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Renifler, c'est fouiller!

Jean-Robert Sansfaçon   28 avril 2008  Justice
Les deux décisions rendues vendredi dernier par la Cour suprême du Canada concernant l'utilisation de chiens renifleurs auront pour conséquence de forcer les autorités policières, et certaines directions d'écoles, à trouver d'autres moyens pour combattre l'usage des drogues. Il est temps qu'Ottawa réglemente cette technique d'enquête au sujet de laquelle les juges de la Cour suprême eux-mêmes ne s'entendent pas pour dire si elle contrevient ou non à la charte des droits.

Il arrive souvent que les neuf juges de la Cour suprême rendent des décisions sur division. C'est le cas cette fois encore, alors que cinq des neuf juges ont conclu à l'illégalité de la preuve constituée à partir du travail de chiens renifleurs. Comme c'est aussi souvent le cas en pareilles circonstances, on constate que cette décision déterminante pour le travail policier aurait pu être diamétralement opposée si un seul des neuf juges avait adhéré aux arguments du groupe adverse.

Les deux causes en présence concernent des individus arrêtés après que des policiers eurent utilisé des chiens pour déceler la présence de drogue dans leurs effets personnels. Dans un cas, il s'agit d'un voyageur d'allure suspecte qui avait refusé de laisser voir l'intérieur de son sac à un policier alors qu'il circulait dans une gare d'autocars de Calgary; dans l'autre cas, il s'agit d'un élève du secondaire, en Ontario, victime d'une fouille policière avec chiens organisée par la direction de son école.

Dans un cas comme dans l'autre, les juges majoritaires ont conclu que la police avait abusé de ses pouvoirs en procédant sans motifs raisonnables préalables à ces fouilles aléatoires.

Au contraire, les juges du groupe minoritaire en sont arrivés à la conclusion que, dans un cas comme dans l'autre, les individus savaient qu'ils pouvaient faire l'objet d'une vérification. Ce qui explique, par exemple, que le voyageur intercepté par la police tenait son sac très près de son corps et qu'il avait refusé d'être fouillé.

Quant à l'élève, il ne pouvait pas ignorer la politique de tolérance zéro de son école et le fait que des fouilles du même genre avaient déjà eu lieu dans le passé. «L'utilisation d'un chien renifleur dans les circonstances constituait une technique d'enquête moins envahissante que ne l'aurait été l'ouverture du sac à dos de l'accusé [...]», explique la juge Marie Deschamps dont les positions sont souvent plus modérées que celles de la majorité des juges de l'actuelle Cour suprême.

Comme ce fut souvent le cas par le passé, la Cour a donc pris fait et cause pour les accusés même s'ils étaient bel et bien en possession de drogue. Dans les deux cas, l'argument de la protection de la vie privée l'a emporté sur l'efficacité du travail policier. Mais, contrairement à bien des jugements passés, on constate cette fois-ci une tentative pour trouver un nouvel équilibre de la part de certains juges.

Ces deux arrêts ne mettent pas fin à l'utilisation des chiens renifleurs. On pourra continuer d'y avoir recours lors d'enquêtes criminelles lorsque la police a des motifs raisonnables de soupçonner la présence de stupéfiants, ou encore dans des endroits comme les aéroports où les gens savent à l'avance que leur vie privée peut être brimée pour des raisons de sécurité.

Cela dit, malgré leurs divergences, une majorité des juges du plus haut tribunal critique l'absence de réglementation pour encadrer l'utilisation des chiens renifleurs. Il appartient au législateur — et non aux tribunaux — «de créer et de justifier [...] un nouveau pouvoir plus envahissant de fouiller, perquisitionner et saisir», soulignent-ils.

En attendant, pourquoi ne pas rappeler aux parents qu'ils ont, eux, le droit et même l'obligation de jeter un oeil de temps à autre jusqu'au fond du sac à dos de leurs chéris. Nul besoin de chiens renifleurs pour ça!

***

j-rsansfacon@ledevoir.com
 
 
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  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 00h33
    Pour les écoles
    Les juges ont dit si il y a des soupçons raisonnables, Alors qui a fait son secondaire et le CEGEP savent qu'il y a de la drogue. Donc en ce qui a attrait aux écoles, le soupçon raisonnable existe en tout temps, car il est garanti qu'à chaque fois qu'un chien entre dans un CEGEP il trouvera du pot.

  • Mario Tremblay
    Abonné
    lundi 28 avril 2008 06h55
    Êtes-vous certain de ce que vous avancez?
    Les parents ont le droit de fouiller le sac à dos de leur ado? J'ai hâte que la Cour suprême se penche là-dessus.

