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Une policière abat un homme à Montréal

Marco Bélair-Cirino   11 août 2008  Justice
Une émeute a éclaté hier soir dans le nord de Montréal, et une policière aurait été blessée à une jambe. Les policiers de l'escouade anti-émeute ont été déployés dans les rues pour contrer les manifestants. Plusieurs incendies ont été allumés par les manifestants.

L'émeute aurait débuté par une manifestation organisée pour protester contre la mort d'un jeune homme, samedi soir, dans ce même quartier de Montréal.

Une patrouille policière effectuée à l'arrière de l'aréna Henri-Bourassa de Montréal-Nord a en effet connu une fin abrupte en début de soirée samedi. Une agente du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert le feu sur trois jeunes hommes, tuant l'un d'eux, âgé de 18 ans, et blessant les deux autres. La scène a été observée par plusieurs témoins.

Deux policiers auraient voulu procéder à l'arrestation, samedi vers 19 heures, d'un individu. Une altercation aurait suivi et une policière aurait dégainé son revolver et fait feu. Selon les informations transmises samedi soir par la police de Montréal, les agents auraient été encerclés par une vingtaine d'individus dans le parc Henri-Bourassa et certains d'entre eux se seraient rués sur l'un des policiers. C'est à ce moment précis que la policière aurait utilisé son arme dans le but de protéger son collègue. Plusieurs témoins sur les lieux rapportent avoir entendu quatre coups de feu.

Les jeunes hommes ont été transportés à l'hôpital par ambulance. Fredy Alberto Villanueva est décédé quelques heures plus tard. Les deux hommes blessés, âgés de 18 et 20 ans, se trouvaient toujours à l'hôpital, hier, mais leur vie n'était pas en danger, selon la Sûreté du Québec.

Marche d'appui

Plus tôt dans la journée d'hier, une marche d'appui à la famille de la victime, Fredy Alberto Villanueva, s'était déroulée dans le calme dans les rues du quartier. Le jeune homme envisageait d'étudier la mécanique et n'aurait jamais eu d'ennui avec la police, a indiqué la soeur de la victime à la Presse canadienne.

Au SPVM, c'est la consternation. «On est entraîné à utiliser une arme à feu dans des situations extrêmes, mais quand la situation où vous devez l'utiliser se présente, vous ne pouvez pas rester de marbre, c'est impossible», a expliqué un policier. Les deux policiers impliqués ont subi un choc nerveux.

L'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec (SQ). «Il y a beaucoup de versions qui circulent. Il faut colliger toutes les informations. Ça va être un long travail d'enquête», a expliqué la porte-parole de la Sûreté du Québec, Joyce Kemp. Le corps de police devra éclaircir «l'ensemble des circonstances qui ont entouré le décès du jeune homme».

Le Devoir

avec La Presse canadienne






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  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 11 août 2008 07h42
    Est-ce le début d'un temps nouveau ?
    « Avec un système de justice qui n'est pas arrivé à contrôler ni à stopper ses dérapes des dernières décennies, qui n'est pas arrivé à neutraliser les bourdes des justiciers, voilà une implosion de la révolte et une explosion de la vengeance. Montréal vit à l'heure des banlieues de Paris et des grandes villes françaises. C'est une bien triste réalité et un jour de deuil pour les justiciers, entre autres, qui n'arrivent même plus à vivre des apparences de la justice. Il n'y avait pas que du brassage, du cassage, des pillages et des incendies. Il y avait des armes d'attaque/défense.

    Il reste à espérer que le SYSTÈME D'UNE JUSTICE QUI VIVOTE DE SES MAIGRES APPARENCES, finisse par comprendre, avant qu'il ne soit trop tard. Les provocations militaristes et les répressions sauvages n'ont plus droit de cité. Ça ne fait que mettre en danger et victimiser des populations abusées, pillées et dont les biens sont incendiés. Ce sont les payeurs de taxes qui payent pour les autos de police et pour tous les pots cassés, lors de ces insurrections.

