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L'aide au suicide refait surface

Pour la première fois au pays, un jury acquitte un homme accusé d'avoir aidé quelqu'un à s'enlever la vie

Brian Myles   13 décembre 2008  Justice
Le vide politique en ce qui concerne le suicide assisté a refait surface hier à Alma, où un jury a fait preuve de sagesse populaire en acquittant Stephan Dufour de l'accusation qui pesait contre lui pour avoir aidé son oncle, cloué à un fauteuil roulant, à s'enlever la vie.

M. Dufour, 30 ans, était passible d'une peine maximale de 14 ans de prison pour avoir installé une corde et un dispositif d'étranglement ayant permis à son oncle, Chantal Maltais, de se suicider sans aucune autre forme d'aide, à l'automne 2006.

La famille, l'avocat de l'accusé et même des membres du jury ont éclaté en sanglots lorsque le verdict d'acquittement a été rendu, hier matin au Palais de justice d'Alma. Dufour, un jeune homme au potentiel intellectuel limité, est demeuré stoïque.

Décrit comme un homme anxieux, dépressif et irritable lors du procès, Chantal Maltais n'en pouvait plus de vivre avec la poliomyélite depuis sa tendre enfance. Dans les 15 dernières années de sa vie, il a imploré à peu près tous les membres de sa famille pour qu'ils l'aident à mettre le point final à ses souffrances, mais sans succès. Selon la théorie de la défense, Maltais s'est montré tellement agressif et manipulateur qu'il a fini par convaincre son neveu de l'aider.

Le jury, composé de neuf hommes et trois femmes, a mis trois jours avant de rendre ce verdict d'acquittement mûri et réfléchi. Les jurés ont demandé à réécouter quatre témoignages, dont celui de l'accusé, qui avait déclaré en termes candides: «Je ne voulais pas le faire. Mais je n'étais plus capable. Je me sentais en prison.» Lors de leur troisième et dernière journée de délibération, les jurés sont revenus devant le juge Jacques Lévesque pour exiger des précisions sur les notions fondamentales de doute raisonnable et d'intention criminelle.

L'affaire relance le débat sur le suicide assisté, car si Chantal Maltais avait pu bénéficier d'un encadrement médical pour mettre fin à ses jours, il n'aurait probablement pas exercé des pressions indues sur son neveu vulnérable. Par contre, le concept de l'intention criminelle a joué un rôle déterminant dans cette histoire, comme en font foi les questions du jury.

En vertu de ce concept juridique d'intention, «toute personne raisonnable est censée avoir voulu les conséquences de son geste», explique le criminaliste Jean-Claude Hébert. Devant un juge seul, il y a fort à parier que Dufour aurait été reconnu coupable de l'accusation d'avoir aidé son oncle à se suicider. Aucune preuve n'indique qu'il était inapte à subir son procès ou qu'il était frappé d'aliénation mentale. Le jury devait donc présumer que Dufour savait ce qu'il faisait en installant cette corde funeste réclamée par son oncle. «C'est la norme juridique. Mais dans les faits, les circonstances particulières d'un accusé n'échappent pas à un jury. Dans le cas de Dufour, ça sautait aux yeux. C'est certainement un facteur que le jury a pris en considération», explique Me Hébert.

Ce verdict d'acquittement prouve également l'utilité des procès devant jury, estime Me Hébert. Dans leur sagesse, les 12 jurés ont su harmoniser «les règles de droit avec les besoins sociétaux et les problèmes de l'heure», dit-il.

Depuis que la Cour suprême du Canada a refusé à cinq voix contre quatre de légaliser le suicide assisté dans l'affaire Sue Rodriguez, en 1993, les tribunaux jonglent tant bien que mal avec cette patate chaude.

Même s'il n'y avait aucune contestation fondée sur la Charte des droits et libertés dans l'affaire Dufour, c'était la première fois qu'un jury se prononçait sur une cause découlant de l'article 241 du Code criminel, interdisant toute forme d'aide au suicide. Le jury est allé beaucoup plus loin que la magistrature en acquittant carrément l'accusé.

