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Au-delà du procès de Madame contre Monsieur - Quand l'amour n'est plus là

Un procès en cour à Montréal soulève un véritable débat de société sur les droits des époux et des conjoints de fait

Brian Myles   24 janvier 2009  Justice
La solution pour éviter les litiges sérieux en cas de rupture d’une union de fait, c’est la signature d’un contrat de vie commune.
La solution pour éviter les litiges sérieux en cas de rupture d’une union de fait, c’est la signature d’un contrat de vie commune.
La retentissante cause de plus de 50 millions de dollars de Madame contre Monsieur a offert cette semaine le meilleur remède contre l'ignorance des Québécois au sujet des droits radicalement différents des époux et des conjoints de fait en cas de rupture.

Contrairement à certains tourtereaux infidèles, les sondages ne trompent pas. Une majorité de conjoints de fait vivent dans l'ignorance de l'absence de leurs droits en cas de séparation! C'est seulement quand tout à coup l'amour n'est plus, pour paraphraser Jean Leloup, qu'ils réalisent les conséquences dramatiques de leur état civil.

Un sondage Ispos Décarie réalisé en 2007 par la Chambre des notaires donne un aperçu de cette ignorance. Une majorité claire de Québécois vivant en union libre croient — à tort — qu'ils ont les mêmes droits que les personnes mariées après quelques années de vie à deux, qu'ils pourront séparer leurs biens à parts égales lors d'une rupture, et que le conjoint le moins nanti pourra toucher une pension alimentaire. Autant de fausses certitudes.

Le Code civil ne reconnaît aucun droit aux conjoints de fait lors de la dissolution de leur union. Bien sûr, les enfants sont protégés; le versement d'une pension alimentaire pourra être imposé aux conjoints selon les barèmes habituels fixés par

l'État. Mais les ex ne peuvent s'attendre à toucher une aide alimentaire ou une partie du patrimoine familial constitué durant leur union. C'est une situation unique au Canada, toutes les autres provinces ayant adopté des formules mixtes (aide alimentaire ou partage du patrimoine, ou bien les deux). À moins d'avoir signé un contrat de vie commune (auprès d'un avocat ou d'un notaire), chacune des parties reprend ses billes au terme d'une union de fait. Si la maison est au nom du «chum», elle lui revient même si la blonde a passé plus de

25 ans à y vivre, à élever les enfants et à assumer certains frais.

De toutes les couleurs

En 20 ans de pratique exclusive en droit familial, l'avocate Sylvie Schirm en a vu de toutes les couleurs. Auteure d'un guide pratique intitulé Être conjoints de fait. Pour une vie à deux sans soucis (en librairie le 19 mars), Me Schirm en arrive à la conclusion que les couples optent pour une vie en union libre pour les mauvaises raisons. Ils croient que tout sera plus simple en cas de rupture, alors qu'un divorce est moins compliqué. À la fin d'une union de fait, un conjoint s'estimant lésé peut toujours intenter un recours pour «enrichissement sans cause». Et voilà les ex qui se lancent dans une comptabilité de leur relation, pour établir qui a payé quoi. Il en résulte «des litiges à des coûts faramineux pour des résultats souvent très minces», affirme me Schirm. «C'est si simple. Voulez-vous, s'il vous plaît, signer un contrat de vie commune!», s'exclame-t-elle.

Pour aussi peu que 500 $ de frais d'avocat, les conjoints de fait peuvent confirmer par écrit toutes les ententes financières prises entre eux. Pas très romantique de parler de contrat lorsqu'on est en amour, concède Me Schirm. Mais pourquoi diable les Québécois sont-ils si prévoyants quand vient le temps de contracter des assurances ou de garnir leur régime de retraite et si insouciants quand il question des termes et conditions de la vie à deux? Voilà la question que se pose l'avocate d'expérience. «La rupture, sans être planifiée, doit être envisagée», écrit Me Schirm dans son ouvrage.

