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Lacroix: peine réduite du tiers

François Desjardins   9 juillet 2008  Justice
La sentence imposée à Vincent Lacroix a été réduite de douze à huit ans et demi de prison.
Photo : Jacques Nadeau
La sentence imposée à Vincent Lacroix a été réduite de douze à huit ans et demi de prison.
Vincent Lacroix mérite huit ans et demi derrière les barreaux et non douze, a estimé hier la Cour supérieure du Québec en affirmant que la peine imposée par la Cour du Québec en janvier devenait «exagérée» dans le cadre d'une loi provinciale. L'Autorité des marchés financiers songe à porter la décision en appel.

Malgré cette réduction, la nouvelle peine demeure la plus forte jamais imposée au Canada pour un délit financier au niveau pénal. Avant Norbourg, la plus longue peine était de quatre ans, imposée à un homme d'affaires albertain pour une histoire de fausse invention.

Le 6 juin dernier, lors de l'audition de l'appel, l'avocat de M. Lacroix avait qualifié la peine de «nettement déraisonnable» et demandé au juge André Vincent, de la Cour supérieure, de la faire passer de 12 ans moins un jour à seulement cinq ans, soit le maximum prévu par la loi québécoise.

«Dans l'ensemble, on est satisfait de la décision du juge Vincent, qui rend la peine moins disproportionnée, a dit hier Me Clemente Monterosso lors d'un bref entretien. Mais la peine demeure lourde.»

Toutes ces procédures se déroulent au niveau pénal, en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières du Québec. Elles sont distinctes des 200 chefs d'accusation auxquels M. Lacroix fait face depuis quelques semaines, qui découlent du Code criminel et peuvent entraîner une peine de 14 ans.

Regrouper les chefs

La décision de 16 pages rendue hier par le juge Vincent repose sur un regroupement de certains chefs d'accusation.

Pour son rôle dans un détournement de 115 millions qui a fait 9200 victimes, M. Lacroix faisait face à 51 chefs, déposés en vertu de la Loi sur les valeurs mobilières. Il a été condamné en décembre. En janvier 2008, le juge Claude Leblond a prononcé la sentence.

Or la peine imposée par le juge Leblond avait ceci de particulier qu'elle regroupait les 51 chefs d'accusation en trois catégories: avoir manipulé la valeur des fonds communs des clients (article 195.2 de la loi), avoir remis des faux documents à l'AMF (art. 197.4) et avoir berné le grand public en publiant de fausses informations (art. 197.5). De plus, le juge Leblond avait cumulé les peines.

Ainsi, pour le premier groupe, il avait imposé cinq ans moins un jour, soit le maximum prévu par la loi. Pour chacun des deux autres, il avait imposé trois ans et demi. Total: 12 ans moins un jour. La sentence avait été chaudement applaudie, car elle envoie le message que la fraude est un crime violent. (La règle prévoyant la possibilité d'une libération après le sixième de la peine s'applique.)

Hier, le juge Vincent a salué le travail effectué par le juge Leblond. Entre autres, a-t-il écrit, il a bien analysé les peines qu'ont imposées d'autres tribunaux canadiens dans le passé et il avait le droit d'imposer des peines consécutives.

Mais, a dit le juge Vincent, il «faut s'assurer que le cumul des peines ne sera pas déraisonnable» et ne pas oublier que «nous sommes en présence de poursuites pénales en contravention d'une loi provinciale et non en matière criminelle».

Pour conclure à une réduction de la peine, le juge Vincent a estimé que les deux derniers groupes de chefs devraient n'en former qu'un seul car il s'agit, selon lui, de gestes commis dans le même but. Du coup, la sentence a donc été réduite de trois ans et demi.

«Que les faux documents aient été transmis en application de la loi ou fournis à l'AMF ne change en rien l'objectif poursuivi. Pour camoufler ses opérations, il devait fournir de fausses informations», a écrit le juge Vincent.

Un certain recoupement

Le juge Leblond avait lui-même reconnu, dans le jugement de culpabilité, qu'il y avait entre les deux groupes «un certain recoupement». Il concluait malgré tout que les infractions étaient distinctes et «très graves», et que cela justifiait des peines de prison consécutives.

«Il n'était pas justifié, dans les circonstances, de créer deux catégories distinctes dans la fabrication de faux documents, a cependant estimé hier le juge Vincent. Bien que le public n'ait accès qu'à une des catégories, il n'en reste pas moins que la principale raison de leur création était de cacher les opérations des sociétés de Vincent Lacroix.»