Dans des affaires similaires entendues par des juges seuls, André Bergeron avait été condamné à une peine de trois ans de probation pour avoir mis fin aux jours de son épouse, en 2005 à Sherbrooke, après avoir plaidé coupable à des accusations de voies de fait graves. À Montréal, Marielle Houle avait été accusée d'avoir aidé son fils à se suicider, en 2004. Elle avait écopé aussi d'une peine de trois ans de probation après avoir plaidé coupable.

C'est un peu comme si les tribunaux québécois avaient fait preuve de compassion en imposant les peines les plus clémentes possibles aux Bergeron et Houle de ce monde qui, au comble du désespoir, ont voulu abréger les souffrances atroces de leurs proches. La justice agit ainsi comme un double «cran d'arrêt» lors du procès et du prononcé de la sentence, afin de s'assurer dans un premier temps qu'il est bel et bien question d'une affaire de compassion et en infligeant dans un deuxième temps des peines édulcorées. «Mais il pourrait y avoir un troisième cran d'arrêt, fait remarquer Jean-Claude Hébert. On pourrait traiter les causes de suicide assisté autrement [que par le recours au droit pénal]. À partir du moment où il y a des crans d'arrêt un peu partout, c'est qu'il y a peut-être un problème d'harmonisation de la loi avec les besoins sociétaux.»

La députée bloquiste Francine Lalonde a présenté aux Communes un projet de loi privé pour encadrer l'euthanasie et le suicide assisté, au nom du droit de mourir dans la dignité. Ce projet est mort au feuilleton avec le déclenchement des élections, mais Mme Lalonde a l'intention de le déposer à nouveau à la première occasion.

Le conjoint de Mme Lalonde, et président de l'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité, Guy Lamarche, fait remarquer que le jeune Dufour, sa famille et son oncle disparu se sont retrouvés «dans une situation extrêmement pénible» en raison du vide politique entourant l'euthanasie et le suicide assisté. Dans ce contexte, le jury a rendu un verdict «d'une grande sagesse», dit-il. «Il est logique de penser que le jury n'est pas loin de partager les sentiments généralement acceptés au Québec», une province largement favorable à la reconnaissance de l'euthanasie et de l'aide au suicide, tout comme le reste du Canada d'ailleurs. Aux Communes, le Bloc québécois se fait l'écho de ce sentiment favorable. Au sein du NPD et du Parti libéral, les avis sont partagés. Quant aux conservateurs, ils sont majoritairement contre.

Ce vacuum politique est d'autant plus intenable que des formes douces d'euthanasie sont permises depuis l'affaire de Nancy B, cette femme qui avait obtenu en Cour supérieure une interruption des traitements qui la maintenaient en vie, même s'il était clair qu'elle allait en mourir, en 1992. «On peut commencer par ça, refuser le traitement, explique Guy Lamarche. Nous, à l'association, on n'hésite pas à dire qu'il y a un manque dans la gamme des soins palliatifs disponibles.»

Le Québec s'est doté d'une politique en soins palliatifs de fin de vie, en 2004, un document reconnaissant le bien-fondé des soins qui allègent la souffrance sans retarder ou hâter la mort. La politique constate cependant le malaise entourant la sédation prolongée jusqu'au décès, une forme indirecte d'euthanasie. «On devrait avoir le droit de demander de l'aide médicale pour mourir», estime Guy Lamarche. Sur cette épineuse question du droit de choisir le moment de sa mort, c'est toujours le silence depuis l'affaire Rodriguez.
 
 
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  • Denis Beaulé
    Abonné
    vendredi 12 décembre 2008 22h32
    Ne pas autoriser. Punir ? Encore moins !
    Les paroles les plus «centre», les plus sages ou les plus modérées, à avoir été dites cette année à propos du suicide assisté, semblent l'avoir été par Pierre-Olivier Sur. Cet avocat a opiné en effet, en entrevue à Libération en mars dernier, qu'on ne saurait sensément autoriser a priori à tuer. Mais qu'on peut fort bien par contre, qu'on devrait probablement même ne pas punir a posteriori une personne en ayant aidé une autre à mourir, lorsque des circonstances ou des souffrances exceptionnelles le justifieraient. Comme on voit, ce serait du cas par cas. Après. Ainsi, cela inhiberait-il toute 'tentation' possible dérivée d'une motivation à base de cupidité, de je-m'en-foutisme ou d'autres égoïsmes capitalistes pressés ou intéressés bien connus. En même temps que cela se trouverait à laisser la voie libre à quiconque, en conscience, par simple humanité ou compassion bien sentie, voudrait prendre 'la chance' d'apporter ce genre d'aide tout à fait singulière et déchirante, en escomptant échapper à la prison. Après coup. Salomon même n'eût pu penser, dire ou faire mieux.