«La vie nous change. À 50 ans, nos besoins, notre philosophie de vie, nos priorités ne sont plus les mêmes qu'à 30 ans. Il se peut donc que ce partenaire si parfait à

30 ans ne le soit plus 15 ou 20 ans plus tard. Il est peut-être temps d'accepter que nous ferons un bout de chemin avec une personne, pour ensuite poursuivre avec une autre», écrit-elle encore.

Madame contre Monsieur

Cette semaine en Cour supérieure, l'ex-copine d'un homme d'affaires immensément riche et mère de ses trois enfants (sept ans, neuf ans et douze ans) a entrepris une rude bataille pour faire invalider les dispositions du Code civil qui empêchent les conjoints de fait d'obtenir une aide alimentaire ou une part du patrimoine familial. Si elle l'emporte, la donne pourrait changement radicalement pour les conjoints de fait: ils seraient traités sur un pied d'égalité avec les conjoints mariés, lors d'une rupture. La popularité croissante des unions de fait indique qu'elles se sont substituées au mariage dans le coeur et l'esprit des gens, argumente Anne-France Goldwater, l'avocate de Madame. Il faudrait donc consentir de facto aux unions libres la même valeur juridique qu'un mariage, par souci de modernisme.

Des hommes fortunés tremblent en attendant l'issue de cette cause, tandis que des mères monoparentales appauvries par une rupture se croisent les doigts. Car il faut le dire, dans cette société dite égalitaire, les femmes subissent plus durement une baisse de leurs revenus et de leur niveau de vie quand sonne le glas d'une union libre. Devant l'importance de ces questions et l'ampleur des inégalités économiques, on comprend bien pourquoi la juge Carole Hallée a accepté d'entendre les arguments de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec. L'organisme fait valoir que les enfants des conjoints de fait subissent une discrimination par rapport aux enfants de conjoints mariés, car ils ne peuvent bénéficier du droit d'habitation et du maintien du train de vie antérieur que procure l'aide alimentaire entre époux divorcés. «Bien souvent, les enfants des familles monoparentales issus d'union de fait doivent vivre dans la pauvreté», affirme la Fédération dans son plan d'argumentation. Cette distinction perpétuerait le préjugé, à l'origine religieux, selon lequel les familles vivant hors mariage «sont moins dignes ou moins reconnues», ajoute l'organisme.

Hélas, la cause de Madame contre Monsieur (une ordonnance de non-publication nous empêche de révéler l'identité des parties) a bien mauvaise valeur d'exemple. Madame réclame une toute petite partie de la fortune de Monsieur, a-t-elle précisé en Cour: 50 millions de dollars, plus une aide alimentaire de 56 000 $ nets par mois pour maintenir son train de vie antérieur. Elle touche déjà une pension mensuelle 35 000 $ nets pour les enfants, qui sont logés avec elle dans une demeure de 2,4 millions avec domestiques, au coût annuel de 250 000 $.

Une cause d'intérêt public

L'étalage de cette misère des riches n'a rien pour émouvoir monsieur et madame Tout-le-Monde. Et pourtant, la cause est très importante dans le Québec d'aujourd'hui, où le tiers des couples vivent en union libre et où près des deux tiers des enfants naissent en dehors des liens du mariage. Même Monsieur a reconnu, lors de son bref témoignage, l'intérêt public de son histoire, bien qu'il se serait volontiers passé d'être mêlé à un débat constitutionnel aux chances de succès incertaines.

Selon le procureur général du Québec, les arguments avancés par Me Goldwater ne tiennent pas la route car ils éliminent le choix de vivre en union libre à l'intérieur du couple. Si la Cour donne raison à Madame, l'État sera réduit à marier des gens «contre leur volonté», ce qui marquerait «un recul plutôt qu'une avancée» en matière de droits et libertés, estime Québec. L'État a privilégié ces valeurs fondamentales que sont la liberté contractuelle et l'autonomie entre les conjoints de fait dans son approche. C'est un choix politique délibéré qui n'a rien à voir avec l'indifférence, les stéréotypes et le manque de respect face aux unions libres.

