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Une autre compagnie minière poursuit Écosociété

Plusieurs représentants d’organismes et des personnalités publiques se sont volontairement bâillonnés, hier matin à Montréal, pour réclamer à nouveau une loi anti-SLAPP au gouvernement. Paradoxalement, la maison d’édition Écosociété a re
Photo : Jacques Nadeau
Plusieurs représentants d’organismes et des personnalités publiques se sont volontairement bâillonnés, hier matin à Montréal, pour réclamer à nouveau une loi anti-SLAPP au gouvernement. Paradoxalement, la maison d’édition Écosociété a re
Après la géante Barrick Gold, c'est au tour de la société minière ontarienne Banro de poursuivre la petite maison d'édition québécoise Écosociété pour les propos contenus dans le livre Noir Canada. Montant de la facture demandée dans la poursuite déposée hier: cinq millions.
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  • Stéphane Doré
    Abonné
    jeudi 12 juin 2008 10h11
    Je suis outré et écoeuré
    « Ces compagnies vont devoir payer tôt ou tard leur ignoble attitude. Je suis d'accord avec l'auteur: c'est bel et bien un test démocratique.

    L'information étant le sang dans les veines de la démocratie, les poursuites baillons ont l'effet d'un blocage d'artère. »

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    jeudi 12 juin 2008 13h46
    Courage contre argent
    « Si les auteurs et éditeurs de Noir Canada étaient riches, ils pourraient contre attaquer et poursuivre ces Gold et Banro pour diffamation et atteinte à leur réputation professionnelle: il leur suffirait de donner un petit 100,000$ par mois à quelques avocats pour qu'ils s'occupent de l'affaire. Et l'égalité en droit serait respectée.
    Mais ce n'est pas le cas. Écosociété n'a que du courage à offrir. Espérons que ce sera le courage de toute la gauche et de tous ceux qui disent croire en la justice. »

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