  • martin grenier
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 08h13
    la drogue
    pauvre juges si un guge avait un enfant pris dans la drogue
    il penserais autrement
    grenier.martin@videotron.ca

  • Bertrand Leger
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 08h14
    Quelle belle Charte !
    La Charte des droits et liberté est devenue l'outil de prédilection des criminels. Je trouve celà déplorable et malsain.
    Que voulez-vous ? une personne honnête n'a pas souvent besoin de la Charte, un criminel : oui !
    La Charte va trop loin, surtout quand, au nom de la liberté de religion, elle permet à des sectes de pratiquer la polygamie, le nudisme, le viol des mineures, etc.
    Une grande révision s'impose et ça presse !

  • André Racicot
    Abonné
    lundi 28 avril 2008 09h00
    Enocre les juges...
    Pour énième fois, les juges se substituent aux gouvernants pour dicter des règles de conduite à la société. Une autre démonstration du caractère nuisible de la sacro-sainte Charte des droits de Trudeau. Cette charte donne aux juges des pouvoirs démesurés. En effet, les neuf juges de la Cour suprème peuvent allègrement démantibuler des lois, décider si oui ou non les femmes peuvent disposer de leur corps, et, comme on le voit, donner plus de droits aux revendeurs de drogue qu'aux policiers qui les combattent. Comble de tout, ces mêmes juges n'ont de compte à rendre à personne. C'est cela la démocratie?

  • Jean Desjardins
    Abonné
    lundi 28 avril 2008 09h07
    Un nouveau libellé pour La Charte...
    Quand on voit comment les abuseurs, les fraudeurs, les tricheurs, les agresseurs et les trafiquants de tout acabit se servent de la Charte des Droits et Libertés de la personne pour défendre leurs petits commerces, je crois qu'on devrait changer le libellé du rejeton de Trudeau.

    Voici une suggestion, plus conforme à l'application complaisante qu'en font les tribunaux canadiens : "La Charte des Droits et Libertés d'emmerder tout le monde..."

    Misère !

    Jean Desjardins

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 10h45
    Aberration
    Vous avez parfaitement raison, la question des chiens renifleurs semble très confuse pour ces éminents juristes que sont les juges de la Cour suprême du Canada. Par contre le raisonnement de la majorité est nettement politique et se base sur un raisonnement complètement illogique. Ils confondent deux étapes bien distinctes du processus de perquisition. La première étape consiste pour les agents de la paix d'avoir des motifs raisonnables de croire qu'une chose « illégale » se trouve dans un lieu et la seconde, une fois que la première est remplie, consiste à faire une perquisition, en d'autres termes, une fouille.

    Un agent de la paix acquiert ces « motifs raisonnables » de bien des manières - ce peut être d'avoir vu dans un lieu un objet illégal, de sentir une substance illégale, d'avoir une information crédible à cet effet ou autre processus similaire. C'est à cette étape qu'intervient le chien renifleur. De par sa formation, le chien peut indiquer la présence de drogues en donnant au maître-chien un signal - souvent ce signal est de simplement s'asseoir devant le lieu en question. Ce signal, provenant d'un chien bien entrainé, donne à l'agent de la paix un motif raisonnable de croire...

    Ensuite, l'agent peut perquisitionner mais avant de procéder à la fouille, il doit décider si la fouille peut être faite sans mandat ou si un mandat de perquisition est nécessaire. La loi prévoit les conditions nécessaires pour une fouille sans mandat mais cela n'a rien à voir avec le chien.

    Quand les juges de la majorité considèrent l'intervention du chien comme une perquisition, ils sont dans l'illogisme complet car le chien ne fait que sentir une substance et, en aucune façon ne fait une fouille. C'est la même chose que si l'agent voyait un paquet illégal, ou qu'il le sente lui-même ou s'il avait une information crédible. Le rôle du chien n'a donc absolument rien à voir avec les droits individuels (contre les fouilles abusives) car ils ne constituent pas une fouille mais ils constituent une alternative valable aux parties de pêche qui découlent d'informations plus ou moins crédibles qui donnent souvent ouverture à des perquisitions et qui sont presque toujours approuvées par les tribunaux!

    Cet illogisme de la Cour peut avoir des conséquences très sérieuses sur la sécurité des gens car ce jugement s'applique nécessairement aux fouilles découlant de l'odorat de chiens-renifleurs qui sont entrainés pour détecter les explosifs. Par contre il devrait effectivement forcer le Parlement à revoir les dispositions du Code criminel sur les perquisitions et à y définir le rôle des chiens renifleurs. Il y a de bonnes chances que nos élus aient plus de « gros bon sens » que nos éminents juges!

