    « J'ai beaucoup de respect pour les policiers, mais ils ne sont pas au dessus des lois, sinon où allons-nous ?

    Ce n'est pas parcequ'un criminel de guerre, Georges W Bush, est en visite officielle au Canada, qu'il faut adopter les méthodes les plus basses. À quand la simulation de noyade, pour éviter des manifestations ? En effet lorsque les outils terroristes sont utilisés par le pouvoir en place, on essaie de nous faire croire qu'ils sont légitimes...

    Attention, les droits de l'Homme doivent primer sur le fachisme libéraliste actuel, et à ce que je me souvienne ,le droit de manifester dans la paix en est un !

    Ce qui m'inquiète, c'est quand nos ministres jouent au sourd face aux revendications de justice. Peut-être est-ce là une autre facettes des trois petits singes face aux droits de l'Homme. »

  • nicole ouellet
    Inscrite
    dimanche 15 mars 2009 08h58
    indigne d'eux
    « Je ne peux pas croire que le corps de police payé par nos taxes et impôts puissent s'abaisser aussi bas que de fomenter la violence et la destruction.
    Personne ne me fera croire que ces hommes-humains frères et soeurs de chacun de nous n'oseraient commetrre des actes disgracieux pour un si petit salaire.
    Leurs coeurs est plus ouvert que ça »

  • Joël Borduas
    Abonné
    dimanche 15 mars 2009 22h35
    Non, fidèles à eux-mêmes, donc indignes...
    « Pour répondre au commentaire de Mme Ouellet, ces "hommes-humains frères et soeurs de chacun" ont tellement le "coeur ouvert", qu'ils n'hésitent jamais à taper sur la gueule et à gazer généreusement leurs ci-mentionnés frères et soeurs lorsqu'ils osent manifester une opinion dérangeante. Pour leur bien sans doute.
    J'étais moi-même présent à Montebello et, pour le seul crime de m'être approché trop près de la ligne de robot-cops (au coeur bien ouvert derrière leur armure bien entendu), ceux-ci ont eu la délicatesse de me tirer une balle de plastique dans le pied, me laissant avec une énorme ecchymose qui m'a fait boîter durant deux semaines...
    Plus sérieusement, oui il y a des agents provocateurs (et ce depuis au moins deux siècles), oui ils incitent les gens à des comportements violents pour mieux légitimer la répression et oui ils sont heureusement assez faciles à "spotter" dans une manif la plupart du temps.
    Lorsqu'on devient un instrument du pouvoir, lorsque qu'on a le droit de blesser et même de tuer d'autres humains avec l'assurance d'être impuni, je crois bien que le coeur a tendance à se renfermer un brin, si vous me permettez cet euphémisme. De plus, je crois que l'argument de Mme Ouellet quant au "si petit salaire" des flics - payé de nos poches soit dit en passant - ne tient pas compte des primes juteuses que touchent les volontaires pour la job d'"anti-émeute"
    Bref, il serait peut-être temps de laver nos lunettes roses et, tel Dupui-Déri, traquer les arnaques des puissants et de leurs gentils valets matraqueurs. »

  • Joël Borduas
    Abonné
    dimanche 15 mars 2009 22h42
    Non, fidèles à eux-mêmes, donc indignes...
    « Pour répondre au commentaire de Mme Ouellet, ces "hommes-humains frères et soeurs de chacun" ont tellement le "coeur ouvert", qu'ils n'hésitent jamais à taper sur la gueule et à gazer généreusement leurs ci-mentionnés frères et soeurs lorsqu'ils osent manifester une opinion dérangeante. Pour leur bien sans doute.
    J'étais moi-même présent à Montebello et, pour le seul crime de m'être approché trop près de la ligne de robot-cops (au coeur bien ouvert derrière leur armure bien entendu), ceux-ci ont eu la délicatesse de me tirer une balle de plastique dans le pied, me laissant avec une énorme ecchymose qui m'a fait boîter durant deux semaines...
    Plus sérieusement, oui il y a des agents provocateurs (et ce depuis au moins deux siècles), oui ils incitent les gens à des comportements violents pour mieux légitimer la répression et oui ils sont heureusement assez faciles à "spotter" dans une manif la plupart du temps.
    Lorsqu'on devient un instrument du pouvoir, lorsque qu'on a le droit de blesser et même de tuer d'autres humains avec l'assurance d'être impuni, je crois bien que le coeur a tendance à se renfermer un brin, si vous me permettez cet euphémisme. De plus, je crois que l'argument de Mme Ouellet quant au "si petit salaire" des flics - payé de nos poches soit dit en passant - ne tient pas compte des primes juteuses que touchent les volontaires pour la job d'"anti-émeute"
    Bref, il serait peut-être temps de laver nos lunettes roses et, tel Dupui-Déri, traquer les arnaques des puissants et de leurs gentils valets matraqueurs. »

  • Michel Trahan
    Inscrit
    lundi 16 mars 2009 11h24
    faite nous confiance, nous sommes du gouvernment...
    « Après cela nos politiciens ce demande pourquoi le publique de fait plus confiance au force de l'ordre... »

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