Le juge Vincent a ajouté que le juge Leblond «s'écarte du principe de la concurrence des peines» et que «de plus, la peine devient exagérée dans le cadre d'une poursuite en vertu d'une loi pénale provinciale».

Alors que la loi québécoise prévoit un maximum de cinq ans par chef d'accusation, le Code criminel prévoit un maximum de 14 ans pour les cas de fraude grave. Des spécialistes de droit ont affirmé au cours des dernières semaines que le fait d'avoir condamné M. Lacroix à une si lourde peine au pénal pourrait causer problème une fois rendu dans un procès criminel.

L'AMF sourcille

L'AMF a affirmé en fin de journée qu'elle songe à porter la décision du juge Vincent devant la Cour d'appel.

«Dans sa décision, l'honorable juge Vincent a maintenu le principe de consécutivité [sic] des peines pénales, mais ne l'a pas appliqué à l'ensemble des chefs d'accusation auxquels Vincent Lacroix avait été reconnu coupable», a écrit l'organisme réglementaire.

Cette observation laisse entrevoir la ligne argumentaire que pourrait faire valoir l'AMF en Cour d'appel. L'organisme réglementaire n'apprécie probablement pas que des chefs d'accusation découlant clairement de deux paragraphes distincts de sa loi constitutive soient assimilés au même comportement délictuel alors qu'ils traduisent des gestes séparés, posés en des circonstances différentes.

Le juge Vincent a laissé en place l'amende globale de 255 000 $ imposée à M. Lacroix par le juge Leblond.

Les avocats de l'AMF ont déjà reconnu que l'espoir de voir M. Lacroix verser cette somme est relativement faible, car ce dernier est en faillite depuis le printemps 2006. Mais cette amende représente le seuil minimal pour lequel un défaut de paiement entraînerait le maximum de travaux communautaires.

Plaidoyer au criminel

Par ailleurs, Me Monterosso a indiqué qu'il doit rencontrer M. Lacroix aujourd'hui à l'établissement de Sainte-Anne-des-Plaines pour discuter de la poursuite criminelle découlant de l'enquête de la Gendarmerie royale du Canada.

Lorsqu'il a été accusé de 200 chefs criminels, il y a quelques semaines, M. Lacroix a plaidé non coupable. Le Journal de Montréal a cependant écrit récemment que l'ancien patron de Norbourg pourrait changer son fusil d'épaule, ce qui éviterait un procès.

«Dans tous les dossiers, il y a toujours des négociations entre procureurs [de la Couronne] et avocats de la défense pour régler des dossiers», a dit Me Monterosso, refusant de confirmer quoi que ce soit. «Si on peut s'entendre et arriver devant le juge avec une suggestion commune... Tout est possible. Mais il n'y a rien encore de précisé là-dessus, rien de concret.»






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  • Isabelle Lefebvre
    Inscrite
    mercredi 9 juillet 2008 06h18
    Le crime paie-t-il?
    « La Cour Suprême du Canada déçoit. Pour une fois que les citoyens du Canada étaient confiants dans la Justice, voilà que par des procédures <entortillées>, les avocats de M. Lacroix ont réussi à adoucir la peine de prison imposée. Malheureusement, pour les gens floués par Lacroix, la peine demeure pour la vie. Dans ces circonstances, il est difficile de ne pas croire en l'idée que la Justice s'achète... »

  • martin grenier
    Inscrit
    mercredi 9 juillet 2008 08h33
    les criminels a cravattes
    « demander aceux qui ont perdue leurs argent pour leurs vieux jours si ils sont content de cette baisse de peine grenier.martin@videotron.ca »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    mercredi 9 juillet 2008 08h42
    1 jour de prison pour chaque personne flouée, est ce trop?
    « avec 9000 personne cela donne 24 ans et 10 mois de prison ferme pour Lacroix qui à écourté la vie de chacune d'entre elles de bien plus qu'un an...

    la justice a ses propres loi qui ne sont pas des lois humaines... »

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 9 juillet 2008 09h47
    Et oui Madame Lefebvre
    « L'odieux du crime est évident. Il est un cas à part à lui tout seul. Mais...la «technolegalocratie» a le dessus et même la loi s'y plie. Et dire que Montesquieu à écrit l'esprit des lois. Aujourd'hui, les lois sont un enchevêtrement inextricable de mots sans le moindre esprit »

  • Pierre Valois
    Abonné
    mercredi 9 juillet 2008 10h13
    Vincent Lacroix et les gros cigares
    « Le jugement de la Cour Supérieure rendue par M. André Vincent.

