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Bernard Descôteaux   28 juin 2008  Justice
La Cour fédérale a blâmé jeudi le juge John Gomery pour avoir fait preuve de partialité à l'endroit de l'ancien premier ministre Jean Chrétien et de son chef de cabinet, Jean Pelletier, dans la conduite de son enquête sur le scandale des commandites. Les conclusions de son rapport à leur endroit sont par conséquent infirmées... ce qui ne signifie pas qu'ils soient absous de tout reproche dans la gestion de ce programme. Tout au contraire!
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  • Hubert Larocque - Abonné
    28 juin 2008 01 h 56
    Rapport Gomery et Cour fédérale
    Une analyse superficielle conclut au blâme de Gomery. Le fédéralisme a sa logique, et alors le jugement de la Cour fédérale achève le travail du Rapport Gomery. Le juge Gomery, avec son air bonhomme et campagnard, était avant tout un Anglais et un fédéraliste. En tant qu' homme honnête, il ne pouvait passer sous silence le « scandale », et en même temps il devait en atténuer le sens, le nier même. Aussi, son rapport a-t-il ignoré la raison des commandites qui était d'empêcher par tous les moyens le Québec d'accéder à l'indépendance. Alors, comment comprendre le « scandale » et son ampleur particulière? Le côté profondément politique, « national », des « commandites » a été gommé et travesti en simple détournement de fonds. Du point de vue canadien, les « commandites » étaient nécessaires pour sauver le pays. Il fallait donc les absoudre de deux manières : transformer l'opération politique en simple affaire judiciaire, et charger des subalternes en laissant filer les vrais responsables.
    Le jugement d'aujour'hui achève le travail de Gomery. Dans une démocratie, un gouvernement est imputable de tout ce qu'il approuve et décide. Point du tout, le cabinet fédéral ,dont M. Chrétien était le chef, ne savait rien du programme auquel il avait donné le feu vert. M. Chrétien, qui avait organisé le tout, échappe à toute sanction, s'en tire blanc comme neige. Et vive le Canada!
    Hubert Larocque, Gatineau.
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  • Jean Desjardins - Abonné
    28 juin 2008 11 h 50
    La procédurite au service de la justice ?
    Il est fascinant de voir jusqu'à quel point notre cynique système judiciaire utilise la procédurite aigüe pour protéger les agresseurs et les pires tricheurs.

    À preuve, ce jugement tordu qui tente de mettre un écran de fumée devant ces politicailleux tricheurs qui n'ont dupé que celles et ceux qui ne veulent rien voir, de toutes façons.

    À preuve, cette décision de juger au tribunal de la jeunesse ce chauffard qui a tué la petite Bianca à l'Île-Perrot sous prétexte qu'il n'avait 18 ans que depuis 'plus ou moins' 24 heures. Quelle belle passe procédurale ! Le juge a oublié que le gars avait été jugé assez 'majeur' pour conduire un bolide meurtrier, cependant...

    En conclusion, voici une citation tiré du tome #1 du 'best-seller' de Stieg Larsson : La trilogie Millénium. La phrase est de Lisbeth Salander, l'héroïne de cet excellent polar : « Je trouve simplement pathétique qu'on attribue toujours des circonstances atténuantes aux salopards. »

    À méditer durant l'été...

    Jean Desjardins
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  • Roland Berger - Abonné
    29 juin 2008 08 h 31
    Deux valets lavés
    Monsieur Larocque a parfaitement raison. Le fond de la question a été éludé. Il s'agit en fait de manoeuvres illégales visant à empêcher, à coups d'argent des payeurs de taxe, le Québec d'accéder à la souveraineté. Le juge Gomery s'étant laissé aller à des commentaires hâtifs sur les deux valets du fédéralisme canadien, Chrétien et Pelletier, ces derniers sont, aux yeux du public, lavés du crime qu'ils ont savamment commis. Étrange que les crottés s'en sortent toujours.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Steve Fortin - Abonné
    29 juin 2008 18 h 04
    @ M. Larocque
    Vous ne pouviez si bien dire... Ce pays que l'on nomme pour la forme une "confédération" n'en finit plus de se disloquer pour accomoder les fédérastes québécois. Il suffit pourtant d'un petit voyage professionnel, une petite "jobbe" dans l'ouest canadien pour comprendre un peu plus comment le ROC perçoit le québécois moyen.

    N'est-ce pas là la marque des empires qui déclinent que ce cynisme ambiant, quasi-totalitaire, dans les insitutions (nommément la justice) et la condamnation des idéaux. Je me souviens d'un`prof à l'UQO qui me disait qu'il ne faisait pas bon avoit trente ans à notre époque. Lui, boomer avancé, se targuait d'avoir connu la cohésion sociale. Moi le X sacrifié sur l'autel d'une génération solypsiste, devait être aux premières loges du déclin...

    C'est un peu ça le scandale des commandites. C'est le cynisme institutionnel qui profite aux possédants, aux cocus contents et aux collabos.
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