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Le juge lui refuse sa remise en liberté

Un accusé tente de s'enlever la vie

Brian Myles   1 novembre 2008  Justice
Un récidiviste évalué par un psychiatre comme un homme «instable» et «impulsif» a tenté de s'enlever la vie avec une lame de rasoir hier au palais de justice de Montréal, après que le juge Martin Vauclair eut refusé de le remettre en liberté dans l'attente de son procès pour conduite dangereuse causant la mort.

L'affaire a causé tout un émoi, la mère et la conjointe de l'accusé se répandant en cris et en larmes après que Claude Saint-Charles, 48 ans, eut sorti une lame de rasoir, en pleine salle d'audience, pour se lacérer le cou à quelques reprises. Un agent de détention présent sur les lieux a mis du temps à réagir, si bien que le juge Vauclair a dû lui lancer: «Monsieur de la détention, intervenez!»

Saint-Charles venait tout juste d'apprendre que le juge Vauclair refusait de le remettre en liberté dans l'attente de son procès, prévu en janvier. «Moi, je serai pas "icitte", c'est sûr et certain que je serai pas "icitte", a dit l'accusé avant de s'automutiler dans le box des accusés. Des témoins, vous en aurez pas besoin.»

Pour le moment, on ignore comment Saint-Charles a pu dissimuler une lame de rasoir sur lui, de la prison de Rivière-des-Prairies jusqu'au palais de justice. Il s'est infligé des blessures mineures, et sa vie n'est pas en danger.

Saint-Charles est accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort d'une jeune femme de 22 ans, à Montréal en 2004. Il aurait brûlé un feu orange qui virait au rouge, pour ensuite percuter une voiture qui passait, au feu vert, à l'intersection. Dévié de sa trajectoire par l'impact, c'est le conducteur du deuxième véhicule qui a happé mortellement la jeune victime.

Mis en accusation en mars 2005, Saint-Charles a changé d'avocat quatre fois. Son procès devait débuter le 8 septembre dernier, mais il ne s'est pas présenté devant la cour. Quand des policiers ont frappé à la porte de son domicile de Québec, le lendemain, pour lui rappeler qu'il avait rendez-vous avec la justice, Saint-Charles a pris la fuite. Il a finalement comparu devant le juge Vauclair le 10 septembre. À la suite d'une dispute, son troisième avocat, Claude Olivier, s'est désisté du dossier.

Ce jour-là, le juge Vauclair a ordonné la détention provisoire de Saint-Charles, afin d'éviter qu'il ne se présente pas devant la justice une fois encore. Une requête pour remise en liberté de son nouvel avocat a été refusée hier, ce qui a jeté l'accusé dans le désespoir.

Condamné à de multiples reprises pour des vols qualifiés à main armée, Saint-Charles a été jugé apte à subir son procès. Le psychiatre qui a procédé à son évaluation, l'été dernier, a cependant remarqué que le processus judiciaire provoquait chez lui la détresse, l'irritabilité et l'impulsivité.
 
 
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  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 05h31
    Pauvre petit chou...et le psychiatre n'est pas mieux !
    «Le psychiatre qui a procédé à son évaluation, l'été dernier, a cependant remarqué que le processus judiciaire provoquait chez lui la détresse, l'irritabilité et l'impulsivité» ? Ce n'est pas un peu cela l'idée de faire un procès à quelqu'un et de lui infliger une peine d'emprisonnement ? Et puis, n'a-t-il pas lui-même causé de «la détresse, [de] l'irritabilité et [de] l'impulsivité» à la famille de la victime ? Lui et ses innombrable changements de procureurs et défaut de se présenter retardent le processus judiciaire et prolongent le calvaire de la famille. Détresse comme dans «il n'y a pas de justice !». Irritabilité comme dans répondre de façon négative à un ami qui nous dis de se refaire une vie. Impulsivité comme dans déclarer à la télé (ça s'est déjà vu) que «si ça continu comme ça, on va s'en occuper nous-mêmes !». Le processus judiciaire innefficace que nous avons (en partie à cause qu'il se montre trop clément envers les accusés négligents ou qui ne prennent pas le système au sérieux, comme en l'espèce) ne cause-t-il pas détresse, irritabilité et parfois impulsivité chez les victimes ? Et si les processus judiciaire est si lourd à porter pour monsieur, il pourrait peut-être commencer par ne pas le retarder ? Il me semble qu'à sa place, je voudrais en finir plus vite et non pas étirer les choses.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 1 novembre 2008 07h15
    qu'attendons nous?
    Il est clair que cette individu ne doit plus jamais avoir le droit de retourner dans la société pour le reste de son existence. Multiple condamnation pour vol à main armé (une fois on donne une chance, deux fois on questionne et trois fois on purge pour toujours)
    Si les mesures sévères de M Harper sont en place combien de victime innocente sauverons nous.
    Il est mieux d'avoir 100 détenus en prison à perpétuité sans aucune tentative de réhabilitation, juste les enfermer dans une cage comme les animaux qu'ils sont et ainsi sauver UNE personne innocente.

  • Maurice Monette
    Abonné
    dimanche 2 novembre 2008 15h39
    Ç'a été expliqué moultes fois depuis environ plus d'une décennie mais...
    Depuis plus d'une décennie qu'ON essaient de NOUS faire comprendre qu'une kyrielle d'actes tous plus illégaux ou immoraux les uns que les autres allaient se perpétrer au cours de la dernière décennie du millénaire précédent et durant au moins les dix (10) premières années du nouveau millénaire que NOUS entamons et, de quelle façon les gens en position d'autorité réagissent ?

    L'appareil judiciaire n'a eue de cesse de faire preuve de laxismes et ne plus punir les coupables par des "peines" à la mesure de leurs offenses. NON ! Cette soit-disante justice aime mieux faire purger des semblants de "peines" au milieu de la $ociété humaines $aine (société humaine saine) / $. h. $. en liberté dite surveillée, pour donner du travail aux multiples psychologues, sociologues, criminologues, et tous les "ologues" dont les études ont un rapport avec la "logique des criminels(les)" alors, comprenez-Vous pourquoi certains(es) s'indignent du fait qu'enfin un Juge "a-mis-ses-culottes" pour protéger la $. H. $. et a refusé de remettre en liberté ce "DÉMON RÉINCARNÉ"...?

    Tant qu'on continuera à faire preuve de laxisme éhonté envers les criminels(les), pour donner de la "job" à tous ces avocats(es), juges, psy. et autres docteurs(es) des pauvres "meurtriers(ères) incompris(es)", notre voyage au royaume d'Hadès continuera et même, s'aggravera...!

    Merci de votre Attention & c'est de + en + sombre...!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    Biologiste #939
    Grande Rivière

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