    Pour le bénéfice des investisseurs de Norbourg, dont l'auteur de cet article n'est pas victime, nous allons nous permettre un petit exercice de mathématiques dont aurait pu s'inspirer le juge André Vincent, qui manifestement n'a pas encore perdu, dans des investissements douteux, toutes les sommes que la société québécoise investit à son généreux pécule de retraite (dont lui et ses confrères ont d'ailleurs défendu les droits jusque devant la Cour Suprême), mais qui se permet tout de même de jouer au meilleur justicier que le juge de première instance, quand il faut juger des pertes subies par le petit peuple.

    Le juge, son Honneur le juge André Vincent, a donc réduit la somme des années que Vincent Lacroix devra vivre à l'ombre des barreaux. Il la fait passer de 12 ans moins un jour à 8 années et demi. En bref, et calculés en jours, Vincent Lacroix ne passera plus les 4 383 jours de prison annoncés. Ce sera plutôt 3 102,5 jours de prison (plus ou moins) , gracieuseté de M. le juge Vincent. Mais c'est commettre un mépris de croire la cour capable de gracieusetés. M. le juge Vincent ne fait pas de gracieusetés. Il juge. Il juge la cause et il réécrit, en partie, le jugement de son prédécesseur dans cette cause, le juge Claude Leblond.

    Il y a d'ailleurs, dans cette déférence entre les diverses instances de nos cours, à ne pas vouloir nommer les interlocuteurs, quelque chose d'un peu mystérieux. Pourquoi, dans le second jugement ne cite-t-on pas nommément le juge Leblond. On ne cache pas le nom des accusés dans un procès. Ni ceux de leur procureurs. Vincent Lacroix, l'accusé, dans le premier jugement est toujours Vincent Lacroix, l'accusé, dans le second. Mais dans le second jugement, la Cour a des réserves. La Cour ne parle pas du juge Leblond, elle cite le juge de première instance. Et si jamais Vincent Lacroix était innocenté, le citerions-nous en parlant de l'innocent. Mais j'abandonne tout de suite cette idée, de peur qu'elle nous détourne de l'objectif principal de cet article; bien que je ne sois pas loin de penser que nos tribunaux vivent autrement que nous. Quand mon voisin d'en face, Gilles Bricault, se trompe, erre et se fourvoie, je ne lui parle pas en lui disant Hé mon voisin, tu te trompes. Je nomme les choses et les personnes par leur nom. À la cour, on ménage, semble-t-il, la toge de tous et chacun!

    Revenons au sujet principal. M. Lacroix profite d'une réduction de peine équivalente a 70% de sa peine initiale. Mais c'est une fiction de l'esprit. Tous savent que la peine imposée est toujours réduite à quelque chose qui s'apparente au tiers des jours totaux de la peine initiale imposée. Par conséquent, M. Vincent Lacroix ne pourra plus fumer de gros cigares, ou zyeuter des gros seins, ou encore tripoter d'autres choses; il sera confiné dans son aile de prison, pour les 1034,17 (2,83 années) qui ont suivi son premier jour d'emprisonnement, soit 2,83 années.

    Mille trente quatre jours de prison pour avoir floué 9200 épargnants. Son Honneur le juge André Vincent doit donc fort probablement être capable de faire le décompte comme moi : c'est une moyenne de 8,90 investisseurs floués/ pour chaque jour de peine réelle qu'il impose à Vincent Lacroix. Les frères Dalton étaient incapables de dévaliser autant de banques dans une même journée.

    À l'aulne des petites semaines du juge André Vincent et en présumant qu'il aurait siégé 365 jours par année, aurait-il accepté de voir défiler, jour après jour, près de 10 citoyens venus dénoncer un malfrat, à qui tous on aurait soufflé entre 118 000$ (estimation du jugement de première instance) et 133 000$ par jour (estimation du juge de seconde instance) sans sévir?

    Le juge Vincent donne-t-il une leçon aux malfaiteurs? On serait porté à le penser. Le fait de prendre le temps de bien planifier ses exactions, de les étaler dans le temps, et de les étendre au plus grand nombre de citoyens honnêtes permet de penser que cela peut finalement être payant de faire les choses en grand plutôt qu'à la petite semaine.

