Autriche - L'affaire Fritzl : le puzzle des événements est « presque complet »
5 mai 2008
Justice
Vienne — Le «puzzle» de la séquestration durant 24 ans d'une jeune femme par son père incestueux à Amstetten en Autriche est «presque complet» une semaine après la découverte du drame, a indiqué hier le responsable de l'enquête, Franz Polzer, dans une interview au journal Kurier.
«Notre puzzle est presque complet», a-t-il déclaré au quotidien autrichien, en précisant qu'il n'existait «aucune indication» que le suspect, Josef Fritzl, 73 ans, ait pu bénéficier de complicités.
Il a jugé fantaisistes des témoignages, publiés dans la presse, selon lesquels un tiers et la femme du suspect, auraient été aperçus à proximité de la cave en compagnie de Fritzl. «Nous en savons vraiment beaucoup et sommes en train, grâce à nos informations, de mettre les choses dans l'ordre», a-t-il assuré.
M. Polzer a confirmé par ailleurs à l'agence APA l'authenticité des détails sur la séquestration publiés la veille par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel et issus du témoignage de la victime, Elisabeth, recueilli par la police le 26 avril.
Le magazine allemand avait notamment indiqué que la séquestration avait débuté le 28 août 1984, alors qu'Elisabeth avait 19 ans, que la jeune femme avait vécu jusqu'en 1993 dans une seule pièce, où elle était régulièrement violée en présence de ses trois premiers enfants nés en 1988, 1990 et 1992.
Der Spiegel avait également précisé que, pendant les deux premiers jours de sa séquestration, la jeune fille aurait été menottée à un poteau, puis, pendant les six à neuf mois suivants attachée avec une «laisse» lui permettant d'atteindre les toilettes.
Enquête pénible
Les enquêteurs poursuivent leurs minutieuses et pénibles investigations dans la cave de 60 mètres carrés où Elisabeth Fritzl a été violée et séquestrée en compagnie de trois des sept enfants nés de l'inceste.
Selon le Sunday Mirror hier, M. Polzer aurait révélé en exclusivité à ce journal britannique que la prison comprenait des cellules de punition avec des portes dérobées, et que toutes les pièces n'en avaient pas encore été découvertes. «Il y a toujours des espaces que nous n'avons pas découverts à l'intérieur de la prison et j'estime qu'il faudra au moins deux semaines pour savoir comment Fritzl contrôlait les différentes parties», a-t-il déclaré selon le Mirror.
Toujours selon ce journal, le bourreau avait été quitté par sa femme pendant neuf ans, à partir de 1973, et c'est à ce moment-là qu'il aurait commencé l'aménagement de sa «cave». Dans son interview au Kurier, M. Polzer a confirmé que Fritzl avait transformé en cachot l'abri antiatomique aménagé dans sa cave «bien avant d'arrêter son choix sur une de ses filles» pour la séquestrer en 1984. «Il avait aménagé à l'avance la porte en acier actionnée par une télécommande de son invention», a déclaré le policier.
M. Polzer a également précisé le portrait psychologique de Josef Fritzl, un homme avenant et consciencieux à la ville, et chez lui un «tyran [...] mû, dans tous ses crimes et délits, par l'énergie de ses pulsions sexuelles».
Josef Fritzl, 73 ans, a avoué lundi dernier avoir séquestré et violé sa fille durant 24 ans et lui avoir fait sept enfants, dont trois n'avaient jamais vu la lumière du jour avant leur libération.
Il encourt la prison à perpétuité si le crime d'«homicide par négligence» du nourrisson est retenue contre lui. En droit autrichien, les viols ne sont passibles que de 15 ans de prison et la séquestration de 10 ans. Ces peines ne s'additionnent pas. L'avocat du suspect, Rudolf Mayer, a jugé que son client, «psychiquement malade et donc pas responsable de ses actes», devait être extrait de prison pour être interné en hôpital psychiatrique.
«Notre puzzle est presque complet», a-t-il déclaré au quotidien autrichien, en précisant qu'il n'existait «aucune indication» que le suspect, Josef Fritzl, 73 ans, ait pu bénéficier de complicités.
Il a jugé fantaisistes des témoignages, publiés dans la presse, selon lesquels un tiers et la femme du suspect, auraient été aperçus à proximité de la cave en compagnie de Fritzl. «Nous en savons vraiment beaucoup et sommes en train, grâce à nos informations, de mettre les choses dans l'ordre», a-t-il assuré.
M. Polzer a confirmé par ailleurs à l'agence APA l'authenticité des détails sur la séquestration publiés la veille par l'hebdomadaire allemand Der Spiegel et issus du témoignage de la victime, Elisabeth, recueilli par la police le 26 avril.
Le magazine allemand avait notamment indiqué que la séquestration avait débuté le 28 août 1984, alors qu'Elisabeth avait 19 ans, que la jeune femme avait vécu jusqu'en 1993 dans une seule pièce, où elle était régulièrement violée en présence de ses trois premiers enfants nés en 1988, 1990 et 1992.
Der Spiegel avait également précisé que, pendant les deux premiers jours de sa séquestration, la jeune fille aurait été menottée à un poteau, puis, pendant les six à neuf mois suivants attachée avec une «laisse» lui permettant d'atteindre les toilettes.
Enquête pénible
Les enquêteurs poursuivent leurs minutieuses et pénibles investigations dans la cave de 60 mètres carrés où Elisabeth Fritzl a été violée et séquestrée en compagnie de trois des sept enfants nés de l'inceste.
Selon le Sunday Mirror hier, M. Polzer aurait révélé en exclusivité à ce journal britannique que la prison comprenait des cellules de punition avec des portes dérobées, et que toutes les pièces n'en avaient pas encore été découvertes. «Il y a toujours des espaces que nous n'avons pas découverts à l'intérieur de la prison et j'estime qu'il faudra au moins deux semaines pour savoir comment Fritzl contrôlait les différentes parties», a-t-il déclaré selon le Mirror.
Toujours selon ce journal, le bourreau avait été quitté par sa femme pendant neuf ans, à partir de 1973, et c'est à ce moment-là qu'il aurait commencé l'aménagement de sa «cave». Dans son interview au Kurier, M. Polzer a confirmé que Fritzl avait transformé en cachot l'abri antiatomique aménagé dans sa cave «bien avant d'arrêter son choix sur une de ses filles» pour la séquestrer en 1984. «Il avait aménagé à l'avance la porte en acier actionnée par une télécommande de son invention», a déclaré le policier.
M. Polzer a également précisé le portrait psychologique de Josef Fritzl, un homme avenant et consciencieux à la ville, et chez lui un «tyran [...] mû, dans tous ses crimes et délits, par l'énergie de ses pulsions sexuelles».
Josef Fritzl, 73 ans, a avoué lundi dernier avoir séquestré et violé sa fille durant 24 ans et lui avoir fait sept enfants, dont trois n'avaient jamais vu la lumière du jour avant leur libération.
Il encourt la prison à perpétuité si le crime d'«homicide par négligence» du nourrisson est retenue contre lui. En droit autrichien, les viols ne sont passibles que de 15 ans de prison et la séquestration de 10 ans. Ces peines ne s'additionnent pas. L'avocat du suspect, Rudolf Mayer, a jugé que son client, «psychiquement malade et donc pas responsable de ses actes», devait être extrait de prison pour être interné en hôpital psychiatrique.
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