Le juge lui refuse sa remise en liberté
Un accusé tente de s'enlever la vie
Un récidiviste évalué par un psychiatre comme un homme «instable» et «impulsif» a tenté de s'enlever la vie avec une lame de rasoir hier au palais de justice de Montréal, après que le juge Martin Vauclair eut refusé de le remettre en liberté dans l'attente de son procès pour conduite dangereuse causant la mort.
L'affaire a causé tout un émoi, la mère et la conjointe de l'accusé se répandant en cris et en larmes après que Claude Saint-Charles, 48 ans, eut sorti une lame de rasoir, en pleine salle d'audience, pour se lacérer le cou à quelques reprises. Un agent de détention présent sur les lieux a mis du temps à réagir, si bien que le juge Vauclair a dû lui lancer: «Monsieur de la détention, intervenez!»
Saint-Charles venait tout juste d'apprendre que le juge Vauclair refusait de le remettre en liberté dans l'attente de son procès, prévu en janvier. «Moi, je serai pas "icitte", c'est sûr et certain que je serai pas "icitte", a dit l'accusé avant de s'automutiler dans le box des accusés. Des témoins, vous en aurez pas besoin.»
Pour le moment, on ignore comment Saint-Charles a pu dissimuler une lame de rasoir sur lui, de la prison de Rivière-des-Prairies jusqu'au palais de justice. Il s'est infligé des blessures mineures, et sa vie n'est pas en danger.
Saint-Charles est accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort d'une jeune femme de 22 ans, à Montréal en 2004. Il aurait brûlé un feu orange qui virait au rouge, pour ensuite percuter une voiture qui passait, au feu vert, à l'intersection. Dévié de sa trajectoire par l'impact, c'est le conducteur du deuxième véhicule qui a happé mortellement la jeune victime.
Mis en accusation en mars 2005, Saint-Charles a changé d'avocat quatre fois. Son procès devait débuter le 8 septembre dernier, mais il ne s'est pas présenté devant la cour. Quand des policiers ont frappé à la porte de son domicile de Québec, le lendemain, pour lui rappeler qu'il avait rendez-vous avec la justice, Saint-Charles a pris la fuite. Il a finalement comparu devant le juge Vauclair le 10 septembre. À la suite d'une dispute, son troisième avocat, Claude Olivier, s'est désisté du dossier.
Ce jour-là, le juge Vauclair a ordonné la détention provisoire de Saint-Charles, afin d'éviter qu'il ne se présente pas devant la justice une fois encore. Une requête pour remise en liberté de son nouvel avocat a été refusée hier, ce qui a jeté l'accusé dans le désespoir.
Condamné à de multiples reprises pour des vols qualifiés à main armée, Saint-Charles a été jugé apte à subir son procès. Le psychiatre qui a procédé à son évaluation, l'été dernier, a cependant remarqué que le processus judiciaire provoquait chez lui la détresse, l'irritabilité et l'impulsivité.
L'affaire a causé tout un émoi, la mère et la conjointe de l'accusé se répandant en cris et en larmes après que Claude Saint-Charles, 48 ans, eut sorti une lame de rasoir, en pleine salle d'audience, pour se lacérer le cou à quelques reprises. Un agent de détention présent sur les lieux a mis du temps à réagir, si bien que le juge Vauclair a dû lui lancer: «Monsieur de la détention, intervenez!»
Saint-Charles venait tout juste d'apprendre que le juge Vauclair refusait de le remettre en liberté dans l'attente de son procès, prévu en janvier. «Moi, je serai pas "icitte", c'est sûr et certain que je serai pas "icitte", a dit l'accusé avant de s'automutiler dans le box des accusés. Des témoins, vous en aurez pas besoin.»
Pour le moment, on ignore comment Saint-Charles a pu dissimuler une lame de rasoir sur lui, de la prison de Rivière-des-Prairies jusqu'au palais de justice. Il s'est infligé des blessures mineures, et sa vie n'est pas en danger.
Saint-Charles est accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort d'une jeune femme de 22 ans, à Montréal en 2004. Il aurait brûlé un feu orange qui virait au rouge, pour ensuite percuter une voiture qui passait, au feu vert, à l'intersection. Dévié de sa trajectoire par l'impact, c'est le conducteur du deuxième véhicule qui a happé mortellement la jeune victime.
Mis en accusation en mars 2005, Saint-Charles a changé d'avocat quatre fois. Son procès devait débuter le 8 septembre dernier, mais il ne s'est pas présenté devant la cour. Quand des policiers ont frappé à la porte de son domicile de Québec, le lendemain, pour lui rappeler qu'il avait rendez-vous avec la justice, Saint-Charles a pris la fuite. Il a finalement comparu devant le juge Vauclair le 10 septembre. À la suite d'une dispute, son troisième avocat, Claude Olivier, s'est désisté du dossier.
Ce jour-là, le juge Vauclair a ordonné la détention provisoire de Saint-Charles, afin d'éviter qu'il ne se présente pas devant la justice une fois encore. Une requête pour remise en liberté de son nouvel avocat a été refusée hier, ce qui a jeté l'accusé dans le désespoir.
Condamné à de multiples reprises pour des vols qualifiés à main armée, Saint-Charles a été jugé apte à subir son procès. Le psychiatre qui a procédé à son évaluation, l'été dernier, a cependant remarqué que le processus judiciaire provoquait chez lui la détresse, l'irritabilité et l'impulsivité.
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