    Et encore plus évidemment, puisqu'il a décidé que les malheurs de ces 9200 investisseurs ne méritaient pas mieux que de leur offrir la réduction de peine qu'il a prononcé en faveur de Vincent Lacroix.

    Dans son récent jugement, le juge Vincent siège, délibère et soupèse la jurisprudence. Bien sûr!

    Le juge Vincent a siégé seul, loin des considérations des citoyens. Le juge Vincent a délibéré seul, sans prendre en compte les malheurs des retraités remis au marché du travail par les exactions de Vincent Lacroix.

    Jean de Lafontaine ajouterait que le juge Vincent jurisprudence (Je paraphrase). Juris, peut-être, prudence, jamais.

    Prenez garde M. le Juge, Jean de Lafontaine a dit :

    On me l'a dit : ''il faut que je me venge''.

    Je n'appelle personne à la vindicte populaire. Ce n'est pas mon genre. Mais certains jugements sont plus agioteurs que d'autres. J'inclus celui du juge Vincent dans ceux-là.

    Mais je ne peux m'empêcher de terminer en soulevant le fait que je suis très loin d'être un Harperiste ( Stephan Harper, prime minister of Canada) dans le domaine des sanctions judiciaires. Mais un crosseur demeurera toujours un crosseur. Vincent Lacroix en est un, et je n'en voudrais pas comme frère, comme gendre, comme cousin, comme beau-frère, comme beau-père, comme voisin, ni même comme compagnon de cellule. Même dans la même aile de prison, si j'y arrivais, il serait reject.

    Mais tout au long de sa carrière de filou, il a pu compter sur des frères, des gendres, des cousins, des beaux-frères, des beaux-pères et des voisins qui lui ressemblaient. Larrons en foire, et foire de larrons. Le juge Vincent n'en est pas très loin, à mon humble point de vue. »

  • Marc Lapointe
    Abonné
    mercredi 9 juillet 2008 11h35
    Quelques heures de punition...
    « Si ma mémoire est bonne, une femme a déjà été condamnée à la prison pour avoir dérobé une barre de savon dans un magasin à grande surface. Dans Les Misérables, Jean Valjean va passer vingt ans au bagne pour le vol d'un pain. La peine de douze ans moins un jour équivaut à 11 heures de réclusion pour le crime commis envers chacun des floués de M. Lacroix. Sûrement la larme à l'oeil et l'émotion dans la voix, les avocats ont réussi à faire admettre à un autre juge que la peine était trop sévère. C'est ainsi qu'allègrement ce dernier réduit cette peine du tiers. Donc, le M. Lacroix ne va en prison que quelque huit heures par victime volé d'une somme moyenne de 12 500$. Ben coudonc...Pauvre petit. J'espère au moins qu'on lui fournit une télé couleur pour se désennuyer... »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 9 juillet 2008 12h24
    Un autre criminel mort de rire
    « C'est normal, beaucoup de juges manquent de jugement.
    Les victimes sont moins couvertes que les bandits.

    Même à la cours suprème, le juge en chef propose Morgenteler pour l'ordre du Canada, ce docteur a travaillé contre la démographie canadienne et la loi naturelle.

    C'est avoir du jugement ça ?

    La moralité qui nous est proposée ? - Mais y en a pas !
    - Y a pas de jugement !

    C'est l'Éthique qui nous permet de vivre ensemble, avoir des lois et constituer une famille, un clan, une société, une nation, un pays.

    Comment avoir de l'Éthique si un juge manque de jugement?

    Quelqu'un s'est même demandé si le juge a été payé pour réduire la peine dans l'affaire Vincent Lacroix.- C'est que le manque de jugement est tel qu'il créer une apparence de conflit d'intérêt.

    Où est cette Éthique qui permet à notre société de vivre ? »

  • André Brière
    Inscrit
    mercredi 9 juillet 2008 12h56
    Les travaux forcésà vie sans possibilité de remise
    « La justice c'est qoui ça ??? peine réduite à 8 ans, au sixieme de sa peine il sortira dans 16 mois. Voler une pomme dans une épicerie et on vous mettra en prison 1 mois........Que les autorités soient incapable de retrouver l'argent voler est totalement ridicule, les paradis fiscaux sont ouvert à la saisie des prifits du crime, quel merde.........

