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Accès à l'école anglaise - La loi 104 devant la Cour suprême

La constitutionnalité de la loi 104 sera finalement mise à l'épreuve par la Cour suprême. Le tribunal a indiqué hier qu'il acceptait de se pencher sur le dossier de la controversée disposition qui vise à colmater une brèche de la loi 101.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    7 mars 2008 09 h 25
    Le français au Québec et la "Cour suprême".
    N.B. Nous reproduisons ici une lettre que nous avons adressée aux journaux le 23 août dernier, au moment où, par un mouvement de fuite en avant, le Gouvernement Charest a porté le jugement de la Cour d'appel devant la Cour "suprême". Elle n'a rien perdu de son actualité.

    COUR SUPRÊME : EN PERSPECTIVE, UNE AUTRE NÉGATION DE LA LOI 101...

    Au Québec, on aime beaucoup se gargariser de mots. Nous serions un pays français, le français y serait la langue officielle, etc. Pourtant, l'on voit bien la fragilité de ces convictions quand elles sont mises à l'épreuve des tribunaux d'Ottawa. La charte canadienne des droits et liberté, en octroyant à l'anglais un statut d'égalité au français, confirme tout simplement l'écrasante supériorité de l'anglais, au Canada il va sans dire, mais aussi au Québec sous le nom de bilinguisme étatique et institutionnel. Comme le disait Aristote, l'égalité entre les choses inégales, c'est l'inégalité. La Cour suprême du Canada va sans doute, encore une fois, selon son habitude constante, bafouer l'Assemblée nationale. Aucun québécois authentique ne devrait faire confiance à cette Cour si manifestement partiale, insensible à notre caractère minoritaire, et complice de notre érosion démographique et identitaire. N'est-il pas éclairant que, dans cette cause, les opposants à la loi 101 soient des immigrants? Quant aux partis politiques du Québec, face à un tel péril, ils devraient ignorer toute division partisane, ne parler que d'une seule voix, comme un seul parti, et se conserver inébranlablement dans cette disposition. Et si la Cour suprême, de façon prévisible, donnait raison au Taylor et à ses clients, fût-ce de façon hypocrite et apparemment "nuancée", l'ensemble des partis politiques du Québec, d'une seule voix, devrait la dénoncer, et résister efficacement, par tous les moyens, à cette atteinte au caractère français du Québec, à l'autorité de son Gouvernement. Dans un État démocratique, il ne peut y avoir de légalité sans légitimité. Se plier à la dissociation de ces deux composantes, c'est se soumettre à un ordre colonial. Si le Québec n'a pas consenti à la constitution de 1982, pourquoi se croit-il obligé d'en accepter les dispositions qui nient et détruisent notre identité nationale dont la langue française est le symbole et l'expression? La seule preuve que nous existons comme peuple, que nous sommes dignes de durer comme peuple, c'est d'y mettre unanimement le holà!
    Hubert Larocque.
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