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En bref - La loi 104 en Cour suprême

Le Devoir   11 décembre 2008  Justice
La Cour suprême du Canada a décidé d'entendre un appel du gouvernement du Québec au sujet de la décision de la plus haute Cour du Québec de déclarer inopérant le projet de loi 104.

Cette loi, modifiant la Charte de la langue française du Québec, a été adoptée en 2002. Le gouvernement péquiste souhaitait ainsi colmater la brèche dans la loi 101 qui permet à des enfants, qui n'auraient pas le droit autrement d'aller à l'école anglaise, de recevoir leur éducation en anglais dans les réseaux public ou privé subventionnés après avoir passé un an sur les bancs d'une école privée non subventionnée. L'Association des commissions scolaires anglophones du Québec a salué la décision de la Cour suprême hier, elle qui conteste les arguments avancés par les procureurs généraux du Québec et du Canada dans cette affaire. Selon la présidente de l'association, Debbie Horrocks, «c'est tout simplement faux de prétendre que l'enseignement public en anglais constitue une menace pour l'avenir du français au Québec. L'un des objectifs principaux de nos écoles anglophones à travers la province est de préparer nos enfants à vivre et à travailler en français et en anglais au Québec».






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  • Paul Verreault
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 08h09
    Hypocrisie
    "...à vivre et à travailler en français et en anglais au Québec." C'est bien là le problème car ces hypocrites ne sont pas sans savoir que nulle part au monde deux langues peuvent survivre sur un même territoire. Mettre deux langues sur le même pied c'est mettre les deux pieds sur une seule langue.

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 11h00
    Québec a beau faire.... C.Pelchat... tahcl@axion.ca
    Il me semble que c'est du déjà vu.Notre seul gouvernement national,celui qui siège à l'Assemblée Nationale du Québec,a beau tenter de faire respecter notre culture par des lois,le gouvernement majeur,le vrai gouvernement,Ottawa,peut piétiner nos platebandes come il lui plaît. Et puis Ottawa n'a pas besoin de légiférer à l'encontre des lois de l'Assemblée Nationale,il n'a que laisser faire la Cour Suprême du Canada qui, en bon chien de garde,ne rate jamais l'occasion de remettre à sa place la ``tribu``québecoise dès qu'elle veut
    réclamer plus de droits,même sur sa ``réserve``.
    Quoi faire? Nous débarrasser de ce régime colonial
    hypocrite qui nous emmerde jusqu'à plus faim.
    Réveillez vous donc ! Vous êtes pas tannés de vous faire berner,bande de mollusques.
    C.Pelchat
    Lac-Mégantic

  • Yves Beauregard
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 11h03
    La règle du nombre
    Normal que la cour supreme du Canada tranche en faveur de la majorité des canadiens. Par définition c'est ce qu'elle doit faire.
    Anormal cependant que les québécois ne fassent pas leur indépendance politique pour assurer, entre autres, leur pérennité.

    Yves Beauregard, Montréal.

  • Normand Lacasse
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 11h07
    Pour le renforcement de l'éducation en français au Québec
    Encore une agression contre la langue française au Québec. Tous les moyens sont bons pour affaiblir l'éducation du français, pour son extinction dans le milieu du travail et sur sa disparition au Québec et en Amérique du Nord. Plus que jamais, la langue française au Québec est en diminution constante et certaines études prouvent que le français est rendu en dessous de 50 pour cent en Montréal.

    La semaine dernière une conférence a eu lieu dans le cadre des jeudis de la langue au Mouvement Montréal français. Nous étions invités à rencontrer Robert Comeau et Josianne Lavallée, qui ont dirigé le collectif pour le livre CONTRE LA RÉFORME PÉDAGOGIQUE, qui vient de paraître chez VLB. Nous avons pu comprendre à quel point le système d'éducation scolaire en français est un échec et le pire est à venir pour l'éducation de nos enfants francophone du québécois et notre élite francophone de demain.
    Je profite de location pour informer de la création de l'Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA). Les vidéos de son premier colloque du vendredi 28 novembre 2008 vont être en ligne sur Google vidéo bientôt. www.irfa.ca

    Il ne faut pas non plus obliger la lutte de la Coalition des régions pour un seul méga-hôpital en français. Si nous perdons cette bataille, il est évident que le français va devenir encore davantage une langue marginalisée dans le domaine du travail et un très mauvais signal pour les nouveaux arrivants dans un Québec francophone. http://www.ledevoir.com/2008/11/20/217342.html

    Je vous invite à vous joindre et à participer au Mouvement Montréal français (MMf) www.montrealfrancais.info

    Normand Lacasse

  • Michel Leclaire
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 11h45
    Prenons nos responsabilités
    La solution à tous ces problèmes est très simple.Se tenir debout et faire de nous des citoyens d'un Pays libre, le QUÉBEC.