    Dans une société surchauffée, on peut sentir de loin les émanations des gaz de la violence qui s'échappent de partout. Au regard de cet événement de Montréal Nord, les indices ne datent pas d'hier ! La moindre allumette de répression, le moindre briquet de provocation, la moindre torche d'assaut risquent de sacrer le feu à des gaz à vif et à des poudres dont on ne connaît pas la violence et dont ne connaît pas les lieux d'impact ni les portées.

    LE PERFECTIONNEMENT ET LA FORMATION CONTINUE doivent être à la fine pointe de l'actualité des mouvances transfrontalières de la criminalité et de celle de l'immigration plurielle inconsidérée dont Montréal, particulièrement, est la cible. Ces programmes de perfectionnement et de formation continue devraient être obligatoires pour tous les agents de l'ordre et de la paix chez qui, particulièrement, la moindre ignorance, le moindre pris pour acquis, la moindre incompétence et la moindre gaffe qui s'inspire de la répression et de la brutalité, peuvent provoquer les pires désordres publics et bousiller la paix sociale. Il semble, depuis un certain temps, que les agents de l'ordre et de la paix, particulièrement à Montréal, saisissent mal, très mal ou pas du tout, les signes avant-coureurs de certaines émergences sociétales et de certains phénomènes sociaux spécifiquement reliés aux façons d'être et d'agir d'ethnies dont l'accueil et l'intégration sont confrontés aux écueils de l'indifférence et du racisme latent alors qu'ils alimentent la jactance des politiciens et leur donnent multiples occasions de discourir creusement et, surtout, de façon irresponsable.

    Gerry Pagé
    Vile de Québec »

  • Kathleen Lavoie
    Inscrite
    lundi 11 août 2008 10h14
    Une véritable guerre civil à Montréal-Nord!
    « Comme plusieurs citoyen de montréal-nord ce matin ces la constrnation! Je n,arrive pas à comprndre comment les forces de l'orde n'on pas peu sentire ariver la situation! S'était poutant évidant qu sa allai ariver. Les policier on tout demême abatut un garçon qui était très connue dans la quarier. Je ne dit pas que les gens avaient raison de faire se qu'il on fait. Loin de la je trouve vraiment désolent que l'on est profiter de la sitation pour faire du grabuge. Même apres un nuit blanche a avoir peur je ne comprend toujours pas.

    Habitant sur la rue Dagenais entre Langelier et Roland. Deux reu plus hat qu pascal, et 2 ru plus bas e Léger, je doit avouer que nous avons été servie côté violance nos aussi. JE n'est pourtant vu la police q'une seul fois t ses apes la plupat est éser. Ou es la préparation q lon ntant toujours parler quand les policier,ambulancier et pompier parle et dise toujours qu'il sont prêt? Moi prsonnelement je ne l'est pas vue.

    Je trouve désagréable se qui ss pass et j'ai une très grand pensé a tout les commrssant qui se retoue avec plus rien se matin. J'espère au moin ue sa vas donner un leçon au policier et les forcés a faire leur boulots comme il se doit. Car présantmnt à 10h13 en s lundi matin, j'ai plutot l'impression du calme avant la tempêtre! »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    lundi 11 août 2008 11h10
    Comment se servir de son arme ?
    « Quelques agents sont entourés par une bande d'individus aggressifs. Quelques-uns foncent sur les policiers. Faut-il déchirer sa chemise parce que les agents tirent ? Mais il y a tirer et tirer. Pourquoi tirer dans des endroits vitaux? Pourquoi ne pas tirer dans les jambes ? Cela aurait arrêté les aggresseurs et intimidé le reste de la bande, sans faire de morts. Pourquoi ne pas faire preuve de jugement ? Je sais que dans des situations de stress, ce n'est pas facile. Mais les policiers ne sont-ils pas formés pour se préparer à de telles situations et que leur conseille-t-on de faire dans de telles situations ?
    Henri-B. Boivin »

  • L. thériault
    Inscrit
    lundi 11 août 2008 13h15
    Comme à Kanesatake, ce quartier, ses résidents et ses policiers sont carrément pris en otage par les mafieux.
    « Comme à Kanesatake, ce quartier, ses résidents et ses policiers sont carrément pris en otage par la tension créée par une toute petite gang d'individus, les mafieux. Cette tension génère des incompréhensions et des disproportions dans tous gestes ou évènements.