  • Yvon Bureau
    Abonné
    samedi 13 décembre 2008 09h01
    Non à l'aide au suicide, Oui à l'aide médicale à mourir
    Non à l'aide au suicide !
    Oui à l'aide médicale à mourir !

    Le procès d'Alma est terminé. Enfin. Soulageant pour tous. Questionnant pour tout le monde. Le temps d'être aidé autrement pour mourir plus dignement, hors des drames, est-il enfin arrivé ? Bien sûr que oui !

    Le Gouvernement du Canada, dès 2009, se doit de débattre aux Communes sur l'aide médicale active pour mourir dignement et librement.

    Ce procès d'Alma, comme ceux en janvier 2006 (Marielle Houle/Charles Fariala) et en octobre 2006 (André Bergeron/Marielle Houle ), invite les chefs des partis fédéraux à permettre à nos députés de s'entendre sur un projet de loi, de débattre, de le bonifier et de passer au vote libre.

    Depuis plus d'une quinzaine d'années, près de 75 % de la population canadienne est favorable à une aide médicale active pour mourir, si besoin il y a et si choisie.

    Réjouissons-nous devant la mission de l'Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité / AQDMD : Oeuvrer pour qu'il soit permis à une personne atteinte d'une maladie en phase terminale ou vivant des douleurs et/ou des souffrances insupportables, de demander et recevoir une aide médicale active nécessaire à une fin de vie paisible et sans souffrance.

    En attendant, le Gouvernement du Québec, spécialement les ministres de la Santé et des services sociaux et des Aînés, avec l'Opposition, doivent faire coalition pour revoir sa politique d'accompagnement de la personne en fin de vie, centrée sur elle, sur son seul intérêt, sur ses valeurs, sa conscience et son ultime liberté.

    Au nom de la compassion, la dignité, et du libre-choix !

    Yvon Bureau t.s.
    Consultant pour un mourir digne et libre,
    Membre de AQDMD, DWD, AQSP,
    10150, rue de Bretagne
    Québec
    G2B 2R1
    418 843 8807
    ybbureau@videotron.ca

    cc Médias


    Québec, le 12 décembre 2008

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 13 décembre 2008 10h52
    A-t'on besoin de l'État pour gérer nos affaires personnelle?
    Moi, à chaque jour, j'ai la liberté de m'enlever la vie, tout comme celle de traverser la ville. Parce que je suis autonome et en santé. Mais si demain matin, je me fais faucher par une automobile et que j'en reste cloué au lit pour le reste de mes jours, je perds les moyens de m'enlever moi-même la vie. Pourquoi la liberté de s'enlever la vie doit-elle être le lot que des gens bien portants? Pourquoi cette discrimination envers les gens les plus miséreux d'entre nous?

    Ma vie m'appartient, et personne d'autre n'a le droit moral de me l'enlever. Même pas l'État du Texas! Si je ne respecte pas ce droit à la vie de mes semblable, qu'on me jette en prison pour le restant de mes jours, mais qu'on continu à respecter mon droit sur ma propre vie. En prison, je ne peux pas me jeter devant le métro ou me jeter en bas d'un pont, alors qu'on me donne une pilule (par exemple : cyanure enrobé d'un puissant sédatif à dissolution lente), si j'en fais la demande, afin que je m'enlève la vie, si tel est mon désir.

    D'une façon plus générale, l'État n'est rien d'autre qu'un instrument qu'on se donne collectivement pour voir à la bonne marche des affaires (publiques) qui concerne la collectivité, et non pour venir nous emmerder dans nos affaires personnelles. Alors, si je désir m'enlever la vie, vivre en couple avec une personne du même sexe que moi, ou encore avec ma propre mère, que l'État sache qu'il s'agit là d'une affaire personnelle, et qu'il ne doit intervenir que s'il y a quelqu'un qui prétend subir un préjudice résultant de ce dit choix personnel. Dans le cas du droit de s'enlever la vie, je ne vois que les enfants (de moins de 18 ans) du malheureux qui puissent avoir un droit de véto pour empêcher une telle action.

