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Monsanto obtient réparation

Fabien Deglise   16 décembre 2008  Justice
Monsanto n’entend pas laisser les producteurs agricoles utiliser ses semences transgéniques sans qu’ils ne paient les redevances prévues.
Photo : Agence Reuters
Monsanto n’entend pas laisser les producteurs agricoles utiliser ses semences transgéniques sans qu’ils ne paient les redevances prévues.
L'un est consterné, l'autre est résigné. Hier, le monde écologiste a vivement dénoncé l'attitude de la multinationale Monsanto qui, pour la première fois au Québec, a mis à l'amende, après enquête, trois agriculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour vol de brevet sur ses organismes génétiquement modifiés (OGM), prétend-elle. L'infraction, qui aurait été commise «par étourderie», relève toutefois du «cas isolé», selon le syndicat agricole du coin, qui reconnaît par ailleurs le droit au géant américain de la biotechnologie de faire respecter ses créations transgéniques.
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  • Langis Gagnon
    Abonné
    mardi 16 décembre 2008 12h29
    A propos Monsanto
    « Monsanto c'est le Bernard Madoff de la haute technologie. Une entreprise qui fait croire a ses acheteurs que ses semences sont profitable et rentable pour l'agriculteur mais qui dans le fond ne sont que leur escroquer des droits sur la vie. J'espère que les agriculteurs vont se réveillé.... »

  • Dominique Favreau
    Abonné
    mardi 16 décembre 2008 23h25
    Le choix de l'agriculteur
    « Les desseins de Monsanto contiennent ce paradoxe douloureux: Augmenter la productivité agricole dont nous pourrions tous bénéficier (noble certe), en introduisant toutefois un artefact génétique dans un organisme, dont les conséquences sur l'environement sont particulièrement mals connues.

    Monsanto à donc développer ces souches dites "Terminator". Stériles, celles-ci ont l'avantage théorique de ne pas se disséminer dans l'environement, éliminant ses potentiels effets délétères.

    Hors, cette innovation, répondant aux souhaits de plusieurs organismes voués à l'environnement, rend les agriculteurs dépendant de Monsanto en réapprovisionnement. C'est maintenant aux agriculteurs de décider selon le profil de leur entreprise si 15$/acre/an correspond à leur plan d'affaire. Rien n'oblige les agriculteurs à utiliser ces semances. Ils sont libres de leur approvisionnement.

    On peut discuter longtemps de l'éthique de modifier, vendre et breveter un organisme vivant. Mais le respect de la notion de brevet, et de tout ce qui s'y rattache, est centrale au maintient de la recherche et développement dans TOUS les secteurs, biologiques ou autres.

    C'est à notre Gouvernement de légiférer sur le statut de brevabilité d'un organisme, en réponse au précédant judiciaire, pour nous protéger.

    Par contre, c'est à notre Justice de protéger l'inviolabilité d'un brevet afin de maintenir la motivation de la recherche et développement.

    Bien que Monsanto ne soit pas un "ange", la décision de la cour est pertinente et essentielle. »

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