    Il faut absolument faire le ménage avec les gangs de rues et tout autre association de renégats qui vont leur propres lois, c'est incomplètement inacceptable pour le Québec. Bordel, c'est pas le Far-West notre modèle de vie ici. Ou si ce l'est, le Far-West, ben soyons sans pitié alors.

    Ça me dérangerait pas du tout que ce soit la priorité # 1 de la SPVM et de la Mairie de Montréal. Personnellement, je serais même prêt à ce qu'on augmente mes impôts pour ce faire.

    Il faut arrêter ces renégats, et ainsi redonner espoir aux gens qui veulent rester honnêtes ... et pouvoir s'assoeir tranquillement sur leur balcon, le soir, à Montréal-Nord et à St-Michel.

    Tout ça doit arrêter maintenant avant que les mafieux prenne le contrôle sur nos vies. »

  • Catherine Landry
    Abonnée
    lundi 11 août 2008 13h19
    Une colère légitime
    « 43 personnes ont été tuées par la police ces 20 dernières années à Montréal. TOUS les policiers responsables de ces actes ont été blanchis. Un fusil n'est pas un jouet, comme beaucoup de policiers semblent le penser.
    Les jeunes qui entouraient les policiers dans le parc n'étaient pas armés, jamais la policière n'aurait du utiliser son arme. Même elle l'a reconnu en s'écriait "Je l'ai tué, je l'ai tué!" après avoir fait une flagrante et grotesque bévue policière. De plus, la version présentée par la police dans les médias jusqu'à aujourd'hui est plus que flou. Selon la famille de Freddy, il n'a jamais eu de problème avec la police, alors assez étonnant que les policiers ait voulu l'arrêter. Surtout qu'ils étaient moins nombreux que les jeunes, les policiers n'interviennent pas de la sorte habituellement, je peux vous l'assurer.
    Les policiers auraient demandé au jeunes hommes de s'avancer vers eux, ce qu'il a refusé légitimement, n'étant pas en état d'arrestation et n'ayant pas commis d'acte illégal. Malheureusement, les policiers ont l'habitude de très mal réagir face aux personnes qui connaissent leurs droits et qui les font appliquer.
    Pas étonnant que près de 1 500 plaintes (plus de 4 par jours)ont été déposées contre des policiers en 2007. Personnellement, je trouve plus qu'inquiétant que des jeunes de 20 ans se retrouvent policiers, dangereux et armés dans nos rues. Cela fait longtemps que je n'ai plus confiance en la police.
    La police insultent, frappe et tue, continuer de faire confiance à ces criminels serait de la pure folie.
    Combien de morts faudra-t-il encore... »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 11 août 2008 15h21
    @M Boivin
    « Ce que vous dites semble sensible, mais quand on utilise un arme à feux c'est pour tuer pas pour blesser. Là ou il y a eu erreur ce sont les deux survivants. Car ce sont des membres de gang de rue, et les policiers on agit en légitime défence. Ce qu'il ne faut surtout pas c'est rendre ces deux individus des victimes, ils sont des criminels. Sinon cela donnera plus de pouvoir au autres jusqu'au jours ou un policier sera tué et lç il sear trop tard.

    Ce qui est important aujourd'hui ces de montrer à ces voyoux qui est le plus fort, eux ou la police et la société. La réponse est simple, ce doit être la police et cela sans équivoque.

    La mort d'un jeune est toujours triste, mais quand ce jeune a menacé la vie d'un policier il n'y a plus aucun regret et que la leçon soit retenue par les autres.

    Que la police se défende, et impose le respect. »

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    lundi 11 août 2008 15h33
    Confiance à la police?
    « Devrait-on faire confiance à la police?