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    lundi 28 avril 2008 11h29
    Plus de droits aux criminels que de jugement aux juges
    La Charte Charte canadienne des droits et libertés a été faite tout de travers par un premier ministre de sinistre mémoire.

    Pas surprenant que la Charte donne plus de droits aux criminels que de jugement aux juges.

    Ainsi, qu'on le croit ou non, la Partie I de la Charte canadienne des droits et libertés débute par : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu ... » (*).

    Suprématie de Dieu sur qui et sur quoi, on ne le dit pas, mais on sait que beaucoup de religions font de la suprématie de Dieu la base de leur argumentaire.

    Ainsi, dans l'Islam, le principal message du Coran est l'absolue suprématie de Dieu, qui doit se manifester non seulement dans la vie privée ou individuelle mais aussi dans la vie sociale et politique de la collectivité.

    Dans la religion juive ultra-orthodoxe, il y a cette volonté de sacraliser jusqu'aux actions quotidiennes les plus banales et de souligner sans cesse l'absolue suprématie de Dieu.

    Et dans le christianisme, on se souvient du « Dieu le veut ! » qui autorisait (et même commandait) tout.

    Cet argumentaire de la suprématie de Dieu a conduit à beaucoup de dérapages dans l'Histoire, dérapages qui se continuent encore de nos jours dans certaines sociétés. L'intégrisme, le dogmatisme et l'obscurantisme ne sont pas loin quand on met en exergue la suprématie de Dieu, et ce, quelles que soient les religions qui s'en réclament.

    Un grand ménage s'impose dans la Charte!

    (*) (Voir : http://lois.justice.gc.ca/fr/Const/annex_f.html#I )

  • Michel Savard
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 11h57
    La Charte au sevice des criminels !
    C'est incroyable de lire de telles décisions ! Les utilisateurs et vendeurs de drogue sont morts de rire!

  • Michel Chayer
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 11h57
    Le viol des majeurs
    Monsieur Bertrand Leger,

    Auriez-vous des causes à nous donner en exemple où la Chartre aurait autorisé la polygamie ainsi que le viol des mineures (par ailleurs, voulez-vous dire que, nonobstant la Chartre, le viol des majeurs est lui autorisé ?)

  • Michel Chayer
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 12h30
    L'arbitraire des forces policières
    Parce que les policiers ont abusé par le passé de leur autorité, il me semble évident que la Chartre protège dorénavant les citoyens de l'arbitraire des forces policières.

    Parce qu'à l'instar des simples citoyens, le jugement des policiers peut aussi être altéré par des préjugés...

    D'autant qu'il s'agit d'être simplement hirsute et dépenaillé pour susciter parfois de la suspicion.

    Alors qu'en fait, les seuls criminels ce sont ceux qui ont été reconnu coupable d'un crime par les tribunaux.

    De toute façon, le cas d'un adolescent qui trafique à l'école pour son compte de la marijuana relève des services sociaux, et non de la flicaille ; faudrait tout de même pas confondre un ado de seize ans avec le monde interlope...

    D'ailleurs, faut-il vraiment souhaiter judiciariser -et donc stigmatiser- les enfants qui frayent timidement avec la marginalité ?

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 28 avril 2008 13h04
    Depuis TRUDEAU et sa CHARTE, la $ociété Humaine $aine du CANADA n'a eue de cesse de dégénérer...!
    C'est dommage de devoir dire cela mais, depuis que le PAYS a rapatriée la Constitution en 1982 et qu'IL s'est nanti d'une "CHARTE des DROITS et LIBERTÉS", le 14 avril de la même année, plein de travers ont été TOLÉRÉS, en fonction de cette CELLE-CI...

    Oh ! Cette amélioration de l'encadrement de la VIE des gens du PAYS a été bénéfique durant environ les sept (7) premières années.

    Mais, au fil des ans depuis cette époque pas si lointaine, plusieures modifications ont été IMPOSÉES à la $ociété Humaine $aine / $. H. $. du PAYS, par la COUR SUPRÊME du CANADA. Ainsi, au nom de cette Charte des Droits et Libertés, beaucoup d'activités illicites ont été tolérées sinon, encouragées puisque devenues LICITES. Le "LIBRE-ÉCHANGE" a été ensuite associé à ce RELÂCHEMENT de nos Moeur$ de VIE $aine et plein de choses qui étaient illégales avant sont devenues routinières, justement au nom de cette "sacro-sainte" charte et du libre-échange facilité.

    Juste à titre d'exemple, ne mentionnons que la légalisation de$ bar$ de danse topless et de la prolongation des heures d'ouvertures de ces "trous" jusqu'à 03:00 hres et plus la nuit. Ceux-ci devinrent des antres pour le crime organisé et les trafiques de drogues qui s'y fomentèrent, la cocaïne (neige) étant la plus payante et qui provenait de pays, la plupart de dominance musulmane, qui ont probablement voulu semée la "ZIZANIE" ICI pour DOMINER la PLANÈTE.

