Des caméras de surveillance vidéo dans des autobus scolaires
Edmonton — Un nombre grandissant de commissions scolaires au pays installent des caméras de surveillance vidéo à bord des autobus scolaires. Les autorités scolaires justifient cette mesure en disant qu'elle contribue, notamment, à prévenir les comportements voyous et l'intimidation chez les écoliers.
Tout récemment, la commission scolaire Pembina Trails de Winnipeg, au Manitoba, a décidé à son tour de poser des caméras de surveillance dans tous ses autobus, après qu'un chauffeur âgé de 65 ans a été accusé d'avoir agressé sexuellement une écolière.
Mais des experts soutiennent que ces caméras ne constituent pas nécessairement une protection contre les écarts de conduite, et qu'elles ont le potentiel de porter atteinte à la vie privée.
L'utilisation de caméras de surveillance par les commissions scolaires remonte, dans certains cas, à une quinzaine d'années.
En Ontario, on les utilise, non pas tant pour surveiller les conducteurs que pour inciter les jeunes à agir de manière responsable, affirme Dave Carroll, consultant auprès de l'association ontarienne des autobus scolaires. Certaines commissions scolaires placent même de fausses caméras, munies d'un voyant lumineux rouge, pour leurrer les écoliers, dit-il.
Le service de transport d'écoliers qui dessert plusieurs commissions scolaires du centre de la province procède régulièrement à la rotation de quelque 25 caméras à bord de ses 650 autobus.
De même, les autobus de certaines grandes villes sont équipés de caméras vidéo pour, espère-t-on, protéger les con-ducteurs et les usagers contre la violence, et les véhicules contre le vandalisme.
Atteinte à la vie privée ?
La société de transport de Toronto a entrepris d'équiper ses autobus de caméras à la suite de l'agression dont a été victime un de ses chauffeurs, note M. Carroll. Winnipeg appliquera une mesure semblable en 2009.
Mais Brian Edy, un avocat de Calgary, ancien président de l'association albertaine des libertés civiles, estime qu'il y a toujours un risque d'atteinte à la vie privée quand des personnes sont filmées sans leur consentement.
M. Edy plaide la prudence dans l'utilisation des caméras de surveillance. Selon lui, des parents se demanderont peut-être qui aura accès aux enregistrements vidéo. L'utilisation de telles caméras n'accroît pas toujours la sécurité et peut nous inciter à renoncer à une partie de notre vie privée contre une mesure qui, malheureusement, n'est pas nécessairement dissuasive, prévient-il.
Tout récemment, la commission scolaire Pembina Trails de Winnipeg, au Manitoba, a décidé à son tour de poser des caméras de surveillance dans tous ses autobus, après qu'un chauffeur âgé de 65 ans a été accusé d'avoir agressé sexuellement une écolière.
Mais des experts soutiennent que ces caméras ne constituent pas nécessairement une protection contre les écarts de conduite, et qu'elles ont le potentiel de porter atteinte à la vie privée.
L'utilisation de caméras de surveillance par les commissions scolaires remonte, dans certains cas, à une quinzaine d'années.
En Ontario, on les utilise, non pas tant pour surveiller les conducteurs que pour inciter les jeunes à agir de manière responsable, affirme Dave Carroll, consultant auprès de l'association ontarienne des autobus scolaires. Certaines commissions scolaires placent même de fausses caméras, munies d'un voyant lumineux rouge, pour leurrer les écoliers, dit-il.
Le service de transport d'écoliers qui dessert plusieurs commissions scolaires du centre de la province procède régulièrement à la rotation de quelque 25 caméras à bord de ses 650 autobus.
De même, les autobus de certaines grandes villes sont équipés de caméras vidéo pour, espère-t-on, protéger les con-ducteurs et les usagers contre la violence, et les véhicules contre le vandalisme.
Atteinte à la vie privée ?
La société de transport de Toronto a entrepris d'équiper ses autobus de caméras à la suite de l'agression dont a été victime un de ses chauffeurs, note M. Carroll. Winnipeg appliquera une mesure semblable en 2009.
Mais Brian Edy, un avocat de Calgary, ancien président de l'association albertaine des libertés civiles, estime qu'il y a toujours un risque d'atteinte à la vie privée quand des personnes sont filmées sans leur consentement.
M. Edy plaide la prudence dans l'utilisation des caméras de surveillance. Selon lui, des parents se demanderont peut-être qui aura accès aux enregistrements vidéo. L'utilisation de telles caméras n'accroît pas toujours la sécurité et peut nous inciter à renoncer à une partie de notre vie privée contre une mesure qui, malheureusement, n'est pas nécessairement dissuasive, prévient-il.
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