En bref - Conditions adoucies
Adil Charkaoui a obtenu hier les modifications significatives à ses conditions de remise en liberté qu'il réclamait depuis quatre ans. Selon la juge de la Cour fédérale Danièle Tremblay-Lamer, les conditions de remise en liberté initiales de Charkaoui, qui fait l'objet d'un certificat de sécurité, ne sont plus justifiées avec le passage du temps.
«Le danger à la sécurité nationale et à celle d'autrui est neutralisé», estime-t-elle. Charkaoui est considéré par les services de renseignement comme un homme ayant «le profil» d'un agent dormant d'al-Qaïda qui aurait reçu un entraînement dans les camps d'Oussama ben Laden en Afghanistan, en 2001. «S'il avait le profil d'un agent dormant il y a neuf ans, il est évident qu'il ne pourrait en être de même aujourd'hui vu la publicité entourant son affaire. De plus, il a l'appui de sa famille et de sa communauté. Il m'apparaît invraisemblable qu'il prenne le risque de les décevoir», estime la juge. Par conséquent, Charkaoui n'est plus obligé d'être accompagné de ses parents dans ses déplacements, de rester sur l'île de Montréal, de respecter un couvre-feu et de se rapporter aux autorités toutes les semaines. Il pourra utiliser Internet, mais devra permettre la vérification de son ordinateur sans préavis. Par contre, son passeport reste confisqué, il ne peut porter d'armes et doit garder son bracelet de surveillance GPS.
«Le danger à la sécurité nationale et à celle d'autrui est neutralisé», estime-t-elle. Charkaoui est considéré par les services de renseignement comme un homme ayant «le profil» d'un agent dormant d'al-Qaïda qui aurait reçu un entraînement dans les camps d'Oussama ben Laden en Afghanistan, en 2001. «S'il avait le profil d'un agent dormant il y a neuf ans, il est évident qu'il ne pourrait en être de même aujourd'hui vu la publicité entourant son affaire. De plus, il a l'appui de sa famille et de sa communauté. Il m'apparaît invraisemblable qu'il prenne le risque de les décevoir», estime la juge. Par conséquent, Charkaoui n'est plus obligé d'être accompagné de ses parents dans ses déplacements, de rester sur l'île de Montréal, de respecter un couvre-feu et de se rapporter aux autorités toutes les semaines. Il pourra utiliser Internet, mais devra permettre la vérification de son ordinateur sans préavis. Par contre, son passeport reste confisqué, il ne peut porter d'armes et doit garder son bracelet de surveillance GPS.
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