Les homicides diminuent au Québec
Il y a eu 90 homicides au Québec en 2007, soit trois de moins qu'en 2006, selon Statistique Canada. La Belle Province affiche du coup son meilleur bilan des 40 dernières années.
Quelque 59 homicides ont été perpétrés dans les rues de Montréal. Avec un taux de 1,58 homicide pour 100 000 habitants, la métropole québécoise se classe au sixième rang des grandes villes canadiennes, derrière Winnipeg, Edmonton, Calgary, Vancouver et Toronto. «Montréal a fait beaucoup plus que d'autres villes au Canada, avec notamment son programme Tandem et l'ouverture de centres communautaires dans les quartiers où les jeunes sont les plus exclus», a indiqué le directeur de l'Institut pour la prévention de la criminalité de l'Université d'Ottawa, Irvin Waller. En moyenne 122 homicides étaient commis annuellement au Québec de 1997 à 2006.
Les corps policiers canadiens ont déclaré 594 homicides en 2007, soit 12 de moins que l'année précédente. Ils attribuent aux gangs un homicide sur cinq. Les taux d'homicides sont les plus élevés dans l'Ouest et le Nord du Canada, souligne Statistique Canada. L'agglomération de Winnipeg, qui abrite plus de 7300 000 Manitobains, a enregistré 26 homicides en 2007, soit 3,55 meurtres par tranche de 100 000 habitants. «Vous avez à Winnipeg une concentration de jeunes hommes, souvent autochtones, sans emploi, qui n'ont pas terminé l'école, et sans grand espoir qui se rabattent sur l'alcool mais aussi sur des drogues comme la cocaïne. Ils se regroupent avec des jeunes hommes qui vivent des difficultés semblables. Des problèmes de territoires émergent et des bagarres entre clans rivaux éclatent», a affirmé Irvin Waller. Le nombre de meurtres attribuables à des gangs ne cessent de croître depuis 1991, selon Statistique Canada. «Il faudrait voir s'il y a de plus grandes inégalités entre les riches et les pauvres», ajoute le professeur adjoint à la faculté des sciences sociales de l'Université d'Ottawa, Patrice Corriveau.
La pire province
Le Manitoba tient le haut du pavé des provinces et affiche le plus haut taux d'homicides au Canada. Plus de 60 homicides y ont été commis l'année dernière. La Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique suivent, avec des taux d'homicides qui dépassent largement la moyenne nationale, soit 1,8. Les homicides commis par des jeunes ont pour leur part décru de 15 % entre 2006 et 2007, pour se situer à 74. Il s'agit néanmoins du deuxième taux le plus élevé depuis plus de 45 ans. Un jeune sur trois accusé d'homicide serait membre d'un gang.
«Quand une ville veut répondre au défi et diminuer les homicides entre les jeunes adultes, c'est possible de le faire, et d'une manière spectaculaire, en plus», lance M. Waller en vantant la «répression intelligente» appliquée par les policiers de la ville de Boston.
Quelque 59 homicides ont été perpétrés dans les rues de Montréal. Avec un taux de 1,58 homicide pour 100 000 habitants, la métropole québécoise se classe au sixième rang des grandes villes canadiennes, derrière Winnipeg, Edmonton, Calgary, Vancouver et Toronto. «Montréal a fait beaucoup plus que d'autres villes au Canada, avec notamment son programme Tandem et l'ouverture de centres communautaires dans les quartiers où les jeunes sont les plus exclus», a indiqué le directeur de l'Institut pour la prévention de la criminalité de l'Université d'Ottawa, Irvin Waller. En moyenne 122 homicides étaient commis annuellement au Québec de 1997 à 2006.
Les corps policiers canadiens ont déclaré 594 homicides en 2007, soit 12 de moins que l'année précédente. Ils attribuent aux gangs un homicide sur cinq. Les taux d'homicides sont les plus élevés dans l'Ouest et le Nord du Canada, souligne Statistique Canada. L'agglomération de Winnipeg, qui abrite plus de 7300 000 Manitobains, a enregistré 26 homicides en 2007, soit 3,55 meurtres par tranche de 100 000 habitants. «Vous avez à Winnipeg une concentration de jeunes hommes, souvent autochtones, sans emploi, qui n'ont pas terminé l'école, et sans grand espoir qui se rabattent sur l'alcool mais aussi sur des drogues comme la cocaïne. Ils se regroupent avec des jeunes hommes qui vivent des difficultés semblables. Des problèmes de territoires émergent et des bagarres entre clans rivaux éclatent», a affirmé Irvin Waller. Le nombre de meurtres attribuables à des gangs ne cessent de croître depuis 1991, selon Statistique Canada. «Il faudrait voir s'il y a de plus grandes inégalités entre les riches et les pauvres», ajoute le professeur adjoint à la faculté des sciences sociales de l'Université d'Ottawa, Patrice Corriveau.
La pire province
Le Manitoba tient le haut du pavé des provinces et affiche le plus haut taux d'homicides au Canada. Plus de 60 homicides y ont été commis l'année dernière. La Saskatchewan, l'Alberta et la Colombie-Britannique suivent, avec des taux d'homicides qui dépassent largement la moyenne nationale, soit 1,8. Les homicides commis par des jeunes ont pour leur part décru de 15 % entre 2006 et 2007, pour se situer à 74. Il s'agit néanmoins du deuxième taux le plus élevé depuis plus de 45 ans. Un jeune sur trois accusé d'homicide serait membre d'un gang.
«Quand une ville veut répondre au défi et diminuer les homicides entre les jeunes adultes, c'est possible de le faire, et d'une manière spectaculaire, en plus», lance M. Waller en vantant la «répression intelligente» appliquée par les policiers de la ville de Boston.
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