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Quand la statistique rencontre la géographie

Brian Myles   31 décembre 2007  Justice
Pour dix criminels, il y a un statisticien, selon un calcul non scientifique. N'allez surtout pas croire que le chercheur est désavantagé par rapport au délinquant. La technologie joue pour lui.

Lors de la première Rencontre internationale sur les observatoires de la criminalité, des chercheurs ont présenté les possibilités du système d'information géographique (SIG), ou encore l'analyse spatiale de la criminalité. La géographie et la cartographie sont mises à profit afin de brosser le portrait de la criminalité sur un territoire donné, que ce soit une ville, une région ou une province.

Jean-Luc Besson, chargé d'étude cartographie-SIG à l'Observatoire national de la délinquance, a notamment présenté des données sur l'origine et la destination du crime en superposant les données sur les vols avec violence en 2005 à une carte de Paris. La technique permet d'identifier les quartiers où sont concentrées d'importantes poches de victimes et la provenance des agresseurs. En superposant les données sur l'origine et la destination des larcins à une carte de Google Earth, l'effet est à couper le souffle. M. Besson projette la photographie satellitaire de la Gare du Nord, un point d'aboutissement des victimes et des agresseurs compte tenu du fait qu'il s'agit d'une importante plaque tournante du transport collectif à Paris. De là à dire que la gare est le lieu de tous les dangers, il n'y a qu'un pas à franchir.

Le géocodage pose aux chercheurs de considérables questions éthiques car il permet d'identifier avec une précision chirurgicale les points chauds du crime, voire de stigmatiser tout un quartier ou tout un groupe. Il serait même possible de dévoiler le nom et l'adresse des agresseurs et des victimes si les chercheurs ne s'astreignaient pas à certaines limites.

Au Canada, le géocodage est utilisé notamment par le Centre canadien de la statistique juridique. Josée Savoie, analyste principale au Centre, a pu mesurer la distance parcourue par un agresseur avant de trouver sa victime, par types de crimes, à Montréal. À peine 350 mètres séparent la victime de voies de faits de son agresseur, tandis qu'il y a seulement 1,3 kilomètre de distance entre une victime d'agression sexuelle et l'auteur du crime. Les données confirment, de façon indirecte, un phénomène en général méconnu du grand public: l'agresseur et la victime se connaissent dans bien des types de crimes. La résidence est «l'endroit de toutes les insécurités», pour reprendre l'expression du sociologue Claudio Besozzi, auteur d'une étude québécoise à ce sujet réalisée pour le compte du Centre international pour la prévention de la criminalité (CIPC).

Jean Carrière, professeur de géographie à l'UQAM, a également développé avec son ex-collègue Camil Bouchard (aujourd'hui député à l'Assemblée nationale) le projet CRABE (Carte sur les risques et les abus et les besoins des enfants). Ce SIG permet aux professionnels de l'intervention jeunesse de dépister les abus physiques et la négligence faits aux enfants selon les régions du Québec. Les utilisateurs reçoivent au préalable une formation pour l'utilisation de CRABE, et ils doivent s'engager à préserver la confidentialité des données. «Les cartographes du XXIe siècle ne seront pas comme ceux du XXe siècle. Nous allons de plus en plus former les gens du grand public à être cartographes, et non pas être cartographes nous-mêmes», estime M. Carrière.






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  • Denis Paquette
    Abonné
    mardi 1 janvier 2008 11h31
    les atatistiques et les différents savoirs
    « Dans ce petit article, il y a indirectement des principes de démontrés a laquelle j'adhere spontanément ,premierement les gens n'évoluent pas a partir de l'universelle mais du particulier comme l'on déja démontrés avec brio les situationnistes. Nous commencons par habité une famille un cartier et un village avant d'appartenir a un pays ou a une planete. Il va etre tres intéressant de voire évoluer cette science dans le vingtunieme sciecle. Bon, c'est certains, que certains vont dire encore des moyens pour dominer le monde, Mais comment déboucher sur une vraie civilisation si nous n'arrivons pas a bien identifier les maladies et les problèmes sociaux, comment déboucher sur une vraie civilisation sans regles et sans connaissance appropriées »

  • Michel Thibault
    Abonné
    jeudi 3 janvier 2008 14h46
    La puissance d'analyse de données
    « Cet article nous révèle une facette de plus à l'analyse de données multiples. Nous nous proposions d'appliquer celle-ci à certains sports, aux affaires, à la recherche et au développement, à l'aménagement forestier ou du territoire (aires protégées), voilà que celle-ci trouve aussi des applications en criminalité.

    Couplée à un tableur, une base de données et un système d'informations géographiques, l'analyse de la base peut-être prodigieuse. Elle est possible grâce au transfert des données de n'importe quelle table de la base de données au tableur et vice-versa, à tout moment, pour être analysées statistiquement notamment.

    Les résultats de certaines données peuvent être localisés ensuite au moyen d'un système d'informations géographiques notamment.

    Des milliers de données sont ainsi analysées et localisées en un rien de temps grâce à la puissance de l'informatique.

    Les possibilités de tels outils sont difficiles à imaginer. Un employeur ne peut les ignorer que par sous-estimation du potentiel de tels outils. »

  • Michel Thibault
    Abonné
    samedi 5 janvier 2008 20h16
    La puissance d'analyse des données
    « Cet article révèle une facette de plus à l'analyse de données multiples. Nous nous proposons d'appliquer celle-ci à certains sports, aux affaires, à la recherche et au développement, à l'aménagement forestier ou du territoire (aires protégées), voilà que celle-ci trouve aussi des applications en criminalité.

    Couplée à un tableur, une base de données et un système d'informations géographiques, l'analyse de la base peut-être prodigieuse. Elle est possible grâce au transfert des données de n'importe quelle table de la base de données au tableur et vice-versa, à tout moment, pour être analysées statistiquement notamment.

    Les résultats de certains enregistrements, pondérés ou non, peuvent être localisés ensuite au moyen d'un système d'informations géographiques.

    Des milliers de données sont ainsi analysées et localisées en un rien de temps grâce à la puissance de l'informatique.

    Les possibilités de tels outils sont difficiles à imaginer. Un employeur ne peut les ignorer que parce qu'il sous-estime le potentiel de tels outils. »

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