Ironie du sort, c'est en partie à cause du mouvement féministe que les conjoints de fait n'ont pas reçu les mêmes protections que les conjoints mariés dans l'histoire législative du Québec. À plus d'une reprise, le Conseil du statut de la femme s'est prononcé contre cette reconnaissance, au nom d'un idéal de pleine émancipation des femmes à l'égard des hommes qui était très en vogue à une certaine époque.

C'est de cette liberté de choix que s'est réclamé Monsieur lors de son bref passage à la Cour. Ses intentions ont toujours été claires, a-t-il expliqué à la juge Hallée. Jamais il n'a voulu se marier, car il ne croit pas à cette institution. D'ailleurs, il vit encore en union libre avec sa nouvelle flamme. Par la bouche de son avocat, Pierre Bienvenu, Monsieur a fait une courte mais sage déclaration sur l'opportunité que le débat sur les droits des conjoints se transporte à l'Assemblée nationale plutôt que devant les tribunaux.

L'avocate Sylvie Schirm, qui ne représente aucune des parties dans ce litige, partage cet avis. Vivement une vaste consultation publique sur le statut des conjoints de fait, dit-elle. «Il faut faire un débat de société. Ce n'est pas le tribunal ou le milieu de la justice qui doit décider.»

Dans l'immédiat, toute la publicité autour de cette affaire inédite force les conjoints de fait à se parler dans le blanc des yeux. Peu importe l'issue du débat constitutionnel, le forum judiciaire incite indirectement le public à une bonne prise de conscience.
 
 
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  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 24 janvier 2009 08h36
    La liberté de choix de partenaire de vie.
    Voila la question de base, les gens sont de moins en moins illettrés et si il ne lise pas ce qui les concernes, c est pas de la faute de la société qui donne d'autres solutions de régimes matrimoniales.

    Ce qui est en cause en fait c'est la liberté de l'homme de choisir comment il entrevoit la nouvelle relation qu'il a.

    Si les femmes ne veulent pas se mettre en couple sans contrat qu'elles choisissent ceux qui en veulent. Le drame, c'est le rêve que durant la relation, elle parviendront bien à avoir ce qu'elle désire et changer l'homme humain en homme de rêve.

    Chat échauder crain l'eau froide, un homme qui déja gouter à la mecdecine du divorce a pas envie de commencer ou de recommencer.

    Ce qui manque aux couples actuel c'est le recul avant l'engagement, il se mette en couple parce que le sexe marche bien, comme si cette partie du corps et de l'esprit etait pas faite pour fitter!!!

    C'est en fait le reste de la relation qui va garder le couple unis, les intérêts communs, les gouts complémentaires, etc.. Toute humanité qui prend du temps à découvrir et pire qui change avec l'âge et demande en plus une facilité d'adaptation...

  • Gervais Pomerleau
    Inscrit
    samedi 24 janvier 2009 08h54
    à se tordre de rire...
    que de prouesses, que de circonvolutions, d'entourloupes pour ne pas dire ouvertement ce qui circule sous le couvert... ne faut surtout pas publier le nom de "monsieur", parce qu'il est milliardaire, parce qwu'il a commencé, petit, avec les rêves d'autrui, avec les sueursx d'autrui également, qu'il voudrait bien voir un casino dans un coin pauvre de Montréal...
    Hypocrisie, quand tu nous romps la colonne vertébrale...

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 24 janvier 2009 11h01
    Cour suprème du Canada VS code civil du Québec
    Je conteste farouchement cette cause qui est entendue à la cour suprême du Canada. La cour suprême du Canada n'a pas à s'ingérer et à dicter la conduite du Québec et de son Code Civil.

    Le Code Civil du Québec est le Code Civil du Québec, et le Canada n'a aucune autorité là dessus.

    De toute façon le Québec n'a jamais signé la constitution canadienne, donc, aucun jugement de la cour suprême du Canada de devrait avoir autorité au Québec; et surtout pas quand il s'agit d'une cause affectant directement le Code Civil du Québec.

    Québécois, bandes de colonisés, réveillez vous ...

