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Un Québécois risque la peine de mort en Ohio

Michel Veillette est accusé du meurtre de sa femme et de ses quatre enfants

La Presse canadienne   14 janvier 2008  Justice
Mason, Ohio — Michel Veillette, ce Québécois accusé du meurtre avec circonstances aggravantes de sa femme et de ses quatre enfants aux États-Unis, pourrait risquer la peine de mort, a indiqué Le Journal de Montréal, hier.

Le système judiciaire de l'Ohio prévoit en effet la peine capitale pour un prévenu coupable de meurtre prémédité. «C'est une possibilité, mais cette décision n'a pas encore été prise par les procureurs», a dit le sergent Neil Garland, de la police de Mason, ville où s'est déroulée la tragédie.

Selon le Département de réhabilitation et de correction de l'Ohio, 186 personnes sont détenues en attente de la peine de mort. La peine capitale y est en vigueur depuis 1803.

Par ailleurs, Veillette reposait toujours dans un état critique mais stable dans un hôpital de l'Université de Cincinnati, a indiqué un porte-parole de la police locale à La Presse Canadienne, hier. Il a été poignardé dans des circonstances encore indéterminées. Il demeure sous surveillance policière.

Le drame est survenu vendredi. L'officier Garland a raconté que des policiers, appelés sur les lieux d'un incendie de maison, avaient trouvé un homme qui s'est avéré être le père qui souffrait de blessures non relatives à un feu. Ils ont plus tard découvert cinq cadavres dans le domicile.

Les victimes sont Nadya Ferrari-Veillette, âgé de 33 ans, et ses enfants, Marguerite (8 ans), Vincent (4 ans) et de jumeaux de 3 ans, Jacob et Mia.

Réactions familiales

Selon Le Journal de Montréal, Même si elle est bouleversée par la mort de sa bru et de ses petits-enfants, la mère de Michel Veillette, qui est une des dernières personnes à lui avoir parlé au téléphone avant le drame, refuse de croire à la culpabilité de son fils.

«J'ai parlé à Michel vendredi soir avant que ça arrive. Il m'a dit qu'il avait hâte d'arriver chez lui avant le dodo de ses enfants. Les trois plus jeunes se couchaient à 8h et l'autre à 8h30. Il était pressé, car il aimait ses enfants», a raconté Louise Dufault, ajoutant que toute la famille semblait heureuse lorsqu'ils se sont réunis à Saint-Lin pour Noël.

De son côté, la famille de Nadya Ferrari-Veillette aimait beaucoup son conjoint Michel Veillette, et jamais ses proches n'auraient soupçonné qu'elle aurait pu être en danger à ses côtés.

«Michel faisait partie de la famille, on n'aurait jamais pensé à quelque chose comme ça», a dit Guy Ferrari, l'oncle de Nadya, au Journal de Montréal.

De l'aveu de tous, Michel Veillette n'était pas souvent à la maison auprès de sa conjointe et de leurs enfants. Son travail l'amenait fréquemment à passer plusieurs jours d'affilée à l'extérieur de la ville.
 
 
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