Une policière abat un homme à Montréal
Une marche de protestation vire à l'émeute
Une émeute a éclaté hier soir dans le nord de Montréal, et une policière aurait été blessée à une jambe. Les policiers de l'escouade anti-émeute ont été déployés dans les rues pour contrer les manifestants. Plusieurs incendies ont été allumés par les manifestants.
L'émeute aurait débuté par une manifestation organisée pour protester contre la mort d'un jeune homme, samedi soir, dans ce même quartier de Montréal.
Une patrouille policière effectuée à l'arrière de l'aréna Henri-Bourassa de Montréal-Nord a en effet connu une fin abrupte en début de soirée samedi. Une agente du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert le feu sur trois jeunes hommes, tuant l'un d'eux, âgé de 18 ans, et blessant les deux autres. La scène a été observée par plusieurs témoins.
Deux policiers auraient voulu procéder à l'arrestation, samedi vers 19 heures, d'un individu. Une altercation aurait suivi et une policière aurait dégainé son revolver et fait feu. Selon les informations transmises samedi soir par la police de Montréal, les agents auraient été encerclés par une vingtaine d'individus dans le parc Henri-Bourassa et certains d'entre eux se seraient rués sur l'un des policiers. C'est à ce moment précis que la policière aurait utilisé son arme dans le but de protéger son collègue. Plusieurs témoins sur les lieux rapportent avoir entendu quatre coups de feu.
Les jeunes hommes ont été transportés à l'hôpital par ambulance. Fredy Alberto Villanueva est décédé quelques heures plus tard. Les deux hommes blessés, âgés de 18 et 20 ans, se trouvaient toujours à l'hôpital, hier, mais leur vie n'était pas en danger, selon la Sûreté du Québec.
Marche d'appui
Plus tôt dans la journée d'hier, une marche d'appui à la famille de la victime, Fredy Alberto Villanueva, s'était déroulée dans le calme dans les rues du quartier. Le jeune homme envisageait d'étudier la mécanique et n'aurait jamais eu d'ennui avec la police, a indiqué la soeur de la victime à la Presse canadienne.
Au SPVM, c'est la consternation. «On est entraîné à utiliser une arme à feu dans des situations extrêmes, mais quand la situation où vous devez l'utiliser se présente, vous ne pouvez pas rester de marbre, c'est impossible», a expliqué un policier. Les deux policiers impliqués ont subi un choc nerveux.
L'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec (SQ). «Il y a beaucoup de versions qui circulent. Il faut colliger toutes les informations. Ça va être un long travail d'enquête», a expliqué la porte-parole de la Sûreté du Québec, Joyce Kemp. Le corps de police devra éclaircir «l'ensemble des circonstances qui ont entouré le décès du jeune homme».
Le Devoir
avec La Presse canadienne
L'émeute aurait débuté par une manifestation organisée pour protester contre la mort d'un jeune homme, samedi soir, dans ce même quartier de Montréal.
Une patrouille policière effectuée à l'arrière de l'aréna Henri-Bourassa de Montréal-Nord a en effet connu une fin abrupte en début de soirée samedi. Une agente du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert le feu sur trois jeunes hommes, tuant l'un d'eux, âgé de 18 ans, et blessant les deux autres. La scène a été observée par plusieurs témoins.
Deux policiers auraient voulu procéder à l'arrestation, samedi vers 19 heures, d'un individu. Une altercation aurait suivi et une policière aurait dégainé son revolver et fait feu. Selon les informations transmises samedi soir par la police de Montréal, les agents auraient été encerclés par une vingtaine d'individus dans le parc Henri-Bourassa et certains d'entre eux se seraient rués sur l'un des policiers. C'est à ce moment précis que la policière aurait utilisé son arme dans le but de protéger son collègue. Plusieurs témoins sur les lieux rapportent avoir entendu quatre coups de feu.
Les jeunes hommes ont été transportés à l'hôpital par ambulance. Fredy Alberto Villanueva est décédé quelques heures plus tard. Les deux hommes blessés, âgés de 18 et 20 ans, se trouvaient toujours à l'hôpital, hier, mais leur vie n'était pas en danger, selon la Sûreté du Québec.
Marche d'appui
Plus tôt dans la journée d'hier, une marche d'appui à la famille de la victime, Fredy Alberto Villanueva, s'était déroulée dans le calme dans les rues du quartier. Le jeune homme envisageait d'étudier la mécanique et n'aurait jamais eu d'ennui avec la police, a indiqué la soeur de la victime à la Presse canadienne.
Au SPVM, c'est la consternation. «On est entraîné à utiliser une arme à feu dans des situations extrêmes, mais quand la situation où vous devez l'utiliser se présente, vous ne pouvez pas rester de marbre, c'est impossible», a expliqué un policier. Les deux policiers impliqués ont subi un choc nerveux.
L'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec (SQ). «Il y a beaucoup de versions qui circulent. Il faut colliger toutes les informations. Ça va être un long travail d'enquête», a expliqué la porte-parole de la Sûreté du Québec, Joyce Kemp. Le corps de police devra éclaircir «l'ensemble des circonstances qui ont entouré le décès du jeune homme».
Le Devoir
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