  • Michel Samson
    Abonné
    samedi 24 janvier 2009 11h31
    ...des mentalités d'escortes...
    Cette caractérisation vient d'une des participantes d'hier à l'émission radiophonique de Christiane Charest et elle m'a rassurée. Non pas qu'elle me confortait dans ma propre compréhension du cas mais parce que j'entendais une femme exprimer courageusement et finement à quel point elle se sentait mal à l'aise face à ce genre de cause et ce genre de conjointe. Elle ajoutait que cette cause était la pire qu'on puisse trouver pour faire "avancer" la cause des unions libres vers des unions légiférées, étrange souhait de plusieurs, en général dans sa forme "plusieures".

    Je suis aussi rassuré d'entendre de nombreuses femmes refuser toute intervention de la loi dans la caractérisation d'une union libre par opposition à un mariage civil ou religieux. On évolue. Tsé, genre, le libre-arbitre...

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    samedi 24 janvier 2009 13h27
    Le problème se situe dans la loi sur la famille qu'il faut répudier!
    Ce qui compte c'est bien plus de dé-judiciariser le mariage et de dé-criminaliser le divorce.
    Autrement dit nous avons tous et toutes le droit à l'erreur, et criminaliser l'erreur est profondément absurde. Si nous nous sommes trompé, il n'y a pas là aucune raison pour nous en punir, en autant que les conséquences prévisibles en soient atténuées pour les enfants qui risqueraient d'en souffrir. Le reste n'est que mesquinerie et platitudes d'avocates qui démontrent que l'exercice est biaisé, et que le divorce est devenu une escroquerie de plusieurs milliards de dollars annuellement dont les seuls bénéficiaires sont les avocates, les juges de la Cour Supérieure et de la Cour d'Appel qui en profitent pour justifier leurs salaires pharamineux.
    Il faut consulter au moins deux sites pour en être convaincu:
    www.ancq.qc.ca
    www.jugements.qc.ca
    pour se rendre compte à quel point l'aberration juridique est poussée à son comble en particulier avec cette profonde imbécillité qui s'appelle le pouvoir discrétionnaire des juges qui leur permet de modifier le cours des choses en fonction de leur idéologie bassement conservatrice d'un autre âge.
    Par conséquent, ôtons aux juges la liberté d'exercer leurs préjudices personnels, sortons le divorce des cours de justice et des différentes Cours d'Appel, qui en fonction de leur composition prononcent des arrêts contradictoires que ceux qui en ont les moyens peuvent faire casser par la Cour Suprême.
    Par conséquent remettons à des fonctionnaires et non à des avocates véreuses le soin de trancher sur la justesse d'octroyer des fonds à l'une des parties.
    Par conséquent, instituons un mécanisme d'évaluation des juges permettant d'éliminer les idéologues bornés.
    Par conséquent libérons les Cours des problèmes conjugaux pour leur redonner leur véritable mission qui est celle de se préoccuper des criminels et du danger qu'ils font courir à la société au lieu d'exagérer la misère des citoyens et citoyennes ordinaires.
    Les différents conjugaux ne sont pas criminels!!!!!!!!

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    samedi 24 janvier 2009 13h57
    Informer, telle est la solution
    J'affirme que la solution est d'informer tout le monde clairement sur les droits et obligations différents des conjoints de faits. Allez, dites le dans les classe de développement personel et social au secondaire, distribuez des pamphlets aux prestataires de la sécurité du revenu, dans les CLSC, diffusez des capsules télé, etc. Le vrai problème est que des gens ont négligé de s'informer et que maintenant, certains veulent ce servir de cette ignorance comme moyen de forcer tout le monde à subir le même modèle social.