  • Guy Lemieux
    Abonné
    samedi 13 décembre 2008 11h22
    Paradoxe....avortement....et... aide à mourrir
    Comment concilier que l avortement puisse être légal et l aide à mourrir (illégal).La sagesse vient d être inscrit dans les futures causes judiciaires désormais .S il appartient à la femme d en décider (avortement), il appartient encore plus à l individu 9aide à mourrir ) de décider de sa vie .

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    samedi 13 décembre 2008 19h23
    Comment peut-on justifier...? C.Pelchat...tahcl@axion.ca
    Excusez-moi de briser l'accord presqu'unanime des opinions précédentes. De mon côté de la barricade,je ne vois pas les choses du même oeil. La vie,nous ne savons pas scientifiquement d'où elle vient.Oh !,on a bien de temps en remps quelques huluberlus qui nous annoncent la création de la vie en laboratoire,mais d'habitude ca ne dure pas plus que quelques semaines et on continue à chercher à la créer.
    Puis,il y a les vrais scientifiques comme Hubert Reeves et cie ,qui nous décrivent le processus du brassage des atomes dans des conditions de chaleur et de pression qui auraient donné des molécules qui se seraient mises à s'entremêler et d'où seraient sorties des protéines,des unicellulaires et pouf!, finalement la vie.
    Mais si on veut être sérieux et garder son bon
    sens,on accepte de ne pas savoir d'où vient la vie,parce que nous ne l'avons pas créée nous-mêmes,mais nous constatons qu'elle est là ,toute palpitante sur notre planète,mais que de savoir si elle est présente ailleurs dans le cosmos,rien ne nous autorise à le formuler,sinon dans des calculs de probabilité tout aussi hallucinants qu'infondés en véritable science. La vie donc nous a été donnée,nous humains,ainsi qu'au monde animal et végétal,mais son Créateur nous reste inconnu
    à moins de se tourner vers d'autres connaissances qui nous appellent à lever les yeux plus haut que la matière sur
    laquelle nous avons le nez collé. En effet,tout ce qu'on voit,sent,goûte,pèse et mesure ne nous donne qu'une image imparfaite de tout le réel. On n'a qu'à contempler une belle nuit étoilée et sans lune pour se rendre compte de l'immensité du cosmos en terme d'espace et de temps. Et c'est encore le mystère...Car nonobstant la théorie du BIG BANG
    qui est plausible et acceptée de nos jours,personne n'a vu ou (entendu) le Big Bang et surtout personne ne nous parle de qui ou de quoi a allumé le Big bang ? Mystère encore...
    Actuellement,il n'y a que la philosophie,la théologie,et les écritures(incluant le Nouveau testament)qui sont en mesure de répondre aux questions radicales de la vie et de l'existence. Alors,si la vie ne vient pas de nous et si nous ne l'avons pas inventée,qui peut s'arroger un droit absolu sur elle.Sûrement pas moi,le mystère me dépasse. Mais,certains prétendent qu'on peut la détruire avant la naissance...d'autres qu'on peut la terminer quand elle n'est plus plaisante ou très souffrante. Si ces derniers ont raison,je puis partir demain et me rendre à l'UQUAM pour abattre une classe d'étudiants,car je décide qu'il y a trop d'étudiants sur le campus. Bien sûr,vous me direz,c'est de la folie ! Et je vous répondrez:qui êtes-vous pour juger de mon geste, puisqu'en principe les hommes ont le droit de disposer de la vie selon leur désir? Qui va décider qu'une vieille grand-mère de 90 ans,impotente,sourde,muette,et sénile ne devrait pas être anesthésiée pour sa fin ? Les héritiers potentiels qui attendent un héritage ou un juge à qui une requête d'un hôpital ou d'un curateur plaide qu'elle a déjà assez coûté à l'état? Vous voyez,mes amis, dans quel cul-de-sac,des théories matérialistes et relativistes vont nous conduire bientôt,si nous ne nous réveillons pas. Qu'un hommé déséquilibré en aide un autre à se tuer et qu'il soit acquitté de son crime,il n'y a pas lieu de ne pas l'acquitter. Mais que des gens raisonnables se servent d'un si triste événement pour mousser le suicide libre,assité ou non,et en faire une idée de législation,voilà un bien sombre avenir pour l'humanité. Car,si jamais on permettait une telle législation,inouie dans l'histoire et contraire à toutes les morales connues,nous assisterions à brève échéances à des dérives inhumaines. Le vrai progrès pour les vrais progressistes ne consistent pas à donner la mort aux personnes en grand mal de vivre,mais à les aimer et les accompagner de toutes les manières(médicales,psychologiques,
    etc.)à passer à l'autre Vie dans la dignité humaine. Derrière toute personne qui désire mourir,il y a une grande souffrance humaine qui crie son désir d'amour et de vie.
    Notre 21e siècle s'ouvrira-t-il à ce besoin qui croîtra énormément dans les décennies à venir?