    André Brière »

  • Michel HAins
    Abonné
    mercredi 9 juillet 2008 13h08
    À siuvre L,Honorable juge Vincent
    « Je serais curieux de pouvoir suivre ce crosseur de Lacoix à sa sortie de prison qui maintenant ne devrait pas dépasser réellement 2 ans et demie et de constater son train de vie et de vous en reourner les images à vous le JUGE... Vincent »

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    mercredi 9 juillet 2008 16h22
    L'Huître et les Plaideurs
    « @ Pierre Valois

    Votre remarque au sujet du juge Vincent sied tout aussi bien, sinon davantage, à celui qu'il ne faut pas nommer par crainte du ridicule, c'est-à-dire le juge Claude Leblond, membre du très sélect clan de Sherbrooke. D'ailleurs, son accession au trône en janvier 2005 figure dans les annales comme une véritable parodie du processus de nomination des juges. Un simple coup de téléphone de Jean Charest, un ami de longue date, et l'affaire était réglée comme en témoigne le journal La Tribune (Sherbrooke, Qc) Actualités, mercredi, 16 mars 2005, p. C8.

    N'oublions pas qu'à une autre époque, Jean Charest, alors ministre junior dans le cabinet Mulroney, avait été contraint de démissionner de son poste de ministre d'État à la Condition physique et au Sport amateur après s'être immiscé dans une affaire judiciaire en s'adressant d'une manière inappropriée à un juge. En ce qui concerne la durée des amitiés, il faut également savoir que c'est Claude Leblond qui dirigea le stage au Barreau de... Jean Charest.

    S'il faut en croire l'adage populaire : « Qui s'assemble se ressemble ... »

    Maintenant, en acceptant de siéger dans un dossier de juridiction provinciale avant même que des accusations ne soient déposées en matière criminelle, le juge Leblond répondait à une commande politique de manière à engendrer un salmigondis juridique tout à fait inextricable, et mieux couvrir le popotin de la SGF, de l'AMF, en semant à tout vent de la confusion procédurale et juridictionnelle. Le précédé est scandaleux et déshonore la profession de magistrat. À ce sujet, le juge Leblond n'en est pas à ses premières frasques, malgré la brièveté de sa carrière. Lire la suite dans l' « Affaire Camille » (Google)

    En guise de conclusion, voici une fable qui nous rappelle à quel point l'illusoire quête de justice préoccupe le résident de la cité depuis toujours.


    Un jour deux Pèlerins sur le sable rencontrent
    Une Huître que le flot y venait d'apporter :
    Ils l'avalent des yeux, du doigt ils se la montrent ;
    A l'égard de la dent il fallut contester.

    L'un se baissait déjà pour amasser la proie ;
    L'autre le pousse, et dit : Il est bon de savoir
    Qui de nous en aura la joie.
    Celui qui le premier a pu l'apercevoir
    En sera le gobeur ; l'autre le verra faire.
    - Si par là on juge l'affaire,
    Reprit son compagnon, j'ai l'oeil bon, Dieu merci.
    - Je ne l'ai pas mauvais aussi,
    Dit l'autre, et je l'ai vue avant vous, sur ma vie.
    - Eh bien ! vous l'avez vue, et moi je l'ai sentie.

    Pendant tout ce bel incident,
    Perrin Dandin arrive : ils le prennent pour juge.
    Perrin fort gravement ouvre l'Huître, et la gruge,
    Nos deux Messieurs le regardant.

    Ce repas fait, il dit d'un ton de Président :
    Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille
    Sans dépens, et qu'en paix chacun chez soi s'en aille.

    Mettez ce qu'il en coûte à plaider aujourd'hui ;
    Comptez ce qu'il en reste à beaucoup de familles ;
    Vous verrez que Perrin tire l'argent à lui,
    Et ne laisse aux plaideurs que le sac et les quilles.

    Jean de la Fontaine »

  • Michel Savard
    Inscrit
    mercredi 9 juillet 2008 23h26
    Pas trop lourd comme punition !
    « Vincent Lacroix purgera huit ans pour avoir floué 9200 personnes. Il purgera donc 7 heures et 37 minutes pour chacun des 9200 investisseurs qu'il a volés !

    Et comme chacune de ces 9200 personnes s'est fait voler en moyenne 12500$ , Vincent Lacroix purge donc 3 minutes et 40 secondes pour chaque tranche de 100$ qu'il a volé !

    Il est assez étonnant de constater que pour chaque 40000$ volés Lacroix ne fait qu'une seule journée de pénitencier! »

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