    Une petite visite sur l"Affaire Camille" (via Google), et vous en reviendrez un peu moins convaincu... »

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    lundi 11 août 2008 17h25
    @Gerry Pagé
    « M. Pagé, Montréal n'est pas si explosive que cela. Vu de Québec, ça parait dangereux, mais on en est très loin de Paris. Cela dit, il faut effectivement regarder ce qui arrive en France afin d'anticiper le futur (si rien n'est fait) et d'être plus conscient et mieux équippé pour le prévenir.

    Cela dit, il est contre-productif d'alarmer ainsi les gens des régions au point de leur faire avoir peur de venir à Montréal. On ne réglera pas le problème de cette façon car on va dissuader les citoyens paisibles et censés dont a besoin pour diluer le poids relatif des foutteurs de merde de venir vivre à Montréal. Moi, j'ai très envie que de bonnes personnes viennent vivre à Montréal pour rééquilibrer les choses et cela ne risque pas d'arriver si on leur fait peur. Des propos comme les vôtre vont plutôt encourrager plus de foutteurs de merde à venir à Montréal car ils vont anticipper se sentir "chez eux". »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 11 août 2008 17h27
    Dérappage généralisé
    « Les policiers n'ont que quelques secondes pour réagir en face des "gangs de rue" si ces "gangs de rue" refusent d'obtempérer. Qu'un policier fasse une bavure, c'est une possibilité navrante qui est possible dans cette situation, alors la justice va suivre son cours.

    Mais si des voyous s'en prennent aux ambulanciers, c'est intolérable. Même les armées respectent la Croix Rouge, le Croissant Rouge. Ces institutions exigent le respect à tout prix; et j'insiste sur " À TOUT PRIX ".

    On ne doit pas tolérer que les "gangs de rue" s'attaquent aux policiers, et si les "gangs de rue" commencent à faire du saccage, la police doit réagir immédiatement ou ce seront les citoyens qui vont s'armer. »

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    lundi 11 août 2008 17h39
    Le vrai sens de ces manifestations
    « Quand 20 personnes décident d'encercler deux policiers (si la version policière est exacte), on est déjà plus dans une logique normale. Simplement tirer dans la jambe ne fonctionnera pas; ça va même hausser le niveau d'adrénaline et de haine et d'auto-justification (self-righteousness) des voyous. Telles est leur mentalité. J'ai déjà eu affaire à de telles personnes: ils recherchent une petite provocation pour se réchauffer, espèrent une réplique pour se justifier et ensuite ils lancent le crie de guerre. soit la police tolère d'être ridiculisée en se laissant encercler mais alors perd de sa crédibilité pour lutter contre le crime et protéger les victimes, soit les policiers tirent pour tuer, ce qui hausse les enjeux et forcent les voyoux à reculer et à penser suffisamment longtemps pour réaliser ce qu'ils sont en train de faire et ce qu'ils peuvent perdre. Tirer dans la jambe aurait en fait mis les agents en danger encore plus que ne rien faire.

    Certes, il y aura encore des gau-gauche pour pointer la manifestation et la présenter comme une preuve de ce que la policière avait tort. On devrait apprendre à s'en fouttre. Dans un cartier contrôler par les gangs et--il faut le dire, certains membres racistes de minorités, car nous n'avons pas le monopole du racisme--les gens tacitement souhaitaient que les voyous gagnent contre la police, la ridiculise voire, battent les policiers. Ça aurait été comme les émeutes de Los Angeles. Il y en a probablement certains pour être déçu que l'incident n'ait pas été le début d'une «révolution». Considérant que les personnes en question n'accepteront jamais la police et le système de justice tant qu'ils n'auront pas été complètement noyautés et rendu "innoffensifs", je pense qu'on devrait se sentir confirmé--et non pas ébranlés--par de telles manifestations. La signification à extraire d'une protestation dépends de la bonne foi, de l'état d'esprit et des buts des manifestants. Prenons une manifestation contre la présence militaire en Afghanistan: il est éviddent que la signification varie selon que Amnisty International ou le Hezbollah en soit l'organisateur. Eh bien, c'est la même chose ici. »

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