    C.Pelchat
    Lac-Mégantic

  • Rémi Bourget
    Inscrit
    dimanche 14 décembre 2008 00h19
    À quand un encadrement?
    Il est pressant que l'État encadre le suicide-assisté pour permettre aux gens qui n'en peuvent plus de mourir dans la dignité. Je proposerais que le droit à l'euthanasie soit soumis à l'approbation par un médecin et un psychologue/psychiatre, ensuite cette pratique pourrait se dérouler en milieu hospitalier. La société est rendue là.

    Qu'en est-il du droit? Je ne crois pas que le jury a rendu un bon verdict en droit (bien que le Procureur des poursuites pénales n'en appellera sûrement pas du verdict). Il faut distinguer le mobile de l'intention en droit criminel. Bien sûr, nul doute que le pauvre Dufour ne souhaitait pas tuer son oncle. Cependant, l'intention coupable d'un tel crime s'infère de la simple prévisibilité objective qu'un suicide risque de se produire, suite à l'aide qui y a été apportée. À moins que l'acte est été involontaire, au sens où l'accusé ne contrôlait pas ses mouvements...

    Comme nous pouvons le voir, le jury a fait preuve de compassion. Je ne suis pas au courant des faits précis de la cause, je ne peux donc pas savoir si la poursuite a réellement failli à son fardeau de prouver le caractère volontaire de l'acte. Cependant, une cause comme celle-là démontre bien la situation intenable des gens qui se trouvent dans la situation de M. Dufour... Est-ce que cet acte est permis? Est-il interdit? Est-il punissable?

    C'est au Parlement d'intervenir pour ne plus que de telles situations se reproduisent. En l'absence d'une intervention du Parlement qui encadrerait l'euthanasie médicalement assistée et en l'absence de sanctions contre les gens désespérés qui commettent l'aide au suicide, la porte est ouverte aux pires abus...

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 14 décembre 2008 18h06
    À Cécilien Pelchat
    Vous écrivez : « Le vrai progrès pour les vrais progressistes ne consistent pas à donner la mort aux personnes en grand mal de vivre,mais à les aimer et les accompagner de toutes les manières (médicales,psychologiques, etc.) à passer à l'autre Vie dans la dignité humaine. » Aider à passer à l'autre vie. Cette croyance à une autre vie après la mort fonde votre raisonnement. En Québécois : Si tu souffres en masse, entouré de tes proches (si tu en as), tu mériteras une autre vie d'éternel bonheur ! La religion catholique a de très profondes racines.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 14 décembre 2008 18h14
    À Rino St-Amand
    Bien oui. Vous avez raison. L'Église n'a pas perdu le contrôle qu'elle pense avoir sur la vie ou la mort des individus. L'État se charge de faire le travail à sa place. La vie de chacun lui appartient et il faut plutôt que l'État réfléchisse (je sais, c'est fatiguant !) et légifère pour aider ceux et celles qui ne sont plus en mesure de mettre fin à leur vie. Qui peut imaginer un instant que les Charest et Desmarais ne trouveraient pas moyen de se libérer d'une vie dont ils ne voudraient plus, cela même s'ils n'étaient pas irrémédiablement malades. La bourse et la mort, dans leur cas.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 14 décembre 2008 18h21
    Un aidant éclairé
    Celui ou celle qui se croit justifié d'aider quelqu'un proche à mourir devrait pouvoir en référer à une cour spécialisée qui jugerait de ses motifs. Si cette dernière lui refuse le droit et qu'il passe outre à la décision, il ne pourrait alors compter sur la clémence d'une cour de justice criminelle.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

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