Génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité - Munyaneza entreprend sa défense
Des témoins ont inventé des histoires pour accuser Désiré Munyaneza de crimes sexuels et de meurtres pendant le génocide rwandais de 1994, selon ce qu'a affirmé, hier, son avocat.
Me Richard Perras a lancé sa défense en remettant en question l'honnêteté de près d'une trentaine de témoins rwandais qui ont affirmé que Munyaneza dirigeait un groupe qui a violé et tué des Rwandais appartenant à l'ethnie tutsie.
Les prochains témoins qui seront appelés par la défense «affirmeront que Désiré Munyaneza n'a pas participé, et qu'en fait, il n'était même pas présent, a déclaré Me Perras au juge André Denis de la Cour supérieure du Québec, tout en énumérant certaines des atrocités dont son client est accusé. Nous démontrerons les mensonges de plusieurs témoins et cela vous obligera à réévaluer si les témoins disent la vérité ou s'ils ont inventé leurs histoires contre Désiré Munyaneza».
Il est difficile de comparer les affirmations des différents témoins, puisque l'essentiel de la cause présentée par la Couronne l'a été à huis clos et qu'il en ira de même pour la défense.
Le procès de Munyaneza pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité est le premier à utiliser une loi canadienne adoptée en 2000.
La soeur de l'accusé témoigne
La soeur de Munyaneza et premier témoin de la défense, Delphine Uwimbabazi, a été secouée de le voir assis dans le box des accusés, répondant d'accusations de meurtre.
«C'est difficile pour moi», a dit la femme de 34 ans, mère de deux enfants, en ouvrant un petit paquet de mouchoirs.
Après environ une heure de questions qui ont porté sur son histoire familiale, le juge Denis a demandé au public de quitter la salle avant que ne soit entendu l'essentiel du témoignage de Mme Uwimbabazi. Il a pris cette décision après une dispute entre la Couronne et la défense.
En France et en Afrique
Les audiences qui seront menées en France et en Afrique avec plus de la moitié des 25 autres témoins seront elles aussi menées à huis clos.
Le secret qui entoure ce procès vise à protéger les témoins et leurs familles de toutes représailles. Les noms des témoins rwandais n'ont jamais été dévoilés publiquement pendant la présentation de la Couronne.
Mme Uwibambazi, qui est maintenant citoyenne belge, est un des rares témoins rwandais à témoigner sous son vrai nom. Pendant la partie publique de son témoignage, elle a affirmé connaître l'identité d'au moins deux des personnes qui ont témoigné en secret, démontrant que les efforts canadiens pour les protéger 14 ans après le génocide ne sont pas parfaits.
Leur identité lui a été communiquée par une autre soeur qui habite toujours le Rwanda, où leurs noms sont bien connus, a-t-elle dit.
Le dernier témoin sera entendu au Canada au printemps.
Me Richard Perras a lancé sa défense en remettant en question l'honnêteté de près d'une trentaine de témoins rwandais qui ont affirmé que Munyaneza dirigeait un groupe qui a violé et tué des Rwandais appartenant à l'ethnie tutsie.
Les prochains témoins qui seront appelés par la défense «affirmeront que Désiré Munyaneza n'a pas participé, et qu'en fait, il n'était même pas présent, a déclaré Me Perras au juge André Denis de la Cour supérieure du Québec, tout en énumérant certaines des atrocités dont son client est accusé. Nous démontrerons les mensonges de plusieurs témoins et cela vous obligera à réévaluer si les témoins disent la vérité ou s'ils ont inventé leurs histoires contre Désiré Munyaneza».
Il est difficile de comparer les affirmations des différents témoins, puisque l'essentiel de la cause présentée par la Couronne l'a été à huis clos et qu'il en ira de même pour la défense.
Le procès de Munyaneza pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité est le premier à utiliser une loi canadienne adoptée en 2000.
La soeur de l'accusé témoigne
La soeur de Munyaneza et premier témoin de la défense, Delphine Uwimbabazi, a été secouée de le voir assis dans le box des accusés, répondant d'accusations de meurtre.
«C'est difficile pour moi», a dit la femme de 34 ans, mère de deux enfants, en ouvrant un petit paquet de mouchoirs.
Après environ une heure de questions qui ont porté sur son histoire familiale, le juge Denis a demandé au public de quitter la salle avant que ne soit entendu l'essentiel du témoignage de Mme Uwimbabazi. Il a pris cette décision après une dispute entre la Couronne et la défense.
En France et en Afrique
Les audiences qui seront menées en France et en Afrique avec plus de la moitié des 25 autres témoins seront elles aussi menées à huis clos.
Le secret qui entoure ce procès vise à protéger les témoins et leurs familles de toutes représailles. Les noms des témoins rwandais n'ont jamais été dévoilés publiquement pendant la présentation de la Couronne.
Mme Uwibambazi, qui est maintenant citoyenne belge, est un des rares témoins rwandais à témoigner sous son vrai nom. Pendant la partie publique de son témoignage, elle a affirmé connaître l'identité d'au moins deux des personnes qui ont témoigné en secret, démontrant que les efforts canadiens pour les protéger 14 ans après le génocide ne sont pas parfaits.
Leur identité lui a été communiquée par une autre soeur qui habite toujours le Rwanda, où leurs noms sont bien connus, a-t-elle dit.
Le dernier témoin sera entendu au Canada au printemps.
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