    Donc, je pourrais continuer encore longtemps avec plein d'autres exemples de ce que cette CHARTE a entraînés par ricochet alors, dire que c'est contraire aux droits et libertés de faire des fouilles grâce à des chiens renifleurs, C'EST RIDICULE mais, on dit que "le ridicule ne tue pas" alors, tout doit être beau dans le meilleur des mondes CHEZ-NOUS et NOUS n'avons pas à NOUS inquiéter de ce$ petit$ désagrément$. Nos bons(nes) dirigeants(es) politiques ont sûrement tout compris de ce DILEMNE et NOUS devons être sans crainte...

    Heureusement, NOUS sommes en SÉCURITÉ ICI, au CANADA ...!


    Merci de votre ATTENTION et c'est ÇA notre FARDEAU...!

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    BIOLOGISTE #939

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    lundi 28 avril 2008 13h22
    C'est le système qui vient de prendre une fouille...
    C'est bien évident que cette fois-ci c'est le système qui vient de prendre une fouille!
    C'est en plus le fond du baril quant à la mauvaise utilisation des diverses chartes qui devraient quand même inclure la notion chère à J-J Rousseau à l'effet que la liberté des uns finit où commence celle des autres.
    Le fond du baril effectivement car dans les aéroports, non pas au départ mais bien à l'arrivée au Canada de passagers provenant d'aéroports assez laxistes, comme ceux du Brésil, les douanes canadiennes possèdent et utilisent des chiens renifleurs de drogues. Les exploits ont été montrés à la télévision de Radio-Canada Ces chiens sont donc depuis hier des hors la loi!
    Fantastique! Vive la passoire canadienne!
    C'est du reste ce qui prévaut pour faire empêcher les photo-radars sur les routes : tant pis pour les morts et les blessés, la vie privée des chauffards assassins ayant été respectée!
    Disons aussi que la charte des droits est largement fautive, et que sans aller jusqu'à souhaiter "kirpaniser" tous les Julius Grey de la création, il faut exiger que la charte soit réécrite et accompagnée d'une charte des devoirs!
    Soyons clairs, la notion d'habeas corpus doit primer, et en cas d'abus, ou de fausse accusation, il est essentiel que tant la police que la magistrature doive non pas éviter de trouver une preuve incriminante, mais s'excuser de l'avoir cherchée à tort. Autrement dit si ni le voyageur de Calgary ni l'élève de l'Ontario n'avaient été en possession de substances interdites, ils auraient eu droit à des excuses, de la même façon que Maher Arar.
    Plus grave encore cependant est le fait que le jugement ne soit pas unanime.
    Dans un tel cas, les juges auraient dû refuser de se prononcer avant d'avoir obtenu la clarification appropriée du législateur telle que votée par le Parlement.
    Ce manque d'unanimité (et bravo à la Juge Deschamps) reflète le danger de l'improvisation dans le vague, et l'absurde consommé du pouvoir discrétionnaire accordé aux juges.

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 28 avril 2008 14h28
    Il faudrait ajouter un article à la Charte.
    À lire et à entendre les commentaires de tout un chacun sur la nullité de juges de la Cour suprême du Canada, il faudrait ajouter un article à la Charte pour limiter le nombres de bêtises qui sont proférées sur la question essentielle du respect de la vie privée. Notre vie privée est un des derniers domaines que nous devons protéger avec le plus d'acharnement. Les policiers, les inspecteurs, les contrôleurs ont le devoir de faire leur travail de façon professionnelle et rigoureuse, mais il ne doivent pas recevoir la permission de fouiller, d'arrêter ou d'interroger les citoyens à leur guise. La fouille, l'interrogation ou l'arrestation d'un citoyen ne sont pas des actes légers. Il ne doivent être autorisés qu'en cas de soupçons ou d'éléments de preuve qui pourraient éventuellement convaincre un juge d'émettre un ou des mandats de perquisition. Les policiers ne détiennent pas ce pouvoir.
    Je ne veux à aucun prix avoir à démontrer à qui que ce soit qui m'arrêterait sans motif que je n'ai pas de substance interdite dans mes poches. Je ne veux à aucun prix que l'on m'arrête pour rien. Je veux avoir la possibilité de marcher, de courrir, de conduire ma voiture paisiblement et d'aller où je veux sans être retardé, fouillé ou arrêter par un policier qui espère trouver au hasard un ou des individus qui auraient dans leur poche des subsistances interdites. Ma vie privée est trop précieuse.

    Georges Paquet

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