  • Labelle Michel
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 11h57
    Pour ceux qui veulent en savoir plus
    Pour ceux qui veulent approfondir le sujet.
    Bonne lecture!

    Le vendredi 14 juin 2002,les parlementaires ont voté à l'unanimité pour l'entrée en vigueur du projet de loi 104 qui apporte des modifications à la Charte de la langue française :
    http://www.mef.qc.ca/104-adopte.htm

    Le 23 décembre 2004, la Cour supérieure déclare la loi 104 VALIDE (27 pages) :
    http://www.canlii.org/fr/qc/qcca/doc/
    2007/2007qcca1112/2007qcca1112.html

    Le 22 août 2007, la Cour d'appel déclare la loi 104 INVALIDE (26 pages) :
    http://www.canlii.org/fr/qc/qcca/doc/2007/2007
    qcca1112/2007qcca1112.html

    Le 11 décembre 2008, la Cour suprême du Canada décide d'entendre l'appel du gouvernement du Québec.

    Il s'agit d'un débat juridique qui porte sur l'interprétation de la portée des articles 1 et 23(2)de la Charte canadienne des droits et libertés. Ces articles sont OBLIGATOIRES et ne peuvent être l'objet de la clause nonobstant prévue à l'article 33(1) :
    http://lois.justice.gc.ca/fr/charte/index.html

    1. La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique.

    23. (2) Les citoyens canadiens dont un enfant a reçu ou reçoit son instruction, au niveau primaire ou secondaire, en français ou en anglais au Canada ont le droit de faire instruire tous leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de cette instruction.

    33. (1) Le Parlement ou la législature d'une province peut adopter une loi où il est expressément déclaré que celle-ci ou une de ses dispositions a effet indépendamment d'une disposition donnée de l'article 2 ou des articles 7 à 15 de la présente charte.

    Il s'agit de déterminer si l'article 73 de la Charte de la langue française (L.R.Q., chapitre C-11) contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés :
    http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynami

    73. Peuvent recevoir l'enseignement en anglais, à la demande de l'un de leurs parents:

    1° les enfants dont le père ou la mère est citoyen canadien et a reçu un enseignement primaire en anglais au Canada, pourvu que cet enseignement constitue la majeure partie de l'enseignement primaire reçu au Canada;

    2° les enfants dont le père ou la mère est citoyen canadien et qui ont reçu ou reçoivent un enseignement primaire ou secondaire en anglais au Canada, de même que leurs frères et soeurs, pourvu que cet enseignement constitue la majeure partie de l'enseignement primaire ou secondaire reçu au Canada;

    3° les enfants dont le père et la mère ne sont pas citoyens canadiens mais dont l'un d'eux a reçu un enseignement primaire en anglais au Québec, pourvu que cet enseignement constitue la majeure partie de l'enseignement primaire reçu au Québec;

    4° les enfants qui, lors de leur dernière année de scolarité au Québec avant le 26 août 1977, recevaient l'enseignement en anglais dans une classe maternelle publique ou à l'école primaire ou secondaire, de même que leurs frères et soeurs;

    5° les enfants dont le père ou la mère résidait au Québec le 26 août 1977, et avait reçu un enseignement primaire en anglais hors du Québec, pourvu que cet enseignement constitue la majeure partie de l'enseignement primaire reçu hors du Québec.

    Enseignement en anglais non reconnu.
    Il n'est toutefois pas tenu compte de l'enseignement en anglais reçu au Québec dans un établissement d'enseignement privé non agréé aux fins de subventions par l'enfant pour qui la demande est faite ou par l'un de ses frères et soeurs. Il en est de même de l'enseignement en anglais reçu au Québec dans un tel établissement, après le 1 er octobre 2002, par le père ou la mère de l'enfant.