    Il est une tactique assez fréquente en contrôle social qui consiste à fausser le jeu, en éliminant ou atténuant les avantages découlant logiquement ou naturellement d'une option que le technicien du contrôle social trouve indésirable. L'idée est de rendre l'option moins désirable en éliminant la raison qui motive les gens de la choisir ou en introduisant une raison contraire. Par exemple, utiliser la taxation pour augmenter de force le prix des cigarettes, fixer des prix planchers sur la bière, une taxe sur le carbone, etc. Ces exemples sont bénins. Il y en a des plus sérieux, par exemple, les incitatifs économiques, notamment fiscaux, à la famille qui prennent la forme du créditspour personne à charge et du crédits pour conjoint (je signale que le crédit pour conjoint vaut même si les deux conjoints sont autonomes). Si vous choisissez de dépenser votre argent comme l'État le veut, vous êtes remboursés mais si vous faites un choix autre, alors payez pour vos choix de consommation ! J'ai déjà entendu un activiste pour la famille dire brutalement devant la caméra, il y a quelques années, qu'il souhaite, tenez-vous bien, que pour un même emploi, on accorde un salaire plus élevé aux employés qui ont des enfants (bien sûr, rationalité économique oblige, l'entreprise devra retrancher sur les employés sans enfants). Il y a des gens comme ça qui veulent supprimer les avantages (ex: avoir plus d'argent dans ses poches) des options contraires au modèle de vie qu'ils cherchent à imposer à tout le monde. Je crois qu'il y a un peu de cela chez certains des acteurs qui militent pour imposer le même packages légal aux conjoints de faits. Pour ma part, je crois au choix éclairé: laisser au gens le libre choix en veillant à ce qu'ils aient toute l'information pour faire un choix éclairé. Cela inclu aussi, une information de nature psychologique mettant en garde les femmes de ce que l'être aimé (idéalisé) peut bien donner différente raisons pour son refus du mariage, de l'union civile (mariage pour les laiques fermes) et même des contrats de concubinage, la raison vraissemblable est probablement qu'il ne veut pas être lié économiquement advenant une rupture. Il veut sa liberté et mademoiselle devra faire un choix de vivre ou non avec cet homme, considérant qu'il n'a pas la même aspiration qu'elle à une famille "bétonnée". Si tout le monde comprends bien cela, je ne vois pas le problème. Faut-il vraiment laisser se répandre "l'erreur commune" et ensuite pénaliser les personnes qui se sont informées, le tout sur fond de contrôle social (pousser un modèle de vie en utilisant le sentiment de pitié naturel envers le malheureuses qui ont vécu dans l'aveuglément volontaire) ?

    Imposer le même package légal n'aura pour effet que d'accentuer la peur des hommes à s'engager. Par exemple, ils refuseront peut-être que leurs blondes emménagent. Il romperont peut-être avant que la durée minimale de cohabitation prévue à la loi expire (ça arrive dans les jurisdictions qui imposent des obligations aux conjoints de faits. C'est un peu comme avec la loi sur les normes du travail: après deux ans d'emploi, l'employeur perd de sa liberté de congédier. Il y a des employeurs qui congédient leurs employés avant l'expiration des deux années, souvent 3, 2 ou même 1 mois avant. C'est évident). Pour ceux qui valorisent à tous prix la famille bétonnée, dites-vous bien que l'union libre est sécurisante pour bien des gens. Elle peut leur faire franchir la première étape, celle de la cohabitation. Une fois la peur réduite par des années de cohabitation, il se peut qu'ils se marient éventuellement ! Combien de gens de marient après des années de cohabitation !

  • Diane GELINAS
    Abonné
    vendredi 25 mars 2011 17h41
    ARGUMENTATION SANS ÉQUIVOQUE EN FAVEUR DU CHOIX DE L'UNION
    Me Sylvie Schirm,

    Si quelque intégriste du "mariage de force" refuse de respecter la situation du droit matrimonial québébois, voici un argument à leur faire valoir :

    1. LES UNIVERSITÉS REÇOIVENT PLUS DE FEMMES QUE D'HOMMES;
    2. LES GARÇONS DÉCROCHENT AU SECONDAIRE;

    À L'AVENIR, QUI DEVRA FAIRE VIVRE LE CONJOINT MOINS FORTUNÉ?

    OUPS! Quand on réalisera que dorénavant les femmes seront les pourvoyeures... la rhétorique prendra un tout autre son de cloche...

    Ben "gardon" ça! Est-ce ça, une justice à deux vitesse ?

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