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Francine Senécal pourrait s'adresser aux tribunaux

Jeanne Corriveau   28 novembre 2008  Justice
Francine Senécal
Photo : Jacques Grenier
Francine Senécal
Francine Senécal contestera vraisemblablement la décision du conseil d'administration de Cégep du Vieux-Montréal d'engager des procédures pour résilier son mandat de directrice générale. L'ex-vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal estime que l'institution d'enseignement n'a aucun motif valable pour révoquer l'entente conclue entre les deux parties, a indiqué son avocat.

Le 1er octobre dernier, Mme Senécal avait été choisie par le Cégep pour occuper le poste de directrice générale à compter de janvier prochain. Elle avait aussitôt démissionné de ses fonctions de vice-présidente du comité exécutif pour ne conserver que celles de conseillère municipale du district de Côte-des-Neiges.

Mercredi soir, dans une décision unanime, les membres du conseil d'administration du Cégep ont résolu d'amorcer une procédure de résiliation du mandat de Mme Senécal et de suspendre sa nomination jusqu'à la décision finale, qui sera prise le 7 janvier prochain, conformément à la loi.

La résolution a été adoptée à la lumière du rapport déposé par le sous-comité mis sur pied par le Cégep lorsqu'a éclaté, le 10 octobre dernier, la controverse au sujet de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM) dirigée par le conjoint de Mme Senécal, Martial Fillion. Ce sous-comité soutient que «le climat s'est détérioré au point où la confiance de la communauté à l'endroit de Mme Senécal n'existe plus et où il ne semble pas possible de rétablir ce lien de confiance essentiel à l'exercice de la fonction pour laquelle elle a été nommée», peut-on lire dans le document remis aux membres du conseil d'administration mercredi.

Les associations d'employés, de cadres et de professeurs du Cégep du Vieux-Montréal ont toutes demandé au conseil d'administration de reconsidérer la nomination de Mme Senécal.

L'avocat de Mme Senécal, Me Doug Mitchell, comprend mal les raisons qui ont amené le Cégep à renier sa parole puisque les conclusions du rapport se limitent au «lien de confiance rompu» sans autre justification. «Mme Senécal s'est fait offrir un contrat et a réagi en conséquence. Elle a démissionné de ses fonctions de vice-présidente du comité exécutif et elle a subi une baisse de salaire à la suite de cette démission, a indiqué hier Me Mitchell. Elle croit avoir été engagée pour cinq ans et elle ne voit aucun motif pour résilier ce contrat. Elle va regarder ses droits et nous allons les faire valoir.»

En démissionnant de son poste de vice-présidente du comité exécutif, Mme Senécal a dû renoncer à un revenu de 54 000 $ par année. Les nouvelles fonctions qu'elle devait assumer au Cégep constituaient pour elle un retour à sa première passion puisque, avant de faire le saut en politique municipale en 2001, elle avait dirigé le Collège Lionel-Groulx.

De côté de l'administration du maire Tremblay, on s'est dit attristé de la tournure des événements et du sort réservé à Mme Senécal. Le poste de vice-présidente laissé vacant par le départ de Mme Senécal en octobre dernier n'a toujours pas été comblé.

Rappelons que le 10 octobre dernier, Martial Fillion a été relevé de ses fonctions de directeur général de la SHDM le temps que la lumière soit faite sur des allégations de favoritisme dans la gestion de l'organisation.






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  • Hermil LeBel
    Inscrit
    samedi 29 novembre 2008 15h29
    Parfum de scandale
    « Un parfum de scandale entoure cette histoire de regroupement des sociétés municipales en dépit d'un avis juridique défavorable pour en arriver à constituer l'actuelle Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM). Puis survient une curieuse transaction au cours de laquelle la Ville a vendu le terrain du Faubourg Contrecoeur évalué à 23,5 millions à la SHDM pour la somme de 1,6 million. À son tour la SHDM l'a vendu 4,3 millions à Catania, transaction au coeur de laquelle se trouve impliqué Martial Filion, le conjoint de Francine Sénécal. Or le groupe Catania a grandi dans une culture d'évasion fiscale, de liens avec la mafia sur fond de scandale. Il décroche pourtant régulièrement d'importants contrats avec différentes villes sans que personne ne s'en offusque.

    À force d'accumuler les scandales et de les voir étalés les uns après les autres sur la place publique, le citoyen devient blasé devant le cynisme de nos dirigeants. Depuis les commandites, plus rien ne semble soulever l'indignation du peuple. Il ne s'agit que d'un exemple parmi tant d'autres de l'omniprésence de la culture de corruption qui domine désormais la scène politique et judiciaire au Québec. Il faudra s'en souvenir lorsque viendra le temps de voter le 08 décembre »

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