    Enseignement en anglais non reconnu.
    Il n'est pas tenu compte non plus de l'enseignement en anglais reçu en application d'une autorisation particulière accordée en vertu des articles 81, 85 ou 85.1.

  • Maxime Schinck
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 14h10
    Nouvelle crise d'unité nationale en vue
    On est en droit de penser que la Cour suprême va confirmer le jugement de la Cour d'appel qui invalidait la Loi 104. Il est clair que le Parti québécois, qui forme la plus grosse opposition officielle depuis la Révolution tranquille, en profitera pour relancer le débat sur l'avenir du Québec. Après tout, en 2012-2013, ça fera beaucoup plus que 15 ans que le peuple québécois ne se sera pas prononcé par référendum sur la souveraineté du Québec.

  • André 68
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 18h57
    La langue francaise PARTOUT au Québec
    Quand est-ce que les Québécois vont se tenir debout ? Quand ils éliront des députés francophones & francophiles... Si on ne sort pas TOUS les francophobes du Québec et tous ces gens qui n'ont d'autres objectifs que de nous assimiler á la majorité canadienne anglophone et anglophile. Alors c'en sera fait du fait francais au Québec...
    La solution: SORTIR DANS LA RUE, ressusciter le FLQ, et toute autre ACTION efficace pour assurer notre INDÉPENDANCE dans les plus brefs délais. AUX ARMES CITOYENS !
    André Lacombe-Gosselin.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    jeudi 11 décembre 2008 22h49
    Quousque tandem ... a
    Quousque tandem ... abutere patientia nostra ?

    Mommy, Mommy ... is it too late ?

    Si cette nouvelle avait paru la semaine dernière, le PQ serait aujourd'hui au pouvoir.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    jeudi 11 décembre 2008 23h17
    Jacques P. Dupuis a manqué de jugement ou il est francophobe.
    Monsieur Harper était du combat contre la Loi 101 qui a été jugé par la Cour suprême du Canada, le 1 avril 2005, a été mené grâce à Stephen Harper, l'ancien président du National Citizens Coalition devenu chef du Parti conservateur du Canada.

    La Cour suprême juge si les dispositions de la Loi 101 qui interdisent à des parents francophones et allophones du Québec d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise, sont permissibles.

    M. Harper, qui flirte maintenant avec les Québécois pour prendre le pouvoir à la Chambre des Communes, a fourni une aide déterminante à la cause contre le français lorsqu'il dirigeait la coalition basée à Toronto, selon l'avocat des parents, Brent Tyler.


    L'affront le plus percutant du ministre de la justice a été de laisser le juge Allan R. Hilton qui a un passé francophobe et Québec Bashing en étant l'avocat D'Alliance Québec de juger l'article 104 de la loi 101. Le juge Hilton a rendu son jugement en anglais pour invalider l'article 104 de la loi 101 en août 2008.

    Monsieur Charest vous n'aurait pas de remerciement des Québécois pour ce fait d'arme.

    Il faut avoir les moyens de nos ambitions en apprivoisant la souveraineté du Québec.

    Donald Bordeleau

  • Labelle Michel
    Inscrit
    vendredi 12 décembre 2008 13h38
    Légende urbaine : Ce N'EST PAS le juge Allan R. Hilton qui a rendu jugement
    Certains intervenants mentionnent que le juge Allan R. Hilton a rendu jugement.
    C'est FAUX.
    C'est le juge Pierre Dalphon qui a rédigé le jugement et les autres juges y ont souscrit.
    Le jugement est 100 % en FRANÇAIS.
    Par ailleurs, ce jugement est mal fondé en droit, entre autres parce qu'il ramène le critère de raisonnabilité aux résultats d'un sondage.


    T.B. c. Québec (Ministre de l'Éducation)
    2007 QCCA 1112
    CANADA
    PROVINCE DE QUÉBEC
    GREFFE DE MONTRÉAL

    N° : 500-09-015326-051
    (500-17-020257-047)
    DATE : Le 22 août 2007

    http://www.canlii.org/fr/qc/qcca/doc/2007/2007qcca

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